Aliénor d’Aquitaine assiste aux funérailles de Richard Cœur de Lion à Fontevraud

6 avril 1199 : Mort de Richard à Châlus.

11 avril 1199 : Aliénor assiste aux funérailles de Richard à Fontevraud, abbaye angevine où elle s’est retirée depuis une dizaine d’années.

A la mort de Richard se pose le problème de sa succession.

Aliénor soutient son fils Jean en dépit des droits de son petit-fils Arthur, duc de Bretagne, et l'aide à son accession au trône d'Angleterre.

Elle partit donc de Fontevrault, emmenant les barons et autres grands personnages du Poitou qui étaient venus se grouper autour d'elle, sous la protection des routiers que commandait Merca­dier, le terrible agent de Richard, qu'elle attachait désormais à sa personne.

Carte Trajet d'Aliénor d'Aquitaine après les funérailles de Richard Coeur de Lion Fontevraud Poitiers

Le 29 avril, huit jours après le départ de Jean Sans-Terre, elle était à Loudun

 Là, se présenta devant elle un des plus puissants seigneurs du Poitou, Raoul de Mauléon.

Ce personnage habile se proposait de tenter sur la reine le coup qui, près d'un siècle auparavant, avait si bien réussi à son ancêtre.

Eble de Châtelaillon. Jugeant nettement la situation, il venait offrir son appui à celui des compétiteurs à la succession de Richard qui lui ferait le plus d'avantages. Voyant qu'Aliénor penchait pour Jean Sans-Terre, il se déclara pour celui-ci, non sans se faire payer cher.

En effet, il demanda qu'on lui abandonnât Talmond et la Rochelle, en donnant, pour semblant de raison, que les deux domaines devaient lui appartenir en vertu d'un droit héréditaire qu'il se faisait fort de pouvoir faire attester par le serment de cent chevaliers.

Il n'était réellement que co-seigneur de la Rochelle en vertu de l'accord conclu par le roi Louis le Jeune avec son père Eble, et que co-seigneur du Talmondais de par sa mère Eustachie de Lezay, dont les ancêtres, depuis de longues années, partageaient la domination de ce pays avec les comtes de Poitou.

Ce qu'il voulait donc c'était ce Talmondais que les comtes donnaient eu douaire à leurs femmes, ce pays qui était un de leurs principaux territoires de chasse et où Richard faisait sa résidence favorite.

 Le coup porté était dur, mais Aliénor se rendit bien vite compte que le château de Talmond allait cesser de devenir une résidence royale du jour où Jean passerait roi d'Angleterre; que désor­mais il n'y aurait plus de comte de Poitou et que, quant à elle, il lui importait assez peu de posséder les plus belles chasses de l'Aquitaine.

 De ce côté elle céda donc et renonça aux droits sécu­laires des comtes de Poitou sur le Talmondais; mais il en était autrement de la Rochelle, et sur ce point elle se montra intraita­ble.

 C'était le port du Poitou; elle l'avait en quelque sorte vu nai­tre; elle avait assisté à son développement, elle prévoyait l'exten­sion qu'il était encore appelé à prendre; c'était un joyau dont elle connaissait tout le prix.

Elle résista donc. Sans nier les droits de Raoul, elle lui offrit une compensation, et cela encore au détriment des plaisirs des comtes de Poitou; elle lui abandonnerait le château de Benon avec toutes ses dépen­dances, à l'exception de ce qu'elle avait précédemment donné à Hugues de Thouars.

  En outre, n'oubliant jamais dans ses actes l'idée religieuse qui la dominait, elle spécifia le maintien de toutes les donations, qu'elle et ses prédécesseurs avaient faites aux établissements religieux, de domaines situés sur les territoires qu'elle cédait à Raoul.

Celui-ci consentit à tout; il renonça à tous ses droits sur la Rochelle, à l'exception d'une rente de 500 sous sur la monnaie du lieu, et s'engagea spécialement à garantir à la reine la possession intégrale de la ville ; mais Aliénor, presque honteuse de se laisser dépouiller ainsi, tint à en donner publiquement le motif et elle fit insérer dans l'acte une phrase par laquelle elle disait qu'elle n'avait agi de cette sorte qu'afin de s'assurer les services de Raoul de Mauléon, services qui étaient nécessaires aussi bien à elle-même qu'à son fils Jean (1).

Bien que, par ces paroles, Aliénor ne se fût pas prononcée caté­goriquement en faveur des prétentions de Jean Sans-Terre à la totalité de l'héritage de son frère, cependant elle semblait recon­naitre en lui le futur maître de l'Aquitaine, où elle voulait lui ménager des partisans; mais elle ne dut pas tarder à sentir que son désir d'être utile à son fils l'avait entrainée trop loin et on ne voit pas qu'elle ait payé par d'autres faveurs exceptionnelles le con­cours des personnages qui se trouvaient à Loudun et qui furent les témoins de ses générosités, à savoir: Aimery, vicomte de Thouars, Hugues, vicomte de Châtellerault, Hugues et Raymond de Thouars, Eble de Rochefort, Guillaume de l'Etang et autres.

De Loudun elle gagna Poitiers.

 Mercadier, qui n'avait pas à dissimuler ses sentiments, traita en ennemi le pays qu'il traver­sait; c'était une portion de l'Anjou, c'est-à-dire une contrée hostile à Jean Sans-Terre dont il avait embrassé la cause, et il la pilla (2).

A Poitiers, où elle séjourna pendant quelques jours, la reine organisa sa maison, dont le personnel se modifia peu pendant le restant de sa vie. Il se composait de quatre chevaliers : Raoul et Guillaume de Faye, ses cousins, Amelin du Breuil et Pierre, le chevecier de Chauvigny, et de plus, accidentellement, Laon Ogier et Chalon de Rochefort, de trois sergents : Geoffroy de Chauvi­gny, Geoffroy de Jaunay et Guillaume Vigier, de trois clercs : maitres Richard de Gnowsale, Geoffroy de Chinon et Guillaume de Saint-Maixent, de trois chapelains: Roger, religieux de Fon­tevrault, Joscelin et Renoul (3).

Le 4 mai, lendemain de l’invention de la Sainte-Croix, l'abbé et les religieux de Montierneuf vinrent la trouver quand elle tenait sa cour au milieu de ses barons, et lui présentèrent les chartes de son père, de son aïeul el du père de celui-ci, qui avaient fondé et doté leur monastère.

 La reine, après un mûr examen des pièces, et sur le conseil de ses barons et des assistants, déclara qu'elle maintenait l'abbaye dans la possession de tous les biens qui lui avaient été attribués et qu'énuméra la charte que rédigea sur-le-champ son clerc Roger (4).

Aliénor avait en ce moment auprès d'elle les abbés de Saint-Maixent et de Saint-Cyprien, Raoul de Lusi­gnan, comte d'Eu, et Geoffroy, son oncle, Simon de Lezay, Guil­laume de Beaumont, Joubert de la Guerche, Raoul et Guillaume de Faye, Guillaume de Lezay, prévôt de Poitiers, et autres (5).

Le même jour, 4 mai, Roger obtint d'elle qu'elle fondât à Fon­tevrault une chapellenie de Saint-Laurent, dont il aurait la desserte, sa vie durant, et à laquelle elle assurait une rente de 10 livres de monnaie poitevine, assise sur les recettes de sa prévôté de l'ile d'Oléron.

 

  Outre les gens de sa maison assistaient à cet acte les évêques de Poitiers et de Saintes, les trois archi­diacres du diocèse de Poitiers, le doyen et le sous-doyen de la cathédrale, et Mathilde, vicomtesse d'Aunay, qui était venue pré­senter ses devoirs à la reine (6).

Pendant qu'Aliénor était ainsi en train d'aliéner les revenus de la prévôté de l'ile d'Oléron, elle disposa encore sur cette pré­vôté d'une autre rente de 10 livres de monnaie poitevine en faveur de sa petite-fille, Aelizie, fille de la comtesse de Blois pour lors dé­cédée, avec faculté de les employer sa vie durant pour son usage personnel.

 Après sa mort, cette rente devait faire retour à l'ab­baye de Fontevrault et être affectée à la dotation d'un anniver­saire qui serait célébré annuellement pour l'âme de la comtesse de Blois et de sa fille (7).

C'est sans doute en ce moment qu'elle délivra des lettres de sauvegarde aux abbayes de Sablonceaux et de Fontaine-le-Comte et qu'elle interdit spécialement au prévôt de Montreuil de porter atteinte aux propriétés de cette dernière abbaye (8).

 

 Le lendemain. 5 mai, Aliénor était à Montreuil-Bonnin, le château des comtes, situé au milieu des domaines de l'abbaye de Sainte-Croix de Poitiers.

Carte Trajet d'Aliénor d'Aquitaine après les funérailles de Richard Coeur de Lion Poitiers Niort

Les religieuses ne laissèrent pas échapper l'occasion de réclamer contre les entreprises de Richard qui, pour étendre ses chasses, leur avait enlevé les bois dépendant de leur terre de Vâles.

Elles pro­duisirent à l'appui de leurs dires plusieurs témoins, habitants du pays, à savoir les chevaliers Pierre el Guillaume de Frozes.et Gro­leau, le sergent Pierre Pasdeloup et autres.

Chalon de Rochefort et Laon Ogier, chevaliers de la reine, chargés de recevoir le ser­ment des témoins et leurs dépositions, et quelques autres membres de l'escorte, reconnurent la justesse des réclamations des reli­gieuses de Sainte-Croix et conseillèrent à Aliénor d'accueillir leur demande, ce qu'elle fit volontiers, en présence de nombreux témoins, et particulièrement d'Elie, frère d'Anne, abbesse de Sainte-Croix (9).

 On retrouve ensuite la reine à Niort.

Dans cette ville elle reçut une nombreuse députation de gens de la Rochelle qui venaient lui apporter leurs témoignages de fidélité comme à leur unique mai­tresse; toutefois ils ne se contentèrent pas de celle démarche gra­cieuse, ils sollicitèrent d'elle une grande faveur, celle de consti­tuer leur communauté en commune jurée.

Aliénor se rendit à leur demande et elle leur accorda une charte solennelle qui établissait une commune dans leur ville; elle spécifiait que cette concession avait pour but de faciliter aux  habitants les moyens de défendre ses droits aussi bien que les leurs, qu'ils engageaient leur foi envers elle et envers ses successeurs, tant pour le maintien de ses droits que de ceux de l'Église.

Elle confirma en même temps tous les libres usages en vigueur dans la ville et reconnus tant par ses prédécesseurs que par elle-même.

Ce fut sans nul doute le séné­chal, Pierre Berlin, le voisin et l'ami des Rochelais, qui présenta à la reine la députation composée de David de Puilboreau, de Guillaume Téaud, de Pierre et Philippe de Faye, de Guillaume Salomon, d'Amaury de Caours, de Sanche de Beaulieu et de Pas­caud de la Rochelle.

A la délivrance de la charte assistèrent, en outre, Raymond de Rex, lsembert, maitre des écoles de Saintes, Pierre de Vouvant, Eudes, abbé d'Angles, et autres (10),

 En favorisant uniquement la Rochelle, Aliénor risquait de mé­contenter les autres villes de ses états qui avaient tout autant droit que celle-ci à posséder les privilèges dont elle allait jouir et qui ne s'étaient point départies de leur fidélité à son égard.

Evidemment, quelques-uns de ses conseillers le lui firent sentir; elle comprit leurs raisons et la concession de la charte de la Ro­chelle devint le point de départ d'actes de même nature qui mar­quèrent les diverses étapes de son voyage.

La première ville qui devait profiter de ces bonnes dispositions ne pouvait être autre que Poitiers, la capitale du duché. Cette cité, pourvue de certains privilèges par les comtes de Poitou et par­ticulièrement par le père et l'aïeul d'Aliénor, se les était vus retirer lorsqu'elle avait tenté de se constituer en commune, en 1137; depuis ce jour, elle avait été gouvernée, au nom des rois de France et d'Angleterre, par un prévôt.

Elle était par suite rentrée dans la règle commune et ses habitants se trouvaient privés de certains droits civils dont la Rochelle et Oléron avaient été postérieurement gratifiés.

La reine décida que Poitiers serait mis sur le pied de ces localités privilégiées et elle lui concéda d'a­bord une première charte, par laquelle elle déclarait qu'elle res­tituait à ses fidèles habitants les libertés et les droits dont ils avaient joui du temps de son père, de son aïeul, et d'autres ses prédécesseurs, à savoir qu'ils pourraient marier librement leurs filles, que toute femme libre aurait la faculté de prendre l'époux qui lui conviendrait, en quelque lieu que ce fût, soit dans la ville de Poitiers, soit en dehors; qu'ils auraient le droit de tester librement en plaçant leurs dispositions dernières sous la protection du seigneur de leur ville ; que toute personne serait admise à donner caution pour quelque délit qu'elle aurait pu com­mettre dans l'intérieur de la cité et ne pourrait être mise en pri­son que pour les cas de meurtre, de trahison ou de vol; enfin, pour attirer les étrangers dans la ville, la charte stipulait que ceux qui viendraient y fixer leur demeure jouiraient des mêmes privilèges que les autres habitants (11).

Ayant, par cet acte, délivré les citoyens de Poitiers de ces droits abusifs, de ces mauvaises coutumes qui se rattachaient étroitement aux liens du servage, Aliénor accorda ensuite à ces hommes libres la faculté de pouvoir défendre leur liberté en se constituant en commune jurée, telle à peu près que celle qu'elle venait d'établir à la Rochelle.

 

Charte de confirmation d’Aliénor, reine d’Angleterre et duchesse d’Aquitaine, qui rend et confirme aux habitants de Poitiers les libertés et droits dont ils avaient joui sous le règne de ses prédécesseurs 1199

 

Alienor, dei gratia Regina Anglie, Ducissa Normannie, Aquitanie, Comitissa Andegavie, Archiepiscopis, Episcopis, Comitibus, Vicecomitibus, Baronibus, Justicils, Prepositis, Bailivis et omnibus fidelibus suis ad quos presens pagina pervenerit, salutem in domino.

Noverit universitas vestra nos reddidisse et presenti Carta confirmasse dilectis et fidelibus hominibus nostris de Villa Pictavis libertates et iura sua que Antecessores eorum habuerunt et tenuerunt, tempore Avi et Patris nostri et Aliorum predecessorum nostrorum, videlicet de filiabus suis maritandis et de omnibus Aliis feminis que maritande erunt in quocumque loco voluerint Aut extra Villam Pictavis aut infra Villam; et etiam concedimus eis ut quando Aliquis eorum ad finem vite sue perveniens elemosinam suam divisam habuerit, plenarie et integre teneAtur, et qui elemosinam illam Violentiam fecerit, a domino Ville Pictavis defendatur, custodiatur et teneri cogatur.

Adhuc vero eis concedimus, quod nulli eorum qui promiiussores stare iuri dare voluerint et potuerint, de Aliquo forisfacto quod in villa fecerint nisi murtreril, vel proditores seu latroncs fuerint, capiantur, nec vi retineantur, neque manus in eis vel in rebus suis violenter mittantur.

Adhuc illis concedimus quod si aliquis extraneus in Villam Pictavis venerit causa manendi ihi, has predictAs libertates habeat, ita libere et quiete sicuti Alii homines in villa manentes habent et tenent.

Huius vero donationis et quietationis testes sunt :

 Karissima filia nostra Regina Johanna; Petrus bertini, Senescallus Pictavie; Lonnus Ogerius, Kalo de Rupeforti, milites nostri; A. Abbas Sancti maxentii; P. Abbas Sancti CypriAni; Savaricus de Chiriaco, Ogisius, filius suus; Vivianus Burdestrau; Petrus Bonini, et frater cius; Pascaudus de Rupela; David de podio liborelli Sanctius de Rupela; Gaufridus de Calviniaco, Capiscerius miles et multi alii.

Data apud Niorthium, Anno Verbi incarnati M° C° XC° IX°

 

 

Ce qui semble bien indiquer que cette dernière concession est toute spontanée et qu'elle est une conséquence de la précédente, c'est qu'en ce jour elle n'avait pas auprès d'elle de Poitevins qui auraient pu venir la solliciter; on ne voit parmi les témoins de la charte de Poitiers que les per­sonnages qui venaient d'assister à la délivrance de celle de la Rochelle : le sénéchal Pierre Bertin, les chevaliers de la reine, Laon Ogier et Chalon de Rochefort, les abbés de Saint-Maixent et de Saint-Cyprien, et les Rochelais qui n 'étaient pas encore partis porter la bonne nouvelle à leurs concitoyens (12).

Pendant son séjour à Niort, Aliénor reçut la visite de sa fille Jeanne, l'ancienne reine de Sicile, qui avait épousé, au mois d'octobre 1196, Raimond VI, comte de Toulouse, et qui, trahie par les siens dans une campagne qu'elle avait entreprise pour soutenir les droits de son mari, était venue demander secours à Richard, mais elle n'était arrivée qu'après la mort de son frère. Jeanne accompagna sa mère dans son voyage ou à tout le moins jusqu'à la Rochelle (13).

Carte Trajet d'Aliénor d'Aquitaine après les funérailles de Richard Coeur de Lion Niort La Rochelle Saintes

C'est vers cette ville qu'Aliénor se dirigea en quittant Niort, mais en route elle s'arrêta à Andilly et prit son logement chez son fidèle Pierre Bertin.

Là elle trouva des jurés de l'Ile d'Oléron, conduits par Humbert de Fors, qui venaient demander leur part du gâteau qui se distribuait.

 La reine recommença en leur faveur ce qu'elle venait de faire pour les bourgeois de Poitiers; elle con­firma et renouvela toutes les dispositions de la charte de franchise qu'ils avaient obtenue du comte Othon, et déclara qu'elle abolis­sait à tout jamais les mauvaises coutumes qui avaient pu être établies dans l'Ile à partir du jour de son mariage avec le roi Henri d'Angleterre.

A la suite de celte concession d'Othon, les habitants d'Oléron semblent avoir constitué une organisation communale à laquelle manquait toutefois la sanction de l'autorité supérieure. Aliénor la lui donna et assura aux jurés de l'Ile, par une seconde charte, la perpétuité de leur commune jurée, faveur qu'elle accompagna de privilèges identiques à ceux qu'elle venait d'accorder aux com­munes de la Rochelle et de Poitiers.

L'évêque Henri de Saintes se trouva à Andilly et fut, avec les gens de l'entourage ordinaire de la reine, témoin de ses nouvelles libéralités; du reste, comme elle était entrée sur le territoire de son diocèse, il était naturel qu'il vînt se joindre à son escorte (14).

Enfin Aliénor arriva à La Rochelle.

 Il ne nous est resté aucun témoignage de l'accueil enthousiaste qu'elle dut y recevoir de la part des habitants, et sa présence en celle ville n'est connue que par ses générosités.

Elle y séjourna toutefois et probablement assista à l'élection du premier maire de la ville, qui fut Guillaume de Montmirail (15), sans doute un parent de ce Robert, qui avait été sénéchal de Poitou en 1185.

Il est au reste à remarquer que les communes nouvellement établies choisirent leurs premiers maires parmi les personnes les plus notables de leur cité et à Poitiers, entre autres, où l'élection du maire dut se faire en même temps qu'à la Rochelle, le choix des bourgeois se porta sur Savary, maitre de la monnaie de celle ville et seigneur de la Tour-Savary (16).

Aliénor avait dans son entourage un défenseur attitré des intérêts de Fontevrault, son chapelain Roger; celui-ci profila du séjour de la reine à la Rochelle pour lui faire accroitre les faveurs dont elle avait déjà gratifié son monastère.

  Elle avait à se louer d'un habitant de la ville, nommé Pierre Foucher; suivant un usage assez fréquent à cette époque (17), elle affranchit ce parti­culier et ses héritiers, de toutes tailles, quêtes et exactions, de l'ost et de la chevauchée et autres coutumes, et, quand par cet acte il fut devenu absolument quitte de toutes les charges dont il pou­vait être tenu envers le comte de Poitou, elle le donna à l'abbaye de Fontevrault (18).

La comtesse de Toulouse était encore auprès de sa mère quand celle-ci reçut les doléances du prieur de la maison de Puyravault, dépendance de la Trinité de Vendôme.

  Elle-même et Richard avaient autrefois  concédé à Guillaume Maingot le domaine de Surgères, dont il portait le nom, en vertu de quoi il prétendait à certains droits sur les terres des prieurs. La reine déclara que lorsqu’elle fit ce don elle n’avait nullement entendu y comprendre quelque charge que ce fut imposable sur le prieuré, lequel continuerait à joui d’une pleine et entière liberté (19).

 

 A cet acte, ainsi qu’aux précédents, on constate la présence de Sanche de Beaulieu, de David de Puilboreau, de Bernard de Ruffec, d’Isembert, le maitre des écoles de Saintes, et autres.

De la Rochelle, Aliénor se dirigea sur Saint-Jean-d’Angély, évidemment pour faire un pèlerinage au chef du Précurseur. Dans cette ville elle trouva le comte d’Eu et Hugues le Brun, qui venaient se joindre à son cortège.

 Pendant son séjour à la Rochelle, elle avait reçu des chevaliers du Temple d’importantes demandes, qui avaient évidemment pour but de contrebalancer les concessions qu’elle avait faites aux bourgeois de la ville et qui auraient permis à ceux-ci d’élever autorité contre autorité.

Mais le temps lui manqua pour examiner cette requête et c’est seulement à Saint-Jean-d’Angely qu’elle délivra la charte qui devait amplement y satisfaire. Elle déclara que désormais les hommes des Templiers seraient affranchis de toute obligation d’ost, de chevauchée, de bians et de gardes, et, en outre, que les maisons possédées par ces hommes seraient à l’avenir quittes de tous cens et de toutes les coutumes qu’elle pourrait posséder sur elles. Elle confirmait aussi tous les dons de maisons ou places que ces chevaliers avaient pu recevoir en don dans la ville de la Rochelle, celui de 100 sous de rente annuelle que leur avait fait Eble de Mauléon en perpétuelle aumône, et enfin elle leur donnait la chaussée du Perrot, avec les moulins qu’ils pourraient édifier sur chacun de ses côtés, jusqu’à la limite de la terre des Frères de l’Hôpital (20).

Pendant qu’elle résidait à Saint -Jean, la reine fit aussi délivrer aux religieux de Saint-Eutrope de Saintes, qui étaient venus en suppliants auprès d’elle, une charte par laquelle elle reconnaissait tous les droits de franchise que son père et son aïeul, les précédents ducs d’Aquitaine, avaient autrefois concédés au Puy-Saint-Eutrope, droits dont ils avaient été dépouillés par Richard, ce qui les avait laissés sans défense contre les entreprises et les vexations des agents du comte.

 15-20 Juillet 1199 : Aliénor est à Tours où elle rencontre avec Philippe-Auguste, roi de France.

 

 

Histoire des Comtes de Poitou (Tome 4 : 1189-1204) Alfred Richard

 

 

 

 

 

De Chalus à Fontevraud, le cortège de la dépouille royale de Richard Cœur de Lion (avril 1199) <==........==> 1838 - Regards sur le passé - Les Plantagenets à Fontevraud et à Rouen

....==> Aliénor d’Aquitaine la concession des priviléges de franche-commune

 

 


(1) Arcères, Hist. de la Rochelle, Il, p. 647, preuves. Giry (Elabl. de Rouen, I,p. 63, n° 3) donne à cet acte la date de 24 décembre, mais cette indication est inexacte, elle est démentie par le texte même de la charte, qui porte qu'elle fut délivrée le 29 avril, le lendemain de la fête de saint Vital, martyr, que l'on célèbre le 28 avril, «  crastino Vitalia martyris ».

(2)    Rec. Des Hist. de France, XVII, p. 597, R. de Hoveden. La plupart des historiens qui se sont occupés de cette époque n’ont pas compris le sens du passage de l’annaliste ; ils ont cru que le mot « Andegavia », qu’il emploie, signifiait Angers, et ils en ont conclu qu’Aliénor et Mercardier avaient fait la conquête de cette ville dans le courant d’avril. Or « Andegavia » a ici le sens d’Anjou ; Loudun faisait partie de ce comté qui, s’étendait jusqu’aux portes de Poitiers, et ce fut le Loudunais qui, lors du passage des routiers de Mercardier, a été l’objet de leurs déprédations.

(3)    Les noms de ces divers personnages se rencontrent parmi ceux des témoins de nombreux actes émanés d’Aliénor ; ce qui les distingue et spécifie leur caractère, c’est qu’à la mention de leur qualité est joint le pronom « nostris » employé par la reine pour indiquer qu’ils sont spécialement attachés à sa personne.

(4)    De cette longue liste de biens nous n’en retiendrons que deux, qui intéressent la topographie de la ville de Poitiers à cette époque, l’un est l’étang, contigu à la cité, que la comtesse Agnès avati fait édifier pour sa défense, l’autre les tranchées qui allaient de cet étang au Clain ainsi que la tour placée au-dessous de l’étang et que l’aïeul d’Aliénor avait autrefois confiée à la garde des religieux de l’abbaye.

(5)    Arch. De la Vienne, orig., Montierneuf, n°63 ; Teulet, Layettes du Trésor des chartes, I, p202.

(6)    Marchegay, Notices et pièces hist., p257. En accroissement de cette fondation, la reine donna à Fontevrault une maison et un four qu’elle avait fait construire à Poitiers et dont Roger et ses successeurs devaient spécialement jouir.

(7)    Marchegay, Notices et pièces hist., p 258. Cette pièce n’est pas datée, mais comme on y rencontre les mêmes témoins que dans la précédente, elle est évidemment su même jour.

(8) Arch. De la Vienne, Fontaine-le-Comte, I. Dans le fonds de cet établissement on trouve aussi une charte (orig, n°12), par laquelle Aliénor enjoignait au prévôt de Poitiers de veiller à ce que l’abbaye fut remise en possession d’une aumômerie que lui avait ravie Guillaume Ballon et que celui-ci avait été condamné à lui restituer en vertu de jugement de la cour du roi, des bourgeois et des clercs de la ville. Cette dernière indication nous parait attester que cet acte est antérieur à l’établissement de la commune de Poitiers, autrement il porterait que la sentence émane non des bourgeois, mais bien de la commune ou du maire

(9) Arch. de la Vienne, orig., Sainte-Croix, n° 5.

(10) Arcère, Hist. de la Rochelle, II, p660, preuves. Le mot de commune jurée n’était pas employé dans la charte d’Henri II, on ne le trouve que dans celle d’Aliénor, et, d’autre part, comme c’est seulement après la concession de la reine que l’on rencontre le nom d’un maire de la rochelle, il est à croire que la commune d’Henri II avait pour chef le prévôt royal. A ce propos, nous nous éloignons de l’opinion que  Giry a émise dans ses établissements de Rouen ; il en sera pareillement pour quelques autres points de détails, sur lesquels nous n’insisterons que lorsqu’ils présenteront un véritable intérêt historique.

(11) Arch. comm.de Poitiers, orig., A. I ; Etablissements de Rouen, II, p 143.

(12) Arch. Comm. De Poitiers, copie de 1298, A 13 : Giry, Etablissements de Rouens II, p 145.

(13) Métais, Cartul. Saint. De la Trinité de Vendôme, p 117.

(14) (2) Rymer, Fœdera; 1, p. III ; Arcère, Hist. de la Rochelle, preuves, n, pp. 639 et 640. C'est au contenu de ces deux actes que se bornèrent les faveurs accordées par Aliénor à l'ile d'Oléron.

Pour notre part, nous n'hésitons pas à déclarer qu'elle n’a eu aucune participation dans la rédaction, voire même dans la compilation des Rôles d'Oléron, le célèbre code maritime du Moyen-Age, dont presque tous les his­toriens lui font honneur. L'opinion commune en France, comme le dit M. Pardessus  (Collection de lois maritimes, 1, p. 283), en place la composition au temps où Alié­nor était encore reine de France, c'est-à-dire avant 1153; cet auteur combat cette attribution, mais il ne se prononce pas sur l'époque où s'est fait ce recueil (p. 3o8).

Quand à M. de la Fontenelle de Vaudoré, qui a spécialement étudié cette question (Lois et usages maritimes de l’Aquitaine du Nord, p.1337), tout en attribuant les Rôles à Aliénor, il les date seulement du règne de Jean Sans-Terre, alors que ce prince avait reconnu à sa mère toute autorité en Poitou (1199-1204). Cette spécification ne repose sur aucun  fondement sérieux; non seulement il n'est fait aucune allusion aux Rôles d’Oléron dans les textes du XIIe siècle, mais ils restent tout aussi inconnus au XIIIe siècle; c'est seulement à partir du XIVe siècle qu'il est fréquemment fait appel à leur jurisprudence. Au lieu d'être une œuvre personnelle, codifiée en vertu de mande­ments royaux, les Rôles ne nous paraissent être qu'un recueil de sentences rendues par la cour du maire d'Oléron lorsque quelque débat touchant les choses maritimes était porté devant elle. C'est ce qui nous parait devoir être déduit de la formule qui suit chacun des articles de ce code et qui, plus ou moins variée, se résume en celle-ci : « Et tel est le jugement en cest cas »

Un de ces articles, le vingt-sixième dans certains manuscrits, se termine ainsi « C’est le jugement donné tesmoingn le seel de lisle de Leon, establi aulx contrats de la dicte isle le jour du mardi prochain, après la feste saint André apostre, l’an de grâce mil deux cens IIII et seix ans ». cette date, qui répond au 3décembre 1286, dans laquelle M. Fontenelle (p.114) ne voit que cette de la délivrance d’une copie des rôles, nous paraît être au contraire celle du jugement qui forme l’objet de ce vingt-sixième article et qui, pour plus d’authenticité, fut enregistré en la cour du scel aux contrats. Dans le manuscrit du temps qui est en notre possession et qui a pour titre : Ensuite le rolle Dauleron qui est pour la mer, les rôles s’arrêtent à cet article vingt-six, car ce qui suit porte ce nouveau titre : Ce sont les noblesses et coustumes aux comptes de Bretaigne. Dans le manuscrit, placé à la suite des Rôles d’Oléron, mais le vingt-sixième article, daté de 1286, est suivi de plusieurs autres qui sont évidemment des adjonctions à la codification primitive.

(15) Marchegay, Notices et pièces hist., p204

(16) Arch. De la Vienne, G. 488, acte de l’an 1200

(17) Voy. Arch. Hist. du Poitou, I, p 79, Dons d’hommes au XIII en Bas-Poitou, par de La Boutetière.

(18) Marchegay, Notices et pièces Hist. p203 ; Teulet, Layettes du Trésor des Chartes, I, p208. Ce personnage, évidemment un riche bourgeois, se rendit à Fontevrault, ou en présence de la reine Aliénor, il fit d’importantes donations au monastère ; il en déposa le titre sur le grand autel de l’église abbatiale et le confirma plus tard par son testament (Arc. De Maine et Loire, Fontevrault, titres anciens, n°19)

(19) Métais, Cartul. Saint. De la Trinité de Vendôme, pp. 117, 118 et 122. Malgré la charte d’Aliénor, Maingot, qui était un des plus zélés partisans des rois anglais, n’abandonna la poursuite des droits auxquels il prétendait sur Puyravault  qu’au temps de Henri III, roi d’Angleterre, en 1217, et non avant 1189, comme l’a imprimé l’abbé Métais, p 116.

(20) Arc. Hist de la Saintonge , I, p30, Voy. Musset, La Rochelle et ses ports.

(21) Cf. nos 46 et 48, ainsi que les passages relatifs à ce cours dans le discours de M. Alfred Barbier (Bull. de la Société des antiquaires de l'Ouest, 2e série, t. IV (1886-88), p. 408).

(22) Nous ne mentionnons pas, dans cette nomenclature, les « Rapports » annuels sur le service des archives, adressés au Préfet de la Vienne, publiés dans les Rapports du Préfet et procès-verbaux des séances du Conseil général et tirés à part.

(23) « Les dix commandemens de la loy de Diev » du temple d'Exoudun.

(24) Cf. n° 72.

(25) Bull. de la Société des antiquaires de l'Ouest, 3e série, t. III (1913-15), p. 246.

(26) Des origines de la commune de Poitiers (Mém. de la Société des antiquaires de l'Ouest, 2e série, t. v (1882), p. III XXVII. - Reproduit dans le Courrier de la Vienne et tiré à part : Poitiers, impr. de H. Oudin, 1883. In-12, 30 p.

La Rochelle - Itinéraire d’Aliénor d’Aquitaine après les funérailles de Richard Cœur de Lion par Alfred Richard

Alfred Richard

La présente Bibliographie a été communiquée à la Société historique et scientifique dis Deux Sèvres dans sa séance du 6 octobre 1915 et était à l'impression quand a paru, dans le Bull. de la Société des antiquaires de l'Ouest, 3e série, t. III (1913- 15), p. 356394, le travail de M. Emile Ginot : M. Alfred Richard, archiviste honoraire du département de la Vienne et ses publications. Notice bio-bibliographique, avec un portrait.

 

RICHARD (Guy-Alfred), né à Saint-Maixent, le 4 février 1839, — fils de Auguste-Anselme Richard, avocat, et de Marie-Delphine Bordier, marié à Laure Bordier, — est décédé à Poitiers le 19 décembre 1914.

Archiviste paléographe (promotion du 11 janvier 1864), licencié en droit, archiviste du département de la Creuse (1864), Alfred Richard fut nommé archiviste du département de la Vienne, en septembre 1868, en remplacement de Rédet, admis à la retraite, et conserva ces fonctions jusqu'en 1913 ; il obtint ensuite l'honorariat.

Alfred Richard fit partie de la Société des antiquaires de l'Ouest dès 1862 et de la Société de statistique, sciences, lettres et arts du département des Deux-Sèvres (1863) ; il fut membre fondateur de la Société des archives historiques du Poitou (1871), membre de la Société des archives historiques de la Saintonge et de l'Aunis (1874) et membre fondateur de la Société historique et scientifique des Deux-Sèvres (1905).

Il était correspondant du Ministère de l'Instruction publique pour les travaux historiques et correspondant du Comité des sociétés des beaux-arts des départements (1875), inspecteur de la Société française d'archéologie pour le département de la Vienne (1875), membre non résidant du Comité des travaux historiques et scientifiques (1901). Il fut désigné par M. le Recteur de l'Académie de Poitiers pour faire, à la Faculté des lettres, pendant les années 1887 et 1888, un cours sur l'histoire du Poitou (21).

Alfred Richard était un érudit par excellence, ainsi qu'en témoigne le grand nombre d'ouvrages qu'il a composé sur le Poitou et dont nous donnons plus loin la liste aussi complète qu'il nous a été possible de la dresser (22).

 Il s'est beaucoup occupé de l'histoire de Saint-Maixent, sa ville natale ; il en a traité plusieurs points, sans cependant donner une étude complète. Coïncidence assez curieuse, la première et la dernière de ses publications — à 51 ans d'intervalle — concernent l'histoire de Saint-Maixent : Inventaire-sommaire des archives communales de Saint-Maixent (1863) ; Villon à Saint-Maixent (1914).

Il obtint de l'Académie des inscriptions et belles-lettres, au concours des antiquités nationales, une mention honorable pour son étude sur les Colliberts (1877). Son œuvre capitale est l'Histoire des comtes de Poitou (778-1204), publiée en 1903, qui lui valut le second prix Gobert (histoire), 1.000 fr., décerné par l'Académie des inscriptions et belles-lettres.

Par testament reçu par Me Baranger, notaire à Poitiers, le 25 février 1914, Alfred Richard a légué à la Société des antiquaires de l'Ouest toutes ses collections archéologiques à la charge de compléter l'inventaire et de le publier. « Ne feront pas partie de ce don, est-il dit, les tables de la loi (23) que j'ai publiées dans les poésies de Jean Babu (24), et qui depuis plus de deux siècles sont conservées dans ma famille, et mes médailles. » (25)

Il était officier de l'Instruction publique (1887) et chevalier de la Légion d'honneur (décret du 31 mars 1909).

Alfred Richard, archiviste de la Vienne de 1868 à 1913, lègue ses collections à la bibliothèque municipale où elles entrent en 1915 et 1916. Elles comportent près de 3000 imprimés poitevins (livres et brochures), plusieurs centaines d’estampes, dessins et cartes et 147 manuscrits :

 

1. Inventaire-sommaire des archives communales antérieures à 1790, de Saint Maixent, publié par M. A. Richard,... — Paris, impr. de P. Dupont, 1863. In-4°, iv-1-3-2-2-1-2-5-1-1 et 6 p.

(Collection des inventaires-sommaires des archives communales antérieures à 1790.)

2. Recherches sur la condition des personnes et des terres en Poitou au Xe siècle (935-1030).

Ecole impériale des chartes. Positions des thèses soutenues par les élèves de la promotion 1862-1863, pour obtenir le diplôme d'archiviste paléographe, 1863, p. 33-34. « Un fragment seulement de ce travail a été publié : Les Colliberts... [cf. n°23]. » (Revue poit. et saint., t VIII (1891), p. 350.)

3. Remarques sur l'ouvrage intitulé : « Essai historique sur l'abbaye de Saint-Maixent et sur ses abbés depuis 459 jusqu'à 1791. » (Signé : Alfred Richard.) — Saint-Maixent, impr. de C. Reversé, 1864. In-8°, 14 p. (La couverture imprimée sert de titre.)

4. De l'origine de Celles-sur-Belle. (Signé : Alfred Richard.) — Melle, impr. de C. Mureau (1865). ln-8°, 4 p. (Extrait non spécifié de le Mellois, n° du 29 octobre 1865 )

5. Vérification de privilèges par l'élection de Niort, de 1627 à 1638. [Première partie.] (Signé : Alfred Richard.) — Melle, impr. de C. Moreau (1805). In-8°, 12 p. (Extrait non spécifié de le Mellois, nos des 19 et 26 novembre 1865.) - Cf. n° 13.

6. Acte d'affranchissement d'une serve par son seigneur [Louis de Montrognon], au XVe siècle. (Signé : Alfred Richard.) — Guéret, Dugenest (1866). ln-8°, 5p. (Extrait de la Société française d'archéologie. Institut des provinces de France. Compte rendu du Congrès archéologique et des Assises scientifiques de Guéret, 1866, p. 188-192.)

7. La vie de saint Maixent, abbé, patron de la ville qui porte son nom. (Signé : Alfred Richard.) — Saint-Maixent, impr. de C. Reversé, 1866. In-12, 36 p., avec une eau-forte de Varin. (Publication faite d'après le manuscrit de dom Boniface Devallée, sous prieur de l'abbaye de Saint-Maixent.)

8. Mémoire statistique sur la paroisse des Alleuds, fourni à l'élection de Saint-Maixent, vers 1735. (Signé : Alfred Richard.) — Melle, impr. de C. Moreau (1866). In-8°, 4 p. (Extrait non spécifié de le Mellois, n° du 8 juillet 1866.)

9. Lettres patentes de Louis XIV en faveur des bénédictines de la Mothe-Saint-Héraye. (Signé : Alfred Richard.) — Melle, impr. de C. Moreau (1866). ln-8°, 3 p. (Extrait non spécifié de le Mellois, n° du 10 juin 1866.)

10. Bibliographie. Armorial du Poitou... publié par A. Gouget. (Signé: Alfred Richard.) - Melle, impr. de C. Moreau (1866). In-8°, 5 p. (Extrait non spécifié de le Mellois, n" du 8 juillet 1866.)

11. Célébration à Niort de la paix de Ryswick, le 2 février 1698. (Signé : Alfred Richard.) — M elle, impr. de C. Moreau (1866). In-8°, 8 p.  (Le titre de départ porte : Relation des réjouissances qui accompagnèrent la publication à Niort de la paix de Ryswick en 1698. - Extrait non spécifié de le Mellois, n° du 18 novembre 1866.)

12. Sur un tabernacle du XVIIe siècle sculpté par Le Pilleur et Périer pour l'église de Guéret. Institut des provinces de France. Assises scientifiques de Limoges, 1867, p. 165-169.

13. Vérification de privilèges par l'élection de Niort, de 1627 à 1638. Seconde partie. (Signé : Alfred Richard.) — Melle, impr. de C. Moreau (1867). ln-8°, 18 p. (Extrait non spécifié de le Mellois, nos des 17, 24 mars et 14 avril 1867.) — Cf. n° 5.

14. Archives seigneuriales du Poitou. Inventaire analytique des archives du château de la Barre, par Alfred Richard,... — Saint-Maixent, impr. de C. Reversé ; Paris, Dumoulin ; Niort, Clouzot, 1868, 2 vol. in-8°, ccv-287 et 504 p. (Le château de la Barre est situé dans la commune de Menigoute [Deux-Sèvres].)

15. La mairie de Saint-Maixent procurait-elle la noblesse ?  Revue de l'Aunis, de la Saintonge et du Poitou, t. VII (1er semestre 1868), p. 19-24.

16. Notice biographique et bibliographique sur Jouyneau-Desloges, premier journaliste du Poitou [1736-1816], par M. Alfred Richard,... — s. I. (1870). Tn-8°, 18 p.  (Extrait du Bull. de la Société des antiquaires de l'Ouest, 1re série, t. XII (1868-70) p. 425-442.

17. Recherches sur l'organisation communale de la ville de Saint-Maixent jusqu'en 1790, suivies de la liste authentique des maires et échevins et accompagnées des pièces justificatives, par M. Alfred. Richard,... — Poitiers, impr. de A. Dupré, 1870. ln-8°, 248 p., pl.

(Le faux-titre porte : Etudes Saint-Maixentaires. 7. — Extrait des Mém. de la Société des antiquaires de l'Ouest, 1" série, t. XXXIV (1869), p. 267-507.) - Cf. nos 29 et 30.

Compte rendu par Louis LÉVESQUE, la Sèvre. nos des 19, 26 avril. 3 et 10 mai 1873.

18. Quelques mots au sujet des armoiries de la ville de Melle. (Signé : Alfred Richard.) - Melle, impr. de E. Lacuve (1871). In-8°, 7 p. (Extrait non spécifié de le Mellois, no du 9 juillet 1871.)

19. Notice sur Jehan Du Cezier, écrivain moraliste du XVIIe siècle, par M. Alfred Richard,... — Poitiers, impr. de A. Dupré, 1873. In-8°, 12 p.  (Extrait du Bull. de la Société des antiquaires de l'Ouest, 1" série, t. XIII (1871-1873), p. 410 419. Compte rendu par Henri de FONBRUNE, la Sèvre, n° du 29 novembre 1873.

20. [Allocution prononcée à la séance du 21 janvier 1875, de la Société des antiquaires de l'Ouest, en prenant possession du fauteuil de la présidence.]  Bull. de la Société des antiquaires de l'Ouest, 1" série, t. xiv (1874-76), p. 150-153.

21. Note sur quelques enseignes de pèlerinages, par M. Alfred Richard,... — Poitiers, impr. de A. Dupré, 1875. In-8°, 7 p., fig.  (Extrait du Bull, de la Société des antiquaires de l'Ouest, 1er série, t. XIV (1874-76), p. 185-190.)

22. Mémoire statistique sur l'élection de Saint-Maixent, dressé en 1698, par Samuel Lévesque, et complété par les rapports des receveurs des tailles, Antoine et Jean Garran, de 1728 à 1766, publié par Alfred Richard,... — Niort, L. Clouzot, 1875. In-8°, 190 p.  (Extrait des Mém. de la Société de statistique, belles lettres, sciences et arts du département des Deux-Sèvres, 2e série, t. XIII (1873-74), p. 1-190.)

23. Les Colliberts. Etude lue à la séance publique annuelle de la Société des antiquaires de l'Ouest, le 7 janvier 1876, par M. Alfred Richard,... — Poitiers, impr. de A. Dupré, 1876 In-8°, 45 p.  (Extrait des Mém. de la Société des antiquaires de l'Ouest, 1" série, t. xxxix (1875), p. 3-45.)

24. Rapport sur la découverte d'une crypte dans l'église de Saint-Léger de Saint-Maixent (Deux-Sèvres), par A. Richard,... — Tours, impr. de P. Bouserez, 1877. In-8°, 22 p., pl. et fig.  (Extrait du Bull. mon., 5e série, t. iv (1876), p. 845.)

25. Livre de prières attribué à Anne de Bretagne. Bibliothèque de l'Ecole des chartes, t. XXXVIII (1877), p. 39 393.)

26. Les œuvres de Jean Drouhet, maître apothicaire à Saint-Maixent... (1660-1673). Nouvelle édition, avec notice et commentaires par M. Alfred Richard,... — Poitiers, E. Druincaud, 1878. In-8°, 215 p.

27. Cartulaire de la Châtille [Vienne, commune de Béthines], 1234-1239, publié par M. Alfred Richard,... — Poitiers, impr. de H. Oudin frères, 1878. ln-8°, 72 p. (Extrait des Ai ch. hist. du Poitou, t. VII (1878), p. 1-72.)

28. Note sur trois gardes de la librairie du roi du nom de Sauzay (vers 1420-1522), par M. Alfred Richard,... — Poitiers, impr. de A. Dupré, 1878. In-8°, 15 p.  (Extrait du Bull, de la Société des antiquaires de l'Ouest, 2e série, t Ier (1877-79), p. 329-341.)

29. Etude critique sur les origines du monastère de Saint-Maixent. En quel lieu il a été édifié ; son premier nom, par M. Alfred Richard,... — Saint-Maixent, impr. de C. Reversé, 1880. In-8°, 47 p. (Le faux titre porte Etudes Saint-Maixentaises. II - Cf nos 17 et 30.  

Compte rendu ANONYME. Revue historique, t. xv (1881), p. 505-506 ; - Reproduit dans la Revue de l'Ouest, n° du 2 mars 1881.

30. Le château de Saint-Maixent, par M. Alfred Richard,... — Poitiers, imprimerie générale de l'Ouest, 1881. ln-8°, 32 p., pl. (Le faux-titre porte : Etudes Saint-Maixentaises. III. - Extrait du Bull. de la Société des antiquaires de l'Ouest, 2e série. t.II (1880-82), p. t74 201.) - Cf. nos 17 et 29.

31. Note sur deux monnaies mérovingiennes et autres pièces données au musée [de la Société] des antiquaires de l'Ouest, par le R. P. de la Croix : par M. Alfred Richard,... — Poitiers, imprimerie générale de l'Ouest (1881). In-8°, 5 p., fig.  (Extrait du Bull. de la Société des antiquaires de l'Ouest, 2" série, t. II (1880-82), p. 286 290.)

32. Du nom de la ville de Bressuire, par M. Alfred Richard,... — Poitiers, imprimerie générale de l'Ouest, 1881. In-8°, 9 p.  (Extrait du Bull, de la Société des antiquaires de l'Ouest, 21 série, t. II (1880-82), p. 307-315.)

33. Note sur un denier inédit de Charenton et quelques autres monnaies du XIIIe siècle, par M. Alfred Richard,... — Poitiers, imprimerie générale de l'Ouest, 1882. ln-8°, 12 p., fig.  (Extrait du Bull. de la Société des antiquaires de l'Ouest, 2e série, t. JI (1880-82), p. 409-420.)

34. Notice sur M. Rédet [1807-1881]. (Signé: A. Richard.)  — Poitiers, imprimerie de Oudin (1881). ln-8°, I l p.  (Extrait des Arch. hist. du Poitou, t. x (1881), p XI-XXI.)

35. Nécrologie : M. Apollin Briquet [1801-1881]. (Signé : A. R. ) — Poitiers, impr. de Oudin (1881) In-8°, 4 p.  (Extrait du Courrier de la Vienne. n° du 6 octobre 1881.)

36. Inventaire des archives de la ville de Poitiers, partie antérieure à 1790, dressé en 1842, par feu M. L. Rédet,... et publié en 1883 par la Société des antiquaires de l'Ouest, avec le concours du Conseil municipal de Poitiers, et par les soins de M. Richard,... et de M. Ch. Barbier,... — Poitiers, impr. de Tolmer, 1883. ln-8°, 385 p.  (Extrait des Mém. de la Société des antiquaires de l'Ouest, 2e série, t. v (1882), en entier.) — «  Le discours de M. Ledain (26) peut être considéré comme l'Introduction la plus utile qui put être placée en tête de l'œuvre de Alfred Richard et Barbier » (Revue poitevine et saintongeaise, t. I (1884-85), p. 79.)

37. Dom Chamard. La victoire de Clovis en Poitou et les légendes de saint Maixent. — Paris (1883). ln-8°, 35 p.  (Extrait de la Revue des Questions historiques, 1883, p. 5-25. — A la suite : Réponse de Alfred Richard [extrait ibid., p. 609623] ; — Réplique de dom Chamard [extrait ibid., p. 624-627].

38. Inventaire-sommaire des, archives départementales antérieures à 1790, rédigé par MM. Louis Rédet et Alfred Richard,... Archives ecclésiastiques. Série G. Tome Ier. — Poitiers, impr. de Tolmer, 1883. In-P, XV-266 p.

39. Le manuscrit n° 51 de la Bibliothèque de Poitiers a-t-il eu un caractère officiel ? par M. Alfred Richard. — Poitiers, impr. de Tolmer, 1884. In-8°, 10 p.  (Extrait du Bull. de la Société des antiquaires de l'Ouest, 2e série, t. III (1883-85), p. 297-306.)

40. [Les fouilles de Nanteuil, près de Saint-Maixent. Compte rendu des découvertes faites jusqu'au 29 mai.] Courrier de la Vienne, n° du 4 juin 1885.

41. Inventaire-sommaire des archives départementales antérieures à 1790. Creuse. Archives civiles. Séries C complément, D et E (première partie), par MM. A. Bosvieux, A. Richard, L. Duval et F. Autorde. — Paris, P. Dupont, 1885. In-4°.  (Collection des inventaires-sommaires des archives départementales antérieures à 1790.)

42. Chartes et documents pour servir à l'histoire de l'abbaye de Saint-Maixent, publiés par M. Alfred Richard. — Poitiers, impr. de Oudin, 1886. 2 vol. in-80, CXXIII-384 et 627 p., 2 plans et une carte hors texte

(Extrait des Arch. hist du Poitou, t. XVI et XVIII (1886) en entier.) Comptes rendus de cet ouvrage : P. GUÉRIN, Bibliothèque de l 'Ecole des chartes, t. L (1889), p 126-127 ; — Louis LÉVESQUE, Revue poit. et saint., t. IV (1887-88), p. 310-313 et t. v (188Q-89), p. 112-114, ; — Henri STEIN, Revue historique, t. XLI (1889), p. 416 417.

43. Note sur quatre abbés poitevins du nom de Billy. Rectification du Gallia Christiana, par M. Alfred Richard,... — Poitiers, imprimerie générale de l'Ouest, 1886. ln-8°, 21 p.  (Extrait du Bull, de la Société des antiquaires de l'Ouest, 2e série t. iv (1886-1888), p. 118-138.)

44. L'inscription des Chaillé aux Cordeliers de Poitiers par M. Alfred Richard,... — Poitiers, imprimerie générale de l'Ouest, 1887. In-8°, 5 p.  (Extrait du Bull. de la Société des antiquaires de l'Ouest, 2e série, t. IV (1886-88), p. 293-299.)

45. Note sur une trouvaille de monnaies baronnales [des XIIe et XIIIe siècles faite à Gençay, en 1885].  Bull. de la Société des antiquaires de l'Ouest, 2e série, t. IV (1886-88). p. 521-524.

46. Conférence d'histoire du Poitou. [Leçon d'ouverture, le mercredi 7 décembre 1887.]  Bull. mensuel de la Faculté des lettres de Poitiers, 1887, p. 365373 — Cette conférence a été analysée dans la Revue poit. et saint., t. IV (1887-88), p. 251 256.

47. Molière à Poitiers en 1648 et les comédiens dans cette ville de 1646 à 1658, par M. E. Bricauld de Verneuil,... Publié par M. Alfred Richard,... avec une notice biographique sur l'auteur. — Paris, H. Lecène et Il. Oudin, 1887. In-8°, 60 p.  (La notice biographique sur E. Bricauld de Verneuil, écrite par Alfred Richard, comprend les pages 5 à 13.)

48. [Résumé de la leçon du cours d'histoire du Poitou de M. Alfred Richard, consacrée à la bataille de Vouilé.] Bull, mensuel de la Faculté des lettres de Poitiers, 1888, p. 62 66. — Cf. nos 77 et 93.

49. Notes pour servir à la bibliographie des Etats généraux de 1789 en Poitou, par M. Alfred Richard.... — Melle, impr. de E. Lacuve, 1888. In-8°, 31 p.  (Extrait de la Recup poit. et saint., t. v (1888-89), p. 257 282. — Cette bibliographie a été complétée par MM. H. et P. Beauchet-Filleau : Nouvelles notes pour servir à la bibligraphie des Etats généraux de 1789 en Poitou, dans la Revue poit. et saint., t. VII (1890), p. 33-36.)

50. Les chartes de la commanderie du Sauze [Deux-Sèvres, commune de Clavé], 1208-1538. Arch. hist. du Poitou, t. xx (1889), p. 220-232.

51. M. G. Lecointre-Dupont [1809-1888]. (Signé : Alfred Richard.) — Mâcon, impr. de Protat frères (1889). ln-8°, 6 p.  (Extrait de la Revue numismatique, 1889, p. 147-153.)

52. Epigraphie poitevine. Marques de potiers et petites inscriptions gallo-romaines, par M. Alfred Richard,... — Poitiers, impr. de Biais, Roy et Cie, 1890. ln-8°, 77 p., pl.  (Extrait des Mém. de la Société des antiquaires de l'Ouest, 2" série t. XII (1889), p. 1-78.)

53. Allocution prononcée par M. Alfred Richard, président de la Société des antiquaires de l'Ouest, à la séance du 15 janvier 1891. — Poitiers, impr. de Biais, Roy et Cie, 1891. ïn-8°, 7 p.  (Extrait du Bull, de la Société des antiquaires de l'Ouest, 2" série, t. v (1889 91), p. 403-409.)

54. [La Préfecture et l'Hôtel de ville de Poitiers.] Paysages et Monuments du Poitou photographiés par Jule: Robuchon. Vienne, t. 1er (1890), p. 172 176, pl.

55. Inventaire-sommaire des archives départementales antérieures à 1790, rédigé par Louis Rédet et Alfred Richard,... Vienne. Archives civiles, séries A. B. C. D. Tome 1er. — Poitiers, impr. de filais Boy et fie, 1891. In-4°, CLVI-2-90- 158-35 et v p.

(Collection des inventaires-sommaires des archives départementales antérieures à 1790.)

56. Notice sur les archives du département de la Vienne, 1790-1890, par M. Alfred Richard,.. — Poitiers, impr. de Biais, Roy et Cie, 1891. In-4°, CXLVII p.  (Extrait de l'Inventaire-sommaire des archives départementales de la Vienne antérieures à 1790. Archives civiles, tome 1er.) - Cf. n°

Compte rendu par II. CARRÉ, La Résolution française, t. XXI (1891), p. 556.

57. Notice historique et archéologique sur l'église Saint-Hilaire-le-Grand de Poitiers, par M. A. de la Bouralière. (Extrait des Paysages el Monuments du Poitou.) Deuxième édition, augmentée d'une lettre de M. Alfred Richard. — Fontenay-le-Comte, impr. de Baud, 1891. In-4°, 3e p., pl. et fig.

L'appendice est formé par une lettre de Alfred Richard, qui comprend les p. 31 à 38, sur la question suivante : A quelle époque vivait Gantier Coorland ? (Cf. Jos. Berthélé, L'église Saint-Hilaire de Poiturs et sa restauration au XIIe siècle, dans la Revue poit. et saint., t. x (1893), p. 390-392.)

58. Notes sur les rapports du duc de Berry avec le Poitou, de 1374 à 1377. Revue poit. t saint., t. x (1892), p. 136-144.

59. Saint-Maixent, La Villedieu-de-Comblé et Cherveux.  Paysages et Monuments du Poitou photographiés par Jules Rotuchon. Deux-Sèvres, t. VI (1892), p. 1 42, pl. et grav.

60. Un passeport protestant [délivré] en 1681 [par les ministres et les anciens du consistoire de Saint-Maixent. (Signé : Alfred Richard.) — Poitiers, impr. de Biais, Roy et Cie (1893). In-8°, 3 p.

(Extrait du Bull. de la Société des antiquaires de l'Ouest 2e série, t vi (1892 94), p. 1:29-130.)

61. Critique littéraire. Remarques sur les Souvenirs de Mme de Caylus. (Signé ; Alfred Richard.) — Poitiers, impr. de Millet et Pain (1893). In- 8°, 13 p.

(Extrait du Bull. mensuel de la-Faculté des lettres de-Poitiers, n° d'octobre 1893.)

62. Alfred Richard. Observations sur les mines d'argent et l'atelier monétaire de Melle. — Paris, C. Rollin et Feuardent, 1893. In-8°, 32 p., fig.

(La couverture imprimée sert de titre. - Extrait de la Revue numismatique, année 1893.)

63. Compte rendu du Catalogue des monnaies françaises de la Bibliothèque nationale. Les monnaies mérovingiennes, par M. Maurice Prou. Revue numismatique, 1893, p. 435-443.

64. Abrégé de ce qui s'est passé touchant la réformation de la royale abbaye de Saint-Maixent. Le Saint-Maixentais, n° du 25 août 1894.

65. Les armoiries du comté de Poitou, par M. Alfred Richard,... — Poitiers, impr. de Blais, Roy et Cie, 1895. ln-8°, 29 p., pl.

(Extrait des Mém. de la Société des antiquaires de l'Ouest, 2"- série, t. XVII (1894), p. 432-458.)

66. Bibliographie. La maison de Craon, 1050-1480. Etude historique accompagnée du Cartulaire de Craon, par Bertrand de Broussillon. (Signé : Alfred Richard.) Saint Maixent, impr. de C. Reversé, 1894. ln-8°, 8 p.

(Extrait de la Revue poit. et saint., t. xi (1894), p. 180-187.)

67. L'inscription du reliquaire de la Chapelle Saint-Sixte à la cathédrale de Poitiers. Courrier de la Vienne, n° du 5 décembre 1894. - Reproduit dans la Semaine religieuse du diocèse de Poitiers, 1894, p. 787-788. 68. Saint-Maixent.

Annuaire administratif, judiciaire, religieux, militaire. commercial et industriel des Deux-Sèvres pour l'année 4895, p. 587-590. — Reproduit dans le même Annuaire pour Tannée 1896, p. 616-619.

69. Les Taifales, la Theifalie et le pays de Tiffauge, par M. Alfred Richard,... —Poitiers, impr. de Blais et Roy (1896). In-8°, 23 p. et une carte.

(Extrait du Bull. de la Société des antiquaires de l'Ouest, 2e série, t. vu (1895-97), p. 419-441.) Cf. np 71,

70. Les armoiries de l'Université de Poitiers, par M. Alfred Richard,... — Poitiers, impr. de Blais et Roy, 1897. In-8°, 23 p., pl.

(Extrait du Bull. de la Société des antiquaires de l'Ouest, 2e série, t. VII (1895-97), p. 518-536.)

71. Chantoceaux et les Tiffailles. Réfutation de récrit de M. Lièvre, intitulé : Austrapius et les Taifales du Poitou, par M. Alfred Richard,... — Poitiers, impr. de Blais et Roy, 1898. In-8°, 39 p.

(Extrait du Bull. de la Société des antiquaires de l'Ouest, 2e série, t. VII (1895-97). p. 670-706.) - Cf. n° 69.

72. Poésies de Jean Babu, curé de Soudan, sur la ruine des temples protestants de Champdeniers, d'Exoudun, de la Mothe-Saint-Héray (1663-1682), publiées avec notices, commentaires et pièces justificatives, par M. Alfred Richard,... — Poitiers, P. Blanchier, 1896. ln-8°, 149 p., pl.

Dans sa notice sur Jean Babu, p. 19, Alfred Richard, parlant de la Doleonce d'in huguenot [d'Exoudun] sur le pidou estat de lou Tomple, dit : « Celle-ci avait jusqu'à ce jour échappé à tous les regards, quand nous l'avons rencontrée par hasard en feuilletant le bel exemplaire de la Gente Poitevin'rie que possède M. Arthur Labbé... » Cette assertion est inexacte; la Doléonce e-t rarissime, mais elle a été signalée par Charles Nodier, en 1844. (Cf. Compte rendu par Alphonse FARAULT, Revue poitevine et des confins de la Touraine et de l'Anjou, t. XIII (1896), p. 344-345.)

73. Les armoiries de l'Université de Poitiers. Lettre de M. Richard,... à M. Deméré, président du tribunal civil de Montmorillon.  L'Avenir de la Vienne, n° du 28 mars 1897.

74. Note sur une trouvaille de pièces de billon, des XVe et XVIe siècles. Revue numismatique, 1897, p. 74-77.

75. Les maires de Poitiers, par M. Bélisaire Ledain ; publié par M. Alfred Richard, avec une introduction.  Mém. de la Société des antiquaires de l'Ouest, 2e série, t. xx (1897), p. 215-774.

76. Notice sur Bélisaire Ledain [1832-1897], lue à la Société des archives historiques du Poitou, séance du 18 novembre 1897, par M. Alfred Richard,... — Poitiers, impr. de Oudin et Cie, 1898. In-8°, 19 p.  (Extrait des Arch. hit. du Poitou, t. XXVIII (1898), p. v-xxi.)

77. La bataille de Vouillé en 507, réponse au mémoire de M. Lièvre, par M. Alfred Richard,... — Poitiers, impr. de Biais et.Roy, 1898. In-8°, -50 p. et une carte.  (Extrait du Bull. de la Société des antiquaires de l'Ouest, 2e série, t VIII (1898-1900), p 20-67. — Cf. Le lieu de la rencontre des Francs et des Wisigoths, sur les bords du Clain, en 507, par M. Lièvre, dans la Revue historique, t. LXVI (1898), p. 90 104, arec une carte.) — Cf. nos 48 et 93.

78. Trouvaille de pièces d'or à Brigueil-le-Chantre.  Rapport adressé à M. le Préfet de la Vienne par M. Alfred Richard,... — Poitiers, impr. de Biais et Roy, 1900. In—8°, 10 p.  (Extrait du Bull. de la Société des antiquaires de l'Ouest, 2e série, t. vin (1898-1900), p. 536-539.)

79. Note sur un Album amicorum du XVIe siècle. (Signé : • Alfred Richard.) —Paris, Plon-Nourrit et Cie. 1901.  In-8°. 3 p., pl.  (Extrait de la Réunion des Société des beaux-arts des départements, du 28 mai au 1er juin 1901, 25e cession, p. 496-498.)

80. Le psautier et les heures de Claude Gouffier.  Bull. de la Société des antiquaires de l'Ouest, 2e série, t. IX (1901-03), p. 142-144.

81. Relation de la découverte de la Minerve de Poitiers le 20 janvier 1902, par M. Alfred Richard,... — Poitiers, impr. de Biais et Roy, 1902. In-8°, 29 p., 2 planches et un plan.  (Extrait du Bull. de la Sociéte des antiquaires de l'Ouest, 2e série, t. ix (1901-03), p 302-328.)

82. Le livre d'heures de l'abbaye de Charroux, par Mgr X. Barbier de Montault, avec notes de M. Alfred Richard. — Poitiers, impr. de Blais et Roy, 1903. ln-8°, 26 p.  (Extrait du Bull, de la Société des antiquaires de l'Ouest, 2e série, t. ix (1901-03), p. 400 423.).

83. Note sur une inscription du XIe siècle (trouvée à Vouhé), par M. Alfred Richard,... - Poitiers, impr. de Biais et Roy, 1903. ln-8°, 2 p.  (Extrait du Bull. de la Société des antiquaires de l'Ouest, 2e série, t. ix (1901-03). p. 470-471.)

84. Histoire des comtes de Poitou (778-12 04), par M. Alfred Richard,... — Paris, A. Picard et fils, 19)3. 2 vol. gr. in-8°, ix-507 et 597 p. ……………………………..