Arrestation lors d’une partie de Chasse de Louis d'Amboise, Vicomte de Thouars, prince de Talmont pour lèse-majesté contre le roi Charles VII

PIERRE II, fils d'Ingelger et d'Isabeau , 1373. Il hérita de la vicomte de Thouars en 1397. Il fonda les Cordeliers d'Amboise en 1412; il y fut enterré en 1422.

N'ayant pas laissé de postérité, ses biens passèrent à Louis d'Amboise, son neveu, fils d'Ingelger II.

 

Louis Ier d'Amboise 1426-1469

 

Vicomte de Thouars, prince de Talmont, comte de Quittes et de Benon, baron de l'Ile-de-Ré, Marans, Mauléon et Montrichard.

La vicomté de Thouars, comptait, à elle seule, plus de 3 000 vassaux. C'était la plus importante vicomté du royaume et ses revenus étaient considérables.

Elle comportait vingt baronnies dont les plus importantes étaient : Bressuire, Argenton-les-Vallées, Argenton-l'Eglise, Mortagne-sur-Sèvre, Tiffauges, Pouzauges, La Garnache, Beauvoir-sur-Mer, Île de Noirmoutier, Châteaumur, La Chaize-le-Vicomte, La Grève, Les Essarts, Palluau, Apremont, Mareuil-sur-Lay, Sainte-Hermine, plus une trentaine de châtellenies,

une vingtaine d'abbayes, telles que : Saint-Laon-de Thouars, la Grainetière, Orbestrier, Saint-Michel, Angles, ainsi que les terres d'Olonne, de La Chaume, de La Mothe-Achard (Brandois), de Braix et plusieurs autres domaines considérables (1)

(6 mars 1429 : Jeanne la pucelle rencontre le futur Charles VII)

 

Louis Ier d'Amboise compagnon d'armes de Jeanne d’Arc

Dès le 24 janvier 1429, il était aux côtés de Jeanne d'Arc, à Orléans, où il participa à toutes les actions pour faire libérer la ville assiégée.

Le grand soigneur d'Amboise, comme on l'appelait, avait une fortune princière. Il avait épousé Marie de Rieux dont il eut trois filles, Françoise, Péronnelle et Marguerite.

Suivant la coutume d'alors de demander en mariage les jeunes héritières dès leur enfance, Georges de la Trémoïllle, favori de Charles VII, demanda la main de Françoise d'Amboise pour son fils aîné, Louis Ier de la Trémoïlle. Elle lui fut refusée.

A quelque temps de là, Louis d'Amboise invité par le Roi à une partie de chasse près Poitiers, fut arrêté et emprisonné pendant trois ans, au château de Poitiers, tout d'abord (1431), au château d'Amboise, puis au château de Chatillion-sur-lndre.

Jeanne d’Arc est morte le 30 mai 1431, le 8 mai de cette même année, le parlement de Poitiers rendait une sentence très sévère contre un grand seigneur, Louis d’Amboise, et deux complices, accusés d’avoir voulu s’emparer de la personne du roi pour assumer en son nom le gouvernement de la France.

Cette arrestation fut faite sous l'instigation de Georges de la Trémoïlle pour crime de lèse-majesté. (2)

Durant tout ce temps, ses biens furent confisqués au profit de la couronne et gérés par Georges de la Trémoïlle, favori et capitaine du Roi, jusqu'en 1433.

Mario de Rioux, sa femme, obtint sa grâce et la restitution de ses terres par Charles VII, qu'il lui restitua, à condition qu'il ne marierait aucune de ses enfants sans la permission expresse du roi.

En 1442, Louis d'Amboise voulut marier sa fille aînée à Pierre, fils du duc de Bretagne; sur les conseils de Georges de la Trémoïlle, Charles VII refusa tout d'abord, mais sur les instances de la reine, il accorda, et le mariage eut lieu.

En 1445, Georges de la Trémoïlle qui n'avait pu obtenir pour son fils Louis Ier la main de la fille aînée de Louis, Françoise d'Amboise, obtint enfin celle de la troisième, Marguerite.

Après avoir marié ses trois filles (3), Louis n'eut plus de retenue :

(Vol en Scène des Géants du Ciel   L'épopée de Richard Coeur de Lion au château de Talmont)

il emprisonna sa femme au château de Talmont, exerça des violences sur l'abbaye de Saint-Michel-en-l’Herm, et reçut dans son château de Thouars, trois concubines, les trois soeurs, qu'il combla de richesses, au point qu'il se ruina pour elles et dut vendre une partie de ses domaines.

Ses enfants le firent interdire. Louis, accompagné de René d'Appelvoisin, alla se jeter aux pieds du roi Louis XI, qui leva l'interdiction.

A la mort de sa femme, hâtée par ses malheurs, Louis d'Amboise se remaria avec une toute jeune femme, Colette de Montsoreau, légère de caractère et connue dans ses intrigues sous le nom de la « Dame de Montsoreau ». (4)

Louis d'Amboise mourut enfin le 28 février 1469 au château de Thouars, dépossédé depuis un an de ses biens au profil du roi.

Il fut inhumé dans un caveau, au milieu du choeur de l'église de Saint-Laon de Thouars.

Après la mort de ce seigneur, Louis Tindo, seigneur de la Brosse, filleul de Louis d'Amboise, sénéchal de la vicomté, fut nommé par le roi conseiller et premier président du Parlement de Bordeaux pour avoir aidé Louis XI à déposséder le vicomte, son bienfaiteur et ses héritiers.

Il existe trois chartes de Louis d'Amboise concédées à l'Ile-de-Ré (5).

La première datée de 1444 confirme les privilèges donnés à l'Ile-de-Ré et ratifie l'exemption des droits de nouvelle chevalerie, etc.

Elle commence ainsi :

« Louis d'Amboise, vicomte de Thalamont et de Thouars, seigneur de Marans et l'Ile-de-Ré, à tous ceux qui ces présentes verront, salut en N.-S. perdurable... »

Elle termine ainsi :

« Ce fut faict et donné en notre Isle-de-Ré, présents témoins à ce appelés, nobles hommes messiré Pierre Duplantis et Jacques de Pelle Voisin, chevaliers ; Souchin, Girard, écuyers ; Jean Savary, notre maître d'hôtel ; Me Jean Marquair, notre sénéchal en Talmondois ; Louis Vigier ; Pierre Deguenouillou ; François Duplantes, écuyer et plusieurs autres, le vingtième jour du mois de septembre l'an 1444,

Signé : Louis d'Amboise.

« Commission donnée en 1467 à Jean Vidal et Louis Tindo. »

 

La seconde charte datée de 1467, accorde aux habitants de l'Ile-de-Ré l'exemption des droits de francs fiefs et de nouveaux acquêts.

 

Elle commence ainsi :

« Louis, sire d'Amboise, vicomte de Thouars, comte de Guines et de Benon, prince de Thalamond, amiral de la mer, seigneur de l'Isle-de-Ré, à nos chers et bien-aimés Jehan Vidal, écuyer, connétable de Carcassonne et notre capitaine de Marans et maître Louis Tindo, notre sénéchal de Thouars, salut. »

Elle finit ainsi :

« En témoin de ce, avons signé ces présentes de notre main et fait sceller du scel de nos armes.

« Donné en notre chastel de Thalamond le septième jour d'août, l'an de grâce 1467.

« Signé : Louis d'Amboise. »

 

En outre de ces deux chartes nous possédons de cette époque un contrat, signé Michaud, fait en présence de Giraud de Vélars, prieur du prieuré de la Cléraye (6), membre dépendant du moutier et abbaye de Saint Michel en L’Herm; concernant la rançon de 6,200 écus d'or dus aux Anglais par les habitants de l’Ile de Ré, sous Charles VII et daté de 1437.

Il commence ainsi :

 

« A tous ceux qui ces présentes lettres verront et auront, le garde du scel établi aux contracts en l'Ile de-Ré pour très noble et très puissant seigneur (Louis d'Amboise), Monseigneur le vicomte de Thouars, comte de Benon, seigneur de Thalamond et de ladite isle (de Ré) Salut .. »

La charte datée de 1407 montre que deux ans avant sa mort, Louis d'Amboise était bien en possession de sa Vicomté, dont il ne dut être dépossédé qu'un an environ avant de mourir, puisque l'historien de Thouars (7) dit qu'il décéda sans avoir pu rentrer en possession de ses domaines.

 

Louis d'Amboise, vicomte de Thouars, prince de Talmont; seigneur d'Amboise (8), ayant pris part à un complot dirigé contre Georges de la Trimouille, ministre favori de Charles VII, fut condamné à mort par arrêt du parlement séant à Poitiers, le 8 mai 1431, en présence du roi, qui commua la peine en une prison perpétuelle; ses biens furent confisqués et donnés à la Trimouille, qui n'en jouit pas longtemps.

Le complot, mieux ourdi, finit par réussir; le connétable lui-même, Arthur de Bretagne, comte de Richemond, fit enlever la Trimouille à Chinon, presque sous les yeux de Charles VII, qui fut forcé de l'abandonner.

En 1434, Louis d'Amboise fut réintégré dans tous ses biens, excepté Amboise et quelques autres terres; cette baronnie resta à la couronne jusqu'à son échange avec M. de Choiseul pour la terre de Pompadour en 1764 (9).

Charles VII, dont le royaume envahi par les Anglais semblait, pour ainsi dire, concentré entre Bourges, Poitiers et Tours, trouva la position d'Amboise heureuse et utile à la tranquillité de la Touraine, comme Loches et Chinon, ses séjours habituels jusqu'à l'expédition de Jeanne d'Arc.

 Le château d’Amboise, depuis longtemps délaissé par ses seigneurs, fut mis à l'abri d'un coup de main et réparé de manière à pouvoir y loger la cour, lorsqu'on voulut se rapprocher de Paris ; la ville fut entourée de murs, ou du moins on augmenta ceux qui existaient (10).

 

 

Essais historiques sur la ville d'Amboise et son château / par M. Et. Cartier

Mémoires de l'Académie des sciences & belles-lettres d'Angers

 

 

Pierre II, vicomte de Thouars, seigneur d'Amboise, de Bléré, de Montrichard et comte de Benon. <==.... ....==> Histoire du Poitou, jugement de Louis d'Amboise, chevalier seigneur de Thouars

Arthur de Richemont, est fait connétable de France par Charles VII à Chinon, le 7 mars 1424.<==... ....==> Guerre de 100 ans - la chevauchée de Jeanne d'Arc - Poitou 1429

 

 


 

Armoiries : écartelé, aux 1 et 4 palé d'or et de gueules de six pièces (Amboise), aux 2 et 3 d'or semé de fleurs de lis d'azur au franc-quartier de gueules (Thouars).

 

(1) Talmont avait été érigé en seigneurie en principauté.

Les sources écrites deviennent variées au XVe siècle avec des comptes de la châtellenie conservés dans le fonds de la principauté de Talmont aux archives départementales de la Vendée : ce sont notamment des comptes d’entretiens et de réparations sur les chantiers.
Comme le château a intégré la vicomté de Thouars, il en est fait mention dans le chartrier de Thouars, le plus grand fonds privé conservé à Pierrefitte: on y trouve des quittances, de la correspondance entre seigneurs et agents, des registres de comptes et des dépenses, des visites seigneuriales du XVe siècle.

J’ai par ailleurs trouvé aux Archives nationales un censier enluminé inédit des vicomtes de Thouars, intitulé le Livre rouge de Thouars, daté de 1292, qui donne de précieux renseignements sur Talmont. C’est une mine d’informations qui pourrait servir à d’autres historiens pour le domaine des vicomtes de Thouars.La partie concernant Talmont est en tête de ce Livre rouge, ce qui démontre, en corroborant avec d’autres éléments, que les vicomtes y étaient très attachés. (Archéologie d’un site castral : l’exemple poitevin du château de Talmont Charles Viaut)

(2) Louis avait pris le parti de l'Angleterre contre Charles VII roi de France

3 L'aînée au duc de Bretagne Pierre II. Celle-ci prit plus tard le voile, et mourut religieuse ; la seconde, Péronnelle à Guillaume d’Harcourt, elle mourut jeune, sans enfant ; la troisième, Marguerite, à Louis Ier de la Trémoïlle.

4 Elle est nommée Nicole de Chambes-Montsoreau, par Moréri dans le Grand Dictionnaire Historique, t.I, p 255

5 Chartrier de Ré

6 Prieuré jadis situe entre le Bois et Saint-Martin en l'Ile-de- Ré

7  H. Imbert.

(8)    Louis d'Amboise descendait de Lizois, gentilhomme originaire du Maine, qui reçut en dot, vers 1044, en épousant Hersende de Buzançais, la tour d'Amboise et ses dépendances.

En récompense de ses services, Foulques Nerra, comte d'Anjou, qui possédait une grande partie de la Touraine, lui confia le commandement des châteaux de Loches et d'Amboise; ce dernier domaine et tout ce que les comtes d'Anjou avaient dans le pays fut donné, vers 1100, par Geoffroy Martel II, à Hugues Ier, seigneur d'Amboise, petit-fils de Lizois.

(9)    On trouve dans les archives d'Amboise des preuves que, plusieurs années avant 1434, cette ville était entre les mains du roi.

Des lettres de Simon Farmeau, conseiller du roi, bailly et juge d'Amboise pour ledit seigneur, datées du 13 mars 1425 (vieux style) et adressées aux chastellain, receveur et procureur pour le roi audit lieu d'Amboise, ont pour but de faire régler les comptes des receveurs arriérés : ils ne le furent définitivement qu'en 1435, à cause des guerres et mutations de seigneurs. On voit, par les deux premiers comptes des années 1421 et 1422 : 1° que la recette se composait d'un droit de huitième levé sur tout le vin vendu en détail, et d'un autre droit d'entrée et de sortie sur les denrées ; le premier était affermé 310 l. pour 1421, et le second 190 1. ; 20 que le produit de ces droits était destiné à toutes les dépenses communales et spécialement à l'entretien et réparations des ponts, fortifications et emparements de la ville; 3° que dans ces deux années Amboise, quoique le roi y exerçât déjà un certain pouvoir, reconnaissait l'autorité de son seigneur, Pierre Il d'Amboise, vicomte de Thouars, mort en 1426.

Voici quelques articles de ces comptes qui le prouvent:

5 mai 1421. « A Macé du Ronne cappitaine de la ville, xxv sous tournois, lesquelx il avoit baillé pour les despens d'un chevaucheur de  monseigneur le regent, et de son cheval, lequel avoit apporté lettres  à monseigneur pour le fait ot garde de ladite ville. - — 14 septembre 1421. « A Guillaume de Saint-Pere, pour despense faite par ung sergent du roy nostre sire, lequel estoit venu en ladite ville d'Amboise pour avancer et mettre sus les gens à pié de la chastellenie d'Amboise, lesquelx se rendirent à Vendosme, lx s. tournois. »

1422. « A Huguet de Velors pour l'achat de deux pipes de vin, achetées de lui, iije livres tournois, lesquelles deux pipes de vins ont esté données et présentées à monseigneur d'Amboise, à son nouvel advenement en ladite ville d'Amboise par l'ordonnance et volonté des esleus et gens de la ville. Le xvje jour d'avril, après Pâques, mil iiije » xxij (a). » - « A Pierre Marcheraz, lequel a esté envoié à Thouars par devers monseigneur, porter lestres pour les nobles, gens d'église et habitans de la ville d'Amboise, par lesquels estoit fait mention qu'il pleust à monseigneur faire éviter le passage et monslrées que les Bretons vouloient en ladite terre d'Amboise, à lui payé pour sa peine et salaire xxij l. tournois. — A Jehan Chosete pour deux setiers de farine achetés de lui pour bailler aux gens de la garnison du chastel par l'ordonnance des gens de la ville. Ixxiij l. tournois. »—« Pour les despens, peine et salaire de Jehan Quentin pour estre allé à Bourges impetrer, devers le roy nostre sire, les lettres pour remettre sus les appetissemens et entrée et issue de la ville d'Amboise, par l'ordonnance des gens de ladite ville. C'est assavoir pour la façon desdites lettres et sceaulx d'icelles xxij l. x s., et pour le sold des despenses dudit Quentin, où il vacqua à parfaire les dites impétrations, par lespace de iij sepmaines, allant et venant et se mouvant, parcompte fait avec lui à » xij l. x. s. Pourtout xxxv l. de forte monnoie. »

On ignore quand furent établis ces droits, ainsi que la forme de l'administration de la commune d'Amboise, et s'ils existaient avant que les seigneurs eussent perdu la plénitude de l'autorité au chef-lieu de leur ancien domaine; mais il est à présumer que le Dauphin, retiré dans nos provinces, pourvut d'abord à la sûreté de toutes les places de la Touraine.

(10) Ce prix de 300 l. pour deux pipes ou quatre poinçons de vin, comme celui de 36 l. 10 s. pour un septier de farine, paraîtrait extraordinaire pour ce temps, si l'on ne savait qu'en 1422 l'altération des monnaies fut telle, que le marc d'argent s'éleva subitement de 7 l. à 72 l.; à la fin de l'année, comme on le voit au dernier article de dépense, on revint à la bonne monnaie. Le droit sur le vin avait été affermé, au 1er février 1422, pour 2,240 l. en monnoie de gros, au lieu des 310 l. de l'année précédente.

S'il ne créa pas ce moyen d'assurer l'entretien des fortifications d'Amboise, il conserva ces établissements que nous retrouvons aujourd'hui dans nos octrois et notre conseil municipal.

Le premier titre émané de l'autorité royale qui soit aux archives d'Amboise, à ce sujet, ne remonte qu'à l'année 1429; il contient le passage suivant :

« Nous eussions donné et octroyé ausdits supplians, congié et licence de mettre sus esdites ville , paroisses et chastellenie, l'appetissement de la pinte ou mesure à vin d'icelles ville, paroisses et chastellenie pour tourner, convertir et employer le profIit qui en issiroit en la réparation d'un grant pan de mur qui, par grant inondation d'eaue, avoit este demoly et mis à ruyne, et aussi es autres réparations nécessaires de ladite ville et des ponts et fortifications d'icelles.

laquelle, pour le present, a plus grant besoing et mestier de reparations et maintenant que oncques, mes mesmement que elle est en frontière et fort enviée par nos ennemis et adversaires qui souvent concourent près et devant icelle, pourquoy si elle estoit surprise par faulte de réparation, ou que aucun inconvénient n'avenist ce tourneroit à trop grant préjudice et dommage irréparable de nous et de nos pays et seigneurie de Touraine et des autres pays de nostre obeissance. »

L'ancien château d’Amboise bâti par les Romains avait été détruit d'abord par les Bagaudes, qui n'y laissèrent pas pierre sur pierre, vers l'année 250, puis par les Normands, sous nos rois de la 2e race.

Il n'avait jamais été très-considérable sous les comtes d'Anjou ; son enceinte était trop rétrécie, et sa position faisait toute sa force avant l'invention de l'artillerie.

Lorsqu'il devint la propriété des fils de Lizois, il fut sans doute augmenté des débris de l'ancienne tour d'Amboise; mais le peu d'importance de cette seigneurie ne dut pas en donner beaucoup à ces nouvelles constructions dont il reste peu de vestiges, si ce n'est dans les murs d'enceinte qui soutiennent fa masse du rocher et une partie des fortifications du côté de la porte des Lions.

Ce fut sans doute sous Charles VII que furent réparés ou reconstruits les murs neufs, dont il est parlé sous Louis XI, des deux côtés de la porte St-Denis, entre le moulin et l'arche des marais.