Notice Historique sur le château de Taillebourg

 Sur ce rocher abrupt que trente ou quarante générations ont successivement fécondé, s'élève un parc d'une végétation magnifique : au midi, toute la vallée depuis Saint-Savinien jusqu'à Saintes s'étend sous nos regards ; les clochers de la vieille cité émergent au loin de grandes touffes de verdure, tandis qu'à nos pieds la sinueuse Charente, pareille aux fleuves des pays enchantés, semble s'attarder à plaisir dans les pays qu'elle arrose.

Nous ne connaissons rien en Saintonge qui soit comparable à la vue dont on jouit du haut de la terrasse du château de Taillebourg, a écrit D. d'Aussy.

Bâti sur le bord de la Charente, navigable depuis son embouchure, Taillebourg doit son nom à sa situation (1).

Tal en langage celtique, veut dire en effet élévation de terrain et le latin Burgus, dérivé lui-même du grec Purgos, signifie château-fort. De là, le nom de Burg ou de Bourg qui dans toutes les langues du nord désigne une réunion de maisons.

L'origine de Taillebourg remonte à la plus haute antiquité.

Au temps des Gaulois et sous l'occupation romaine il se serait simplement appelé Tal et son nom de Taillebourg daterait surtout des invasions normandes. Enfin, lorsque la famille de Rancon eut au Moyen Age reconstruit la forteresse on lui donna le nom de Rancogna (Ranconia), mot qui indiquait tout à la fois le nom et l'origine de son propriétaire (2).

Taillebourg à l'époque gallo-romaine (3) était un vicus placé sur la voie de Médiolanum à Muro, il était aussi le point de jonction de deux routes : l'une conduisant à la côte, et l'autre se perdant par Mazeray, Saint-Julien, etc. avec celle des pagi de Varaize et de Saint-Martin de la Coudre.

Son château qui fut réputé imprenable est bâti sur le sommet d'un rocher qui s'élève à pic du côté de l'ouest à plus de cinquante toises au-dessus du niveau de la Charente.

Il est escarpé de trois côtés ce qui le rendait inaccessible aux machines de guerre: il était carré et avait à chacun de ses angles une tour ronde d'un fort diamètre couronnée d'une plate-forme avec machicoulis.

Le corps du bâtiment avait trois étages dont chacun était éclairé par un rang de fenêtres, il était d'aspect formidable et était considéré comme sentinelle avancée du côté de la mer et comme point stratégique des plus importants.

C'est là que pendant onze siècles se sont succédé les seigneurs de Taillebourg, qui ont joué un rôle si considérable dans l'histoire et donné à la vieille cité une célébrité dont elle est fière et que pourraient lui envier bien des centres plus importants.

En l'an 800, Charlemagne défit les Sarrasins dans le bois des héros, entre Saintes et le castel de Taillebourg. La dite bataille donna naissance à la légende suivante que Monsieur le Chanoine Fouché reproduit, dit-il, pour sa beauté. ==> Château de Taillebourg (la légende de la bataille de Charlemagne)

La voici : « Là fichèrent aucuns leurs lances en terre devant les tentes. Le lendemain les trouvèrent reprises et pleines « d'écorces et de feuilles, ceux tant seulement qui pour l'amour de Jésus-Christ devaient mourir et recevoir martyre en cette bataille. Ceux qui leurs lances virent feuillues reprises furent moult liés de ce miracle, maintenant les coupèrent près de terre tous ensemble, se mirent dans une eschialle (bataillon) et se férirent les premiers dans la bataille, moult de Sarrasins occirent, mais à la parfin mouruernt en la bataille, martyrs pour l'amour de Notre Seigneur ».

En 844; — Sous le règne de Louis le Débonnaire, on vit apparaître pour la première fois les pirates normands. Partis du littoral Danois et Norvégien, ils débarquaient sur les côtes, remontaient les fleuves et ravageaient les campagnes, pillant et brûlant tout sur leur passage. Cette année-là ils remontèrent la Charente.==>La Charente de Taillebourg à Angoulême, les raids des Vikings. (Histoires d'Eaux et de Régions)

Depuis 866, époque où le château de Taillebourg appartenait au comte d'Angoulême. 

En 848 et 863 — On les revit encore. Alors Turpion, comte d'Angoulême, voyant que Landry, comte de la Saintonge, ne paraissait- pas s'émouvoir de cette nouvelle invasion, rassembla quelques troupes et les lança contre l'ennemi.

La bataille eut lieu le 4 octobre 863 dans les environs de Saintes.

Au milieu de l'action, Turpion osa défier le chef normand appelé Maur. Les deux adversaires se précipitèrent l'un sur l'autre de toute la vitesse de leurs chevaux et se percèrent de leurs lances. Les Normands furent vainqueurs; mais intimidés par la mort de leur chef, ils regagnèrent leurs navires avec leur butin après avoir mis à sac la ville de Saintes.

Pendant plus de cent ans le littoral de l'océan fut pour les barbares un champ d'exploration où leur nom seul inspirait la terreur surtout en Saintonge, dont les côtes d'un accès plutôt facile, étaient loin d'être épargnées.

Cependant, de temps à autre, les envahisseurs éprouvaient des échecs qui les déconcertaient. C'est ainsi que deux ans après le combat où l'héroïque Turpion était si glorieusement tombé, une nouvelle horde fut surprise dans un de ses cantonnements, entre la Boutonne et la Charente, par les gans du pays qui s'étaient enfin armés pour sa défense.

Le combat eu lieu à Champdolent : quatre cents pirates restèrent sur le terrain et un grand nombre furent jetés dans la rivière. Ils avaient à leur tête Sigfrid.

On montre encore aujourd'hui « la prairie du poignard » le « champ de la lance », les tombes creusées pour la sépulture des vaillants tombés devant l'ennemi, mais les noms d'Agonnay et de Champdolent (campus dolendus) perpétueront à jamais le souvenir de cette lutte héroïque soutenue par nos pères contre les barbares du Nord.  

Cet échec découragea ces derniers. Ils regagnèrent en désordre leurs navires et ils furent plus de deux siècles sans reparaître.

Toutefois, ces invasions successives des pirates du Nord, leur hardiesse à remonter le cours des fleuves pour rançonner et piller les populations riveraines avaient enfin réveillé le patriotisme des Saintongeais et ils songèrent à construire des forteresses capables de résister à leurs: attaques.

C'est alors, dit H. D'Aussy, que le château de Taillebourg « Apparaît dans la Saintonge comme un de ces phares qui servent aux navigateurs pour leur signaler l'approche des côtes et des récifs. »

Bien que le pays eût été débarrassé des pirates du Nord, il n'en fut cependant pas plus heureux pour cela, car plus d'un siècle durant il fut troublé par les rivalités des comtes; se battant pour reculer les limites de leur territoire.

 Vis-à-vis les ruines pittoresques de l'ancien château de Taillebourg, sur la rive gauche de la Charente, que Henri IV appelait « le plus beau fossé de son royaume, » au milieu de verdoyantes prairies, se développe la chaussée Saint-James, sur une longueur de 1255 mètres.

Quelques antiquaires croient qu'elle fut construite au commencement du douzième siècle. Plusieurs fois remaniée et consolidée, elle porte l'empreinte des divers styles qui caractérisent notre architecture nationale; c'est le dernier vestige d'un grand souvenir historique elle a été le témoin de la mémorable bataille de Taillebourg, gagnée par saint Louis. Vraisemblablement, avant peu d'années, les nécessités de la circulation conduiront à la renverser avec ses arches, encore au nombre de trente.

La chaussée Saint-James était et est encore le seul passage praticable d'une rive à l'autre de la Charente, lors des fréquents débordements de ce fleuve.

Bâtie sur une ancienne voie romaine qui conduisait de Saintes (Mediolanum) à Muron (Muro), elle forme un angle avec le courant, et ses arches nombreuses servent à faciliter l'écoulement des eaux. Les arches ont, en moyenne, 3 mètres à 3m,50 de hauteur. De distance en distance on rencontre de massifs contreforts. Comme la plupart des anciennes constructions de ce genre, la chaussée Saint-James, qui se reliait autrefois au pont de Taillebourg, est très-étroite; c'est à peine, en beaucoup d'endroits, si la voie à 1'30 de largeur entre les parapets.

Plan Notice Historique sur le château de Taillebourg

    Voici, en résumé, la chronologie des faits historiques se rattachant directement au château de Taillebourg:

1010-1019. — Ostend 1er de Rançon.

1019-1024. — Aimeri Ier.

Siège de la forteresse, sa démolition, sa reconstruction.

1024-1049. — Aimeri II de Rançon.

1049-1065. — Ostend II

1065-1067. — Geoffroy I

1067-1090. — Ostend III

1090-1122. — Aimeri III 

1122-1137. — Geoffroy II

1137-1153. — Geoffroy III fut gouverneur de l'Aquitaine.

 - 1137  Nuit de noces d'Aliénor d’Aquitaine et le futur Louis VII, roi de France au château de Taillebourg

De 1179 à 1651, le château de Taillebourg servant de base à toutes les opérations militaires entreprises en Saintonge.

1153-1194. - Geoffroy IV de Hancon, ennemi juré des Anglais.

1179. Le comte Richard d'Angleterre (Richard Coeur-de-Lion), assiège et rase le château de Taillebourg, défendu par Geoffroy de Rançon,

– 1187. Geoffroy de Rançon, s'étant de nouveau révolté contre Richard, est assiégé pour la seconde fois, dans sa forteresse. Le château de Taillebourg, investi par toutes les forces du roi Richard, ne se rend toutefois qu'après un long siège.

1194-1263. - Geoffroy IV et Geoffroy VI de Rançon.

 

 Le dimanche 21 juillet, jour de Sainte-Madeleine, saint Louis gagne sur Henri III la célèbre bataille de Taillebourg.

En 1242, année de la bataille de Taillebourg, les terrains qui s'étendent à droite et à gauche de la chaussée Saint-James n'étaient, en été comme en hiver, que des marais fangeux.

Aujourd'hui encore, les abords de la chaussée sont impraticables, surtout devant les arches, où la rapidité des courants a produit de profonds affouillements.

L'exhaussement du sol, qu'ont produit les dépôts laissés par les inondations, et, d'autre part, les divers travaux entrepris pour régler et améliorer le régime des eaux du fleuve, ont permis de transformer en excellentes prairies quelques-unes des vastes plaines qui bordent cette partie du cours de la Charente.

Ainsi, à l'époque où eut lieu la bataille, les abords de la chaussée Saint-James étaient non-seulement impraticables, mais encore, sur certains points, étaient accessibles aux bateaux d'un faible tirant d'eau.

1269-1271.Hugues Larchevêque de Parthenay.

1271-1308. — Guillaume VI »

1308-1364. — Guy Deux fois la forteresse est prise par les anglais.

– 1346. Le comte de Derby, après un siège meurtrier, emporte le château de Taillebourg.

1364-1395. — Louis » » Deux fois encore la forteresse est prise par les anglais.

    1385. Prise de Taillebourg par le duc de Bourbon.

  1395-1405.Jean Larchevêque de Parthenay.

1405-1409. — Jean Harpedane, Sénéchal de Saintonge.

1409. Le roi de France Charles VI fait l'acquisition du château de Taillebourg, de Jehan de Harpedanne, seigneur de Belleville, qui, à la demande des habitants de Saint-Jean-d'Angély, le fit démolir en 1413.

1409-1415. — Louis Dauphin de France.

1415-1416. — Jean

1416 1423. — Charles

1423-1410. — Henri de Plusqualec. Il fonde à Taillebourg l'hôpital Saint-Jacques. Il reconstruit le château fort qui, sous ses neveux subit un siège.

1441. Les trois frères Maurice, Guillaume et Charles Plusqualet, retranchés dans le château de Taillebourg, commettent des déprédations en Saintonge. Dans la même année, le roi Charles VII prend Taillebourg. ==> Château de Tiffauges, Mariage de Prégent de Coëtivy avec Marie de Montmorency-Laval dite Marie de Rais (Time Travel 1441)

   1442. Le roi Charles VII donne Taillebourg à Prégent de Coëtivy, amiral de France.==> Prise de Taillebourg par CHARLES VII contre des compagnies de brigands et d'écorcheurs retranchés dans le château (1441)

    1442-1450 Famille de Coëtivy . — Prégent. Amiral de France. Gendre de Gilles de - Retz, homme de guerre autant que « fin lettré » ; il réunit au château une bibliothèque qui plus tard devint l'orgueil des maîtres de Taillebourg.

   1450-1480. — Olivier. Gendre de Charles VII et beau-frère de Louis XI. Charles VII, roi de France réside trois mois au château.

1451. Le 13 juillet, arrestation, à Taillebourg par les gens de Prêgent de Coëtivy, de Jacques Cœur argentier du roi Charles VII, ==> Château de Taillebourg, le financier Jacques Coeur est arrêté sur ordre du roi de France Charles VII. (Time Travel 1451)

 

 Jacques Coeur demeure longtemps prisonnier dans la tour du château de Taillebourg.

-          . Louis XI, roi de France, y passe quinze jours.

  1480-1505. - Charles de Coëtivy. Erection de la baronnie de Taillebourg en comté. Rétablissement des foires de Taillebourg, fondation de la collégiale.

  1505-1515. - Charles, prince de Talmont (Vendée) construction à Taillebourg d'un navire de 1.200 tonnes.

  1515-1542. - François, lieutenant-général du roi: Ainsi que son père, tué à Marignant à l'âge de 29 ans, il s'initia au métier des armes sous les ordres de son grand-père, Louis II de la Trémoïlle connu sous le glorieux surnom de « Chevalier sans reproches et de premier Capitaine du monde », que lui valurent ses exploits.

  1542-1577. — Louis III, général en chef des armées. Révolte de la gabelle, guerres religions, siège de la forteresse.

  1577-1604. — Claude, général de cavalerie, pair de France. Il embrasse la réforme et reçoit Henri de Navarre dans son château de Taillebourg.

  1568. Prise de la ville de Taillebourg par les huguenots. Le seigneur de Romegoux, avec dix-huit gendarmes, emporte le château de Taillebourg, en se servant, à défaut d'échelles, de poignards fichés dans la muraille.

   1569. Romegoux.qui occupait toujours le château de Taillebourg, descend la rivière, et, se jetant dans Tonnay-Charente, s'empare des six vaisseaux de Puytaillé, pille la ville basse et s'en retourne chargé de butin.

 –  1570. La faible garnison calviniste de Taillebourg refuse de se rendre à Charles IX.

 –  1578. Taillebourg appartient à Jeanne de Montmorency, veuve de Louis de la Trémoille.

  1585. Charlotte de la Trémoille, âgée de seize ans, habitait avec sa mère, Jeanne de Montmorency, le château de Taillebourg, lorsque Henri de Bourbon s'éprit, pour elle d'une violente passion. Dans la même année, le comte de Laval vient au secours du château de Taillebourg, assiégé par Beaumont.

   1586, 16 mars. Mariage de Henri de Bourbon et de Charlotte de la Trémoille, dans la chapelle du château de Taillebourg, convertie en temple de la religion réformée.

 – 1586. Le roi de Navarre passe et séjourne à Taillebourg.

 – 1588. Retour du roi de Navarre à Taillebourg.

  1604-1648. — Henri, maître de camp de la cavalerie, élevé dans le protestantisme, l'abandonna plus tard pour le catholicisme.

  1648-1672. — Henri-Charles, prince de Tarente. Prend parti pour la Fronde contre le roi de France.

  1651. Siège et prise de la forteresse par Condé, suivie de sa démolition et de celle du vieux pont, que Louis XIV ordonna en représailles.

  1672-1709. — Charles III, gouverneur de Vitrée ne fit à Taillebourg que de courtes apparitions car toute sa vie s'écoula entre la cour et la ville.

  1709-1713. — Charles-Louis-Bretagne, Président de la noblesse de Bretagne et maréchal de camp, vendit Taillebourg à son oncle, le prince de Talmont.

Notice Historique sur le château de Taillebourg vue général de Taillebourg et son château en 1713

– 1713-1739. — Frédéric-Guillaume, prince de Talmont.

Après avoir restauré l'antique demeure seigneuriale qui était en ruines et en avoir fait une maison princière, il fit à Taillebourg son séjour de prédilection. C'est à lui qu'on doit aussi la reconstruction du Pont de Boyard.

Notice Historique sur le château de Taillebourg - vue du château de Taillebourg et de la bassse ville au XVIIIe siècle

1739-1759. - Anne-Charles-Frédéric.

A la suite de ses services, Louis XV, érigea Taillebourg en duché pairie, mais, le jeune seigneur étant mort presque aussitôt, les lettres d'érection ne furent pas enregistrées et restèrent sans effet.

1759-1792. - Jean-Bretagne-Charles Godefroy.

Président alternatif avec le baron de Léon des Etats de Bretagne, maréchal de camp, etc. Ses relations avec Crazannes, Coulonges et Panloy et plus tard, ses malheurs.

Cette terre, qui était en 1648 un archiprêtré d'où ressortissaient plus de quarante paroisses, fut vendue pendant la révolution et démembrée par la bande noire.

le château de Taillebourg après l'incendie de 1822

En 1822, un incendie acheva l'œuvre de destruction commencée par les démolisseurs.

Les ruines du château de Taillebourg sont encore remarquables par les rares dimensions des belles salles voûtées du rez-de-chaussée, par les caves et les nombreux souterrains qui aboutissent aux poternes extérieures.

La terrasse de Taillebourg avait été transformée en un parterre dessiné par le célèbre le Nôtre. Près de 5 000 balustrades en pierre, dans le goût de celles qui ornent le grand escalier du château de Versailles, entouraient cette terrasse. Le parterre, détruit en 1793, est aujourd'hui remplacé par un jardin paysager.

La maison moderne rappelle, par son style et son ornementation, les balustrades qui couronnaient la terrasse, et offre un contraste agréable avec le vieux château et les profondes douves qui en défendent l'accès.

 

 2019, Un pan des remparts du château de Taillebourg s’effondre sur la ligne de chemin de fer.

 

 

Le Magasin pittoresque / publié... sous la direction de M. Édouard Charton

Histoire de Taillebourg / Abbé P. Billy

 

 

 

 

 

 


 

Château de Taillebourg (la légende de la bataille de Charlemagne)

Sur les bords de la Charente, là où ses ondes sont dormeuses, s'élève sur la rive droite un abrupt coteau surmonté d'une vaste terrasse garnie d'une balustrade en pierre....

 

La Charente de Taillebourg à Angoulême, les raids des Vikings. (Histoires d'Eaux et de Régions) -

En 844; - Sous le règne de Louis le Débonnaire, on vit apparaître pour la première fois les pirates normands. Partis du littoral Danois et Norvégien, ils débarquaient sur les côtes, remontaient les fleuves et ravageaient les campagnes, pillant et brûlant tout sur leur passage. Cette année-là ils remontèrent la Charente.....

 

Guerre de Religions dans le Poitou Charente - Time Travel Siège de Brouage 1585

Le prince Henri Ier de Bourbon-Condé, que les affaires de son parti, aussi bien que son amour pour Charlotte de La Trémouille, retenaient en Saintonge, résolut aussitôt de se signaler par quelque action d'éclat. Ce prince, que son rang et sa valeur chevaleresque avaient placé à la tête des calvinistes de Saintonge eut bientôt réuni une armée assez considérable pour entrer en campagne....



(1) Le mot Tal, d'après certains auteurs, signifie aussi : Escale, il conviendrait encore à Taillebourg, qui est un port sur la Charente.

(2) Les Rançons étaient Soigneurs de Rançonne en Angoumois et de Rançon en Limousin.

(3) La Saintonge fut conquise soixante ans avant Jésus-Christ et elle demeura province romaine jusqu'en 419.

NOTA. — D'après toutes les probabilités, le château primitif existait dès le VIe siècle et devait appartenir aux comtes d'Angoulême: