01 avril 2021

États du Poitou convoqués à Saumur par le dauphin, au mois de juin 1417

Par lettres royales du 13 avril 1417, Charles, duc de Touraine, fut investi du titre de dauphin et du gouvernement du dauphiné. Le 29 avril 1417, Louis II, duc d'Anjou et roi de Sicile, mourut en son château d'Angers. Ce prince était âgé seulement de quarante ans et succombait à une pénible maladie Le 17 mai 1417, le prince Charles, déjà duc de Touraine et dauphin, reçut par lettres royales le duché de Berry, ainsi que le comté de Poitou, pour les tenir, l'un et l'autre, en pairie. Il est nommé lieutenant-général du royaume,... [Lire la suite]

18 janvier 2021

Mémoire du temps touchant la Pointe du Chapus et son Fort sur le Rocher

La pointe du Chapus, qui formait l'extrémité ouest de la presqu’île de Marennes, était l'aboutissement d'une antique voie romaine. Cette voie reliait Marennes à Saintes (Mediolanum Santonum), alors capitale de la Gaule Aquitaine, et se prolongeait à l’actuelle pointe, où existait une liaison vers l'île d'Oléron.  C'est à cette époque que le village du Chapus apparut au fond d'une petite baie, c'était alors un village de pécheurs et de sauniers.  Les romains installèrent de plus les premières exploitations d'huîtres,... [Lire la suite]
08 décembre 2020

L'abbaye Notre-Dame-de-Ré, Savary de Mauléon, Amable du Bois - Notice sur les Chartes Seigneuriales de l’Ile de Ré

Dans le Golfe des Santons, pendant tout le moyen âge, les habitants de l'île de Ré jouirent de privilèges spéciaux, concédés par leurs seigneurs, dans le but de les engager à ne pas abandonner l'île, bien qu'elle fût, à mainte reprise, dévastée soit par les inondations de l'Océan, soit par la piraterie des Normands et Anglais. Au début, ces privilèges existèrent à l'état d'usages dans la coutume locale; plus tard, afin d'éviter les contestations entre les seigneurs et leurs sujets, ils furent consignés par écrit dans des chartes... [Lire la suite]
05 décembre 2020

Loudun, l’archéologue français Mgr Barbier de Montault- l’église Saint Hilaire du Martray (Amaury de Bauçay)

L’église Saint Hilaire du Martray, et son portail gothique flamboyant. Cette église est en fait la chapelle du couvent des Carmes qui s’est installé dans ce quartier de Loudun au XIVème siècle. HARDOUIN Ier, frère puîné de Hugues V, marié à Aumure, alias Barthelemye de l'Ile-Bouchard, fille de Barthèlemy de l’Isle Bouchard et d’Eustache de Doué, dame de Gençay, trois fils et deux filles. L’ainé, Hardouin II, épousa Isabeau de Châteaubriand. L’original de leur contrat de mariage, qui porte la date de 1305, est conservé aux... [Lire la suite]
04 décembre 2020

1222 Litige entre l’abbaye Saint-Jean d'Orbestier et l’abbaye de Lieu-Dieu-en-Jard d’un don de Richard Cœur de Lion

Sachez que l'abbé et les moines de Saint-Jean Orbestier d'une part, et, l’abbaye de Lieu-Dieu-en-Jard d'autre part, ont fait l'objet d'un litige sur la coutume des poissons dans la rade d'Olonne, don fait à la mémoire de Richard, comte de Poitiers, puis le roi d'Angleterre.Universis Christi fidelibus presentem paginam inspecturis Johannes, Dei paciencia abbas, totusque conventus abbacie Loci Dei de Jardo salutem in Domino. Noverit universitas vestra quod inter abbatem et monachos Sti Johannis de Orbisterio, ex una parte, et nos, ex... [Lire la suite]
26 octobre 2020

1182, Don de Richard Cœur de Lion, comte de Poitou et seigneur de Talmont à l’abbaye Saint-Jean d'Orbestier

La seigneurie de Talmont, d'abord confondue dans le comté de Poitou, en devint cependant distincte vers 1025 en faveur de Guillaume-le-Vieux ou le Chauve qui fonda l'abbaye de Talmont vers 1040. Ensuite, nous trouvons le titre de seigneur de Talmont porté tant par les successeurs et ayant-droit de Guillaume-le-Chauve que par les comtes de Poitou eux-mêmes. Les abbayes de Saint-Jean d'Orbestier et de Sainte-Croix de Talmond, comme celle de Saint-Cyprien de Poitiers, reçurent, des propriétaires du sol, divers immeubles assez... [Lire la suite]

03 septembre 2020

Le droit de bois mort et de mort-bois des habitants de Mervent, en 1452. (Arthur Connétable de Richemont)

Les baronnies de Vouvant et de Mervent, vendues en 1419, par Jean Larchevêque au dauphin régent, furent données en 1425 par ce prince devenu Charles VII au connétable Arthur de Richemont. Ce grand homme, ennemi implacable des anglais, joignit à la gloire de ses services militaires la gloire meilleure et plus belle d'être pitoyable aux malheureux. On en pourrait citer maints exemples dans les domaines de Fontenay, de Parthenay, de Secondigny et du Coudray Salbart, qu'il possédait en Poitou avec Vouvant et Mervent.  A l'égard de... [Lire la suite]
06 mars 2020

Richard Cœur de Lion, seigneur de Talmont; des Lois Maritimes (Rôles d'Oléron) au droit d'amirauté

Pour faire comprendre l'amirauté de Talmont, il est donc indispensable que nous exposions, dans une légère exquise historique, ce que fut l'amirauté en France pendant le moyen-âge. Le titre d'amiral nous vient des croisades. Tant que durèrent les guerres de Palestine, les chrétiens, qui pourtant n'avaient pas de flottes en règle, appelèrent de ce nom arabe les principaux commandants de leur navigation armée. Après ces expéditions religieuses, le titre resta, mais, à défaut de flotte, il fut surtout un titre honorifique auquel... [Lire la suite]
26 mars 2019

Moyen-Age - voyage au temps de GEOFFROY LA GRAND’DENT et l’Ancienne Famille de Lusignan- (Le Roman et l’Histoire)

Les anciennes chroniques, le roman de Mélusine, plusieurs autres documents et Rabelais même, dans Pantagruel, parlent d’un redoutable et turbulent seigneur du moyen-âge, Geoffroy de Lusignan, surnommé la Grand’Dent (parce qu’une longue dent lui sortait de la bouche) et qui est devenu légendaire en Poitou. On l’a aussi appelé le Diable, en raison des violences qu’il exerça contre les moines de l’Abbaye de Maillezais et des Prieurés qui en dépendaient. L’identité de ce farouche personnage est restée longtemps douteuse. Plusieurs... [Lire la suite]
30 janvier 2019

Pêche et chasse, un privilège seigneurial au Moyen-Âge (Poitou)

Malgré la transformation que le desséchement avait fait subir au pays, les habitants n'avaient pu s'accoutumer à une vie complètement agricole : ils avaient conservé leur goût inné pour la pêche et la chasse, jadis les seuls moyens d'existence de leurs ancêtres. Les eaux du marais abondaient en poissons de tout genre. Dans les innombrables canaux alimentés par la Vendée, l'Autize ou la Sèvre, les poissons d'eau douce affluaient : « De poisson, c'est une monstruosité que la quantité, la grandeur et le prix, » écrivait Henri de... [Lire la suite]