L'histoire du Poitou, avant la conquête de Jules-César, était enveloppée dans une nuit profonde : on ne connaît pas même l'ancien nom de cette province qui n'a été appelée Pictia qu'après l'arrivée des Pictones, nation Scytique qu'il ne faut pas confondre avec les Pictes, qui ne vinrent en Poitou que plus de douze cents ans après leurs devanciers (1).

Suivant une ancienne traduction, l'empire des Gaules, du temps de la fondation de Rome, et même avant cette époque, était divisé en douze royaumes.

Celui des Pictones comprenait le Poitou, une partie de la Bretagne, du Limousin et du Berri. La tradition a conservé le nom de deux de ces rois, Galathès et Groffarios. On prétend que ce fut Galathès qui donna à son pays le nom d'Armoric, abondance d'eau. Cette province portait encore ce nom quand César vint dans les Gaules. En la nommant Aquitania, les Romains ne firent que traduire le mot celtique ou gaulois en latin.

 

(1) Le royaume des Pictes fut détruit, en Ecosse, l'an 839, 1173 ans après l'arrivée de ces peuples dans la Grande-Bretagne. Leur dernier souverain fut Drusken, qui fut vaincu et tué par Kennet II, roi d'Ecosse. Le vainqueur fit passer au fil de l'épée la meilleure partie de la nation des Pictes.

 

Si l'on en juge par les anciens monuments que l'on trouve dans le haut Poitou et dans la Vendée, et dont la fondation paraît remonter à cette époque, ce royaume était alors florissant, sinon sous le rapport des sciences et des lettres, du moins sous celui de la puissance réelle, de la paix et peut-être du bonheur public. La mécanique, la sculpture n'y étaient pas dans leur enfance, et ceux qui ont pu tailler des pierres du poids de cent cinquante milliers, et les élever à des hauteurs considérables, ont dû connaître les ciseaux, les leviers, les poulies, et une partie des moyens qu'emploient aujourd'hui, avec plus d'étendue sans doute, nos mécaniciens et nos sculpteurs.

Quand Jules-César arriva dans la Gaule, une partie de cet empire avait déjà subi le joug des Romains, et tout porte à croire qu'il était dans un état de décadence. Il est certain du moins qu'on n'en voyait plus sortir périodiquement ces essaims de guerriers, aussi redoutables par leur nombre que par leur courage, qui allaient porter, dans toutes les parties de l'Europe et de l'Asie, le ravage et la mort. Le royaume des Pictones était alors déchu de son ancienne splendeur; depuis deux siècles, les Pictes, unis aux Scots et aux Armoriques, y avaient porté leurs ravages, et s'étaient emparés des côtes maritimes et de la meilleure partie du bas Poitou.

L'arrivée de Jules-César, et le bruit de ses conquêtes leur firent ouvrir les yeux ; tous se rallièrent contre l'ennemi commun. S'ils succombèrent dans la lutte, du moins leur chûte fut ennoblie par leur courage et par l'admiration même de leurs vainqueurs.

Les Poitevins et les Gascons, réunis sous le commandement d'un brave général nommé Adcatuan, remportèrent deux glorieuses victoires ; ils tuèrent dans le premier combat, Valerius, l'un des lieutenants de César, dans l'autre ils mirent en fuite le proconsul Manilius.

Le jeune Crassus, plus heureux, parvint à forcer, un an après, leur camp dont ils avaient négligé de fermer l'une des portes ; cinquante mille Poitevins ou Gascons restèrent étendus sur le champ de bataille. Un corps de braves, qui, comme le bataillon sacré des Thébains, était lié par des serments et par une amitié réciproque, fut taillé en pièces sans vouloir accepter le pardon des Romains.

Cette victoire ôta à ces bons Gaulois toute idée d'une plus longue résistance. Ils baissèrent la tête sous le même joug qui accablait de son poids la meilleure partie de l'Univers.

Le Poitou resta sous la puissance des Romains, pendant cinq siècles, et ne fut plus qu'une partie de l'Aquitaine seconde. Il fut toujours fidèle à ses nouveaux maîtres et leur rendit souvent d'importants services. Une tradition ancienne porte, que ce fut pour récompenser les services que les Poitevins avaient rendus aux Romains, que l'empereur Claude, successeur de Caligula, leur permit de reconstruire leur capitale, qui avait été ruinée lors de la guerre de Jules-César, sur un nouveau terrain, et que l'on quitta alors le vieux Poitiers placé à une lieue de Châtellerault, pour s'établir au lieu où se trouve aujourd'hui la capitale du Poitou.

Quelques empereurs se plûrent à embellir Poitiers. On cite entre-autres l'empereur Gallien, qui fit construire dans cette ville, un superbe palais et un amphithéâtre dont on voit encore les restes derrière l'auberge des Vreux.

Le Poitou fut éclairé de bonne heure du divin flambeau du Christianisme que lui porta, dans le 3.e siècle de l'ère vulgaire (1), Saint-Martial, et dans le 4.e, Saint-Martin : ce dernier est le fondateur du monastère de Ligugé, situé à une lieue de Poitiers, le premier couvent d'hommes qui ait été établi dans les Gaules.

Rome perdit en 418, sous Honorius, l'empire de toute l'Aquitaine, qui fut cédée, par cet indigne fils du Grand Théodore, au roi des Visigots. Clovis l'arracha à ces derniers en 507.

La victoire qu'il obtint à Vouillé (2), près de Poitiers, fut complette ; il remporta des dépouilles opimes, en tuant, de sa main , le roi des Visigots. Il faut observer que nos rois de la première race n'étaient guère autre chose que des généraux d'armée, et qu'ils étaient couvaincus de cette maxime : Qu'un roi qui quitte l'épée doit en même temps quitter le sceptre. « Qui gladium dimittit, sceptrum dimiltat ».

 

(1) C'est le moine Denis le Petit, mort en 540, auteur d'une collection des canons des Conciles, qui est l'auteur de l'ère vulgaire, c'est-à-dire, qui s'est avisé le premier de compter les années à dater de la naissance du divin Fondateur du Christianisme.

(Voyez l'histoire d'Italie, par Saint-Marc, tome 1.er, page 59 ).

(2) On voit encore à Vouillé, les restes du palais d'Alaric.

Soixante ans après cette victoire, la Gascogne fut possédée par un prince issu d'un roi Mérovingien (1); le reste de l'Aquitaine fut soumis aux rois de France. Sous les monarques fainéants, les princes de Gascogne firent de telles conquêtes, que, depuis le règne de Clotaire III jusqu'à Pépin, presque toute l'Aquitaine reconnut leur pouvoir. Pépin, qui avait détrôné les faibles descendants de Clovis, avait le plus haut intérêt d'exterminer les ducs d'Aquitaine qui avaient des droits à la couronne : il leur fit une guerre à outrance, qui ne se termina que par la mort de tous les membres de cette famille (2).

(1) Ce prince s'appelait Aribert ou Charibert. ==> Liste chronologique des souverains qui ont régné dans les principaux états du Moyen Age

Dagobert son frère lui avait donné, en appanage, le duché de Gascogne, en 628.

(2) Il n'en testa qu'une branche collatérale, qui a longtemps possédé le comté d'Armagnac. Cette branche perdit beaucoup de son éclat, lors du supplice de Louis d'Armagnac, duc de Nemours, en 1477.

Ses biens furent confisqués au profit de ses juges. Son frère, auquel on n'avait rien à reprocher, fut enfermé à la Bastille, où Philippe L'Huillier, gouverneur se plaisait par fois à lui faire arracher quelques dents, ou à lui faire donner cent coups de fouet par forme de passe-temps.

(Voyez l'histoire de France par Villaret et Garnier. Règne de Charles VIII).

 

Charlemagne, en 781, fit couronner Louis-le-Débonnaire son fils, et lui donna le duché d'Aquitaine qu'il érigea en royaume ; mais au lieu de lui conserver une autorité directe sur toutes les provinces de ce nouvel état, il nomma des ducs et des comtes qui, à la vérité, obéissaient à Louis et lui payaient tribut, mais dont les descendants ne tardèrent à affecter l'indépendance, lors des invasions des Normands, et des troubles causés par l'ineptie ou les fureurs des rois Carlovingiens.

Ranulphe, parent de Charlemagne, fut choisi par ce prince pour gouverner l'Aquitaine, sous les ordres du nouveau roi. Ce gouverneur se signala par plusieurs exploits qui affermirent son pouvoir. Son fils repoussa, en 863, les Normands, qui, débarqués au port des Sables, avaient ravagé le Poitou, pris la ville de Poitiers et brûlé l'église de St.-Hilaire.

Le roi Charles-le-Chauve nomma Ebles, petit-fils de Ranulphe, duc d'Aquitaine. Ebles donna à Arnoul, l'un de ses fils, la châtellenie de Thouars. Cet Arnoul est la tige des vicomtes de Thouars.

Vers la fin du 9.e siècle, celle de l'Aquitaine se couvre de nuages épais. On voit des ducs d'Aquitaine maîtres du Poitou, des comtes de Poitou indépendants ; on en voit d'autres qui réunissent les deux titres, et qui paraissent avoir été souverains des deux parties de ce duché.

(voir  Historia Francorum Chronique d’Adémar de Chabannes (Ademarus Cabanensis)



 

 Eudes (Eudon, Eudo, Oto et Odo) - 

est duc d’Aquitaine de TOULOUSE et de Vasconie vers 681 jusqu'à sa mort en 735

L'on sait que ce duc Eudes était fils de Boggis, lequel l'était de Caribert, roi de Toulouse et d'Aquitaine et que ce roi Caribert était le deuxième fils de Clotaire II; roi de France et frère de Dagobert. ==> Liste chronologique des souverains qui ont régné dans les principaux états du Moyen Age

Epouse : Waltrusis (fille du duc Walacho; soeur de Saint Wandrille)

Enfant : 1.° Loup Ier, duc d’Aquitaine et de Vasconie de 670 à 688 et duc de Gascogne ==> Généalogie des Seigneurs de Mauléon


Albon, I.er comte.

Albon , l'un des plus braves capitaines de Charlemagne, fut choisi, en 781 , par ce prince pour gouverner le Poitou, sous les ordres de son fils et sous la direction de Ranulphe. Louis-le Débonnaire fit, à son arrivée en Aquitaine, des dépenses folles qui firent crier son peuple.

Charlemagne, son père, lui en fit des plaintes très-vives, et lui donna des espèces de tuteurs.

La leçon produisit un effet salutaire; le jeune roi se corrigea, et devint un modèle de conduite.

Il avait, dans son royaume, quatre maisons royales : celles de Doué, à 5 lieues de Thouars; de Casseneuil, en Agénois ; d'Ebreuil, en Auvergne, et d'Andiac, en Saintonge.

Il passait une année dans chacune de ces maisons, afin que les mêmes provinces ne fussent pas toujours foulées par l'entretien d'une cour dispendieuse. Il trouva par son économie, le moyen, non-seulement de vivre de ses domaines, mais encore de payer la solde de ses troupes de l'excédent de ses revenus. Cette économie frappa tellement d'admiration l'empereur son père, qu'il le prit pour modèle, et ordonna qu'à l'avenir ses soldats seraient payés sur son propre trésor.

Il avait pour voisins Humbert à Bourges, Roger à Limoges, Wuilbod à Périgueux et Seguin à Bordeaux; son pouvoir s'étendait sur la cité de Poitiers et sur celle d'Angoulême qui, dans la nouvelle organisation, ne fut pas pourvue d'un comte non plus que celle de Saintes, alors que l'une et l'autre en avaient possédé sous les Mérovingiens: Saintes fut rattaché à Bordeaux.

Abbon est nommé par Charlemagne Comte de Poitou en 778, jusqu'au moins en 814 ?.

Le nom d' Abbon se trouve encore au bas d'une sentence rendue à Saint-hilaire de Poitiers par les missi domonoco du roi Louis, le 28 avril 791, dans une contestation advenue entre des particuliers.


 

Richwin de Poitiers   –   né en ?   –   tué le 25 juin 841 à la bataille de Fontenoy–en–Puisaye
 2ème Comte de Poitiers   de 811   à ≅ 814/815   –   nommé par   Carolus Ier des Francs (Charlemagne, du latin Carolus Magnus, ou Charles Ier dit « le Grand »,)


 
Bernard I de Poitiers

 comte de 815 à 826, frère d'Émenon de Poitiers. nommé par Pépin I d'Aquitaine.

Bernard possédait l'important domaine de Tizay, ancienne dépendance de l'abbaye de Saint- Maixent.

 A sa mort, le territoire confié au comte de Poitiers était trop vaste, il fut démenbré et on détacha toute la portion occidentale, qui d'ancienneté était désignée sous le nom du pays d'herbauge et forma un comté particulier à la tête duquel fut mis un personnage du nom de Rainaud. (Renaud 1er)

Epouse : Bilchilde (fille de Rorgon Ier du Maine),

Enfant :  Bernard II de Gothie; Émenon


 

Émenon de Poitiers

porte le titre de Comte de Poitou dès 828, Louis le Dédonnaire , qui célébra, l'an 839, les fêtes de Noël à Poitiers, fit proclamer son fils Charles roi d'Aquitaine. Émenon, dépouillé de ses dignités, se retira auprès de Turpion, son frère, comte d' Angoulème, auquel il succéda l'an 863.

Bernard, son frère, trouva asile chez Rainald, comte d'Herbauges en bas Poitou.

Émenon mourut le 22 juin de l'an 866 des bléssures qu'il reçut à la bataille qu'il avait livré à Landri, comte de Saintes.

Epouse :

Enfants : Adémar, . Adalelme († 894) comte de Troyes


 Renaud Ier  comte d'Herbauge

839 - 840

Renaud, Rainaldus, ou Ragenold, originaire d'Aquitaine (genere Aquitanicus), . Il semble cependant être membre de la famille des Rorgonides du Maine, ainsi que le laisse supposer le prénom d'Hervé, porté par un de ses fils.

Le duché, qui lui fut confié par Charles-le-Chauve, venait d'être constitué pour faire obstacle aux invasions des Bretons (Guerres d'indépendance de la Bretagne sous Nominoé et Erispoé); prétendait certainement s'étendre sur les pays d’Herbauges et de Nantes et peut-être sur ceux d'Angers et de Rennes.

Le comté d'Herbauges était constitué de trois pagi situés au sud de la Loire : Arballicus (Herbauges), Metallicus (Les Mauges), Teofalicus (Tiffauges) et détaché du comté de Poitiers. Sa nomination est antérieure à juillet 835 date à laquelle il apparaît dans un combat contre les Normands à Noirmoutier.
En 840, à la mort de Louis le Pieux, L'Aquitaine est partagée par Charles II le Chauve
Renaud bat en 843 Lambert allié aux Bretons de Nominoë et aux Vikings d’Hasting (?) à la bataille de Messac
Peu après, Renaud est battu et tué à la bataille de Blain le IX kalendas junii (24 mai) 843 selon la Chronique d'Aquitaine

  Bernard I - Bernard II le Poitevin (Frère d’Émenon) - 

Comte de Poitou dit « le Poitevin » de 843 à 844

    
Bernard le Poitevin est mort depuis 844, lors de combats contre Lambert II de Nantes.

 Poitiers continue d'être administrée civilement et religieusement par l'évêque Ébroïn de 844 à 854, favorable à Charles le Chauve

 


 

Girad.

 

Girad fut nommé comte de Poitou, en 852, par Charles-le-Chauve, Il s'était trouvé à la sanglante bataille de Fontenay en Bourgogne, où l'empereur Lothaire avait été battu par ses deux cadets. Il paraît que Charles, en lui donnant le Poitou, avait voulu récompenser à-la-fois son zèle et sa valeur.

 

 


 

Gérard, comte d’Auvergne - Renoul Ier (Ramnulf Ier, Rainulf Ier de Poitiers) - Hildegarde, fille de Louis le Pieux

né vers 820 et mort le 15 septembre 866, fut comte de Poitiers de 839 à 866, duc d'Aquitaine de 845 à 866 et abbé de Saint-Hilaire de 841 à 866.

Epouse : en 845 Bilichilde du Maine.

Enfants : Gauzbert (mort en 893), Èbles ou Ebalus (mort en 892),  Renoul ou Ramnulf II de Poitou


 

 Bernard le Poitevin - Bernard III dit « de Gothie » - Bilchide du Maine
 fut comte de Barcelone, de Gérone et marquis de Gothie de 865 à 878, comte de Poitiers de 866 à 877, de Bourges et d'Autun de 876 à 878

 


 Ramnulf Ier de Poitiers-  Renoul II (Ramnulf II, Rainulf II )Ermengarde (Ada)

comte de Poitiers de 877 à 890 et duc d'Aquitaine de 888 à 890.

 

Duché de Guyenne ou d' Aquitaine.

Il comprenait les comté de Poitou, de Limousin, de saintonge, avec la suzeraineté sur la Marche, l'Angoumois, le Perigord, l' Auvergne, le Velay.

Cet état commence en 880.

Epouse : Bilichilde du Maine est veuve de Bernard de Poitiers. 

Enfants : Arsende de Poitiers (870 - ) (de Ada);   Ebles Manzer de Poitiers, duc d'Aquitaine dit le Bâtard


Ramnulf II de Poitiers - Ebles II ( Manzer) - Bilichilde du Maine

( le Bâtard), né vers 870, mort vers 934/935, comte de Poitiers de 890 à 892 et de 902 à 934.

Ce prince est le même que le roi Charles-le-Chauve nomma duc d'Aquitaine. Il paraît qu'il était en même temps comte de Poitou. Ce duc assista, en 911, au traité de paix que le roi Charles-le-Simple conclut avec Rollon, chef des Normands. Il fut témoin de l'humiliation du roi de France, lorsqu'au lieu de prendre son pied et de le baiser respectueusement, le fier Normand l'éleva si haut que le monarque faillit tomber, ce qui excita le rire, l'indignation ou la pitié des spectateurs, selon les divers degrés d'estime ou d'intérêt qu'ils ressentaient pour les deux princes. Ce fut sous le règne d'Ebles, que la ville de Melle, en Poitou, fut brûlée par les Normands. Cette ville était alors considérable ; elle avait un hôtel des monnaies. (Voyez histoire de l'Eglise par Beraud Bercastel, t. 5, p. 562).

En laissant insérer dans l'acte de précaire de 889 que les domaines abandonnés par l'abbaye de Saint Martin de Tours au comte Renoul passeraient après son décés à son fils Eble et aux héritiers de celui-ci, Eudes et son frère Robert, qu'il venait de pouvoir de l'abbaye de Saint Martin, reconnaissaient virtuellement le droit d'Eble à l'héritage de son père; aussi, lors de la mort inopinée de renoul, qu'elle eut été ou non le résultas d'un crime, son fils lui succéda-t-il sans difficulté.

 

Epouse : Émilienne

Enfants :  Ebles, évêque de Limoges, et Guillaume Tête d'Étoupe


 Émenon de Poitiers  - Adémar ou Aymar -

de 892 à 902, mort en 926.


Guillaume Ier d'Aquitaine le Pieux

Guillaume était le fils de Bernard Plantevelue, comte d'Auvergne et de son épouse Ermengarde, il succéda à son père en 886.

Il passe à la postérité avec le surnom de "Pieux" du fait de son attachement à la chose spirituelle. Par exemple, dans la charte fondatrice de l'abbaye de Cluny, il fait préciser de nombreuses clauses comminatoires religieuses pour quiconque ne respecterait pas la charte.

Il était maître de l’Auvergne et du Limousin par son père, et duc d'Aquitaine. Ses biens s’étendaient de la Bourgogne au Toulousain en passant par l’Autunois, le Mâconnais, le Lyonnais, le Berry, l’Auvergne, le Velay, le Gévaudan, la Gothie (actuel Languedoc).

Avant 898, il épousa Engelberge ou Ingelberge, fille du roi de Bourgogne-Provence Boson de Vienne et d'Ermengarde, elle-même fille unique de l'empereur Louis II le Jeune.

 En 901, il est pourvu du duché de Lyon. Il y donne plusieurs chartes dont l'une en 913 au profit des églises Saint-Just et Saint-Irénée.

Il fonda l'abbaye de Cluny en 909, le 11 septembre, et y nomma Bernon de Baume comme abbé.

La mort d'Eudes marqua-t-elle dans la situation de Guillaume un instant décisif? Elle en marque un, en tout cas, dans sa titulature : dès le mois de mai 898 il s'intitule à la fois « comte, marquis et duc ». Il semble bien qu'il y ait dans cette énumération une gradation ascendante et, entre les trois titres, une différence de valeur.

Faut-il croire que le titre de duc fut accordé pour la première fois à Guillaume par Charles le Simple, désigné par Eudes lui-même comme son unique successeur? La formule de datation de cet acte nous l'interdit :

c'est à la mort d'Eudes, roi de France et d'Aquitaine, qu'on se réfère au bas de la charte. A coup sûr c'est que Guillaume n'a aucune reconnaissance à manifester au nouveau roi et qu'il s'est lui-même arrogé un titre supplémentaire. Ce n'est pas là preuve d'hostilité au prince, mais simplement d'indifférence à l'égard du pouvoir royal. Ce qui le montre bien, c'est que quelques semaines après Guillaume, suivant l'exemple de Robert, le propre frère d'Eudes, et de Richard de Bourgogne, alla trouver Charles le Simple, se déclara comme eux son fidèle et le reconnut comme « roi de France et d'Aquitaine ». Verbalement donc, Guillaume, duc d'Aquitaine, veut bien accomplir son devoir de vassal et ne conteste pas la légitimité du souverain, mais il entend rester en fait le maître chez lui. Et le roi, intimidé et impuissant, se contente d'un vague serment de fidélité, sans réclamer à son vassal ou du moins sans obtenir de lui, même aux heures graves, un secours effectif.

Guillaume le Pieux s'engagea vers cette époque par son mariage dans un système d'alliances bien fait pour rehausser encore son prestige et sa force : il épousa Engilberge, fille du roi Boson et de la reine Ermengarde.

De ce fait il devenait à la fois le beau-frère du roi de Provence Louis l'Aveugle et le neveu du puissant duc de Bourgogne, Richard le Justicier. Toute la partie méridionale de l'ancienne Gallia, aux mains de ces trois grands personnages alliés, échappait soit en fait soit même en droit au souverain carolingien.

Un obstacle pourtant subsistait à l'emprise complète de Guillaume sur l'Aquitaine ; l'ambition d'Adémar, toujours maître du comté de Poitou et qui peut-être avait réussi à s'implanter en Limousin. S'il était prouvé qu'Adémar ait détenu le Limousin, on serait assuré de l'animosité que devait entretenir à son égard Guillaume au détriment de qui s'était opérée cette importante acquisition.

Même s'il n'avait pas ce motif supplémentaire, le protecteur d'Ebles Manzer, auquel le Poitou avait été arraché, ne devait pas entretenir avec le comte de Poitou des relations fort cordiales.

Et si Adémar fut en 902 expulsé du comté qu'il détenait depuis dix ans, il est à croire que Guillaume ne fut pas étranger à cette expulsion.

Réfugié en Périgord, Adémar ne semble pas avoir tenté de récupérer le Poitou ; il concentra désormais son activité dans le Sud-Ouest exclusivement et succéda peut-être en 916 à son oncle Audouin, comte d'Angoulême. S'il rentra en Poitou, ce fut seulement pour être enseveli le 2 avril 926 dans la basilique de Saint-Hilaire.

L'expulsion d'Adémar, la prise de possession par Ebles du bénéfice paternel eurent pour conséquence l'extension de l'influence de Guillaume le Pieux jusque dans l'Ouest de l'Aquitaine. Qu'est-ce qui pouvait désormais faire obstacle outre-Loire à la puissance de ce personnage, auquel le nouveau comte de Poitou était attaché par les liens du sang et de la reconnaissance? Son autorité éminente et incontestée sur l'ensemble de l'Aquitaine va se cristalliser de plus en plus fréquemment dans le titre de duc qu'il s'adjuge ou se fait adjuger.

L'Aquitaine carolingienne


 Ebles Manzer - Guillaume III de Poitiers - Émilienne (Émilianne, Émilanne DE WESSEX)

dit Guillaume Tête d'Étoupe, (né en 910 - mort le 3 avril 963 à Saint-Maixent, Deux-Sèvres)

 comte de Poitiers sous le nom de Guillaume Ier à partir de 934 à 963 , et duc d'Aquitaine sous celui de Guillaume III. 

en limousin, Guilhem de Peitieus

 

Il soutint, en 955, un siége contre Hugues-le-Grand (comte de Paris, marquis de Neustrie), qui était venu, avec une armée de 40,000 hommes pour s'emparer de Poitiers. Une tempête horrible dispersa l'armée de Hugues qui fut battue par les Poitevins et obligée de lever le siége.

 

Epouse :  Gerloc ou Adèle de Normandie,  à Lyons-la-Forêt dans l'Eure en 933 ou 935 (fille de Rollon Duc de Normandie et de Poppa de Bayeux)

Enfants : Guillaume IV Bras-de-Fer (935 - 993);  la princesse Alix ou Adélaïde d'Aquitaine et du Poitou (945 ou 952-1004 ou 1006) qui épousera en 963 ou 968 Hugues Capet


 Thibault Ier le Tricheur- Emma de Blois - Luitgarde de Vermandois.

(950-1003)

 

Elle apporte en dot le Château de Chinon et son territoire.    Fondatrice de l'abbaye de Maillezais et de celle de Bourgueil


Guillaume III de Poitiers - Guillaume IV - Adèle de Normandie

Guillaume Fièrebrace ou Fier-à-Bras(935 - 995) fut comte de Poitiers de 963 à 995 sous le nom de Guillaume II et duc d'Aquitaine sous celui de Guillaume IV durant la même période.

 

Guillaume IV, dit Fier-à-Bras, comte de Poitiers, duc d'Aquitaine, succéda à son père, en 963. Il assiégea, en 974  à la prière d'Helie, comte de la Marche et de Périgord, le château de Brosses, appartenant à Giraud, vicomte de Limoges.

En 984, il fit un accord avec Guerech comte de Nantes, pour fixer la délimitation de leur territoire respectif. Il eut guerre, en 980, avec le comte d'Anjou. (V. col. Anjou, à Geoffroi Grisegonelle. )

En 987, quoiqu'il fût beau-frère de Hugues-Capet, il refusa de le reconnaître pour roi de France: il en résulta une guerre entre eux, dont l'issue força Guillaume de faire hommage, en 989, de tous ses états à Hugues et à Robert, fils de ce monarque.

Il fit bâtir un château à Maillezais qu'il se plut à embellir, et dont il fit son lieu de délices. Il y fonda un couvent dans lequel il plaça des moines de St.-Cyprien de Poitiers. Une aventure galante empoisonna le reste de ses jours.

 En se rendant d'Ancenis à Poitiers, il passa à Thouars, où régnait alors le vicomte Trulle, marié à l'une des plus belles princesses de l'Europe. Le duc, dont les mœurs n'étaient pas très- pures, avait le cœur ouvert à toutes les passions.

 Il devint éperdument amoureux de la vicomtesse. 

L'histoire ne dit pas si la dame fut insensible à tant d'amour ; quoiqu'il en soit, elle lui fit présent d'une écharpe, que le duc porta sur lui, et plaça sur son cœur. Ce prince était marié à une femme hautaine et jalouse. Emme, tel était le nom de la duchesse, voit l'écharpe; elle devine ou croit deviner le reste. 

 L'imprudent Guillaume nomme la vicomtesse; sa femme, devenue pire qu'une furie, se rend à Thouars, avec une escorte, attire sa rivale dans la campagne, et la renversant elle-même de cheval, lui adresse mille reproches suivis de mille coups et de mille outrages sanglants. Exposée à la brutalité des satellites de la mégère, la dame infortunée cherche en vain à fléchir une femme impitoyable qui ne veut entendre aucune explication.

 On la laisse enfin à demi-morte; la duchesse se retire dans une forteresse, d'où elle semble braver l'indignation de son époux. Ce dernier est si frappé de l'humiliation de l'aimable vicomtesse, qu'il s'abandonne au plus violent désespoir.

Il abdiqua, en 998, et se retira à l'abbaye de Saint-Maixent, où il mourut l'année suivante.

 

Epouse : Emma de Blois à Tours en 968 (fille de Thibaud, dit le Tricheur, comte de Blois)

Enfants : Pierre Ier de Chabot (965-1030), Guillaume V le Grand (969-31 janvier 1030), Duc d' Aquitaine, Guillaume Ier de Talmond dit le Chauve (984-1048).

 


Guillaume Fièrebrace - Guillaume V le Grand Emma de Blois

GUILLAUME - HUGUES II, plus connu sous le nom de Guillaume V, dit le Grand, duc d'Aquitaine, comte de Poitiers, de Saintonge et pays d'Aunis. Né vers 969, mort le 31 janvier 1030 à l'abbaye de Maillezais, est comte de Poitiers et duc d'Aquitaine.995 — 1030

Il ouvrit sa carrière par une guerre contre Adalbert Ier, comte de la Haute-Marche et du Périgord; il rebâtit le château de Gençay, que ce comte avait ruiné ; échoua au siège de Bellac ; emporta assaut la forteresse de Rochemeaux; et, après avoir battu Adalbert, il secourut l'évêque de Limoges contre le seigneur de Chabannois ; langea à leurs devons les seigneurs d'Aquitaine, qui s'étaient révoltés ; donna la ville de Saintes à Foulques Nerra, comte d'Anjou, et à Guillaume Taillefer II, comte d'Angoulême , son fidèle ami et conseiller, les vicomtés d'Aunay, de Melle et de Rochechouart avec les seigneuries de Chabannois, de Couraient et de Ruffec.

Vers 1025, il bâtit le château de Vouvant, et le soumit à l'abbaye de Maillezais, lieu dont il avait donné, en 1003, toute l'île aux moines que ses père et mère y avaient établis, et qu'il avait richement dotée en 1010.

Il fit de grands biens aux abbayes de Saint Michel en-l'Herm, de Bourgueil, de Saint-Jean-d'Angély et autres ; reconstruisit la cathédrale de Poitiers et le palais épiscopal.

Sur la fin de ses jours, il prit l'habit monastique à Maillezais, et mourut le 31 janvier 1030, à l'âge de 71 ans.

 

Epouses :

Il eut trois femmes: 1° Adelmodie, veuve d'Aldebert Ier, comte de la Haute-Marche et de Périgord, fille de Géraud, vicomte de Limoges, et de Rothilde, encore vivante en 1003.

— 2° Brisque ou Prisque, fille aînée de Guillaume Sanche, duc de Gascogne et d'Urraque de Navarre ; héritière de ses frères, Bernard, dit Guillaume et Sanche II, successivement comtes de Bordeaux et ducs de Gascogne, décédés sans enfants ; laquelle signa plusieurs chartes avec son mari, et mourut longtemps avant lui ;

—3 ° Agnès, seconde fille d'Otte-Guillaume, comte de Bourgogne, et d'Ermentrude de Roucy ; veuve, elle se remaria avec Geoffroi Martel Ier, comte d'Anjou. (V.Anjou.)

 

Enfants :

—Du premier lit était issu, Guillaume VI, dit le Gras, duc d'Aquitaine, qui succéda à son père en 1030, et guerroya d'abord avec Geoffroi-Martel Ier, comte d'Anjou, qui avait épousé la veuve de son père.

Ce début ne fut point heureux, il fut battu et fait prisonnier, en 1033, dans un combat près du mont Coerius (V.Anjou.), et ne recouvra la liberté qu'en 1038, moyennant rançon, recueillie par sa femme, de concert avec Isambert, évêque de Poitiers, aux dépens des trésors de quelques églises. Il mourut, peu après, sans enfants de son mariage avec Eustachie, fille de Berlay de Montreuil, qui lui survécut peu.

Du second lit naquirent de EUDES, comte de Gascogne, du chef de Prisque, sa mère : une partie des barons aquitains l'appelèrent pour prendre possession des comté de Poitou et duché d'Aquitaine, mais une autre partie se ligua avec la duchesse Agnès et Geoffroi-Martel Ier, comte d'Anjou, son second mari, qui se prétendait tuteur des enfants de cette dame, son épouse, et du père d'Eudes, son Ier mari. Eudes mit le siège devant le château de Germond en Gastine, fortifié et défendu par Guillaume l'archevêque, seigneur de Parthenay ; il ne put le prendre : il alla ensuite assiéger celui de Mauzé au pays d'Aunis, et fat tué devant cette place, le 10 mars 1039. On ne lui connaît ni alliance ni postérité. — THIBAUD, mort jeune, selon la chronique de Maillezais.

Du troisième lit vinrent : 3° PIERRE dit Guillaume VII ou le Jeune , et surnommé Aigret (du mot latin Acer ) en 1047 - 48 et 58, qui succéda à Eudes, son frère, et eut comme lui des différends avec Geoffroi-Martel, leur beau-père, lequel faisait difficulté de lui restituer quelques places du Poitou; il l'assiégea dans Saumur, mais, étant tombé malade d'une dysenterie, il leva son camp et retourna à Poitiers, où il mourut vers l'automne de 1008.

— 2° GUY-GEOFFROY, dit Guillaume VIII  —3° Agnès, seconde femme de l'empereur Henri III, dit le Noir, qui l'épousa par procureur à Bezançon, le Ier novembre 1043, qu'il fit couronner à Mayence l'année suivante, et dont le mariage fat consommé à Ingelheim; devenue veuve le 5 octobre 1056, elle eut la régence de son fils âgé de six ans, la résigna par force en 1061, et mourut le 14 septembre 1077, à Rome, où peut-être elle était pour les intérêts de l'empereur ; Henri IV, son fils.

 


    
Guillaume V le Grand - Guillaume IV dit « le Gros -  Adalmode de Limoges

fut comte de Poitiers de 1030 à 1038 sous le nom de Guillaume IV et duc d'Aquitaine sous le nom de Guillaume VI durant la même période.

sans descendance.

Epouse : 1054 Agnés de Poitou


Guillaume V le Grand - Eudes Ier de Poitiers- Brisque de Gascogne
Né en 1010 — Mort le 10 mars 1039 

En succédant à son frère Guillaume VI le Gros, il devient comte de Poitiers et duc d'Aquitaine de décembre 1038 à mars 1039.
Eudes meurt lors du siège du château de Mauzé sur le Mignon (79)
==> An Mil, siège du château de Mauzé de Guillaume le Bâtard, protégé par la Bretagne, avec des fossés et des pont-levis

Guillaume V de Poitiers - Guillaume VII d'Aquitaine dit « Aigret »Agnès de Bourgogne
Né en 1023 — Mort à l’automne 1058

Guillaume Aigret Comte de Poitiers de 1039 à 1058 sous le nom de Guillaume V-Duc d'Aquitaine sous le nom de Guillaume VII durant la même période

Epouse : Ermesinde de Lotharingia
Enfants : Agnès De Savoie (née D'aquitaine); Clémence d'Aquitaine

 


 

 Guillaume V de Poitiers - Guillaume VIII - d'Agnès de Bourgogne
Né vers 1025 — Mort le 25 septembre 1086 au château de Chizé

Baptisé Gui, il est appelé Guy-Geoffroi d'après son beau-père Geoffroi Martel. Prenait indifféremment l'un ou l'autre de ces prénoms, surtout jusqu'à son avènement au duché, qui eut lieu en 1059.

Il est comte de Poitiers de 1059 à 1086 sous le nom de Guillaume VI, et duc d'Aquitaine sous le nom de Guillaume VIII durant la même période.

 

Il eut, en 1060, un démêlé avec Hugues, sire de Lusignan; entra en guerre avec Geoffroi le Barbu et Foulques le Réchin, comtes d'Anjou, au sujet de la ville de Saintes, qu'il perdit après avoir été défait par eux à Chef-Boutonne, le 20 mars 1061; nonobstant quoi il recouvra peu après cette place.

Il était en Espagne en 1063, guerroyant contre les Maures; à son retour, la guerre continuant avec le comte d'Anjou, il prit le château de Saumur, le 26 juin 1069, brûla la ville et les églises; ensuite alla assiéger Luçon, qu'il prit et réduisit en cendres.

Le roi Philippe vint le trouver à Poitiers en 1076-7, pour en obtenir secours contre GuiIlaume-le-Conquérant, roi d'Angleterre, qui avait mis le siège devant Dol (en Bretagne).

Il eut encore différend avec Foulques, comte d'Angoulême, dont il assiégea la ville de Mortagne-sur-Gironde ; et avec le vicomte de Limoges, qu'il assiégea dans sa capitale, brûlant tout ce qui était aux environs, en 1082, et s'accorda peu après avec lui.

Ce fut un prince plein de sagesse et de piété. Après avoir maintenu la paix dans ses états, et mérité l'estime et l'amour de son peuple, il voulut faire un pèlerinage à Rome, c'était la dévotion de son temps.

Il emmena avec lui un chanoine de Thouars; nommé Marc. Après avoir visité le tombeau des saints apôtres, il se rendit par Venise et traversa une partie de l'Allemagne. Il fut témoin de l'allégresse que son retour inspira à tous ses sujets.

Ce bon prince, accablé de fatigues, mourut peu de temps après dans son château de Chizé. Il laissa deux fils,

Guillaume, qui fut son successeur, et Raymond, qui fut à la première croisade et assiégea Jérusalem avec Godefroi-de-Bouillon. Il vendit le comté de Toulouse que sa mère lui avait laissé en héritage.

C'est, a-t-on dit, le fameux Raymond, si célèbre dans l'histoire des croisades par sa prudence et par sa valeur. Nous avons des auteurs qui ont distingué deux Raymond, partis pour la croisade, l'un qui était comte de Saint-Gilles, et l'autre comte de Toulouse.

Du Chesne ( tome 4, page 849 ) prétend que le prince Poitevin était frère utérin de Raymond de St.- Gilles, et qu'il ne parut en Palestine que lors de la seconde croisade, quand Hugues-le-Grand et le comte de Blois, conduisirent, au secours de Godefroi roi de Jérusalem, une armée de 300,000 croisés Allemands, Français et Italiens, en 1100.

    


Epouses :
 1° Garsende de Périgord, fille d'Audebert II, qu'il répudia pour cause de parenté.

La seconde, Mathilde ou Mathéode, aussi répudiée pour cause inconnue, après mai 1068, date d'une charte qu'elle signa avec son mari. D'elle était issue Agnès d'Aquitaine, mariée, 1° avec Alphonse, fils du roi de Castille, 2° avec Hélie, comte du Mans.

 

La troisième fut Hildegarde de Bourgogne ou Adélaïde, suivant quelques auteurs, fille de Henri, duc de Bourgogne, et de Sibille de Bourgogne-Comté, mariée vers 1068, et encore vivante en 1129, dont, 1° Guillaume IX, dit le Vieux, qui suit ; 2° Hugues, qui, de 1087 à 1129, signa plusieurs chartes de son frère, et se fit moine à Cluny; 3° Agnès, femme de Pierre Ier, roi d'Arragon et de Navarre.

 

 

Enfants : Agnès d'Aquitaine, Guillaume IX de Poitiers, Agnes of Aquitaine, Queen of León and Castile, Béatrice d'Aquitaine

 

 

 

(voir Gisants des ducs d’Aquitaine inhumés à l’abbaye de Maillezais, Guillaume VI – Eudes - Guillaume le Grand)


Guillaume VIII  - Guillaume IX le Troubadour-Hildegarde de Bourgogne

Né le 22 octobre 1071, mort le 11 février 1127

succéda aux états de son père, en 1086, à l'âge, de quinze ans. 

1086-1126 comte de Poitiers et de Gascogne

 

 

 

Sa faiblesse donna occasion à ses vassaux de se révolter: il fit réédifier, en 1093, le château de Germond, pour tenir en respect Ebles et Gilduin l'archevêque, seigneurs de Parthenay, avec lesquels il était en différend;

il assiégea, en 1095, celui de Saint-Macaire, en Gascogne, qu'il prit et ruina; secourut les seigneurs de Barbezieux, d'Archiac et de Cosnac, contre Guillaume VII, comte d'Angoulême, avec lequel il avait quelques démêlés à cause des châteaux de Saint-Martial et d'Assises, et auquel il enleva le château de Blaye, qu'il fît abattre.

 

 Il se croisa, à Limoges, en 1100, et fut du nombre de ceux qui échappèrent à la perfidie de l'empereur grec d'Orient. A son retour dans ses états, il eut guerre, en 1111, avec Simon l'archevêque, sire de Parthenay, laquelle se réveilla en 1118, et le fit prisonnier le 9 août de la même année.

 

Il passa en Espagne, en 1119, pour secourir le roi d Arragon : de retour en Poitou, il se rendit maître absolu du château de Parthenay, le 28 mars 1122, après le décès de Simon l'archevêque, et mourut le 10 février 1126.

 

Epouse : Ermengarde d'Anjou; Philippa de Toulouse en novembre 1094

 

Il eut aussi trois femmes. La première, Ermengarde, fille de Foulques le Réchin, comte d'Anjou, et de Hildegarde de Beaugency, sa première femme; elle fut répudiée, vers 1090, sans enfants, et s'en plaignit au concile de Reims, en 1119, d'autant que son mari ne l'avait abandonnée que pour épouser Maubergeon, femme du vicomte de Châtellerault. Elle se retira près d'Alain-Fergant, comte de Bretagne, qui l'épousa et en eut postérité.

 

La seconde, Mahaut, comtesse de Toulouse, nommée Philippe dans quelques chroniques, mais Mathilde, en 1096, dans une charte de l'abbaye de Vendôme et autres pièces., fille et héritière de Guillaume V, comte de Toulouse, et d'Emme de Mortaing, sa seconde femme, fut mariée vers 1094, gouverna les états de son mari pendant le voyage qu'il fit à la Terre-Sainte, et fut répudiée à son retour, quoique mère de huit enfants :

 

1° Guillaume X d'aquitaine, qui suit; 2° Raymond de Poitiers, prince d'Antioche ; 3° Henri, - moine de Cluny; 4° Mahaut, alias Agnès de Poitiers, mariée, 1° à N ., vicomte de Thouars; 2° à Ramire, roi d'Arragon ; quatre filles non nommées, dont une épousa Raoul de Faye (selon Catel et Besly).

 

 


 

 

 

Guillaume X d'Aquitaine- Guillaume X le Toulousain

 

      Guillaume X duc d'Aquitaine ou Guillaume VIII comte de Poitou, dit le Toulousain ou le Saint, né en 1099 à Toulouse et mort le 9 avril 1137 à Saint-Jacques-de-Compostelle, Espagne, est le dernier des comtes de Poitiers de la dynastie des Ramnulfides.

 

Il règne de 1126 à 1137, sous le nom de Guillaume VIII comme comte de Poitiers et sous celui de Guillaume X comme duc d’Aquitaine.

 

 

 

Ce prince n'eut, dans le commencement de son règne, ni la piété ni la sagesse de son père. Etant alors à la tête d'une puissante armée au secours de Guillaume III, comte d'Auvergne, son vassal, contre le roi Louis-le-Gros, il assiégea Montferrand, et, dans toute cette affaire, joua plutôt le rôle de conciliateur que d'ennemi, au point que le jugement fut renvoyé au conseil du roi.

 

Il eut aussi, pour le comté de Toulouse, un différend avec Alphonse, fils de Raimond, comte de Saint-Gilles, lequel fut accordé par l'entremise d'Alphonse VII, roi de Castille, beau-frère de Guillaume. Geoffroy V, comte d'Anjou, implora son secours, en 1136, pour l'aider à se mettre en possession de la Normandie, après la mort de Henri, roi d'Angleterre.

 

 

 

Il conçut une passion si forte pour la vicomtesse de Châtellerault (1), qu'il l'enleva à main armée, et la conduisit dans son palais. Pierre, évêque de Poitiers, après lui avoir fait des représentations inutiles, s'apprête à l'excommunier. Guillaume entre dans la cathédrale, suivi de quelques soldats, saisit l'évêque à la gorge d'une main, et de l'autre lui met un poignard sur le cœur, en lui disant : « Donne-moi l'absolution, ou je te tue.» — Laissez-moi respirer un moment.

 

Guillaume fait quelques pas en arrière : l'évêque prononce la formule de l'excommunication, et découvrant sa poitrine : « Frappez, seigneur, j'ai fait mon devoir : apprenez qu'un évêque qui craint Dieu, dédaigne les fureurs des hommes. » Le prince, frappé de tant de grandeur d'âme, se retire en disant : « Je ne  vous aime pas assez pour vous envoyer en paradis. Il se borna à exiler l'évêque à Chauvigny.

 

Guillaume, en 1130, embrassa le schisme d'Anaclet, mais il se rendit, au bout d'un an, aux sollicitations pressantes de Saint-Bernard, et reconnut, avec le roi de France et la meilleure partie de l'Europe, Innocent II pour le vrai successeur de Saint-Pierre. Il conçut tant de scrupule des désordres de sa vie passée et des troubles que son obstination avait causés dans l'église d'Aquitaine, qu'il prit la plus étrange résolution. 

 

Il fait d'abord son testament. Il avait deux filles, Aliénor et Alix; il donne à la première son duché d'Aquitaine, et à la seconde quelques comtés en Bourgogne. Il envoie au roi Louis-le-Gros, une copie de ce testament, en le priant de marier l'aînée de ses filles au prince Louis qui devait succéder à la couronne de France, et la cadette à quelque autre seigneur qu'il croirait digne d'une telle alliance.

 

Il part aussitôt après, avec une suite peu nombreuse, pour faire le pélerinage de Saint-Jacques en Galice, l'an 1137. Après avoir accompli son vœu, Guillaume rassemble ses serviteurs et leur déclare qu'il veut renoncer au monde, se faire passer pour mort, et finir le reste de sa vie dans quelque désert de la Palestine.

 

On cherche vainement à ébranler sa résolution.

 

Guillaume feint de mourir, on met une bûche dans un cercueil que l'on enterre avec pompe; tandis que le duc, suivi d'un seul secrétaire nommé Albert, se rend en Palestine et court le monde, habillé en pèlerin. On prétend qu'il ne mourut que dans l'année 1156.

 

On le regarde comme fondateur de l'ordre des Blancs-Manteaux ou Guillemites. Tels sont les détails que nous ont fournis sur ce prince, les annales de Bouchet; nous laissons bien volontiers le lecteur juger du degré de confiance qu'on peut leur accorder.

 

Epouse : en 1118 ou en 1121, Aénor de Châtellerault

 

 Il laissa du mariage qu'il avait contracté, vers 1120, avec Aénor, soeur de Hugues II, vicomte de Châtellerault, un fils nommé Guillaume, mort sans lignée en 1133, et deux filles : la première, Aliénor, comtesse de Poitiers, duchesse d'Aquitaine, qui suit ;

 

la deuxième, Alix, dite aussi Pernelle (Pétronille d’Aquitaine), mariée à Raoul, le Vieux ou le Grand, comte de Vermandois.

 

La seconde femme de Guillaume fut Emme, fille d'Adémar IV, vicomte de Limoges : s'il est vrai qu'il l'épousa en secondes noces, il n'en eût point d'enfants.

 

 

 

(1) Cette ville tire son nom d'un seigneur Gaulois nommé Heros, qui bâtit un Castel sur l'emplacement où la ville a été depuis fondée. On la nomma Castel-Heros, d'où provient le mot Châtellerault Castellum-Heros.

 

==>Pétronille (Alix) d'Aquitaine, sœur de la Reine Aliénor, arrive à la cour de France ; Raoul Ier de Vermandois en tombe amoureux.

 


 Aymeric Ier de Châtellerault - Aénor de Châtellerault - Maubergeonne de l' Isle-Bouchard

   Aliénor, naît vers 1103 à Châtellerault (Vienne) et meurt à Talmont-sur-Gironde, en mars 1130. ==> Tombeau d'Aénor de Chatellerault mère d'Aliénor d'Aquitaine Abbaye saint-vincent Nieul sur l'Autise

Epouse : Guillaume X de Poitiers en 1118 ou en 1121

Enfants :  Aliénor d’Aquitaine;  Pétronille d’Aquitaine; Guillaume

 


 Guillaume X d'Aquitaine - Aliénor d'AquitaineAénor de Châtellerault

Éléonore d'Aquitaine ou de Guyenne, née vers 1122 ou 1124, et morte le 31 mars ou le 1er avril 1204, à Poitiers.

un mystère auréole le lieu de naissance d'Aliénor. Est-ce à Poitiers, à Bordeaux ou encore à Nieul sur l'Autize, là ou sa mère est ensevelie. ?

 
1137 — 1204
Duchesse du Poitou, de Saintonge, d'Angoûmois, du Limousin, d'Auvergne, de Bordeaux, d' Agen. Reine de France, puis reine d'Angleterre.

elle est inhumée à l'abbaye de Fontevraud  ==> La vie d’Aliénor d’Aquitaine

Epouse : le roi de France Louis VII (1137), puis Henri Plantagenêt (1152)

Enfants : Marie de France; Alix de France; Guillaume d'Angleterre; Henri le Jeune; Mathilde d'Angleterre; Richard Cœur de Lion; Geoffroy d'Angleterre; Aliénor d'Angleterre; Jeanne d'Angleterre;  Jean sans Terre

Marie, qui fut accordée à Henri Ier, comte palatin de Champagne, de la maison de Blois, et morte de déplaisir d'avoir perdu son fils aîné, le 11 mars 1198, à l'âge de 60 ans ;

Alix, née au retour du voyage d'outre-mer, laquelle fut mariée, en 1174, à Thibaud, dit le Bon, comte de Blois, grand-sénéchal de France, et vivait encore en 1183 ;

Jeanne de Fontevrault (Jeanne d’Angleterre), fille d’Aliénor d’Aquitaine et de Henri II Plantagene, née au château d'Angers en 1165. Aliénor d’Aquitaine confie son éducation à l’abbaye de Fontevraud.

Le 13 février 1177 à Palerme, elle épouse en premières noces le roi Guillaume II de Sicile dont elle aurait eu un fils selon Robert de Torigni, Bohémond (Boamundus). Elle est couronnée reine de Sicile le jour-même.

Affectée par la mort de Richard Cœur de Lion, le 6 avril 1199, elle se rend à Rouen auprès de son autre frère Jean sans Terre, mais affaiblie par sa grossesse, se retire à Fontevraud, accouche d'une enfant mort-né et meurt le 30 juillet 1199, son gisant sera détruit à la Révolution ==>Les quatre gisants royaux du Cimetière des rois Plantagenet - abbaye de Fontevraud


Henri II d'Angleterre - Richard Ier dit « Cœur de Lion » - Éléonore d'Aquitaine
Il est né le 8 septembre 1157 à Oxford et mort à Châlus (Limousin) Mort le 6 avril 1199

 
     Richard Ier d'Angleterre, dit Richard Cœur de Lion, est un roi d'Angleterre qui a régné de 1189 à 1199. Il est en même temps grâce à ses héritages paternels et maternels le seigneur d'une grande partie de la France (Aquitaine, Poitou, Anjou, Normandie, Touraine), de ce fait, il est aussi le vassal du roi de France.

Conjoint : Bérengère de Navarre

Enfant : Philippe de Cognac ?


 Henri XII de Bavière  - Otton Ier dit «dit l'Enfant - de Brunswick » - Mathilde d'Angleterre

 Son oncle Richard Cœur de Lion essaie de le créer comte d'York,  par mariage roi d'Écosse, mais comme ces tentatives échouent, il lui donne le comté de Poitou en 1196. Il le reste jusqu'au 9 juin 1198
Richard Cœur de Lion accède de nouveau à la distinction un an

Henri II d'Angleterre - Jean Ier dit « sans Terre »Aliénor d'Aquitaine
fut roi d'Angleterre, seigneur d'Irlande et duc d'Aquitaine de 1199 à sa mort.
Conjoints : Isabelle de Gloucester; Isabelle d'Angoulême
Enfants : Henri III Couronne rouge;  Richard I er de Cornouailles; Jeanne d'Angleterre; Isabelle d'Angleterre; Aliénor d'Angleterre



Chronologie des ROIS, COMTES, DUCS, etc. qui ont gouverné La TOURAINE <==.... ....==> Liste des comtes et ducs d'Anjou - monument René d'Anjou - Angers

Le palais des Comtes de Poitou-ducs, l'une des architectures emblématique du Moyen Âge de Poitiers -

Ce vaste monument est situé sur le point culminant du plateau où s'étage la ville de Poitiers. Le voyageur qui arrive de la gare doit gravir d'abord la voie d'accession, puis la rue Boncenne, qui porte le nom d'un éminent avocat et jurisconsulte de Poitiers, mort en 1840......



Louis VII le Jeune (Louis le Pieux ), roi de France.

(Le tombeau de Louis VII dans l'abbaye de Barbeau.Fontainebleau) Louis VII, dit Louis le Jeune " puis Louis le Pieux ", et aussi, Louis...



Liste chronologique des souverains qui ont régné dans les principaux états du Moyen Age

395 HONORIUS423 VALENTINIEN III455 AVITUS 457 MAJORIEN461 SEVERE III467 ANTHEMIUS472 OLYBRIUS473 GLYCERIUS474 JULIUS NEPOS475 RUMULUS AUGUSTULE 395 ARCADIUS408 THEODOSE II450 MARCIEN457 LEON I474 LEON II474 ZENON491 ANASTASE518 JUSTIN I527 JUSTINIEN I565 JUSTIN II578 TIBERE 582 MAURICE602 PHOCAS610 HERACLIUS641 HERACLIUS-CONSTANTIN641 HERACLEONAS668 CONSTANTIN-POGONAT685 JUSTINIEN II717 LEON L'ISAURIEN741 CONSTANTIN COPRONYME775 LEON IV780 CONSTANTIN Y et IRENE802 NICEPHORE ......



Gisants des ducs d'Aquitaine inhumés à l'abbaye de Maillezais, Guillaume VI - Eudes - Guillaume le Grand -

Pierre tombale découverte au cours des fouilles archéologiques exécutées sous la direction d'Apollon Briquet, en 1834, sur le site de l'abbaye de Maillezais, cette pierre tombale intègre les collections de la Société de statistique, sciences, lettres et arts du département des Deux-Sèvres avant 1865. Il s'agit du monument funéraire d'un seigneur.



Le château médiéval de Surgères (Visite Historique dans le Temps) Le château médiéval de Surgères
Pour s'opposer aux incursions des Normands qui, au IXe et au Xe siècle, descendaient sur les côtes de l'Aulnis, pillaient et dépouillaient les habitants de leurs biens et de leurs moissons, et portèrent même leurs ravages jusqu'à Saint-Jean-d'Angély, le duc de Poitou construisit une forteresse — « castrum » — à la tête du marais « Girum ». Cette forteresse, comme toutes celles du IXe siècle, fut, à ses débuts, un simple donjon entouré de fossés où résidait une garnison d'hommes d'armes.....

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