Voyage dans le temps et l’Histoire d’Ularius (Ile d’Oléron) dans le Golfe d'Aquitaine

Aujourd'hui Oléron se situe face au littoral de la Charente-Maritime. Cette île est située dans le golfe de Gascogne. Elle est séparée du continent par une distance de 11 kilomètres. Sa longueur est de 30 kilomètres, et sa plus grande largeur, prise de la pointe des Saumonards jusqu'à la Cotinière, est de 10 kilomètres.

On a assigné plusieurs étymologies à la dénomination de l'île d'Oléron : Île occupée pendant plus de 4 siècles par les romains et mentionnée dans l'Histoire Naturelle de Pline dans le Golfe d'Aquitaine. Appelée Ulianus, et in aquitanico sinu Ulianus, Uliaros, Uliarios  (l'île des Houles).

Saintonge Camp romain de la VIIIe Légion Augusta et de la Legio VI Ferrata

(Camp romain de la VIIIe Légion Augusta et de la Legio VI Ferrata (3)

L'île d'Oléron, avait, du temps des Romains, une assez grande importance, à raison de sa position qui en faisait la principale défense de la Saintonge du côté de la mer. La capitale de la province d'Aquitaine seconde fut établie à Mediolanum Santonum, l'actuelle ville de Saintes.

Les 2000 ans de L'Arc de Germanicus Mediolanum Civitas Santonum (Saintes)(Les 2000 ans de L'Arc de Germanicus Mediolanum Civitas Santonum - Saintes)

C'est à l'île d'Oléron que vivait, vers le Ve siècle, un seigneur nommé Nammatius, officier dans les légions romaines. Cette île est souvent citée dans les écrits des Romains qui l'habitèrent, et les géographes du temps n'ont gardé de l'oublier, ce qui prouve, soit dit en passant, qu'elle ne dépendait pas, à cette époque éloignée, du continent, ainsi que le prétendent quelques auteurs.Camp romain de la VIIIe Légion Augusta et de la Legio VI Ferrata

Elle apparaît chez Sidoine Apollinaire sous la forme Olarionensibus, puis Olarione (var. Obceorum) dans la Cosmographie de Ravenne .

Sidoine Apollinaire (2), son ami particulier, lui écrivait que malgré le courage de ses troupes et la prudence et l'habileté qu'il lui connaissait, il ne le voyait pas sans de vives inquiétudes exposé aux fréquentes attaques des terribles pirates saxons.

La découverte qu'on fit en 1797 d'un vase rempli de médailles consulaires, en argent, ferait soupçonner qu'il y avait même dans cette île, une garnison romaine, et que ces médailles faisaient partie d'une caisse militaire. Il est, sans doute, étonnant de ne pas y rencontrer le moindre débris de monuments antiques ; mais c'est une circonstance que l'on peut facilement expliquer par la mauvaise qualité du sable de mer que les Romains n'ont pu se dispenser d'employer dans leurs constructions, et qui a été nécessairement la cause de leur peu de durée.

 

Raides Vikings sur les côtes d’Aquitaine

Pendant le moyen-âge, cette île, tout en continuant d'être exposée aux irruptions des divers pirates du Nord, Saxons, Danois, et Normands, partagea le sort de l'Aquitaine dont elle dépendait.

 A partir de l'année 910, elle eut successivement pour seigneurs souverains, Guillaume Ier, duc de Guyenne, et comte de Poitou Geoffroy Martel et Guy, comte de Poitou qui la possédait en 990.

Ces trois seigneurs accordèrent à la population divers privilèges ; notamment celui de posséder des terres en propriété, de tester et disposer de leurs biens, de construire des marais salants, etc.

 L'île d'Oléron était alors couverte de bois et peuplée de sangliers, daims, chevreuils et autres bêtes fauves ; et en 1047, Geoffroy Martel, comte d'Anjou et Agnès son épouse, qui furent les fondateurs de l'abbaye de Notre-Dame-de-Saintes, léguèrent aux dames de cette abbaye la dixième partie des peaux de cerfs et de biches qui seraient pris dans l'île pour couvrir leurs livres.

Les chartes de 1040 et 1047 constatent sa fertilité, la richesse de ses produits, la variété des plaisirs qu'elle offrait pour la pêche et la chasse, la quantité de sangliers et de cerfs peuplant ses forêts, et celle des levrauts que nourrissaient ses garennes sablonneuses.

Ces bêtes fauves, ainsi que les forêts qui leur servaient d'asile, ont depuis longtemps disparu de l'île d'Oléron, quoique le cardinal Mazarin, en invitant ses nièces à aller passer huit jours à l'île d'Oléron, lieu vanté par tout le monde comme la plus agréable demeure, plaçait encore parmi ses agréments, ceux de la chasse et de la pêche.

Donnée en grande partie à l'abbaye de Vendôme, en 1040, puis à Notre-Dame de Saintes en 1047, elle est désignée dans les deux chartes sous le nom d'Olaron.

 Ce sont les Moines bénédictins de Cluny qui aménageant des marais salants vont récupérer cette manne océanne qu'est le sel marin et enrichir l'île à partir de 1077. Le premier exemple d'implantation directe de la réforme et de l'influence de Cluny est fourni par l'abbaye de Saint-Jean-d'Angély. On fait remonter ses origines au temps de Pépin 1er roi d'Aquitaine, soit au début du IXe siècle

Guy, duc de Guyenne, que mentionnent des actes de 1068 et 1079, et Guillaume VIII, son successeur en 1086, firent aussi à l'île d'Oléron, divers avantages.

En 1098, les églises Sainte-Marie et Saint-Nicolas d'Oleron sont réclamées par l'abbaye de Bassac, et appartenaient à celle de Vendôme, depuis plus de soixante ans.

Quelques auteurs du moyen-âge l'ont surnommée Olario, Olerum, à cause de ses herbes odoriférantes, potagères et médicinales ; d'autres enfin ont prétendu que c'était primitivement un lieu d'exil pour les criminels qu'on désignait vulgairement sous le nom de Lerrons ou Larrons, et qui l'aurait fait appeler l'île des Lerrons, et plus tard par corruption l'île d'Oléron. Ce nom qu'on prononçait Ouliarous, est une onomatopée, c'est-à-dire l'imitation du bruit que font les houles, vagues de la mer.

On remarque, dans l'île d'Oléron, une foule de mots et de noms qui dérivent du latin , et ont survécu à la domination romaine, tels sont: Doṁinia ou Domina, Elia ou Elida, Remijau, le grand et le petit Do, la conche d'Epulente, Dolus, etc., etc

Il n'est pas douteux que l'île d'Oléron était beaucoup plus étendue dans les temps anciens qu'elle ne l'est aujourd'hui, et ces mêmes flots qui ruinent et envahissent continuellement ses côtés, en mettant à nu les rochers qui en rendent l'accès si difficile du côté de l'ouest, ne lui réservent probablement pas un sort plus heureux que celui de cette île d'Antros disparue à l'embouchure de la Gironde.

La seule inspection des localités et le gisement de cette île, suffisent pour démontrer son ancienne jonction avec le continent ; mais il n'est rien moins que facile d'assigner l'époque comme les causes de son isolement ; la plus vraisemblable serait d'y reconnaître l'effet aussi simple que naturel de l'action violente et continue de la mer sur la portion du littoral actuellement occupée par le passage de Maumusson.

Ce détroit qui est fort resserré, forme une passe extrêmement dangereuse, à cause de la barre de Gadesan, qui le coupe en partie obliquement : Les sables mouvants y présentent de nouveaux dangers : lorsque le vent d'ouest souffle, les vagues viennent s'y briser avec tant de violence que le bruit s'en fait entendre' jusqu'à quatre ou cinq lieues. Il se forme dans ce détroit des remous ou tournoiements d'eau, ce qui fait dire aux matelots qu'il y a un gouffre.

Le pertuis de Maumusson, jadis si redoutable, s'améliore journellement, et en temps calme se franchit aujourd'hui très facilement. Un canot de sauvetage se trouve à son entrée et les marins de Saint-Trojan, qui en forment l'équipage ont fait leurs preuves en arrachant aux flots, maintes victimes.

La petite ville du Château tire son nom de l'ancien castrum.

La citadelle qui existe aujourd'hui n'est pas bâtie sur les ruines de l'ancien château, mais un peu plus à l'est. C'est en vain qu'on cherche les vestiges de la vieille ville et du castrum dont je viens de vous parler, il n'en existe nulle trace.

Une charte de 1098 mentionne cette ville sous le nom de Notre-Dame du Château.

 

1147- 1174. Charte des dons des quatre seigneurs d’Oléron, sur leur dixième de terrain à Oléron.

CARTA DE DONIS QUATUOR DOMINORUM HOLERONIS, SUPER REDECIMIS TERRE EORUM IN HOLERONE.


 Quoniam rerum gestarum ordinem multociens oblivionis sequitur incommoditas, et potest fieri concessio bone voluntatis irrita, ego Agnes Xanctonensis abbatissa notum fieri volo tam presentibus quam futuris, quod ecclesia Beate Marie in quatuor partibus quatuor dominorum Holeronis insule, scilicet comitis Engolimensis, et vicecomitis de Toarz, et Gifardi de Didonia, et Aleardi de Mornach, per totam terram eorum quam habent in insula Holeronis, tam in terra plana quam in marisco et vineis, redecimum habet.

Puisque l'ordre des événements est souvent suivi d'oubli, et que la concession de bonne volonté peut devenir nulle et non avenue, moi, Agnès l'abbesse de Saintes, veux qu'il soit connu au présent et à l'avenir, que l'église de la Bienheureuse Marie dans les quatre parties des quatre seigneurs de l'île de Oléron, c'est-à-dire le comte d'Angoulême, et le vicomte de Thouars, et Gifardi de Didonne, et Aleard de Mornac, à travers tout leur pays qu'ils ont dans le l'île de Oléron, tant dans le plat pays que dans les marais et les vignes, en possède un dixième.


 Alacunderia est redecimum Sancte Marie. De Lagaagneria Darceus, similiter. De Pibblis, similiter. De Lageodoneria, similiter. De Sancto Trojano, similiter. De Duabus salinis Salenteria, altera que est monachis de Vaus, et alia vicecomitis e Toarz, illarum duarum salinarum, tota decima integra est Sancte Marie. De vineis quas habet Aimericus de Forz Abonemia, tota decima est Sancte Marie propria. Hee sunt partes que non sunt proprie quatuor supradictorum dominorum, set habentur ab eis.


Alacunderia est le dixième de Sainte Marie. De Lagaagneria Darceus, de même. De Pibblis, de même. De la Lageodoneria, de même. De saint Trojan, de même. Des deux salines de Salenteria, dont l'autre appartient aux moines de Vaus, et l'autre au vicomte de Thouars, de ces deux salines, la dîme entière appartient à sainte Marie.

Des vignes que possède Aimericus de Fors Abonemia, toute la dîme appartient à Sainte Marie.
 Voici des parties qui n'appartiennent pas proprement aux quatre seigneurs précités, mais qui sont détenues par eux.


Aliénor d'Aquitaine - Éléonore d'Aquitaine sur les côtes de l’Aunis et de la Saintonge

(Aliénor d'Aquitaine - Éléonore d'Aquitaine sur les côtes de l’Aunis et de la Saintonge - Les Temps d'Aénor)

En 1152, Aliénor d'Aquitaine qui, répudiée par Louis VII, roi de France, épousa Henri II, roi d'Angleterre, et lui apporta en dot son duché d'Aquitaine, laissa à Oléron des actes mémorables de sa souveraineté.

Ce fut cette princesse qui, à l'instar des lois rhodiennes qu'elle avait vu pratiquer dans le Levant, fît rédiger ces Rôles d'Oléron ou règlements maritimes qui ont servi de base à toutes les ordonnances et dispositions postérieures sur cette matière. Henri III d'Angleterre ainsi que Jean-sans-Terre, maintinrent et augmentèrent même les privilèges de cette île.

Éléonore d'Aquitaine sur les côtes de l’Aunis et de la Saintonge

En 1159, Aliénor de Guyenne, étendit et confirma les privilèges des habitants de l'ile et y joignit de plus la garde et tutelle de leurs enfants mineurs, la permission de les marier sans le consentement du seigneur, comme de vendre et exporter le sel et autres denrées de l'île.

Tout près du Château, Henri II fonda, en 1159, le prieuré de Saint-James, que dota, en 1208, Jean de Fort, seigneur de Bonnemie.

Au village d'Ors, dans la commune du Château , des fouilles faites dans un champ, où le propriétaire avait l'intention de bâtir, ont fait découvrir un tombeau romain de deux mètres de long, établi sur un terrain battu, recouvert de sable, mastiqué et pavé en briques garnies de rebords pour avoir plus de prise dans le sol. Les parties latérales étaient formées de briques placées de champ, comme dans nos cloisons ; la partie supérieure était recouverte de tuiles en forme de toit. Des ossements humains, on dit même un squelette entier, ont été trouvés dans l'intérieur. En creusant le sol, ou même en lui donnant un simple labour un peu profond, on a découvert çà et là des pans de mur et d'autres débris de sépultures. On a trouvé aussi des médailles romaines à l'effigie des empereurs Valérien, Gallien et Claude II, en petit bronze, et une en argent d'Aurélien.

 En 1186, Othon, duc de Guyenne, ajouta au privilèges des habitants, les droits de communauté et jurande.

C'est probablement pour récompenser cette conduite et aussi pour s'attacher plus intimement les habitants d'Oléron, que Jean sans Terre, dans un diplôme expédié le 28 février 1205, leur accorda de nouveaux priviléges

« Sachez, dit-il, que nous avons concédé et, par cette présente charte, confirmé à nos fidèles hommes d'Oleron et à leurs héritiers, la décharge de tous droits de lastage, taillage , et autres vexations , sauf les devoirs qui nous appartiennent, sur la prévôté d'Oleron, et les services de milice et de chevauchée qui nous sont dus.

Nous leur concédons pareillement toutes les franchises et libres coutumes que le roi Henri, notre père, le roi Richard, notre frère, et notre mère, la reine Eléonore, ont octroyées à nos hommes de La Rochelle, et voulons que toute terre leur soit acquise irrévocablement, lorsqu'ils l'auront possédée sans trouble ni contradiction pendant un an et un jour. Nous ordonnons, en conséquence, que nos fidèles hommes d'Oleron jouissent intégralement et honorablement desdites décharges , franchises et libres coutumes en toute paix et sécurité , ainsi qu'il est dit cidessus. »

 

Sous Henri III roi d’Angleterre, son fils Edouard en avait fait don au comte de la Marche, de la maison de Lusignan, qui voyant ce don révoqué tant par Edouard que par son père, se la fit accorder en 1222 par Philippe-Auguste, à la charge de l'enlever aux Anglais, ainsi qu'il le fit effectivement.

 Les armes victorieuses de Philippe-Auguste et celles de son fils, Louis le Lion, avaient dépossédé le roi d'Angleterre de la Saintonge, de l'Aunis et des îles, et, en 1224, le fils de Philippe, qui avait renouvelé le traité conclu, deux ans auparavant, entre son père et Hugues le Brun, comte de la Marche, mettait ce dernier en possession de l'île d'Oléron, qu'il venait de conquérir sur la maison d'Angleterre.

La diminution des forces anglaises en France et les guerres qu'ils y soutenaient avec des succès divers, firent passer l'île d'Oléron alternativement au pouvoir des rois de France et d'Angleterre.

Edouard III d'Angleterre, dans une charte de 1308, consacre le mot insula de Oleron, qui succédait à celui d'Holoron. Plusieurs donnent pour étymologie, à Oleron, l'abondance des herbes aromatiques qui croissent sur son sol : insula Olerum.

En 1360, le traité de Brétigny en abandonna la souveraineté à la couronne d'Angleterre ; mais cette île fut réunie à la France sous Charles V, qui, par lettres patentes du mois de Février 1372, l'annexa définitivement au domaine de la couronne.

Ce monarque en concéda une partie, l'année suivante, au seigneur de Montmor, gouverneur de la Rochelle ; mais le sire de Pons fit révoquer cette concession et obtint que cette île lui fût accordée à lui- même.

Cette maison la conserva jusqu'en 1444; par suite de l'union de Jacques de Pons aux ennemis de l'Etat, elle fut de nouveau confisquée.

Charles VII, en 1450, en fit don à André, seigneur de Villequier ; mais après de longues discussions soutenues par la voie des armes et devant les cours de justice, celui-ci fut obligé de l'abandonner au sire de Pons rentré en grâce et qui en reprit possession en 1517. ==> ==> 22 octobre 1450, à Montbazon, André de Villequier épouse Antoinette de Maignelais, Charles VII donne les Iles d’Oléron, Brouage, Tour de Broue

En 1541, les habitants de l'île d'Oléron, prirent part au soulèvement auquel donna lieu, dans le Poitou, la Saintonge et l'Aunis, l'établissement de la gabelle par François Ier.

En 1548, la réformation pénétra dans l'île d'Oléron, et la première église protestante de Saint-Pierre date de 1559.

L'île d'Oléron ne put échapper aux désastres des guerres de religion, ses principaux habitants, qui avaient embrassé la religion réformée, avec le secours de ceux de Marennes et d'Arvert, se soulevèrent contre les catholiques.

Par suite de ces malheureuses dissensions, les églises qui, soit à ce titre, soit comme lieux anciennement fortifiés pour servir de retraite et de défense à la population contre les attaques des pirates, excitèrent plus particulièrement l'attention des deux partis et furent plus souvent, exposées à être pillées et détruites.

En 1577, l'édit de pacification qui autorisait l'exercice public de la religion protestante, fit élever à Saint-Pierre le premier temple, qui ne fut d'abord qu'une simple grange.

La guerre s'étant de nouveau rallumée entre les calvinistes et les catholiques, les Rochelais s'emparèrent de l'île 'd'Oléron en 1584, et se fortifièrent au bourg du château, dont d'Aubigné, qui les commandait, acheva de faire démolir l'église. Henri de Navarre le nomme maréchal de camp en 1586, puis gouverneur d’Oléron et de Maillezais.

La destinée de l'île d'Oléron était d'être constamment l'objet des tentatives des deux parties : en 1624, le duc de Soubise s'en rendit maître une seconde fois ; il y fit construire trois forts et y établit en même temps un droit de péage.

L'année suivante, le duc de Montmorency l'en chassa, bloqua le fort du château et somma le commandant de se rendre.  

Le Château est une charmante petite ville qui se compose de deux parties, l'ancien bourg de Notre-Dame, aux rues étroites et mal percées ; et la ville neuve, avec ses rues droites et spacieuses, ses places et ses boulevards plantés d'arbres magnifiques.

A l'extrémité de la ville, entourée de remparts et de douves, se trouve la citadelle, élevée sous Louis XIII, par les soins de l'ingénieur d'Argencourt.

==> Au XVIIème siècle, Madame de Maintenon, pour aller dans l'île d'Oléron, s'arrêta à Bourcefranc-le-Chapus

 En 1673, le chevalier de Clairville en fit augmenter les fortifications. Elle sert de logement à la garnison qui a la surveillance des disciplinaires coloniaux qui y sont internés, en attendant leur départ pour les colonies.

 

 

Marennes et son arrondissement : études historiques / par A. Bourricaud 1866

 

 

==>1892 ARCHÉOLOGIE SUBSTRUCTIONS GALLO-ROMAINES AU CHATEAU D'OLERON

==> Construction de la citadelle d’Oléron sur l’emplacement de l’ancien château féodal (Devis du Cardinal de Richelieu)

 

 


 

 

Lacurie (abbé). Carte du Golfe des Santons, Pictons sous les Romains

Lacurie (abbé). " Carte du pays des Santons sous les Romains, dressée pour l'intelligence des Mémoires de la Société archéologique de Saintes, dressée par M. l'abbé Lacurie, secrétaire de la Société. " (S. d.) XIX e siècle Un savant ecclésiastique, M. l' abbé Lacurie, a envoyé au concours un mémoire manuscrit sur les Antiquités de Saintes.....

 

Les 2000 ans de L'Arc de Germanicus à Saintes et de l'amphithéâtre des Trois Gaules à Lyon

A Saintes, on fête les 2000 ans de l'arc dit de Germanicus, et de l'autre côté de la Via d'Agrippa, Lyon fête également les 2000 ans de son amphithéâtre.....

 

Aliénor d'Aquitaine, Lois Maritimes les Rôles d'Oléron, appelés aussi Jugements d'Oléron -

Aliénor d'Aquitaine, Lois Maritimes les Rôles d'Oléron, appelés aussi Jugements d'Oléron Les Rôles d'Oléron, sont un recueil de jugements compilés en un code à la fin du XIIe siècle par décision d'Aliénor d'Aquitaine, et qui ont été utilisés comme code maritime dans toute l'Europe. Ils sont à l'origine de la Loi de l'Amirauté britannique.

 

Time Travel 1586 - Prise de l'Île d'Oléron par le Calviniste Agrippa d'Aubigné.
D'Aubigné, qui n'avait plus de pain à donner à ses soldats, tant était grande la disette qui régnait dans le pays, ne trouva rien de mieux, pour leur en procurer, que d'entreprendre la conquête de l'île d'Oléron, dont les habitants , grâce à la fertilité du sol, n'avaient pas encore éprouvé les atteintes de la famine....




(1)    On sait qu'Oleron était une île à l'époque romaine : elle est mentionnée dans les écrits de Pline qui l'appelle Uliarus, et in aquitonico sinuUliarus.Pline, Histoire Naturelle, IV, 33, 2 : "Il y a plusieurs îles appartenant aux Vénètes et nommées Vénétiques, et, dans le golfe d'Aquitaine, l'île d'Uliarus."

 (2)   Sidoine Apollénaire vante ses petits lièvres, Olarionenses lepusculi. Sidoine Apollinaire (Caïus, Sollius Sidonius-Apollinarius), écrivain latin et saint, né à Lyon (Gaule), vers 431, mort à Clermont en 482 ou 484. Il épousa une fille de Flavius Avitus, plus tard empereur, il était préfet de Rome, lorsque Avitus fut détrôné par Majorien.

Celui-ci le fit comte et l'envoya gouverner la province d'Arles. En 467, il alla à Rome comme ambassadeur des Arvernes, et fut fait patricien et, pour la seconde fois gouverneur de la cité. Bien que laïque, il fut élu à l'évêché d'Arvemum (Clermont) en 472, il remplit ses fonctions avec zèle et s'opposa énergiquement à la propagation de l'arianisme.

Il a laissé neuf livres d'un grand intérêt historique et de nombreuses poésies.

Sa fête ce célèbre le 21 août. Ses oeuvres ont été publiées à Utrecht (1473) ; elles ont été traduites en français par Sauvigny (1787 2 vol. in-48) et par Grégoire et Colombet (1836,1 vol. in-8°). Voyez Germain: Essai historique et littéraire sur Sidoine Apollinaire (Paris, 1840, in 8°).

Sidoine Apollinaire, Lettres, VIII, 6 : "C'est pourquoi tu feras bien mieux désormais, chasseur stationnaire, d'entourer de tes filets et de tes rets les rochers raboteux, les bois propres à ombrager la retraite des bêtes sauvages; puis, si tu as quelque vergogne, de t'abstenir de battre les champs par tes courses découvertes, et de faire la guerre aux malheureux lièvres d'Oléron (Olarionensibus), qu'il ne vaut pas la peine, puisqu'ils doivent si rarement succomber à tes coups, de fatiguer par des meutes promenées en pleine campagne, à moins, par hasard, qu'il ne soit plus sage de les exercer quand notre Apollinaris se trouvera avec toi et ton frère."

 

(3) Un archéologue de l'Université de Tel-Aviv a découvert le camp de la légion romaine qui a réprimé la révolte de Bar Kochba

Pendant le règne de l'empereur romain Hadrien (117-138 EC), deux légions impériales étaient stationnés dans la province de Judée: la légion X Fretensis (qui assiégea Massada) à Jérusalem et la légion VI Ferrata dans le nord. Basée dans la vallée de Jezréel près de Tel Megiddo, à un carrefour stratégique au nord d’Israël, la légion VI Ferrata (légion bardée de fer) contrôlait les routes impériales, et l’accès à la Galilée et aux vallées intérieures du nord de la Palestine, centres importants de la population juive locale. Jusqu'à récemment, l'emplacement exact du camp militaire de la sixième Légion n'avait pas été confirmé, mais des preuves textuelles la situaient dans la vallée de Jezréel le long de la route allant de Césarée à Beth Shéan dans le voisinage de Megiddo… https://www.ami-universite-telaviv.com/index.php/2013-05-26-08-41-51