Jeanne d’Arc, du Procès de réhabilitation en 1456 au centenaire de sa canonisation

La fête nationale de Jeanne d'Arc et du patriotisme célèbre la vie et les campagnes militaires de Jeanne D'Arc. Jeanne D'Arc, la Pucelle d'Orléans, est considérée une héroïne française pour son rôle dans la Guerre de Cent Ans. Ses visions ont aidé au Roi Charles VII à gagner sa couronne et à vaincre les Anglais.

La fête nationale de Jeanne d'Arc et du patriotisme est célébrée le deuxième dimanche du mois de mai. La date coïncide bien avec le 8 mai, le jour d'anniversaire de la libération d'Orléans par l'armée française en 1429, sous le commandement de Jeanne D'Arc. La journée est célébrée depuis 1921.

En 1456 Procès de réhabilitation de Jeanne d'Arc

Tractatus super materia processus : telle est l’expression par laquelle l’Instrumentum du procès en nullité de la condamnation de Jeanne d’Arc désigne les mémoires relatifs au procès de condamnation, qui furent produits et présentés dans le cadre de la procédure de révision destinée à aboutir à la sentence de réhabilitation de la Pucelle du 7 juillet 1456

Les trois commissaires désignés par le Pape, pour réviser le procès de Jeanne d'Arc étaient : Jean Juvénal des Ursins, archevêque de Reims et maître d’œuvre du second procès de Jeanne d’Arc ; Guillaume Chartier, Evêque de Paris, et Olivier de Longueil, Evoque de Coutances, qui s'adjoignirent Jean Bréal, inquisiteur de la Foi.

Ils prononcèrent solennellement leur Jugement de réhabilitation, déclarant que les Jugement et sentence rendus contre Jeanne « ont été, sont et seront nuls, invalides, sans valeur, sans autorité... etc., etc.. »

Bossuet dans son Analyse de l'Histoire de France, à l'usage du Dauphin, affirme que le Pape Calixte III a confirmé personnellement la sentence, rendue à Rouen, en 1456, par ses trois délégués et leur assesseur.

 

Aurelianis et Cenabum - Jeanne d’Arc, du Procès de réhabilitation en 1456 au centenaire de sa canonisation (1)Aurelianis et Cenabum sont les deux autres noms d'Orléans !

 

 

 Dans la Semaine Religieuse du Diocèse de Carcassonne du 2 février 1894.

« La France chrétienne apprendra avec joie et reconnaissance la décision qui vient d'être prise à Rome.

 La Congrégation des Rites a tenu, au Vatican, une séance extraordinaire secrète, pour l'introduction de la cause de la béatification de Jeanne d'Arc.  Douze cardinaux présents, parmi lesquels Mgr Langénieux,  venu spécialement à Rome, ont participé au vote, à la suite  duquel Jeanne d'Arc a été déclarée vénérable.

Le Pape a confirmé, dans la journée, cette décision.

En bons Français et en bons Chrétiens réjouissons-nous de cette heureuse nouvelle.

L'introduction de la cause n'est pas la béatification ni la canonisation. L'Eglise procède en cette matière, avec une lenteur et une prudence qui font l'admiration même de ses ennemis.

Mais pour cette cause, le plus difficile est fait: la procédure suivra son cours ; espérons qu'elle arrivera avant de nombreuses années à la glorification définitive de l'héroïne.

On peut, dès aujourd'hui, invoquer en particulier Jeanne la Vénérable; plus tard, on élèvera des autels sous le vocable de la « Bienheureuse Jeanne » et enfin, on érigera des Eglises en l'honneur de « Sainte Jeanne d'Arc ». La France alors pourra l'honorer et l'invoquer au même titre qu'elle invoque Geneviève et Clotilde.

Patience !... Les saints ne vieillissent pas dans l'Eglise Catholique... Voilà plus de 400 ans que la Pucelle d'Orléans est morte sur le bûcher, et il n'y a que quelques années que Mgr Dupanloup commençait les premières démarches et la première enquête : la cause est en bonne voie : avec la grâce de Dieu et la puissante coopération de Jeanne, elle ne peut manquer d'aboutir heureusement et promptement.

A l'appui de ce qui précède, nous lisons dans le Courrier de l'Aude, du jeudi 15 mars 1894, l'entrefilet qui suit :

« Le Souverain Pontife, désireux de procéder dans le plus bref délai possible à la Canonisation de Jeanne d'Arc, vient de donner une nouvelle preuve de cette résolution.

Dans une récente audience accordée au R. P. Captier, Supérieur Général de la Congrégation de Saint-Sulpice, le Saint Père a nettement déclaré qu'il souhaitait voir la cause et marcher aussi rapidement que le permettent les exigences de la procédure canonique ».

Et pour que le temps de l'attente soit abrégé, invoquons Jeanne d'Arc , non pas dans nos Eglises, mais dans nos demeures ; prions-la, demandons-lui d'intervenir en notre faveur, dans nos intérêts privés, comme dans nos intérêts publics, et puisse sa mémoire, couronnée par des rayons que de récentes merveilles auront renouvelés et accrus, briller comme l'aurore ou l'Arc-en-ciel du vingtième siècle; siècle de paix et d'union, de prospérité et de foi, après un siècle de discussions douloureuses et d'efforts impuissants !...

Voici le texte de loi pour laquelle M. Joseph Fabre, alors député, réunit on 1884 les signatures de 251 de ses collègues républicains, et que, Sénateur, il va reprendre et présenter, au premier jour :

« ARTICLE PREMIER. — La République Française célèbre annuellement la fête de Jeanne d'Arc , fête du patriotisme,

« ART. 2. — Cette fête a lieu le 8 Mai. »

La déposition de cette proposition de loi a été faite, tout récemment, par M. Joseph Fabre dans la séance du 15 Mars 1894, au Sénat, qui l'a renvoyée à la Commission d'initiative.

D'un autre côté, on peut lire dans la Croix du Sud, n° 770, du mercredi 14 mars 1804, le passage suivant :

« Nous sommes heureux d'annoncer que la pétition lancée par l'Association Catholique de la Jeunesse Française marche admirablement. On demande par cette pétition, que le 8 Mai soit déclaré fête nationale eu l'honneur de Jeanne d'Arc.

 Cinq Cardinaux et trente Evêques ont envoyé leur adhésion. Le regretté Cardinal Thomas avait envoyé la sienne, le mercredi qui précéda sa mort, survenue le vendredi 9 mars.

 On compte déjà réunir 300.000 signatures, sans compter « les adhésions futures.

Enfin, comme l'un des symptômes les pins consolants et les plus affirmatifs de la sympathie universelle qu'inspire la noble cause de la Vierge de Vaucouleurs, nous lisons avec bonheur, dans la Croix du Sud, n°793, (mardi 10 avril 1894) la rubrique suivante :

SOUSCRIPTION POUR JEANNE D’ARC

« M. le Ministre de la guerre vient d'adresser à MM. les chefs de corps, une circulaire dans laquelle il approuve la patriotique campagne poursuivie par Mgr l'Evêque de Verdun, et autorise l'ouverture d'une souscription dans l'armée, pour l'érection d'une statue de Jeanne d'Arc, à Vaucouleurs. »

Nous nous plaisons à voir dans cette acceptation et cette autorisation, comme le premier pas fait vers l'approbation officielle de la date du 8 mai, déclarée fêta nationale en l’honneur de la Vénérable Jeanne d'Arc. »

Carcassonne, Avril 1894.

P. E. S.

 

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18 avril 1909

DU BUCHER A L'AUTEL  (30 mai 1431)

Sous le titre : La Vénérable Jeanne d'Arc : du Bûcher à l'Autel, Mgr Touchet, évêque d'Orléans, a publié, pour le saint temps du carême de l'année 1909, une lettre pastorale où sont résumés avec une exacte précision les faits qui ont abouti à la Béatification de Jeanne 

LA TRAGÉDIE DU 30 MAI 1431

Personne n'ignore l'abominable tragédie dont le Vieux-Marché de Rouen vit le spectacle, le 30 mai 1431.

Toute la ville était là : hommes d'armes, enfants, femmes, moines, prêtres séculiers, magistrats, simples citoyens, pressés, pêle-mêle, sur la place, les estrades, les toits, les murs, aux balcons, aux fenêtres, dans les rues avoisinantes, partout où l'on pouvait voir; ils attendaient, causant ou priant, riant ou pronostiquant des malheurs.

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Vers neuf heures, un grand remous se fit dans cette multitude; la charrette du bourreau Thiérage, escortée de cent quatre-vingts soldats anglais, arrivait.

Une enfant de dix-neuf ans quatre mois et vingt-quatre jours en descendit.

 C'était elle... Elle! les uns disaient : la sorcière, la dissolue, l'hérétique. Les autres répondaient : la bien croyante, la très pure, la sainte. Tous le savaient : la victorieuse d'Orléans et de Patay, la triomphatrice de Reims, la prisonnière de Compiègne, l'accusée, la condamnée de Rouen : Jeanne d'Arc.

Le docteur Nicolas Midy la prêcha, une longue heure d'horloge.

A son tour, Pierre Cauchon l'exhorta copieusement, prononça contre elle une violente sentence de condamnation, l'abandonna au bras séculier, et se retira.

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Enfin, le bailli de Rouen, Jean le Bouteillier, dit aux gardes : « Emmenez-la », et (si ce fut vraiment lui) au bourreau : « Fais ton devoir. » Après quoi, la foule put regarder ce qu’elle était venue regarder.

Jeanne, en effet, fut péniblement hissée sur son bûcher, tant il était élevé. Elle fut liée au poteau qui dominait l'amoncellement des fagots. Elle serra sur sa poitrine la croix qu'un soldat anglais lui avait faite avec deux bâtons. Elle congédia le dominicain Ladvenu, qui l'avait confessée et assistée jusqu'au seuil de la mort; puis, levant les yeux sur la croix processionnelle de Saint-Sauveur que frère Isambart de la Pierre lui présentait, elle s'abîma dans sa prière et attendit.

Il pouvait être onze heures ou onze heures et demie.

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Cependant le bourreau avait approché la torche des fascines. Une colonne de fumée et de flammèches s'éleva.

Sur la place s'était étendu un lourd silence. On put donc entendre la voix de Jeanne, suppliant qu'on lui donnât l'eau bénite, cette eau qui défend le chrétien contre les suprêmes assauts du démon.

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La flamme s'avivait de plus en plus ; rouge, énorme, étouffante, elle finit son œuvre de mort.

Avant midi, pensons-nous, la martyre poussa un cri puissant, comme si elle eût salué quelqu'un d'attendu longtemps, venu enfin: « Jésus! Jésus ! Jésus ! » Et inclinant la tête, elle rendit sa sainte âme à son Créateur.

Alors, sur un ordre venu d'on ne sait qui, Thiérage écarta le brasier, et ils aperçurent le pauvre corps noirci, tuméfié, entamé par les morsures du feu, toutefois encore pendant au poteau.

C'était toujours elle !... Les Anglais se pouvaient tranquilliser. « Ni bons, ni mauvais esprits par puissance surnaturelle », ni hommes, par violence ou surprise, ne la leur avait changée ou enlevée. Elle était morte! La prophétie de Glasdale aux Tourelles : « Nous te ferons ordre! » était réalisée.

Après cette constatation, le bûcher fut rallumé. Le bourreau l'activa de toutes ses forces. Au bout de quelques minutes, les liens de chanvre furent consumés; le corps tomba dans la fournaise...

Ce qui suivit ne se décrit pas. Ces chairs, ces os qui s'incinèrent... Jeanne disait : « Se peut-il que mon corps que j'ai gardé net et pur soit brûlé ! » On se prend à répéter ce cri : « Se peut-il... Se peut-il !... »

Le cardinal d'Angleterre avait prescrit « que ce qui resterait fût jeté à la Seine ».

Thiérage se mit en devoir d'exécuter l'ordre. Il ramassait donc et entassait les débris dans son tombereau, quand il recula épouvanté. Parmi les charbons, le cœur et les entrailles de la victime lui étaient apparus intacts. Précipitamment, il les inonda de poix et d'huile, afin de commencer une troisième combustion. On raconte que ce fut vainement. Ce cœur auguste, qui n'avait battu que pour son roi, son pays et son Dieu, ne put être entamé. Il dut être emporté comme vivant, parmi les cendres : cendres des bois du supplice, cendres du corps de la suppliciée.

Tout fut précipité dans le fleuve, du haut du pont Mathilde.

« Tout ce fleuve est sacré, car car il est son tombeau ! »

La statue de Jeanne sur la place du Martroi à Orléans(La statue de Jeanne sur la place du Martroi à Orléans)

 

 

II

LE LENDEMAIN DU SUPPLICE — LA TERREUR DES ANGLAIS

Dès le lendemain de cette funèbre journée, les hommes que Jeanne avait appelés « ses ennemis capitaux », se sentirent inquiets. Ce qui s'explique.

Un des bourreaux n'avait-il pas vu l'âme de l'enfant s'envoler au ciel sous la forme d’une blanche colombe? Thiérage, malgré sa dureté professionnelle, n'était-il pas allé se confesser, gémissant : « Jamais je n'obtiendrai mon pardon : j'ai brûlé une sainte! » Le docteur Alespée n'avait-il pas avoué « qu'il voudrait bien être où il était convaincu qu'était celle -ci? »

L’Anglais Tressart n 'avait-il pas répété : « Nous sommes tous perdus, nous avons brûlé une sainte! » Quoi donc!... Le cardinal de Winchester lui-même, après s'être retiré de la place du Vieux-Marché, était-il si sûr de la besogne qu'il avait faite? N'avait-il pas pleuré?

La voix populaire, enfin, plus puissante que nulle autre, ne témoignait-elle pas que sainte Catherine était apparue à Jeanne avant le supplice, lui disant : « Fille de Dieu, sois assurée en ta foi, car tu seras au nombre des Vierges dans la gloire du Paradis. »

CINQUIÈME CENTENAIRE DE JEANNE D’ARC 7 juillet 1929

DISCOURS PRONONCÉ PAR M. GABRIEL HANOTAUX DE L’ACADÉMIE FRANÇAISE

 

 

Le martyre de la vénérable Jeanne d'Arc brûlée par les anglais en 1431 : récit en vers ; suivi de Notes et documents se rapportant à ce grand drame historique / par P. E. S.

Jeanne d’Arc, du Procès de réhabilitation en 1456 au centenaire de sa canonisation (1)

 

 

 (Le château renaissance du Puy du Fou - Visite Virtuelle)

 

Le 20 mars 2016

Acquisition et cérémonie de l'anneau reliquaire de Jeanne d’Arc au Puy du Fou

 

Cet anneau aurait été retiré du doigt de Jeanne par l’évêque Cauchon, qui présidait son procès, puis donné au Cardinal anglais Henri Beaufort qui supervisait toutes les séances du procès jusqu’à l’exécution sur le bûcher de Rouen de Jeanne d’Arc en 1431.

Aout 2018 le 1 er Spectacle son et lumière retraçant l'épopée de Jeanne d' Arc à Chinon.

 

2019

Le dimanche 3 mars 2019, soit 590 ans après, a eu lieu la journée de commémoration de l’arrivée de Jeanne d’arc et de ses cavaliers vers la Forteresse Royale de Chinon où en 1429, Jeanne d'Arc rencontra le dauphin Charles VII.

 ==> La Chevauchée de Jeanne d'Arc vers Chinon par le GR (Sentiers de Grandes Randonnées), un voyage dans le temps de 590 ans.

2020

2020 marquera le centenaire de la canonisation de Jeanne d'Arc survenue le 16 mai 1920 par le pape Benoit XV.

Une lettre signée de sa main  exceptionnelle exposée lors d’une messe

Selon la Société nationale des Antiquaires de France, Jeanne a envoyé dix-neuf lettres aux plus grands personnages de son temps, comme le dauphin puis roi de France Charles VII, le roi d’Angleterre, le duc de Bourgogne, le comte d’Armagnac… De ces dix-neuf missives, « huit font l’objet de simples mentions, sans qu’on en possède le texte, et six sont des copies ; cinq lettres seulement sont des originaux, dont trois ont une signature : « Jehanne » ». La première, adressée aux habitants de Riom, date du 9 novembre 1429 et est conservée aux Archives communales de la ville. Les deux autres, datant des 16 et 28 mars 1430, adressées aux habitants de Reims, font partie de la Collection du comte de Maleissye.

https://fr.aleteia.org/2020/01/04/une-des-trois-lettres-signee-de-jeanne-darc-exceptionnellement-exposee/?

 

 

 

 

Les Prisons de Jeanne d’Arc - Le Geôlier de Jeanne d’Arc <==

6 janvier 1412 : Naissance de Jeanne d’Arc à Domrémy  <==

==> Jeanne d'Arc a été canonisée il y a 100 ans, le 16 mai 1920.

 


La Chevauchée de Jeanne d'Arc des Associations

 

QUELQUES NOTES SUR LA CHEVAUCHEE DE JEANNE D'ARC R. GAURY

Le vendredi 4 mars 1429, Jeanne d'Arc, alors que le soir tombait, arrivait à l'Aumônerie de Sainte-Catherine-de-Fierbois (1), petit village situé sur le plateau de Sainte-Maure, à 500 mètres de la grand-route de Tours à Chatellerault.

Le lendemain matin, Jehanne va entendre trois messes à la vieille chapelle de l'époque de Charles Martel.

Le dimanche 6 mars, elle quitte Sainte-Catherine-de-Fierbois et, en évitant Saint-Epain occupé par les Bourguignons, arrive à l'entrée de Nie-Bouchard, au confluent de la Vienne et de la Manse.

Sur la rive droite, elle met pied à terre devant le portail roman de l'église Saint-Gilles. Construite en 1069, elle avait été agrandie au XII" siècle, par deux portails romans. L'un d'eux, dédié à Saint-Jacques, est appelé dans le pays le portail Jeanne-d'Arc. Jeanne d'Arc assiste à la grand-messe dans cette église. C'est sa dernière halte.

Peu avant midi, la petite troupe est arrêtée par le pont-levis de la Porte-de-Bessé, on parlemente. La Pucelle est attendue. Le bruit de sa venue l'a devancée. Les porteaux abaissent le pont et Jeanne, longe la collégiale de Saint-Mexme. (L'église désaffectée depuis 1790 était alors plus importante qu'elle ne l'est aujourd'hui. En 1817, l'écroulement du clocher entraîna la destruction du transept et du chœur du XIIe siècle. Une école occupe aujourd'hui la nef et le narthex).

Après, Jeanne d'Arc franchit un nouveau pont-levis, celui de la Porte-de-Verdun (une inscription placée sur la maison portant le no 1 de la rue Voltaire indique l'emplacement de l'ancienne porte).

Après cela, la Pucelle entre enfin dans Chinon. Elle met pied à terre, au centre de la cité, au Grand-Carroi, autrement dit le grand carrefour. Au-dessus d'elle, Jehanne peut apercevoir la masse du château construit par Henri Il Plantagenêt