Ruines du château de la Roche sur Yon

On est fondé à croire, mais sans preuves bien positives, les titres s'étant perdus dans les incendies des guerres civiles, qu'au commencement du XIIe siècle, les seigneurs de la Roche-sur-Yon fondèrent l'abbaye de Notre-Dame-de-Belle-Fontaine, appartenant au diocèse d'Angers, et alors à celui de Poitiers, qui renfermait tout le territoire dont on fit en 1317 les diocèses de Maillezais et de Luçon.

 Cette maison reçut de grands bienfaits des seigneurs de Maulévriers (mala lepora). Après avoir été soumise quelque temps à Marmoutiers, elle devint enfin immédiatement dépendante du prieuré de St-Lienne : les moines y suivaient donc la règle de St-Benoît; ils furent remplacés en 1642 par les feuillants (1).

En 1771, elle était en commande, avait un revenu de 4,000 liv. et relevait du diocèse de la Rochelle (2). Des trappistes l'habitèrent depuis.

Nous savons aussi , par d'autres parchemins tirés du cartulaire de St-Lienne, plusieurs autres actes de concessions, de transactions, d'échanges ou de restitutions passés entre les seigneurs de la Roche et les prieurs du monastère pendant le cours du XIe siècle. Mais cette longue et uniforme série de documents conçus presque tous dans les mêmes termes est moins intéressante que monotone.

Les évêques de Poitiers, Guillaume IV, Grimoard, Jean III, Maurice de Blason, y figurent parfois comme autorité première; les doyens du chapitre Aimery et Gosbert, ce dernier surtout, devenu célèbre par son opposition ardente à St Bernard, y souscrivirent avec l'archidiacre Guillaume Airic.

Mais parmi ces noms il en est qui se rattachent à notre histoire et qui peuvent établir une suite des seigneurs de la Roche et des prieurs de St-Lienne.

 Je les recueille ici avec la date des pièces qui me les fournissent (3); et par occasion j'y ajouterai, à partir de 1369, les noms des princes qui possédèrent successivement et à divers titres, jusqu'à la fin du XVIIIe siècle, le vieil héritage d'Ingelenus.

DATE SEIGNEURS PRIEUR
987 INGELENUS  
1035 Geoffroy, vicomte de Thouars  
1092 Bernard (Bernardus de Rocha) Guillaume
1100 Idem Geoffroy et Odon
1111 Idem Herley
1120 idem Idem
  Joscelin Gourmil
  Garat Pierre
  Idem Guillaume
1166 idem Geoffroy 
1170 Chévrier  
1180 Hergard Haimeric
1190 Hugues Pierre Moren
1208 Bernard de Machecoul  
  Guillaume de Mauléon Willelmus Rufus
av 1212 Bernard Chales Guillaume (4) 1215
1213   Gilbert
1217 Aimery VII de Thouars Willemus Roselli
1218 Brienne de Montaigu (dernier prieur que nous connaissons des documents écrits)
1228 Herbé de Volure  
1256 Maurice de Belleville  
1258 Alphonse, comte de Poitou  
1292 Challes (Karolus), comte de Valois et d'Anjou  
1369 Louis Ier, comte d'Anjou  
1370 Le prince de Galles, le duc de Lancastre, son frère  
1384 Olivier de Clisson  
     
  Maison d'Anjou
1388 Louis II, duc d'Anjou, et Yolande d'Aragon  
1410 Marguerite de Clisson  
  Isabelle de Bourgogne  
1417 Louis III, duc d'Anjou  
     
  Maison de Beauvau
1423 Pierre de Beauvau  
1434 Bertrand de Beauvau  
1454 Louis de Beauvau  
     
  Maison de Bourbon-Vendôme
1477 Jeanne de Bourbon-Vendôme et Louis de Joyeuse
  Ducs de Montpensier, prince de la Roche sur Yon
V. 1484 Louis Ier de Bourbon  
  louis, II du nom, son fils  
V.1539 Charles de Bourbon  
  Henri de Bourbon  
1569 François de Bourbon  
1593 Henri de Bourbon  
1608 Marie de Bourbon, duchesse d'Orléans
     
     
  Maison de Bourbon-Conti
A. 1666 Armand de Bourbon-Conti  
1684 François-Louis de Bourbon-Conti  
1694 N. Second fils de François-Louis  
1698 N. troisième fils de François-Louis  
Après 1698 Louise-Adélaïde, Mademoiselle de la Roche-sur-Yon
  Louis-François, son neveu  
1776 Louis-François-Joseph  

....

 

De 1208 à 1246.

Bernard de Machecoul, seigneur de la Roche. Guillaume de Mauléon et Béatrice.

 

La Roche appartenait, au commencement du XIIIe siècle, à Bernard de Machecoul, qui la donna en dot à sa fille Béatrice en lui faisant épouser Guillaume de Mauléon, seigneur de Talmont.

Les deux époux, voulant donner à St-Lienne une marque de leur vénération, accordèrent en faveur du prieuré liberté pleine et entière à un de leurs serfs nommé Daniel Breton, en l'obligeant à prendre soin par lui et ses successeurs d'une lampe qui devait brûler nuit et jour dans l'église où reposaient les reliques. Ceci dut se passer avant 1208 (5).

Plus tard et à différentes reprises, ils ajoutèrent quelques autres dons à celui-là, tant pour le prieuré que pour d'autres églises de leur dépendance. Ils eurent un fils nommé Éblouin, qui figure, à cette même année 1208, comme participant à la donation de cent sous de rente annuelle pour l'entretien de quatre cierges qu'on devait allumer à toutes les messes célébrées dans l'église prieuriale.

Mais la légende fabuleuse du moyen âge va jeter sur notre histoire l'empreinte de ses merveilleux souvenirs. A en croire une vieille tradition, cette Béatrice qu'on vient de voir mariée au seigneur de Talmont, et qui par cette union était devenue dame de la Roche, aurait pris goût pour la chair humaine jusqu'à faire enlever chaque jour par ses gens, dans les environs de sa terrible demeure, un enfant dont on alimentait sa table.

Son maître d'hôtel, dont ces hideux repas inquiétaient sans doute la conscience, finit par substituer aux enfants de jeunes chiens. L'anthropophage n'y vit d'abord aucune différence; mais, instruite bientôt de cet heureux stratagème, elle admira le bon naturel de l'ingénieux cuisinier, et au lieu de le manger lui-même, ce que bien d'autres en ce temps

auraient fait à sa place, elle fit un retour sur sa gourmandise, puis son repentir la conduisit dans la forêt de la Roche-sur-Yon, où, renfermée dans une étroite cellule, elle pleura jusqu'à la fin de sa vie «  L'abominable erreur de ses goûts dépravés»,  et voulut les expier en y fondant une abbaye.

Cavoleau, à qui j'emprunte cette légende, la traite de conte populaire très-absurde (6). Il a eu le malheur de ne pas deviner le côté poétique des naïfs récits de nos campagnes. Mais, de son temps, on ne savait pas encore qu'il y a toujours quelques faits obscurcis par le laps des années sous ces étonnantes fictions.

Comme lui, nous ignorons, il est vrai, la source de cette croyance des bonnes gens de la contrée; mais qui ne sait combien d'actes de la vie féodale ont pu accréditer en des intelligences bornées, et d'autant plus avides de choses surprenantes, l'opinion si défavorable à la dame de ces lieux ? Souvent il suffisait, à ces époques d'arbitraire et de violences, qu'un seigneur fondât un monastère pour lui supposer quelque grave motif de pénitence; et il faut bien avouer aussi que telle fut souvent la cause réelle de ces pieuses libéralités. Pour peu que l'imagination populaire y cherchât une raison secrète qu'elle ne pouvait pas toujours deviner, il lui devenait facile de s'en faire une; la moindre circonstance spécieuse était exploitée dans ce sens, et ainsi se fondaient le pouvoir des fées et les prodiges redoutables du sombre manoir des châtelains.

 

Après le conte, voici la vérité réduite à ses proportions naturelles.

1214. Béatrice devint veuve de Guillaume de Mauléon peu de temps après son mariage, et dans une charte que M. Marchegay a un peu trop reculée en l'attribuant à l'année 1215, et qui doit avoir précédé 1210, on la voit renouveler la donation faite en 1208 pour le luminaire de St-Lienne (7).

Bientôt elle se remarie à Aimery, vicomte de Thouars, et lui apporte entre autres seigneuries celle de la Roche. Les historiens, éclairés par les titres écrits que possédait autrefois le prieuré de la petite ville, ou le monastère de Marmoutiers, ne peuvent signaler dans la vie de la noble dame que l'établissement de plusieurs maisons religieuses, auquel elle concourut avec ses deux époux pour ce qui regardait son douaire.

 Savary de Mauléon, hérita en 1214,de la principauté de Talmont à la mort de son oncle Guillaume de Mauléon.

 

 

Fondation de Abbaye Notre-Dame des Fontenelles

 

Au nombre de ces fondations, et comme la plus célèbre, il faut compter l'abbaye de Fontenelle ( de Fontenellis).

Non loin de la Roche était une vaste forêt de son nom que j'ai déjà signalée. C'est au milieu de cette solitude, dont les mystérieuses profondeurs auront probablement surexcité l'imagination du peuple, qu'avec le consentement de Béatrix, dame de Machecoul, Luçon et de la Roche-sur-Yon, propriétaire du grand fief d'Aunis, Dompierre et Tonnay-Boutonne, fonda, en 1210, avec Guillaume de Mauléon, seigneur de Talmont, son premier mari, une abbaye dans la forêt de la Roche-sur-Yon.

 « Inde est ad communem omnium notitiam tam praesentium quam futurorum volumus pervenire, nos intuitu Dei, et pro salute animae nostrae et antecessorum nostrorum et successorum quamdam abbatiam fondavisse de ordine de Cancellata in silva Rocha (A1) ».

Cette abbaye prit le nom de Notre-Dame-des-Fontenelles, de Fontenellis (A2), ainsi nommée de plusieurs sources qui surgissaient aux abords du monastère.

 D'après Jonyneau-Desloges, il y avait, aux Fontenelles, une source d'eaux minérales ferrugineuses qui, en 1784, étaient légèrement hépatiques (A3).

 

 Les fondateurs y appelèrent des chanoines réguliers de la Chancelade, autre monastère d'augustins créé un siècle auparavant en Périgord, et que l'évêque Guillaume d’Auberoche venait d'ériger en abbaye (8).

Ils leur donnèrent le droit de minage sur la seigneurie, un bois et des terres dans la forêt, toutes leurs redevances sur les marchés de la Roche, un terrain vague à Payré (9), proche l'église St-Michel, et d'autres produits annuels de moindre valeur; enfin ils ajoutèrent le cens sur les boucheries de Payré (10); pour tout quoi les chanoines devaient entretenir à perpétuité dans l'église abbatiale une lampe qui y brulât nuit et jour, et allumer deux cierges de plus pendant toutes les messes (11).

Un autre don de quelques héritages dans la terre de Talmont et ailleurs fut encore fait par le même en 1212 (12); et en 1215 Savary de Mauléon, neveu de Guillaume, en donna confirmation après la mort de son oncle, dont il avait hérité.

Enfin, l'année suivante, 1216, Brienne de Montaigu voulant s'assurer après sa mort un anniversaire de prières dans la communauté, l’y fonda à perpétuité par une concession de terres et rentes diverses, plus un setier de froment et un de farine, à prendre sur un moulin que l'Yon faisait tourner au bas du château de la Roche sur Yon, et que D. Fonteneau appelle dans une note le moulin de Beçons (13).

 

 

La chapelle de Béatrice

Béatrice s'était-elle menagé près de l'abbaye un lieu de repos, un oratoire solitaire où elle pût aller vaquer en liberté à la prière et à la méditation 

y faisait-elle d'assez fréquentes visites pour accréditer les bruits, répandus peut-être dès lors, d'une retraite absolue ? L'histoire ne permet à cet égard que des conjectures, unique moyen de concilier son silence avec le conte cité par Cavoleau.

Ce monastère reçut, dans la suite, d'un grand nombre de seigneurs de la Roche, de grandes libéralités.

 

 

L'abbaye pendant les Guerres de Religion

Vers 1490 il tomba en commande; les hérétiques le brûlèrent en 1562, détruisirent l'église et massacrèrent les moines (14).

Après cette catastrophe, il n'y resta plus que l'ombre de son ancienne splendeur. Il languit dans une existence précaire qui amena bientôt l'oubli de la règle, et le relâchement qui en est l'infaillible conséquence. Les fondations étaient négligées, et, quoiqu'on en trouvât un motif trop valable dans l'extinction des renies et des biens-fonds devenus la proie des spoliateurs du XVIe siècle, il paraît que certaines obligations auraient pu encore se remplir, puisque l'abbé fut condamné en 1612 à pourvoir à l'entretien de la lampe et de la cire pour le grand autel.

 Ce triste dénûment durait encore en 1615, lorsque le prieur clausiral Jean Rousseau, de concert avec ses religieux, obtint que la réforme y serait introduite. L'arrêt qui fit droit à leur requête est du 24 juillet 1614.

Le 13 octobre suivant, Jacques de Flavigny et Antonin Frollaud, l’un chanoine et grand vicaire, l'autre curé de Luçon, s'y rendirent, assistés de plusieurs supérieurs des monastères du voisinage. Ils confirmèrent le prieur dans sa charge, remirent en vigueur la règle de Saint-Augustin, firent procéder devant eux à l'élection aux emplois, et réglèrent les comptes. La régularité fut ainsi ramenée dans cette maison. Dès lors les religieux reprirent l'usage de chanter matines à 4 heures du matin depuis Pâques jusqu'à l'Exaltation de la sainte Croix (14 septembre), et à cinq heures le reste de l'année. On devait tenir chapitre tous les vendredis après matine, coucher dans un dortoir commun; il ne fallait jamais manger hors de la communauté, ni omettre la lecture publique pendant les repas (15).

L'abbaye de Fontenelle se maintint dans sa nouvelle serveur jusqu'à la fin du dernier siècle. Son revenu n'était alors que de 2,500 à 3,000 liv. (16). Comme tant d'autres, elle succomba sous les efforts de nos grands orages politiques. On ne retrouve maintenant que ses ruines, qui attirent parfois le voyageur dans les agrestes environs de Venansault; au milieu des débris des cloîtres est une fontaine d'eau minérale ferrugineuse.

 

 

 

 

 

Tombeaux

Dans l'église, devenue paroissiale, on montre encore les tombeaux de Guillaume de Talmont, de Béatrice qui y fut inhumée en 1235, et de Jeanne sa fille, qui apporta en dot la terre de la Roche-sur-Yon à Maurice de Belleville, et mourut plus de vingt ans après sa mère.

Ce qui prouve que l'union de Guillaume de Talmont et de 1214. Béatrice fut de courte durée, c'est que des pièces de l'an 1214 parlent d'elle comme étant déjà remariée à Aimery de Thouars, qui devint ainsi seigneur de la Roche.

Le sceau d'Aimery, décrit par le P. Anselme (17), était d'or semé de fleurs de lis d'azur au franc quartier de gueules.

On y lisail S. AIMERICY. DOM. DE MACHECO. Au contre-scel, un poisson (18), et pour légende † Aymerici de THOARCIO. DOM. DE M.

 

 

 

Le droit d'usage dans ses bois (Coutume)

 En 1229, il figure encore reconnaissant à l'abbaye de la Chaise, près Saumur, le droit d'usage dans ses bois (19).

Dom Estiennot nous a conservé une charte dont il dit avoir vu l'original (20), par laquelle Brienne de Montaigu et Agnès, sa femme, donnaient, en 1218, aux religieux de St-Lienne, vingt sous de rente en pure aumône, pour l'entretien d'une lampe à faire brûler sans interruption devant le corps du saint.

Ce Brienne portait de gueules au lion rampant d'hermine. Il y avait donc dès lors entre le prieuré et la famille de Montaigu des relations d'amitié qui devaient bientôt se fortifier par une alliance entre cette famille et celle des seigneurs de la Roche.

 

Aimery de Thouars ajouta, cette même année, à ses précédentes générosités, une donation de bois de chauffage dans sa forêt, une rente de 60 sous qu'il percevait dans la terre de Château-Fromage (21), et quelques autres droits en faveur du prieuré.

En reconnaissance, les religieux accordèrent un des leurs pour aumônier à la famille (22) Il n'est de si bons voisins qui puissent rester toujours d'accord.

Le monastère des Fontenelles et celui de la Roche étaient trop rapprochés l'un de l'autre pour que les intérêts communs ne se trouvassent pas confondus parfois, et ne vinssent troubler quelque peu la paix de ces pieuses solitudes.

Une contestation s'étant élevée, dont on ne voit pas clairement le sujet, quoiqu'il paraisse suffisamment qu'il s'agissait de possessions territoriales, on se débattit longtemps de part et d'autres, et il fallut que des commissaires fussent délégués par le pape Honorius III pour vider le procès en dernier ressort.

Ils y parvinrent, grâce au bon vouloir de Maurice et de Béatrice, qui, « pour rétablir la paix et bonne union, et en vue de Dieu, » donnèrent au couvent de Marmoutiers et à sa maison de la Roche-sur-Yon tous les droits sur les eyrauds y attenant au Peu-de-Gay (23), à Avrillé (Avrillosa, Avrilose), et ailleurs; moyennant quoi l'abbaye de St-Martin abandonna à celle des Fontenelles toutes ses appartenances qu'elle avait eues sur elle et sur la paroisse de St-André d'Ornay.

 De leur côté, les religieux augustins donnèrent cinquante sous de rente annuelle sur le moulin et l'étang de Biote, payables par moitié à Pâques et à Noël; faute duquel payement le prieur de la Roche pourrait faire saisir l'étang et le moulin.

Cet acte se passa au mois de juin 1225. Nous ne voyons pas que la paix ait été troublée dans la suite entre les deux maisons (24).

 

 

Lanterne des morts

On conserve dans les archives du département de la Vendée une charte de 1228, qui renouvelle et continue l'obligation de la lampe à entretenir devant les saintes reliques du prieuré, moyennant une rente de 20 sous, faite par Hervé de Volure (25) sur des biens qu'il avait à Challans et autres lieux.

En 1239, Guiberte, femme de Maurice, sire de Belleville, donna, du consentement de son mari, à l'abbaye de Fontenelle, la terre de la Maleterre (Maletariam) et toutes ses dépendances, situées dans la paroisse de St-Flaive, entre le ruisseau de ce nom et le bois de Gemelo, appartenant au seigneur de la Roche.

Un certain Gérard Chevrairs et sa femme firent aussi, l'année suivante, abandon de ce qui pouvait leur revenir sur cet enclave, et les moines s'obligèrent à prier pour les nouveaux bienfaiteurs et leurs parents (26).

 

 

 

Origine du Bourg-sous-la-Roche-sur-Yon <==.... ....==>

 

 


 

(1) Du Tems, Clergé de France, t. II, p. 531.
(2) D. Beaunier , Bénéfices oyaux, t. I, p. 193.
(3) Cartular. , passim.

(4)  Testes sunt Vuillelmus prior de Rocha, et Peregrinus socius ejus; Rogerius prior ejusdem loci, etc. » Ce texte ferait supposer que Pellerin ( Peregrinus), aurait pu être sous-prieur, socius ; mais quel est ce Rogier qui signe prieur du même lieu ?

(5) Cartular., appendix , n° 1.

(6) Description du département de Vendée , in-40 , 1818, p. 293.


(7) Cartular., appendix, no III.

(A1) Voir charte de Fondation de l’abbaye des Fontenelles, 1210, Gal. Ch., p.119, Instrumenta id. Gallia ch., v2, c. 1434. V. Thibeaudeau, tome 2, p.286.

(A2) Noms anciens d’après les chartes- Fontenellae – Fontenalliae- Pouillé de Luçon, d’Aillery, p.132.

(A3) V. l’abbé Aubert, p 64.

(8) Du Tems, t. 11, p. 585 et 609.

(9) Unum airaudum apud Pereium , juxta ecclesiam Sti Michaelis. L'eiraud, qu’on a nommé dans quelques coutumes de France eiral, est défini par Ducange : ager qui nec colitur nec aratur ; et il cite pour exemple de l'emploi de ce mot la charte que je traduis ici.

(10) Census carnificium de Pereïo. C'était le droit perçu sur l'abatage ou la vente des animaux de boucherie. Ce lieu de Perečo est aujourd'hui le Poiré, chef-lieu de canton à 8 ou 10 kilom. de la ville. Une charte de 1092 le nomme Petrætum.

(11) Gallia Christiana, t. II col. 1432.-V. etiam Instrumenta, ad calcem, col. 420.

(12) D. Fonteneau, t. VIII, p. 413.

(13) Dom Fonteneau, t. VIII , p. 419, 420.

(14) L'abbé était alors Jean de Bar ( et non pas de Barre, comme l'écrit Thibaudeau), gentilhomme courageux qui se trouva sept ans après en bon équipage à la défense de Poitiers, et s'y battit contre Coligny. (V. le Siege de Poitiers, par Liberge.)

(15) D. Font., VIII, 489.
(16) Hesselin , Dict. de la France, vo Fontenellos. - Du Tems, loc. cit.
(17) Histoire généalogique de la maison de France, t. iv, p. 193.

(18) Ce poisson s'explique, je crois, par la seigneurie de Luçon, que possédait le vicomte de Thouars. On sait que le mot latin lucius est le nom du brochet. Le chapitre de Luçon en portait trois sur ses armoiries, et on les voyait encore à la dernière clef de voûte du bas-côté nord de la cathédrale, avant que la flèche dont la ruine a endommagé cette partie de l'église ne fût frappée de la foudre en 1846.

(19) P. Anselme , loco cil.
(20) Antiquitates Benedictinæ , ive parts, fo 165. – Cartular., appendix, no 5.

(21) Castrum Casei et Castrum Fromage. Ce fut après 1791 une commune réunie depuis à celle du Bourg-sous-Bourbon.

(22) Cartular., no XXVI.

(23) Poi-de-Jai dans la charte de Béatrice, et à Peu-de-Gay dans celle de son mari.

(24) Cartular., nos XXVIII, XXIX , xxx et XXXI.

(25) M. de Ste-Hermine , ubi suprà , dit de Veluire. La charte porte réellement de Volure. On a dit depuis, et on dit encore de Volvire. - V. Cartular., append.no VI.

(26) Le Dictionnaire des familles du Poitou date cet acte de 1230. L'assentiment donné en 1240 par Gérard se serait donc fait attendre dix ans, ce qui n'est pas probable. C'est donc bien 1239 qu'il faut lire, comme D. Fonteneau l'a écrit i Mss. t. xiv, p. 279 et 281.) Je crois aussi que le Maurice de Belleville qu'avait épousé Guiberte est le même qui va se remarier avec Jeanne de Thouars, et dont le Dictionnaire fait un personnage différent.