Le procès de Jeanne d’Arc le rôle de Pierre Cauchon

Le procès de Jeanne d’Arc : le rôle de Pierre Cauchon

Les Anglais confient le procès de Jeanne d’Arc, à un Français Pierre Cauchon. Évêque de Beauvais, il est depuis le traité de Troyes en 1420 un conseiller du roi d’Angleterre. S’il subit probablement la pression des Anglais, Pierre Cauchon n’a pas besoin d’eux pour savoir dans quel sens doit déboucher le procès.

Aux yeux de l’évêque de Beauvais, Jeanne d’Arc ne peut qu’être coupable et hérétique. Car, dans le cas contraire, si ses voix sont d’origine divine, si sa mission a donc bien été dictée par Dieu, c’est que Charles VII est le véritable roi de France, que le roi d’Angleterre est un usurpateur et que, lui, Pierre Cauchon s’est complètement fourvoyé. Sûr de lui, l’évêque ne veut pas pour autant d’un procès bâclé et tâché d’irrégularité. ......

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Lors de son procès dans le château de Rouen (dans la chapelle royale, la salle dite de parement qui faisait partie des appartements royaux et dans la tour-prison lors de séances en comité restreint) qui dure du 21 février au 23 mai 1431, Jeanne d'Arc est accusée d'hérésie. Elle est emprisonnée dans une tour du château de Philippe Auguste à Rouen, dite plus tard « tour de la Pucelle » ; seul le donjon de la construction est parvenu jusqu'à nous. Il est appelé à tort « tour Jeanne-d'Arc », cependant les soubassements de la tour de la Pucelle ont été dégagées au début du XXe siècle et sont visibles dans la cour d'une maison sise rue Jeanne d'Arc. Jugée par l'Église, Jeanne d'Arc reste néanmoins emprisonnée dans cette prison civile, au mépris du droit canonique.

L'enquête préliminaire commence en janvier 1431 et Jeanne d'Arc est interrogée sans ménagement à Rouen. Si ses conditions d'emprisonnement sont particulièrement difficiles, Jeanne n'a néanmoins pas été soumise à la question, bien qu'elle en ait été menacée.

Le procès débute le 21 février 1431. Environ cent vingt personnes y participent, dont vingt-deux chanoines, soixante docteurs, dix abbés normands, dix délégués de l'université de Paris. Leurs membres sont sélectionnés avec soin. Lors du procès de réhabilitation, plusieurs témoignèrent de leur peur. Ainsi, Richard de Grouchet déclare que « c'est sous la menace et en pleine terreur que nous dûmes prendre part au procès ; nous avions l'intention de déguerpir. » Pour Jean Massieu, « il n'y avait personne au tribunal qui ne tremblât de peur. » Pour Jean Lemaître, « Je vois que si l'on n'agit pas selon la volonté des Anglais, c'est la mort qui menace. »

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jeanne_d%27Arc#Le_proc.C3.A8s_et_la_condamnation_.281431.29