Jean sans Terre, roi d’Angleterre - Fortifications de LOUDUN - Porte du Martray

La mort de Richard Cœur de Lion en avril 1199 ouvrit une période troublée, car sa succession fut disputée entre son dernier frère, Jean sans Terre, et leur neveu, le jeune Arthur de Bretagne, fils de Geoffroi, tandis que Philippe Auguste profitait de ces dissensions et de la faiblesse de son nouvel adversaire, le roi Jean, pour s'attaquer aux domaines continentaux des Plantagenêts.

Jean sans Terre a l'appui de sa mère, la reine Aliénord d’Aquitaine, qui, dès le 29 avril 1199, à Loudun, entourée de nombreux seigneurs de la région, passe un accord avec l'un des plus turbulents d'entre eux, Raoul de Mauléon, en lui rendant Talmont et lui cédant le château de Benon en échange de ses droits sur La Rochelle (1).

  L'enlèvement d'Isabelle d'Angoulême à son fiancé Hugues de Lusignan et le mariage en 1200 soulèvent l'hostilité d'une bonne partie de la noblesse poitevine, qui s'allie alors au roi Philippe Auguste.

Pourtant la situation reste jusqu'en 1202 favorable au roi Jean. Il séjourne au château de Loudun du 3 au 19 août 1201, et le 15 mars 1202, d'Airvault, il écrit aux Loudunais de faire pleine confiance à son envoyé, Pierre des Roches, trésorier de Saint-Hilaire-le-Grand de Poitiers, qui leur fera connaître ses intentions (2).

 De ce Pierre des Roches cité à de nombreuses reprises dans la Grande chronique de Matthieu Paris, devenu évêque de Winchester en 1205 par la faveur du roi Jean, nommé tuteur de Henri III dont il sera le conseiller intime, mêlé à bien des intrigues et mort en 1238, nous retiendrons en particulier qu'il fut constamment employé par le roi Jean à partir de 1200 et qu'il était, au dire de Matthieu Paris, un chevalier fort versé dans l'art militaire, vir equestris ordinis et in rebus bellicis eruditus (3).

 

En juillet 1202, Arthur de Bretagne, allié aux Lusignan, assiège la reine Aliénor à Mirebeau. Jean sans Terre surprend les coalisés avec des forces bien supérieures, fait prisonnier Arthur, qu'il fera tuer l'année suivante, et délivre Aliénor. Au cours de cet été de 1202 sa position est plus forte que jamais.

En 1933, le vicomte de La Bouillerie déposait aux archives départementales de la Vienne des documents anciens provenant de son château de La Motte de Messemé. S'y trouvaient des pièces du domaine de Varin possédé par le couvent fontevriste de Guesnes, jadis ferme appartenant à la famille de La Bouillerie, et parmi elles trois chartes de 1204, 1209-1210 et 1240 qui concernent Loudun.

Elles sont aujourd'hui intégrées au fonds de Fontevraud, prieuré de Guesnes (H suppl. 4).

 La charte de 1204 (4) a l'intérêt de nous apprendre que pour assurer une meilleure défense de la place forte plusieurs bâtiments qu'avait l'abbaye de Fontevraud à Loudun furent détruits de fond en comble au temps où Enguerrand était connétable du roi d'Angleterre.

 Enguerrand faisait partie de l'entourage de la reine Aliénor dont il était, en 1196 (5) et en 1200 (6), le bouteiller.

Un acte du roi Jean du 22 décembre 1202 le qualifie de « connétable de Loudun » (7), et l'on a deux autres actes du 25 août 1202 qui confient la garde des places fortes de Mirebeau et de Moncontour à deux « connétables» (8).

 

 Le fait que le roi Jean soit dans une situation favorable en 1202, qu'il confie ses places fortes à des fidèles éprouvés, comme « connétables », peut être aussi l'envoi à Loudun d'un conseiller expert en matière militaire, tout concourt à placer à cette date la mise en défense de la place de Loudun.

Quant à savoir ce en quoi a consisté cette mise en défense, on ne peut que se reporter au texte (9) : il faut donc d'abord penser à la destruction de tous les bâtiments qui avaient été construits trop près de l'enceinte. Il n'est pas certain qu'il y ait eu alors une modification particulière du système de défense, mais déjà cette première mesure préparait le chantier à venir du temps de Philippe Auguste.

La fortune des armes change de camp en 1204.

Dans l'Ouest s'opposent un parti anglais, avec Robert de Turnham et Savari de Mauléon, et un parti français, avec Guillaume des Roches et Hugues de Lusignan.

 Le roi Philippe s'empare de la Normandie, de la Touraine, de l'Anjou et du Poitou à l'exception des châteaux de La Rochelle, de Thouars, de Niort (10).

De même il ne peut forcer Chinon que défend Hubert de Bourg (11).

Guillaume Le Breton reporte à l'année 1205 la réduction de Loudun, la « très noble place forte » (12), la « fertile » (13).

A cette date le roi de France reste réservé sur cette lointaine conquête, comme il l'écrit, avant Pâques 1206, à Raoul d'Exoudun, comte d'Eu, en lui proposant de lui confier le Poitou pour cinq ans : « La terre de Poitou est si écartée et lointaine qu'il ne peut y aller ou y envoyer comme il conviendrait pour ce pays » (14).

 Finalement Philippe Auguste livre en garde l'Anjou et ses places, dont Loudun, à Guillaume des Roches en mai 1206 (15), avant de retirer Loudun de cette charge en janvier 1207 (16).

Si le roi Jean était resté sans réaction en 1204, il fit campagne en 1206, et Philippe Auguste gagna Chinon avec son armée, mit de solides garnisons de chevaliers et de sergents à Loudun et à Mirebeau et les pourvut de provisions, avant de regagner Paris.

 Le vicomte de Thouars rallia alors le parti de Jean sans Terre, si bien que le roi de France retourna en Poitou en 1207 avec une forte armée et ravagea le Thouarsais (17)

En 1208 ce sont le maréchal Henri Clément et Guillaume des Roches qui battent le vicomte de Thouars et Savari de Mauléon.

Un traité de paix est alors signé.

Les années qui suivent sont calmes.

En 1212 on recommence à s'agiter. Philippe Auguste s'emploie à rallier à sa cause le plus grand nombre des versatiles seigneurs poitevins.

Déjà en 1209 c'était à Loudun que Gaudin de Ramefort lui avait promis fidélité (18).

 En 1212, le roi obtient le ralliement d'un des plus dangereux seigneurs, Savari de Mauléon ; à ce traité figurent, comme cautions, Hugues de Lusignan, comte de la Marche et d'Angoulême, Geoffroi de Lusignan, Hugues de Bauçay, chacun pour 1000 livres, et Guillaume de Mauléon pour 2000 livres (19).

On notera ici la place éminente occupée par Hugues de Bauçay, qui a une très forte autorité à Loudun. Le roi Jean se livre de son côté au même débauchage de partisans, attirés par de mirifiques promesses d'argent.

En avril 1214, le roi Philippe paraît en Poitou puis s'y fait remplacer par son fils le prince Louis, qui inflige à Jean sans Terre, le 2 juillet suivant, une cinglante défaite à La Roche-aux-Moines, prélude au coup de tonnerre de Bouvines.

Cette fois c'en est fini des velléités de résistance anglaise pour la fin du règne de Philippe Auguste.

Le rattachement de Loudun à la couronne de France représente un événement capital pour l'histoire mais aussi pour le développement de la ville, car, à la suite de ce rattachement, Philippe Auguste fit reconstruire en partie la place forte et entoura la ville d'une enceinte fortifiée.

 

Carte de Loudun au milieu du XIIIe siècle a

Carte de Loudun au milieu du XIIIe siècle b

(Carte des fortifications de Loudun au milieu du XIIIe siècle: A porte de Martray; B porte saint-Nicolas; D porte de saint-Jean dite de Chinon; E porte Notre-Dame dite de Mirebeau; 1 Tour carré et palais de Foulques Nerra; 2 église Saint-Nicolas; 3 les cordeliers; 4 saint-Pierre du Marche; 5 hospitaliers de saint-Jean; 6 Sainte-Croix; 7 Notre-dame du château; 8 donjon)

Le roi de France fit raser la vieille enceinte et, sur le même tracé, en fit élever une nouvelle. Là où les fondations romaines prenaient appui sur le grès ou sur un sol résistant, elles furent conservées ; là où elles reposaient sur la terre battue, elles furent reprises en pied.

Les courtines gardèrent leur épaisseur première de deux mètres. Quelques-uns des bastions anciens furent convertis en tours véritables, et deux saillants rectangulaires furent construits, l'un au chevet du prieuré Notre-Dame-du-Château, l'autre près de la poterne occidentale qui fut entièrement refaite ainsi que le grand portail oriental (20).

La pièce maitresse fut, évidemment, le donjon cylindrique, de 4 mètres d'épaisseur et de 29 mètres de haut, à l'extrémité sud-ouest de l'enceinte, avec une douve particulière de protection (21).

 Dans le même temps la ville entière fut entourée de murailles, sur un périmètre de 2422 mètres, avec tours, douves et quatre portes, Saint-Nicolas au nord, Saint-Jean ou de Chinon à l'est, Notre-Dame ou de Mirebeau au sud-est, du Martray — qui seule subsiste — au sud-ouest.

Les trois premières de ces portes et le donjon cylindrique seront détruits au temps de Richelieu.

Sur ces travaux nous ne sommes pas totalement dépourvus de documents historiques, comme c'est souvent le cas. Le premier registre de la chancellerie de Philippe Auguste, conservé au Vatican, contient deux séries de devis pour des travaux à faire aux forteresses royales entre 1204 et 1212.

On y trouve les instructions données à maître Eudes pour Loudun : la tournelle qui est près de la porte sera rasée jusqu'aux fondations romaines — le texte dit fundamentum Sarracenorum, comme on en trouve d'autres exemples -, et elle sera faite de carreaux de pierre et de chaux jusqu'à la hauteur du mur, avec au-dessus parapet et créneau et elle aura la même épaisseur que précédemment.

La deuxième tournelle sera nouvelle, et aura la hauteur de la précédente tournelle, la grosseur des autres. La troisième tournelle, qui est au chevet de Notre-Dame, est carrée, son mur aura 6 pieds d'épaisseur (2 mètres) et sera de la même hauteur que les autres ; elle sera voûtée et aplanie au-dessus de la voûte, comme le roi l'a retenu ; les arcades seront ferrées de grosse ferrure, comme il en a été discuté devant le roi. La quatrième tournelle, qui est « el quignon » — l'angle — sera nouvelle, de la grosseur et de la hauteur des autres, comme le roi en a décidé ; et tout ceci doit être fait pour 240 livres parisis.

Maître Eudes doit faire la barrière de clôture sur la tournelle qui jouxte la porte de Loudun, de bois, fer et couverture, pour 60 livres tournois, et il doit couvrir les trois autres tournelles pour 40 livres tournois, et ces 100 livres seront prises sur les travaux de Montreuil-Bellay dont maître Eudes a rendu compte au seigneur le roi.

Deux bretèches qui sont ruinées seront posées sur les deux poternes, l'une sur la poterne du côté du château neuf, l'autre en tête de son palais, et les autres bretèches seront établies sur le mur là où il sera besoin.

Le mur autour du bourg aura trois pieds d'épaisseur et aura la hauteur du nouveau mur qui est commencé, chaque toise (2 mètres) pour 20 sous tournois, et le fossé aura 10 pieds de large (3,30 m) et 6 pieds (2 m) de profondeur, chaque toise coûtant 12 sous tournois (22).

On retiendra l'importance et la nouveauté des travaux en cours ; deux tours entièrement nouvelles (erit facta nova), le château neuf (castri novi), le mur d'enceinte lui aussi nouveau et déjà commencé (ad ordinem novi muri qui est inceptus), et on notera la part qu'à prise le roi lui-même au programme, part qui est mentionnée à trois reprises (sicut rex divisit).

Le roi Philippe a été à Loudun en 1207 et à nouveau en 1214, mais il n'est pas indispensable qu'il ait donné son avis sur place. Les chroniqueurs nous disent qu'en 1214 Loudun était une « opulente place forte et bien fortifiée aux frontières du Poitou » (23), « un riche chastiaus et forz et bien garniz» (24).

 C'est bien le temps de pause relative entre 1207 et 1212 qui s'est prêté le mieux à ces grands travaux, au moins pour la forteresse, même si la construction de l'enceinte de la ville a duré plus longtemps. Sur la période même de ces travaux, la fin du règne de Philippe Auguste, nous avons une confirmation dans des requêtes présentées aux enquêteurs royaux en Touraine, Poitou et Saintonge en 1247.

Du Moustier de La Fond, qui publiait en 1778 à Poitiers ses Essais sur l'histoire de la ville de Loudun, rapporte que Barthélemi de Saint-Maur, croisé, de Loudun, paroissien de Saint-Pierre, se plaignit de ce que, lorsque le roi Philippe fit édifier le château neuf de Loudun, il fit détruire ses maisons, pour la construction dudit château, « ce qui lui causa dommages », et Michel Molin de la même paroisse, présenta la même requête en dédommagement (25).

L'auteur n'a pas compris que ces plaintes faisaient partie de la grande enquête de 1247, mais la façon dont il cite sa source ne prête à aucune ambiguïté (26). Malheureusement ces plaintes ne figurent pas dans le document qui nous a été conservé de cette enquête, où toutefois on relève que Bertolet de Loudun accuse Guillaume Chaboceau d'avoir pris les pierres d'un de ses murs pour la construction du château de Loudun (27).

L'enceinte de la ville était évidemment terminée au milieu du XIIIe siècle, et il est déjà question des réparations à y faire en 1262 (28).

Ces grands travaux ont amené des modifications importantes dans la ville de Loudun.

Pour élever le donjon cylindrique, il fallut détruire en partie le petit prieuré de Saint-Maur (29). Dès lors que la forteresse avait été entièrement rénovée, il ne convenait plus qu'elle abritât l'église paroissiale principale de la ville, Saint-Pierre, à laquelle les habitants devaient pouvoir avoir un accès habituel.

Le roi Philippe Auguste fit donc détruire l'église, dont on ne retrouve même plus la trace à l'intérieur du « château neuf » et il la fit reconstruire à l'est, près du marché (30). Ce passage de Saint-Pierre-du-Château à Saint-Pierre-du Marché est en soi un peu un symbole.

A l'est de l'antique enceinte la ville s'est développée, vers Chinon et vers Mirebeau. Au point de jonction de ces deux voies s'est établi le marché. Là désormais est le cœur de l'activité de la ville, et c'est tout normalement que la paroisse-mère y est transférée. Les moines possédaient d'ailleurs le droit de vente sur un des deux jours de la « foire de Saint-Philibert », le mercredi voisin de la Nativité de saint Jean Baptiste (24 juin).

 Pour pouvoir construire une chapelle en sa maison du Luc, qui était sur les limites de la paroisse Saint-Pierre de Loudun et de la paroisse de Rossay, Jodoin de Choec fit abandon, en mars 1218, aux moines du prieuré Notre-Dame de ses droits sur la « vente » du mardi, second des jours de la foire de Saint-Philibert (31).

A l'ouest du château neuf, la très vieille église de Saint-Pierre-du Martray, reconstruite au temps de Philippe Auguste, devint paroissiale, le territoire de la ville étant partagé entre les deux églises Saint-Pierre par suite d'un accord entre le roi et l'évêque de Poitiers (32). Le patronage des deux paroisses resta naturellement aux moines du prieuré Notre-Dame.

L'abbaye de Fontevraud avait perdu un certain nombre de ses maisons à l'occasion des travaux de fortification du temps du roi Jean : en compensation elle reçut l'ancienne « école des juifs », et en 1209 Geoffroi Hubert, chevalier, lui donna également le fournil de la rue des Juifs, qui était auparavant appelé l'école des juifs, et il y ajouta la maison de Taillefer du Marché (de Foro).

Le prieuré de La Chapelle-Bellouin, relevant de Charroux, percevait 8 sous 2 deniers sur ce bâtiment de l'école des juifs, et il refusa de se trouver désormais redevable de l'abbaye de Fontevraud pour cette somme. Il fallut donc trouver une transaction

en 1204, mais les difficultés entre Charroux et Fontevraud ne prirent fin qu'en 1240 (33).

Dans les années 40 du siècle, Hugues de Bauçay installait les franciscains à Loudun (34), dans la partie nord de l'enceinte, la moins peuplée. La fondation en février 1228 d'un anniversaire en l'église Notre-Dame de Loudun par Geoffroi Valins, chanoine de Sainte-Croix, est authentifiée par le sceau du prieur de l'aumônerie de Loudun (35).

Le roi Louis IX s'arrête à Loudun et y tient assemblée en 1227 (36), passe à Loudun en 1237 avec la reine Blanche de Castille et une grande armée (37).

En ce milieu du XIIIe siècle, la ville de Loudun, avec sa dizaine de clochers, son château, son aumônerie, ses foires et marchés, fait incontestablement partie de ces villes moyennes qui, depuis les XIe-XIIe siècles, structurent le pays.

 

 

Robert FAVREAU  Bulletin de la Société des antiquaires de l'Ouest et des musées de Poitiers

 

 

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1. Calendar of Documents. 918-1206. n° 1099. p. 389.

2. Rotuli litterarum patentium in turri Londinensi asservati, t. I, fasc. 1 : Ab anno MCCI ad annum MCCXVI, éd. Th. D. HARDY, Londres, 1835, p. 7 b.

3. LONGUEMAR, « Essai historique sur l'église collégiale de Saint-Hiiaire-le-Grand de Poitiers », dans Mém. Soc. Antiq. Ouest, t. XXIII, 1856, p. 330.

4. Elle a été publiée, en traduction, par Gérard JUBERT, dans « Loudun. jadis », dans Gazette du Loudunais, n° 134, janvier 1978, p. 3. J'ai plaisir à le remercier ici de m'avoir fait connaître cette publication.

5. Calendar of Documents. 918-1206, n° 1093 et 1094, p. 388 (d'après le cartulaire de Fontevraud, Bibl. nat., ms. lat. 5480, f° 269).

6. Rotuli chartarum in turri Londinensi asservati, t. - I, p. 72 a. - -

7. Rotuli Normanniae in turri Londinensi asservati, johanne et Henri Quinto Angliae regibus, éd. Th. D. HARDY, t. 1 : De anno 1200-1205 necnon de anno 1417, Londres, 1835, p. 66 : Engelbramno constabulario de Loudon.

8. Rotuli chartarum., t. I, p. 17 a : Et ideo vobis mandamus quatinus ei sicut constabulario nostro intendatis, et ei tanquam constabularius fidelitatem faciatis écrit le roi aux habitants des deux places.

9. Cum vero exigente opidi municione quedam hedifficia que ibi habebat ecclesia Fontis Evraudi funditus essent dirula et sine spe restaurationis eversa.

10. Matthei Parisiensis monachi Sancti Albani, Chronica majora, éd. Henry Richard TXARD, t. II : A.D. 1067 to A.D. 1216, Londres, 1874, p. 489.

11. Radulphi de Coggeshall, Chronicon anglicanum, éd. Joseph STEVENSON, Londres, 1875, p. 146 (Rerum britannicarum medii aevi scriptores).

12. Gesta Philippi Augusti, de Guillaume Le Breton, Œuvres de Rigord et de Guillaume Le Breton historiens de Philippe-Auguste, éd. H.-Fr. DELARORDE, t. I, Paris 1882, p. 223.

13. Philippidos, 1. VIII, vers 376, Œuvres de Rigord et de Guillaume le Breton., éd. H.-Fr. DELABORDE, t. II, Paris, 1885, p. 224.

14. Recueil des actes de Philippe Auguste roi de France, éd. H.-Fr. DELABORDE, Ch.

PETIT-DUTAILLIS, J. MONICAT, t. II : Années de règne XVI à XXVII (lcr novembre 1194-31 octobre 1206), Paris, 1943. n° 926, p. 516-517.

15. Ibid., n° 946, p. 540.

16. Id., éd. J. MONICAT et J. BOUSSARD, t. III : Années de règne XXVIII à XXXVI (1er novembre 1206-31 octobre 1215). Paris, 1966, n° 963, p. 5-6.

 

17. Gesta Philippi Augusti, de RIGORD, Œuvres de Rigord. t. 1, p. 164; Chroniques de Saint-Denis, dans Recueil des historiens des Gaules et de la France, t. XVII. éd. M. J.-J. BRIAL, Paris. 1818, p. 393.

18. Layettes du trésor des chartes, t. I, n° 888, p. 333 b - 334 a.

19. Recueil des actes de Philippe Auguste roi de France, t. III, n° 1269, p. 392-394.

20. CHARBONNEAU-LASSAY, « Les châteaux de Loudun », p. 226-229.

21. René CROZET et Hilaire BOUZON, « Le donjon cylindrique de Loudun », dans Bull. Soc. Antiq. Ouest, 4e série, t. XII, 1973, p. 165-174.

22. Recueil de textes relatifs à l'histoire de l'architecture et à la condition des architectes en France au Moyen Age, XIIe - XIIIe- siècles, par Victor MORTET et Paul DESCHAMPS, Paris, 1929, p. 216-217 (Collection de textes pour servir à l'étude et à l'enseignement de l'histoire).

23. Gesta Philippi Augusti, dans Œuvres de Rigord et de Guillaume le Breton, t. I, p. 298 : oppidum opulentum et bene munitum in finibus Pictavorum.

24. Chroniques de Saint-Denis, dans Recueil des historiens., t. XVII, p. 415.

25. P. 14, note 1.

26. « Chambre des comptes de Paris, Lucrimoniae receptae in diocesibus Pictav. Turon. tempore sancti Ludovici. In CCCC libris ». Il n'y a, en Poitou, qu'une enquête royale, c'est celle de 1247, qu'ont publiée, partiellement, Bélisaire LEDAIN, « Enquête ordonnée par le roi saint Louis en 1247 en Poitou et en Saintonge », dans Arch. hist.

Poitou, t. XXV, 1895, p. 235-340, et entièrement Léopold DELISLE, « Quaerimoniae Turonum, Pictavorum et Sanctonum anno 1247 », dans Recueil des historiens des Gaules et de la France, t. XXIV, Paris, 1904. Ce document s'est normalement trouvé conservé dans ce qui, à la fin du XIIIe siècle, sera la Chambre des comptes.

27. Dans l'édition de LEDAIN, p. 338, dans celle de DELISLE, n° 1923, p. 251 (voir note précédente).

28. Les Olim ou registres des arrêts rendus par la cour du roi., éd. comte BEUGNOT, t. I, Paris, 1839, p. 528 ; Cartulaire général de l'ordre des hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem (1100-1310), éd. J. DELAVILLE. LE ROULX, t. III, Paris, 1899. n° 3010, p. 21.

29. Bibl. mun. Poitiers, dom Fonteneau, t. LXIV, p. 183.

30. A. LEROSEY, Loudun. Histoire civile et religieuse, Loudun, 1908, p. 192-193. La plainte du curé est dans la même enquête de 1247. Le texte en est donné par DUMOUSTIER DE LA FOND, Essais sur l'histoire de la ville de Loudun, Seconde partie, Poitiers, 1778, p. 19, n° 1.

31. Arch. dép. Vienne, D 119.

32. CHARBONNEAU-LASSAY, « Les châteaux de Loudun », p. 244 ; l'église Saint-Pierre du-Martray est dite paroissiale dans le pouillé de Gautier de Bruges et dans les pièces d'archives ultérieures (Arch. dép. Vienne, D 119, en 1351, in parrochia de Martreyo; G8 47, en 1362, etc.) ; du même, La tour carrée de l'ancienne forteresse de Loudun, p. 16.

33. Arch. dép. Vienne, H suppl. 4.

34. DROUAULT, Notice sur Loudun, p. 22; LEROSEY, op. cit., p. 250; Du MOUSTIER DE LA FOND, op. cit., Seconde partie, D. 28.

35. Arch. dép. Vienne, D 119.

36. « Annales de Dunstaplia», dans Annales monastici, t. 111, éd. H.R. LUARD, Londres, 1866, p. 103.

37. Chronicon Turonense Magnum, dans Recueil de chroniques de Touraine publié par André SALMON. Tours, 1854, p. 159.