Aliénor d'Aquitaine et Richard Coeur de Lion abbaye Sainte Croix de Talmond - Les Monastères, les Cures et Paroisses du Talmondais

On ne saurait faire une étude quelconque sur le Moyen- Age, sans parler en première ligne de la religion et de ceux par les mains desquels elle fut administrée. Dire quelques mots de ce qui se passa dans le Talmondais, c'est rappeler ce qui existait en France et particulièrement dans le Bas-Poitou, soumis tout d'abord à la direction de l'évêque de Poitiers, et plus tard, en 1317, à celle de l'évêque de Luçon (2).

Aux premières époques du christianisme, qui n'apparut guère dans notre contrée qu'au IIIe siècle, les évêques étaient à peu près seuls à distribuer les secours de la religion, et comme ils s'installèrent naturellement dans les villes un peu importantes, les habitants des campagnes furent longtemps tenus éloignés des progrès accomplis par la voix des successeurs des apôtres.

Ces prélats craignirent même, pendant deux ou trois siècles,

de déléguer leurs clercs à travers le pays pour prêcher et faire de nouveaux prosélytes, et ce fut au ve siècle seulement, que ceux qui prirent alors le nom de diacre, archidiacre ou curé, purent distribuer les sacrements, et célébrer les cérémonies du culte. On avait peur que l'isolement de ces vicaires abandonnés à eux-mêmes, au milieu d'une population ignorante et presque barbare, leur fit oublier leur mission et les devoirs sévères et austères qu'ils avaient à remplir. La nécessité des choses l'emporta cependant sur ces craintes si bien fondées, et la réalité fit voir bien vite que la nature humaine se laisse, malgré tout, toujours influencer très vivement, par tout ce qui l'entoure et lui touche de près.

A côté de cette institution et de cette administration directe des évêques, qui .prirent le nom de séculières, s'éleva un autre pouvoir, non moins puissant ni redoutable, même pour le premier, celui des moines réguliers. S'inspirant des textes des évangiles, des fidèles pleins de foi, pieux et recommandables pour la pureté de leurs mœurs, se réunirent à la voix d'hommes de bien, habiles à stimuler leurs idées religieuses, et fondèrent des monastères, afin de vivre en commun et de suivre des règles fixes et régulières, à l'abri de la dissolution qui les environnait.

Sans entrer dans de trop grands détails, qui nous entraîneraient fort loin de notre sujet, nous devons dire toutefois, qu'au XIe siècle, il existait déjà dans les campagnes du Talmondais, beaucoup d'églises fondées par les fidèles, et que celles-ci étaient administrées, par un clergé rien moins qu'irréprochable, entouré d'une société assez dissolue, dans laquelle régnaient en maîtres une incroyable confusion des pouvoirs et la plus profonde anarchie.

Les envahissements continuels de l'esprit laïque et les usurpations du pouvoir temporel sur le spirituel, avaient fait naître, jusque dans le sanctuaire, pendant l'époque qui précéda le régime féodal, des abus et des scandales inouïs.

C'est à ce moment que le clergé régulier, représenté par les moines de l'ordre de st Benoit, vint s'installer dans la contrée et combattre le concubinage des prêtres, la simonie et l'investiture temporelle des bénéfices ecclésiastiques, créés par les fidèles pour l'entretien du culte et des églises.

Les évêques de Poitiers furent les premiers à favoriser cette réforme, et à prêter leur autorité, pour remplacer dans les paroisses, le presbytère par le prieuré, car il leur était bien difficile, à une époque où la bourgeoisie n'existait pas, de trouver des vocations et de l'instruction au milieu des populations de la campagne.

Dans certaines contrées de la France, les moines s'étaient établis beaucoup plus tôt, et tous les historiens de cette époque disent que, déjà au IXe siècle, les prieurés à charge d'âmes, administrés par des moines et annexés aux grandes abbayes, absorbaient la plus grande partie des paroisses rurales. La réforme n'était pas aussi avancée sur cette partie des côtes de « la mer océane ».

Les premiers moines qui apparurent, disions-nous, dans le pays qui nous occupe, furent les Bénédictins, qui, appelés par le sire de Talmond, Guillaume le Chauve, vers 1049, vinrent habiter l'abbaye de Sainte-Croix, que celui-ci avait fait bâtir dans l'entourage de son château (3).

 

Cependant on doit dire que, dès 1042, Vital, abbé bénédictin, chassé de l’abbaye de Saint-Gildas-de-Ruys, en Bretagne, posséda l'église Sainte-Marie d'Olonne, à la suite d'un don fait par le même seigneur, sur la foi de sa bonne réputation dans les pays environnants.

Probablement même avant cette époque, l'abbaye de Saint- Michel-en-l'Herm avait-elle fondé des prieurés à Saint- Benoit et à Curzon, au sud de la contrée, mais ce ne sont là que des faits isolés, et il est certain qu'il n'existait presque pas de moines réguliers dans le Talmondais avant la fondation de l'abbaye de Sainte-Croix de Talmond.

Château et l'Abbaye Sainte Croix de Talmond Saint Hilaire

Aussi ce fût-il avec une rapidité prodigieuse, que l'on vit s'élever la puissance de ce monastère, resté sans rival pendant de longues années. Son fondateur lui octroya tout d'abord les églises de Saint-Pierre et Saint-Hilaire de Talmond avec toutes leurs dépendances, et ce n'était que justice, car d'après les règles canoniques anciennes, « le don d'une église ou d'une chapelle renferme celui du « bien même de l'église ou de la chapelle, à charge de la « desservir ou faire desservir. »

Celle de Saint-Hilaire était de beaucoup la plus riche des deux, et de fondation un peu plus ancienne, car elle était appelée : « parochie mater ecclesia. » (4)

Guillaume le Jeune, fils du précédent seigneur de Talmond, plaça Vital à la tête de l'abbaye de Sainte-Croix et lui permit d'apporter, comme don de joyeux avènement, l'église d'Olonne.

Nous parlerons plus loin des bénéfices énormes qui ont été alloués aux Bénédictins, ainsi qu'à leurs rivaux : il n'est question ici que des paroisses dont la direction leur a été confiée, et nous remarquerons, que Guillaume le Jeune parlait bien de presbiteri mei, et qu'il considérait comme sa propriété personnelle les biens du presbytère d'Olonne.

 Il avait également en propre la chapelle de Saint-Hilaire (5), élevée par son père dans l'enceinte de la forêt d'Orbestier, lorsqu'il en fit don à Sainte-Croix.

Vinrent ensuite s'ajouter aux possessions de l'abbaye, du temps du seigneur Cadelon, les églises de St-Vincent en Jard, Saint-Hilaire de la Forêt, Saint-Nicolas de Grosbreuil, qui étaient dans son domaine, et celle de Sainte- Marie de la Peyrate, bâtie près du Thouet, dans le pays de Thouars, et qu'il tenait du vicomte Aimery.

Il ne fallut pas un long temps aux abbés, pour réunir ainsi, sous leur crosse protectrice et puissante, la plupart des fondations religieuses de la contrée, et à la liste des églises déjà citées, nous ajouterons les paroisses de Saint-Pierre de Lande- vieille (6), Saint-Jean de Beaulieu, Notre-Dame de la Boissière, Notre-Dame de la Chapelle-Girouard (7), Sainte- Marie et Saint-Nicolas de Grosbreuil, Saint-Martin de la Jonchère, Notre-Dame de Landeronde, Sainte-Marie et Saint-Pierre du Luc, Saint-Pierre de Nesmy, Saint-Pierre de Nieul-le-Dolent, Sainte-Marie, Saint-Pierre et Saint- Gilles de Palluau, Saint-Georges de Pointindoux. Saint- Julien des Landes, Sainte-Madeleine et Saint-Pierre de Vairé, St-Pierre de Venansault, Lamayré (8), Saint-Laurent d'Aubigny, Saint-Martin du Bernard, Saint-Sauveur de Chaillé, Saint-Martin de l'Ile-d'Olonne, Sainte-Marie de Longeville, Saint-Eutrope de Poiroux, Saint-Pierre d'Avrillé, Saint-Nicolas de la Chaume, Saint-Généreux de Girouard, Sainte-Radégonde de Jard.

Les Bénédictins ne conservèrent pas jusqu'à la Réforme, toutes les églises que nous avons énumérées, mais elles leur furent toutes données, dans le cours du XIe et les premières années du XIIe siècle.

Dans presque toutes ces localités furent installés deux ou trois moines, quelquefois davantage, ayant le droit de percevoir des aumônes, et de lever les dimes payées par les vassaux. Ces religieux envoyés ainsi par l'abbé, avaient toujours au moins parmi eux un prêtre pour célébrer le service divin ; le presbytère, habité auparavant par un seul pasteur séculier, devenait prieuré, et tout cela avec l'autorisation de l'évêque, très heureux de pouvoir assurer aux paroisses de dignes recteurs. Car, il est bon de dire pour être impartial, qu'il y a lieu de ne pas confondre les premiers moines de Talmond, dont nous parlons ici, avec leurs descendants dégénérés, qui attirèrent plus tard sur leur tête une réforme semblable à celle que l'on était en train de faire subir au clergé séculier ; en ce temps d 'ignorance très grande, de violence inouïe, de superstition ridicule, ils ont rendu, avec leurs frères répandus dans tout le pays, un service signalé à la religion et à la société.

Ces diverses paroisses avaient eu presque toutes la même origine. Il arrivait fréquemment, en effet, qu'un seul propriétaire possédait une grande étendue de terre, appelée Villa, aussi spacieuse que beaucoup de nos communes ; dans ce domaine, il élevait le plus souvent un oratoire, pour les besoins religieux des serviteurs, des paysans et du seigneur lui-même, alors tenu d’affecter un terrain et des revenus suffisants pour l’entretien d'un prêtre pris, d'ordinaire, parmi les hommes de son domaine.

 Ce sont ces oratoires ruraux, qui ont donné naissance aux trois quarts de nos cures de villages. « De même que le village moderne est dérivé le plus souvent d'un ancien domaine, de même l'église paroissiale est dérivée très souvent de la chapelle privée du grand  propriétaire (9). »

Cette allocation constitue, pour chaque cure, une dotation foncière, exempte de charges, appelée Mansus (10) : de là le nom de mense paroissiale.

Pour accroitre leur puissance, les moines de Talmond ne craignirent pas, dans bien des cas, d'aller au- devant des donations et d'acquérir certaines paroisses à prix d'argent, pour les enlever ainsi aux laïques usurpateurs. Il n'est donc pas étonnant de voir, qu'après un temps relativement restreint, l'abbé de Sainte-Croix était devenu aussi puissant que son seigneur, qu'il avait su contenir à peu près dans ses attributions, et reléguer derrière les tours de son château, ou envoyer conquérir les lieux saints en Palestine.

Dans la suite, si les monastères ne purent toujours placer des religieux à la tête de la paroisse, ils ne négligèrent pas pour cela de remplir les engagements qu'ils avaient contractés, et de fournir des ministres à la religion. Ils prirent dans les localités soumises à leur influence les enfants les plus intelligents, spécialement les orphelins, ou d'autres qui leur étaient confiés par leur famille, et ils les élevèrent selon les usages ecclésiastiques, pour les présenter à la consécration de l'évêque, qui n'y faisait pas faute, lorsqu'il les trouvait dignes de remplir leurs fonctions. Ces prêtres, formés par les moines, administraient alors les paroisses sous la direction des religieux, tout en restant soumis à leur chef hiérarchique unique, qui était l'évêque. Il en fut ainsi, tant que l'observance régulière se maintint dans les monastères, et que le relâchement n’eût point fait déchoir les moines des hauteurs de la perfection convenable à leur état.

Mais, nous n'avons parlé jusqu'ici que de Sainte-Croix de Talmond, parce que ce fut cette abbaye qui eut les plus riches dépendances dans la petite région qui nous occupe : cependant Saint-Michel-en-l'Herm, sa puissante rivale, avait déjà depuis longtemps mis la main sur les rives du Lay, où elle avait fondé les prieurés de Saint- Benoît, Curzon, Lairoux, et, plus récemment, sur la partie septentrionale du Brandois, ceux de la Chaize-Giraud et Landevieille. Marmoutiers de Tours, Saint-Cyprien de Poitiers, Nieul-sur-l'Autise, Luçon, Maillezais possédaient aussi quelques paroisses dans le pays relevant de la seigneurie de Talmond ; mais ces succursales étaient en petit nombre, et l'on peut dire, sans crainte, que la grande majorité des églises de la contrée appartenait aux Bénédictins de Sainte-Croix.

Cela ne veut pas dire, qu'aux XIe et XIIe siècles, il ne se soit fondé dans le Talmondais d'autre abbaye que celle de Talmond. Quoique la fièvre religieuse du Xe siècle se fût un peu calmée, les fondations pieuses se multiplièrent encore d'une façon incroyable pendant les premiers siècles du Moyen-Age.

En effet, quelques années après la consécration de l'abbaye de Talmond, vers 1050, fut créé, par Guillaume le Jeune, le prieuré de Fontaines, dans l'église qui, dédiée alors à la Trinité, adopta dès lors le vocable de saint Jean, patron du prieuré. Le prieur n'a auprès de lui que trois ou quatre compagnons, et il dépend de Marmoutiers, près de Tours : il n'a sous sa dépendance que l'église de Saint-Jean, mais il sait se remuer en conséquence, et sa modeste maison voit bien vite s'accroître ses jolis revenus.

Non loin de là vint se construire Abbaye Notre Dame du Lieu-Dieu de Jard-sur-Mer , car nous sommes loin de considérer celle qui fut érigée par Richard Cœur-de-Lion, comme la première installation des Prémontrés dans cette contrée.

Nous savons, en effet, que ceux-ci s'établirent tout d’abord dans la forêt de la Roche-sur-Yon, près de la Genétouze, et que là ils commencèrent à élever des constructions et une chapelle sur la terre de la Comtesse, qu'ils appelèrent le Lieu-Dieu (11).

Probablement mécontents de l'aridité de ce pays couvert de landes et de genets, ils demandèrent au comte de Poitou un autre domaine, sur lequel ils puissent fonder une nouvelle colonie.

Ce fut donc là que vint les trouver la charte rédigée par Richard, datée de Talmond, le 4e jour de novembre, la 8e année de son règne, c'est-à-dire en 1197 (12).

 

Puis encore, en 1107, la fondation dans la forêt d'Orbestier de l'abbaye de Saint-Jean, au profit des Bénédictins, par Guillaume, duc d'Aquitaine; en 1110, celle de l'abbaye de Bois-Groland, près Poiroux, sous Aimeri du Bouil, seigneur de cette baronnie, par vénérable homme Meschin, abbé de Moreilles.

 

 Quand toutes ces maisons religieuses prirent naissance, elles trouvèrent Sainte-Croix de Talmond déjà maîtresse de la contrée, et à la tête de la plupart des bénéfices.

Leurs abbés en furent donc réduits à exercer une influence beaucoup plus restreinte sur les populations des campagnes, qui ne tardèrent pas à les regarder d'un œil beaucoup moins bienveillant et à ne les connaître que par suite des droits qu'ils percevaient sur leurs revenus; leur rôle fut, par suite, excessivement limité.

L'union des paroisses au monastère ne souleva pas de grosses difficultés, tant que les moines restèrent soumis à la juridiction épiscopale, et tant que l'évêque put présider à l'élection des abbés et la casser même, si elle n'était pas faite régulièrement ; car les monastères dépendaient alors des évêques, comme aujourd'hui les séminaires.

Mais aux XIIIe et XIVe siècles, les religieux relâchés de cette époque, peu soucieux d'exercer les fonctions pastorales qu'ils trouvaient trop pénibles, les abandonnèrent peu à peu aux clercs séculiers ; ils partagèrent avec ceux-ci les revenus de la paroisse et gardèrent, pour eux, la plus grosse part qu'ils purent retrancher du traitement du clerc desservant, alors réduit à la portion congrue. « Autant, dit  la chronique du Langon, que le prieur n'était tenu à l'administration d'aucun sacrement, fut baillé les biens à un prêtre, pour iceux desservir et avoir cure et administration des sacrements et prédications, et furent appelés les dits biens, la cure, à qui depuis il a été baillé d'autres biens, ainsi qu'elle est. »

Les moines donc abandonnent peu à peu le prieuré ou la maison paroissiale, tout en conservant le droit de nomination du clerc ; si, parfois, ils continuent à y résider, c'est pour y mener une vie oisive et plus libre qu'elle ne serait au monastère.

 Les évêques, auparavant si favorables à l'union des paroisses aux monastères, voient désormais avec une certaine défaveur cet ordre de choses, qui leur soustrait le droit de nommer des pasteurs, et enlève aux paroisses elles-mêmes la meilleure partie des revenus. Les prêtres, de leur côté, ressentent peu à peu de l'éloignement pour les moines qui leur retirent le profit de leurs charges, et supportent avec peine, le patronage de ces abbés qui leur paraît un embarras, sans aucune compensation.

Cette lutte fut peut-être un peu moins ardente dans le Talmondais que dans beaucoup d'autres parties de la France, car l'abbaye de Sainte-Croix fut tellement éprouvée par les guerres religieuses du XVIIe siècle, que les curés purent plus facilement se séparer d'elle, et conquérir une indépendance relative.

On les vit cependant s’allier à leurs voisins, aux approches de la Révolution, et s’unir à eux pour renverser les institutions religieuses que leur avait léguées le Moyen-Age. Longtemps muets, par respect pour la discipline, lorsqu’ils se décidèrent à faite entendre leurs plaintes, ce fut pour en faire retentir les échos de la chrétienté.

 

 

 

Voyage dans le Temps des Chevaliers du Poitou ; DESCRIPTION DE LA VILLE DE TALMONT SES CHATEAUX <==.... ....==> L'ABBAYE DE SAINTE-CROIX DE TALMOND SAINT HILAIRE - DESCRIPTION

 

 


 

1222 Litige entre l'abbaye Saint-Jean d'Orbestier et l'abbaye de Lieu-Dieu-en-Jard d'un don de Richard Cœur de Lion sur le droit
1222 Litige entre l'abbaye Saint-Jean d'Orbestier et l'abbaye de Lieu-Dieu-en-Jard d'un don de Richard Cœur de Lion sur le droit des poissons, coutume du Poitou.

 

(Photos Cie Capalle Talmont)

(1) Cet article n'est que le premier chapitre d'une étude complète qui sera publiée sur l'abbaye de Talmond et le Talmondais.

(2) L'évêché de Luçon ne fut créé qu'en 131. au profit de l'abbé de Luçon, Pierre de Véré.

(3) Cartulaire de Talmond, ch. 1.

(4) Cartulaire de Talmond, ch. m.

(5) Saint-Hilaire-du-Château-d'Olonne.

(6) Cartulaire de Talmond, ch. XXIII. La moitié des bénéfices de cette église avait été donnée à l'abbaye par Geoffroy de Poitiers; elle devint bientôt la propriété de Saint-Michel-en-l'Herm.

(7) Aujourd'hui la Chapelle-Achard.

(8) Les églises de Lamayré et d'Aubigny, dont il est question ici, se trouvaient dans le vicomté de Thouars, aujourd'hui cantons de Saint-Loup et de Thenezay.

(9) Fustel de Coulanges. Histoire des institutions politiques de l'ancienne France.

(10) Mansus, étendue de terrain suffisante pour fournir au travail d'une paire de bœufs et nourrir une famille.

(11) Cette propriété a toujours conservé le nom de Lieu Dieu. La charte de fondation, datée de Luçon, est du 5 mai 1189.

(12) Charte de Richard dans le Trésor des Chartes, p. 409.