Mai 1269 Charte des hauts barons du Poitou, concernant les rachats à merci – Liste des Sénéchaux d’Alphonse Comte de Poitiers et de Toulouse

A touz ceus qui ces présentes lettres verront,

-          Savaris, vicoens de Thoars valez, Guionnot, fiuz Aimery jadis viconte de Thoars,

-          Hugues l'Arcevesque, sires de Partenay et de Vovent,

-          Morice de Belle-ville, sires de la Garnache et de Montagu, gironné de gueules et de vair de douze pièces.

-          Geffroi de Lezegnen, sires de Jarnac et de Chastel- Achart,

-          Sabren Chabot, sires de la Roche-Cervière,

-          Guillaume de Puiquegni por Gui de Chemilly, seigneur de Mortagne, à ce atorné de par li, Geffroi, sires de Château-briant, D'azur au cerf d'or passant sur une divise du même.

-          Guillaume, sires de Sainte-More,

-          Thiebaut, sires de la Chateigneroie,

-          Morise de la Haie,

-          Charles de Rochefort, sires de Villers,

-          Geoffroi de Chauceroie,

-          Thiebaut de Biaumont, sires de Bercoere, saluz en Nostre- Seigneur.

 

Sachent tuit cil qui sont et qui avenir sont, que trèshaut et nostre très chier sires Aufons, fiuz du roi de France, coens de Poitiers et de Tholose, esgardé et consjurré nostre porfit et le commun porfit de sa conté de Poitiers, et espéciamment du viconté de Thoarz et de la terre de moi, Hugue l'Arcevesque devant dit, et des autres terres qui sont en ladite conté en sa seignorie et en son destroit, esqueles estaient li rachat à merci ; voillanz et desirranz porveoir à la pès et à l'alègement de ses féaus, en meur conseil et délibéracion, à nostre requeste, otroi et de plusors autres qui à cest acort furent et l'otroièrent, desdiz rachaz à merci, a ordené en ceste manière :

Cest assavoir que quant cil mourra, qui du conte de Poitiers ou des barons ou des vavassours tendra son fié, que nostre sires li Coens, ou cil qui cil tendra, porra tenir le fié en sa main par an et par jour, tout ainssi comme cil qui morz sera le peust tenir et exploiter; cest assavoir issues de blé, de vins, de deniers, de rachaz, de cens doubles, ainsinc com li héritiers le peust lever, et de fours, de moulins, de feins, de chevaus de service et de toutes autres issues qui a l'éritier devraient avenir.

(Suit un long passage, touchant les douaires et l'héritage des mineurs).

Et se einsin estoit que en celui fié dont li rachaz seroit escheüz avoit gariment ou douaire, ice courroit aussint ou poiement de l'ennée com feroit li demoines, excetez les viez douaires, dont li rachaz auroit esté faiz autrefoiz en telle maniere que, l'année passée, li heritiers du fié seroit tenuz à rendre la vaillance du noviau doayre à cele qui l'i auroit.

 En ceste chose la seignorie qui tendroit ne porroit bois vendre, ne estans peeschier, ne vivers, ne eve, ne garenne chacier. De rechief li sires du fié ne porroit refuser le fil de celui qui morz seroit, ou le neveu, ou celui qui heritiers devroit estre ou successeur enprès le mort, qu' il ne le receüst en sa foi et en son homage, en tele maniere qu'il ne le porroit refuser par meneur aage, ne son tuteur que li peres ou la mere ou li lignages ou li ami li auroient baillié leiaument, mes li sires du fié qui esploiteroit porroit metre son commandement en un des meneirs ou en une des mesons ou en une des granges por recevoir la rente et les issues de s'année, et, l'année passée, la meson retorneroit arrieres à l'eritier, non empiriée par son fet ou par son defaut.

De rechief la dame ou la fame qui son doaire atendroit, ne li heritier, ne seroient pas remuez des mesons de l'année que li sires tendroit par son rachat.

Toutevoies est assavoir que, s'il i avoit forteresce ou fié, cil qui la forteresce seroit ne la porroit veer à son pardesus por le besoing de la terre, mes, le besoing passé, il la li doit rendre non empirée par son fet ou par son defaut.

Encores est assavoir, que se il n'avoit en ce fié point de vaillance de domoine que de bois, la value des bois seroit estimée par quatre prodeshomes, deus de la partie qui le rachat devroit recevoir, et deus de la partie de celi qui le devroit faire.

La tierce partie de l'estimacion prendroit li sires por son rachat, et encores porroit nostre sires li Coens devant diz prendre les chastiaux et les forteresces, et retenir à soi ès cas ou il le puet par droit ou par coustume ou par convenance.

De rechief, il est assavoir, que se aucuns i avoit qui tenist du seigneur et ne tenist de domoine si peu [que] non, il poieroit autant come vaudrait la levée du meilleur rière fié qui serait en celes tenues.

Encores est assavoir, que se en celui fié n'avoit que gaaigneries, li sires prendrait autele partie come la terre porroit estre bailhée, et se il avenoit que il i eust deus cuillettes en cele année, li sires n'en porroit lever que l'une.

Et cest establissement est entendu des rachaz qui estoient à merci

Et est assavoir, que il est dit et ordené par la volonté nostre seigneur le Coens devant dis et de nostre acort et de nostre otroi et à nostre requeste que se il a aucun des sougiez au devant dis nostre seigneur le Coens sans mien, qui ne se sont acordés ou ne voudront acorder à ceste ordenance dessusdite, que il demorent et remaignent en la première condicion et coustume de rachaz à merci, si com ilz y estoient ainz le tens de ceste ordenance.

Et toutes ces choses, si com elles sont dessus escrites et devisées, nous avons otroié et promis por nous, por nos hoirs, por nos successours et por nos sougiez, à tenir et à garder perdurablement, sans venir encontre par nous ne par autres ès tens qui a venir sont,

En tesmoing de laquele chose, nos avons ces présentes letres confermées par la mise de nos seaux, sauf en autres choses le droit nostre seigneur le Coens devant nommé et le nostre, et sauf tout autrui droit;

Ce fu fet et doné en l'an Nostre Seigneur MIIe LXIX, ou mois de Moi.

 

Cette charte fut copiée en autant d'exemplaires que de parties, et tous furent pareillement scellés. L'original des Archives porte encore treize sceaux sur quatorze.

Nous en connaissons un exemplaire (celui du comte de Thouars), en la possession de M. le duc de la Trémoille, lequel est parfaitement conservé et revêtu de ses quatorze sceaux.

 

1° A gauche, sceau de Savary, vicomte de Thouars ; brisé ; cire blanche, attaches de soie rouge (n° 1092).

Vicomte de Thouars

D'or au franc quartier de gueules, semé de fleurs de lys d'azur

2° Sceau de Guy de Thouars ( n° 1093) ; cire blanche, soie rouge.

 

3° Sceau de Hugues l'Archevêque, sire de Parthenay ( n° 3172) ; cire blanche, soie rouge.

Vicomte de Parthenay

Burelé d'argent et d'azur, à la bande de gueules brochant sur le tout

 

4° Place vide.

 

5° Sceau de Geoffroy de Lusignan ( n° 2637) ; cire blanche, soie rouge.

Geoffroy de Lesignen, sire de Jarnac, est représenté à cheval, la tête nue, portant une trompe suspendue cou, et soutenant de la main droite un chien placé sur la croupe du cheval; au revers, est un lion rampant sur un écu burelé (J. 192, an 1269).

 

6° Sceau de Sabran Chabot ( n° 1673) ; cire blanche, soie rouge.

Chabot

Les Chabot , qui portait, comme on sait, trois chabots posés deux et un. Ces armoiries parlantes, brisées d'un lambel de trois pendants, se voient sur le sceau de Sebran ou Secbron Chabot, sire de la Rochecervière en 1269 : SIGILLVM SECBRON CHABOZ (J. 192).

 

7° Sceau portant un écu à trois bandes, chargé d'un lambel de cinq pièces ; cire blanche, soie verte.

8° Sceau de Geoffroy de Châteaubriant ( n° 1758) ; cire blanche, soie rouge.

Geoffroy de Châteaubriant

De gueules, semé de fleurs de lys d'or

 

9° Sceau de Guillaume de Sainte-Maure ( n°3563) ; cire blanche, soie rouge.

Blason des seigneurs de Sainte-Maure

D'argent, à la fasce de gueules

 

10° Sceau de Thibault de la Châtaigneraie ( n° 1775) ; cire blanche, soie blanche.

Blason Chataigneraie

D'argent au lion d'azur semé de fleurs de lys d'or.

 

11° Sceau de Maurice de la Haie ( n° 2346) ; cire blanche, soie rouge.

On voit une croix à douze pointes? sur l'écu de Maurice de la Haie: + s. MAVRICII DE Haia (J. 192, an 1269).

 

 

12° Sceau de Charles de Rochefort ( n° 3414) ; cire blanche, soie ronge.

L'écu de Charles de Rochefort, sire de Villers, est écartelé et brisé d'un lambel de cinq pendants : * s. CHALE DE ROCHEFORT.

 

13° Sceau de Geoffroy de Chauceroie ( n° 1802).

Geoffroy de Chausseroy, chevalier, portait un lion accolé d'un lambel de deux pendants, et enfermé dans un double trescheur: + s. G. DE CHAVCER. MIL. (J. 192, an 1269)

 

14° Sceau de Thibaud de Beaumont ( 1371) ; cire blanche, soie rouge.

De Beaumont Bressuire

De gueules à l'aigle d'or accompagnée d'une orle de besants d'or

 

Cette pièce a été publiée par Galland, , p. 67, et par M. Boutaric, , p. 490-493. Du franc-aleu Saint Louis et Alfonse de Poitiers

 

 

 

 

 

LISTE DES SÉNÉCHAUX DU COMTE ALFONSE.

J'ai pensé qu'il serait instructif de dresser la liste nominative des sénéchaux qui administrèrent les différentes provinces d'Alfonse, en indiquant autant que possible la durée de leurs fonctions. On remarquera que tous ces officiers étaient pris parmi des nobles étrangers au pays.

POITOU.

Pendant la minorité, Hardouin de Maillé gouverna l'apanage avec le litre de sénéchal (1). Il fut remplacé par Adam le Panetier, qui ne porta que le titre de bailli.

En 1243, Adam rend compte à saint Louis des dépenses occasionnées par la révolte du comte de la Marche (2) : il figure dans des actes du mois de septembre 1246 (3) et du mois de février 1247 (4). Au mois d'août 1249, Alfonse lui donne, en récompense de ses services, une renie de trente livres sur les revenus de la prévôté de Poitiers (5).

Il eut pour successeur Guillaume le Thyais (Guillelmus Teulonicus), chevalier, qui porta le titre de sénéchal. Il exerçait en 1252 (6); il ne resta pas longtemps en fonction; il fut remercié en 1254 (7). Il paraît que sa gestion financière ne fut pas heureuse ; il était redevable de fortes sommes sur les recettes qu'il avait effectuées, et en 1257 il reconnut devoir sept cent soixante-dix livres tournois : ses fils et d'autres seigneurs durent se porter caution de sa solvabilité (8).

En 1258 il figure parmi les chevaliers de l'hôtel qui reçurent des manteaux à la Toussaint, ce qui prouve que sa disgrâce ne fut pas de longue durée (9).

Il fut remplacé par Robert Boillie, chevalier (10), qui lui-même dut résigner ses fonctions, à la fin de 1255, entre les mains de Thibaud de Neuvy, chevalier (11).

 Ce dernier n'eut pas l'administration de la Saintonge, qui forma une sénéchaussée séparée; il céda la place à Simon de Coûtes, qu'Alfonse nomma, en 1268, châtelain de la Roche-sur Yon.  (12)

Le comte ordonna en même temps à Simon de demeurer à son poste pendant les délais voulus pour répondre aux plaintes qui seraient portées contre lui, et de mettre au courant son successeur, Eustache de Beaumarchais, originaire d'Auvergne. Eustache fut porteur de cette missive et trouva le meilleur accueil auprès de Simon de Coûtes (13), qui se mit avec empressement à sa disposition et l'initia au gouvernement du Poitou. Personne ne se plaignit du sénéchal sortant, qui prit avec joie possession de son office de châtelain, non sans avoir remercié Alfonse et sans lui avoir rendu brièvement ses comptes.

La lettre qu'il adressa dans cette circonstance à son maître est trop curieuse pour que nous ne la mettions pas sous les yeux du lecteur. C'est sinon le plus ancien, du moins un des plus anciens échantillons du style administratif dans les relations d'inférieur à supérieur.

« A son très excellent et très redoutable segneur, Aufonz fuiz le roi de France, conte de Poitiers et de Tholose, Symons de Coules, chevaliers, sis chateleins de la Roche seur Oyon, saluz o toute révérence, o servise léal.

 Sire, je vous rent grâces et merciz, tant com je puis, de ce que vous m'avez relaschié de vostre seneschauciée de Peitou, et de ce que vos m'avez retenu par vostre grâce, en vostre servise ou chatel de la Roche. Et sachiez que je ai ensengné et monstre diligemment et loiaument, à mon pooir et à vostre profist, à vostre seneschal Testât de voz besongnes et de vostre terre, et de totes voz choses, et de voz rentes, si com vos porroiz mieuz savoir par lui que par moi; et ai conté à li de totes les choses certeinnes qui vos sont deues en Poitou, sanz voz rentes, fors de cest terme de la Penlhecoste qui vient, et monte la somme XIIIIe  LVIe , XV s. dont l'en devra à ce terme de la Penthecoste Vie III XLVIIII XV s., que por vos que por le roi de Sezile. Et sachiez que vostre terre est, Dieu merci, en bon estât, ne je ne crois pas que je voz rentes ne voz droiz soient en rien déperdu par ma deffaute. Il seroit bien trové par les contes de la court, que je ai rendu chascun an, que je ai tenu vostre terre n mille livres plus que il n'avoit esté fet lonc tans avant : mandez moi vostre plesir et commandez com à vostre léal (14). »

La justice que Simon croyait pouvoir se rendre à lui-même lui fut aussi rendue par Eustache de Beaumarchais, qui se plut à porter témoignage de l'exactitude de ses comptes et de l'excellence de sa gestion (15). Beaumarchais accompagna saint Louis à Tunis en qualité de chevalier de l'hôtel du roi (16). Depuis il occupa les postes les plus importants; il devint sénéchal de Toulouse et gouverneur du royaume de Navarre. Mais nous n'avons pas à le suivre dans sa brillante carrière (17) au service du roi de France.

SAINTONGE.

Jusqu'en 1255 la Saintonge fut, ainsi que nous l'avons vu, unie au Poitou : à partir de cette époque elle forma une sénéchaussée séparée. Le premier titulaire fut Jean de Sours, chevalier (18), qui mourut dans le cours de l'année 1265 (19) : son successeur fut Jean de Villette, chevalier (20).

AUVERGNE.

La terre d'Auvergne fut administrée, pendant la minorité d'Alfonse, par Béraud de Mercoeur, avec le titre de connétable (21). En 1238 paraît Amaury de Courcelles, qui se qualifie bailli d'Auvergne (22).

 

 

DEUXIEME PARTIE. — ADMINISTRATION LOCALE

En 1244 et 1245, Henri de Ponceaux figure dans plusieurs actes comme connétable (23). Messire Nivard remplit les mêmes fonctions en 1251 (24) : il eut pour successeur Herbert de Plailly (25). Ce dernier fit place, en 1255, à Geoffroi Thomas, chevalier, qui exerçait encore en 1261 (26). De graves plaintes furent portées contre ce fonctionnaire, qui dut abandonner ses fonctions. De 1267 à 1271, l'Auvergne fut administrée par Evrard de Milleschamps (de Mediis Campis (27).

AGENAIS ET QUERCY.

Arnal de Tantalon était sénéchal de Quercy et d'Agenais en 1246 (28) : il eut pour successeurs Simon Claret, chevalier, 1252 el 1253 (29); messire Guillaume de Bagnaux (de Balneolis), 1256 (30); Philippe de Villefavereuse (31) et Jean d'Angervillers, 1269 à 1271 (32).

ROUERGUE.

Jean d'Arsis, chevalier, était sénéchal de Rouergue en

LIVRE DEUXIÈME. — ADMINISTRATION GÉNÉRALE.

1250, 1251, 1252 et 1253 (33) : il fut accusé par des malveillants d'avoir reçu des présents de ses administrés. Il écrivit à Alfonse pour se disculper : il déclara n'avoir jamais accepté que les cadeaux autorisés par l'usage. Plusieurs prélats et des abbés lui avaient offert des bénéfices pour ses enfants, il les avait remerciés, voulant auparavant obtenir l'autorisation du comte. Il eut des différends assez vifs avec l'évêque de Rodez (34) : il fut transféré, en 1253, à la sénéchaussée de Venaissin (35). Pierre de Landreville, chevalier, réunit sous son autorité les sénéchaussées de Rouergue et d'Albigeois : il administra jusqu'au mois d'octobre 1262, qu'il fut nommé sénéchal de Toulouse, tout en conservant la direction de l'Albigeois (36). Il rendit ses comptes à Philippe de Boissy, chevalier, qui était encore en place en 1271.

ALBIGEOIS.

Uni de 1249 à 1256 à la sénéchaussée de Toulouse, et de 1256 à 1262 à la sénéchaussée de Rouergue, et à partir de 1262 réuni de nouveau au Toulousain (37).

 

 

DEUXIEME PARTIE. — ADMINISTRATION LOCALE.

TOULOUSAIN (38).

Pierre de Voisins, sénéchal de Toulouse et d'Albigeois, cessa ces fonctions le 14 février 1254 (39). Hugues d'Arsis exerça deux ans (40) : Geoffroi de Chennevières fut chargé d'administrer, en 1256, la sénéchaussée de Toulouse sans l'Albigeois : il fut remplacé en octobre 1262 par Pierre de Landreville, sénéchal de Rouergue et d'Albigeois, auquel on laissa cette dernière province à diriger (41). Landreville mourut en 1268 (42). Sicard d'Alaman administra la sénéchaussée jusqu'à l'arrivée du nouveau sénéchal Thibaud de Nangerville, qui fut institué par lettres patentes du vendredi après la quinzaine de la Pentecôte 1269 (43).

COMTAT VENAISSIN (44).

Raimond Gaucelme, sire de Lunel, gouverna le Venaissin de 1249 à 1253 (45), époque où il fut relevé de ses fonctions par Jean d'Arsis, sénéchal de Rouergue. Messire Jean d'Arsis gouverna jusqu'en 1267, époque où il mourut (46). Il sut se concilier pendant sa longue administration les sympathies de tous. Il paraît que son manque de fortune personnelle, joint à la mauvaise gestion de ses intérêts privés, lui rendit difficile de soutenir son rang : il dut même un instant renoncer à ses fonctions. Tout était prêt pour son départ, quand l'abbé de Saint-Andrélez-Avignon supplia Alfonse, au nom du clergé du Venaissin, de leur laisser un sénéchal dont l'Église avait hautement à se louer, promettant de lui venir pécuniairement en aide et de le mettre à même de vivre conformément à son rang (47). Il laissa toutefois une succession embarrassée, et mourut redevable de fortes sommes au comte, qui fit vendre pour se payer les meubles, l'argenterie du défunt et des blés qui lui appartenaient (48).

Après Jean d'Arsis, le Venaissin eut pour sénéchal Girard de Prunai, chevalier (49), puis Guillaume de Vaugrigneuse (50).

 

DEUXIEME PARTIE. — ADMINISTRATION LOCALE.

CHAPITRE IV.

DIVISIONS ADMINISTRATIVES DES DOMAINES D'ALFONSE.

Nous offrons le tableau des divisions administratives des domaines d'Alfonse, d'après les comptes originaux de recettes et de dépenses. Nous indiquons les prévôtés et baylies, mais nous ferons remarquer que leur nombre variait à chaque instant : tantôt une prévôté était affermée seule, tantôt elle était jointe à une autre ou même à deux autres prévôtés, suivant le caprice d'un sénéchal ou le hasard des enchères.

Quand le même individu avait pris à l'adjudication deux prévôtés, il les administrait toutes les deux seul, et en fait il n'y avait plus qu'une prévôté. J'avais eu un moment l'intention et j'avais même essayé de faire connaître ces vicissitudes des circonscriptions inférieures, mais j'ai dû y renoncer : je n'aurais pu être complet. Je me contente de donner pour chaque sénéchaussée la liste la plus complète.

 

SÉNÉCHAUSSÉE DE POITOU (51).

 (Partie de la Vienne, des Deux-Sèvres et de la Vendée.)

Prévôtés. Poitiers. Pictavi. Vienne, ch.-lieu de dép.

Niort. Niortum. Deux-Sèvres, ch.-lieu de département.

Fontenai. Fontenaium. Vendée, ch.-lieu d'arr.

Montreuil. Monasteriolum. Vienne, arr. de Poitiers.

Sanzai. Sanceium. Deux-Sèvres, arr. de Bressuire.

Prahecq. Prahec. Deux-Sèvres, arr.de Niort

Cherveus. Chervios. Deux-Sèvres, arr.de Niort

St-Savin. Sanctus Savinus. Vienne, ch- lieu arr

Montmorillon. Mons-Maurilii. Vienne, ch.- lieu d’arr.

 

SÉNÉCHAUSSÉE DE SAINTONGE (52).

(Charente-Inférieure, partie des Deux-Sèvres.)

Prévôtés.

La Rochelle. Rupella. Charente-Infér., chef-lieu

St-Jean d'Angély- Sanctus.Johannes de Angeliaco  Charente-Infér., chef. lieu d'arrondissem.

Benon. Benaon, Banaon. Charente-Infér., arr. de la Rochelle.

Grand fief d'Aunis- Magnum feodum  Alnisii. Charente-Inférieure.

Tonnay. Tauneium, Toniacum - Charente-Infér., arr. de . Rochefort.

Saintes. Xanctones. Charente-Infér., arr. de

Marennes. Marannie. Charente-Infér., chef-lieu

Frontenai. Frontenaium. Deux-Sèvres, arr. de Niort.

Coulons. Colons, Coulons. Deux-Sèvres, arr. de Niort.

 

AUVERGNE (53)

 (Puy-de-Dôme, partie de Haute-Loire et de l'Allier.)

Baylies.

Langeac. Langiacum. Haute-Loire, arr. de Brioude.

Brioude. Brivatensis bajulia- Haute-Loire, ch.-lieu d'arrondissem.

Auzon. Ausonium. Haute-Loire, arr. de Brioude.

Nonnette. Noneta. Puy-de-Dôme, arr. d'Issoire.

Monton. Montonium. Puy-de-Dôme, arr. de Clermont-Ferrand.

Breuil. Brolium. Puy-de-Dôme, arr- de Clermont- Ferrand.

Pont-du-Château - Castri-Pons. Puy-de-Dôme, arr. de Clermont-Ferrand.

Montcel. Moncels. Puy-de-Dôme, arr. de Riom.

Billom. Buillon. Puy-de-Dôme, arr. de Clermont.

Ennezal. Enaziacum, Anaziacum- Puy-de-Dôme, arr. de Riom.

Riom. Riomum. Puy-de-Dôme, ch.-lieu d'arrond.

Tournoelle. Tournolium. Puy-de-Dôme, arr. de Riom.

Châtel-Guion. Castrum Guidonis- Puy-de-Dôme, arr. Riom.

Le Mans. Mansus. Puy-de-Dôme, arr. de

Châteauneuf. Castrum-Novum. Puy-de-Dôme, arr. de Riom.

 Cournon. Corno. Puy-de-Dôme, arr. de

Clcrmont. Pionsat. Pinciacum. Puy-de-Dôme, arr. de Riom.

Roche d'Agout. Ruppes Dagulphi. Puy de Dôme, arr. de Riom.

Palluel et Buchecairal. Paluellum. Allier, arr. de la Palisse,

Langy. Langetum, Lengis. Allier. arr. de la Palisse.

Puy-Rogier Cébazat. Podium Rogerii. Allier, arr. de la Palisse.

Cébazat Cebaziacum, baziacum   Puy-de-Dôme, arr. de Clermont.

Vichy. Vichiacum, Vicherium.  arr. de la Palisse.

Ris. Rivi. Puy-de-Dôme, arr. de Thiers.

Péage de Saint- Pourçain. Sanctus Porcianus. Allier, arr. de Gannat.

Goutières. Gouteria, Goteria- Puy-de-Dôme, arr. de  Riom (54).

 

SÉNÉCHAUSSÉE D'AGENAIS ET DE QUERCY (55)

 (Lot-et-Garonne, partie du Lot et de Tarn-et-Garonne. )

AGENAIS.

Baylies.

Agen. Agennum. Lot-et-Garonne, chef-lieu dép.

Outre-Garonne. Ultra Garonnam. Lot-et-Garonne, arr. de Nérac.

Port-Ste-Marie. Portus Sancte Marie. Lot-et-Garonne, arr. d'Agen.

Grand-Castang. Grande Castrum. Dordogne, arr. de Bergerac.

Penne. Penna. Lot-et-Garonne, arr. de Villeneuve.

Villeneuve de Poujoul (56), et Ste-Livrade.  Villa Nova de Poujol et Sancta Liberata. Id.

Sl-Pastour. Sanctus Pastor. Id.

Monclar. Mons Clarus. Id.

Castel Seignoret et Castillonnez- Castrum Seignoreti et Castelio. Id

Monflanquin. Mons Flanquinus. Id

Villeréal. Villa Regalis. Id.

Tournon. Torno. Id.

Sainte-Foi. Sancta Fides. Id.

Marmande et Mirmanda. Péage de Marmande  Lot-et-Garonne, lieu d'arrond.

 

QUERCY (57).

(Lot et partie de Tarn-et-Garonne et de Lot-et-Garonne.)

Baylies.

Moissac. Moissiacum. Tarn-et-Garonne, ch.- lieu d'arr.

Montauban. Mons Albanus. Tarn-et-Garonne, ch.- lieu de dép.

Castelnau.  Castrum Novum. Lot, arr. de Cahors.

Caussade. Calciata.  . Tarn-et-Garonne, arr. de Montauban.

Caylus. Caslucium. Tarn-et-Garonne, arr. de Montauban.

Hautmont. Altus mons. Tarn-et-Garonne, arr. de Montauban ?

Mirabel. Mirabellum. Tarn-et-Garonne, arr. de Montauban ?

Montjoie. Mons Gaudii. Tarn-et-Garonne, arr. de Moissac.

Castelsagrat. Castrum Sacratum. - Tarn-et Garonne, arr. de Moissac.

Mollières. Molerie. Tarn-et-Garonne, arr. de Montauban.

Montcuq. Mons Cuci. Lot, arr. de Cahors.

Lauserte. Lauserta. Lot, arr. de Cahors.

Sauveterre et Salvaterra et Tarn-et-Garonne, arr. de Moissac.

Montdenard (58). Mons Lanardi. Tarn-et-Garonne, arr. de Moissac.

Sept-Fonts. Septem Fontes. Tarn-et-Garonne, arr. de Montauban.

Outre-Lot (59). Ultra Oltim. Lot, arr. de Cahors, et Lot-et-Garonne, arr. de Villeneuve.

 

SÉNÉCHAUSSÉE DE ROUERGUE (60).

AVEYRON.

Baylies.

Millau. Amilliavum. Aveyron, arr. de Millau.

Sl-Geniès. Sanctus Genesius. Id.

La Guiolle. Guyola. Id.

Cassagnes (Cassanee), appelée aussi baylie de Rodez, comprenant la Pézade. Aveyron, arr. de Rodez.

Peyrusse. Petrucia. Aveyron, arr. de Villefranche.

Villefranche. Najacum. Id.

Villeneuve. Villanova. Id.

Villefranche. Villafranca. Aveyron, ch.-lieu d'arr.

 

SÉNÉCHAUSSÉE DE TOULOUSE ET D'ALBIGEOIS.

(Haute-Garonne; partie de Tarn-et-Garonne, arrondissement de Castelsarrasin ; du Tarn, arrondissement de Lavaur; de l'Aude, arrondissement de Castelnaudary.

TOULOUSE.

Baylies.

Toulouse. Tholosa. Haute-Garonne, chef-lieu départ.

Buzet et Villemur.  Busetum et  Villa muri  Haute-Garonne, arr. de Toulouse.

Les Vaux. Vallis. Haute-Garonne, arr. de Villefranche.

Saint-Félix et Caraman Sanctus Félix et Caramannum. Id.

Castelnau. Castrum novum. Id.

Laurac et Loracum. Aude, arr. de Castelnaudary.

Fanjeaux. . Fanum Jovis, Fangiax. Id.

Avignonnet. Avinio, Avinionetum. Haute-Garonne, arr. de Villefranche.

Saint-Rome. Sanctus Romanus. Id.

Montgiscard. Mons Giscardi. Id.

Rieux et Rivi et Haute-Garonne, arr. de Muret.

Montesquieu. Mons Esquivi. Id.

Verdun et Verdunum et Tarn-et-Garonne, arr. de Castel-Sarrasin.

Castel-Sarra- Castrum Sarrasin, ceni. Id.

Bonnac. Bonnacum. Id.

 Lavaur et Vaurum et Tarn, arr. de Lavaur.

Puy-Laurens (61). Podium Laurentii. id. (62).

 

ALBIGEOIS (63).

(Tarn, arrondissement de Gaillac. — Jugerie d'Albigeois.)

Baylies.

Cordes. Cordue. Tarn, arr. de Gaillac.

Gaillac. Galliacum. Id.

Cahuzac. Causacum. Id.

Castelnau. Castrumnovum. Id,

Rabastens. Rapistagnum. Id.

Penne. Penna. Id.

SÉNÉCHAUSSÉE DE VENAISSIN (64).

VAUCLUSE.

Baylies.

Bonnieux. Bonnilii. Vaucluse, arr. d'Api.

Oppède. Oppeda. Id.

Cavaillon. Cavallio. Vaucluse, arr. d'Avignon.

L’ Isle. Insula. Id.

Pernes. Paterne. Vaucluse, arr. de Carpentras.

Pont de Sorgue. Pons Sorgie. Vaucluse, arr. d'Avignon.

Malaucène. Malaucena. Vaucluse, arr. d'Orange

Vaison et Vasio et

Seguret. Seguretum. Id.

Mornas et Mornacium et

La Palud. Paludium. Id.

AVIGNON.

Avignon, indivis entre le comte de Toulouse et le comte de Provence, avait une administration séparée : elle était soustraite à l'autorité du sénéchal de Venaissin. Elle était gouvernée par un viguier choisi alternativement par un des deux seigneurs : il y avait aussi un receveur nommé clavaire.

 

Saint-Louis et Alphonse de Poitiers : étude sur la réunion des provinces du midi et de l'ouest à la couronne et sur les origines de la centralisation administrative, d'après des documents inédits / par Edgard Boutaric,...

 

 

 ==> Alphonse, frère de Louis IX, reçoit en apanage le comté de Poitou. (1241- Time Travel)

Situation du Poitou à l'avènement d'Alphonse. (Les grandes maisons seigneuriales du Poitou) <==

 

 

 


 

1 Restitution d'un volume perdu des Olim, n° 324. Avant lui on trouve Thibaud de Blazon, sénéchal royal de Poitou en 1228. Trésor des chartes , J. 628, n° 13.

2 Arch. de l'Emp., KK.376, fol. 26 r°.

3 Trésor des chartes, J. 190, n° 29.

4 Idem, J. 191, n° 27.

5 Orig. scellé, J. 190, n°92.

6 Compte de la Toussaint 1261. J. 317, n° 61, fol. 34.

7 Compte original. Bibl. imp., n° 9019, fol. 8 et 9.

(8) Orig. Trésor des chartes, J. 190, n° 49.

(9) Ludwig, Reliquiae manuscriptorum, t. XII, p. 5.

(10) Bibl. imp., n° 9019, fol. 9.

(11) Trésor des chartes, J. 317, n° 61. Cet événement se passa entre la Toussaint 1254 et la Chandeleur suivante.

(11) Samedi après les Brandons. Lettre d'A. à S. de Cubitis, Reg. A, fol. 21 r°.

(13) Lettre d'AIfonse à Eustache de Beaumarchais, mardi, jour de Saint-Philippe et Saint-Jacques (ler mai) 1268. Reg. A, fol. 93 r°. « Symon de Cubitis , circa nostra negotia promovenda ac débita exigenda bénigne et fideliter vos instruxit, pauci aut nulli de eodem hactenus sunt conquesti, gratum gerimus et acceptum. »

(14) Reg. A, fol. 93 v".

(15) Reg. A, fol. 93 r°.

(16) Recueil des historiens de France, t. XX, p. 307.

(17) Voyez les documents réunis par M. F. Michel dans les notes de Y Histoire de la guerre de Navarre, Collection des documents inédits, p. 407 et suivantes.

(18) Compte de la Toussaint 1255. Trésor des chartes, J. 317, n° 61, fol. 44 r°.

(19) On lit dans le compte de la Toussaint 1265 ce qui suit : « Recepta quam fecerat Johannes de Sours, dum vivebal. » Trésor des chartes, J. 192, n° 19.

(20) Lettre d'Alfonse, en date du jour de la Saint-Matthias 1268. Reg. A, fol. 116 r°.

(21) « B., marescallus Borbonensis et conestabulns Arvernie », reçoit pour le Roi l'hommage de P. de Losac. 1237. Reg. XXXI du Trésor des chartes, fol. 94 v»,

(22) Acte du 6 juillet 1238. Orig. Trésor des chartes, J. 271, n° 3.

(23) Acte de septembre 1244. Orig. Trésor des chartes, J. 328, n° 20. Hommage de B. Contor. Ibidem, J. 192 , n° 12, 20 mai 1245.

(24) Compte delà Toussaint 1261. Trésor des chartes, J. 317, n° 61, fol. 35 r°.

(25) Compte de l'Ascension 1252. Ibidem, fol. 35 r°.—Compte de la Chandeleur 1253. Bibl. imp., n° 9019, fol. 9.

(26) Trésor des chartes, J. 317, n° 61, fol. 42 v°. —Charte du doyen d'Herment, février 1260. Orig. J. 190, n° 96.

(27) Compte de 1267. Bibl. imp., n» 9019, fol. 27, etc.

(28) Acte du 20 septembre 1246. Trésor des chartes, J. 322 , n° 65.

(29) Compte de l'Ascension 1252. Trésor des chartes, J. 317, n° 61, fol. 36. Il laissa un reliquat dont Alfonse lui fit don. Ibidem, fol. 11 v°.

(30) Compte de la Toussaint 1256. Ibidem, fol. 42 v°.

(31) Il ne l'était plus en 1267, le jeudi après le mois de Pâques. Reg. B, fol. 68 r°.

(32) Compte de la Chandeleur 1268 et de la Toussaint 1269. Bibl. imp., ii° 9019, fol. 28 et 30.

(33) Compte de l'Ascension 1252. Trésor des chartes, J. 317, n° 61, fol. 36.

(34) Lettre originale (vers 1252). Trésor des chartes, J. 326, n° 40.

(35) J. 317, n° 61, fol. 38. Comple de la Toussaint.

(36) » Dilecto et fideli suo Petro de Landrevilla, senescallo Tholosano et Albiensi. Significamus vobis quod nos dilecto et fideli noslro Philippo de Boissiaco, militi, latori presentium, seneschalliam Ruthinensem tradidimus custodiendam quamdiu nobis placuerit; unde vobis mandamus quatinus eidem Philippo, militi, omnia transcripta seneschallie Ruthinensis et omnes ballivias quomodo sunt tradite et affirmate, et omnes plegios cum incheramentis tradatis, pênes vos dicta transcripta retinentes; et diclum Philippum, prout meliori modo poteritis, super regimine dicte senescallie et custodia informantes, et eidem consilium vestrum pariter et auxilium quocienscumque ab ipso fueritis requisitus et expedire videritis... mandamus vobis insuper ut maxima diligentia quam poteritis seneschalciam nostram Tholosanam et senescalliam Ruthinensem custodiatis... Apud Chaufour, » octobre 1262. Trésor des chartes , J. 307, n° 55, n° 11.

(37) temps de Raymond VII il y avait un sénéchal spécial pour l'Albigeois. Dans une transaction entre le comte de Toulouse et l'abbé de Gaillac, en date du 13 octobre 1231, figure « Guillelmus, senescallus Albigensis. » Orig., J. 309, n° 8.

(38) De 1236 à 1241, Hugues de Villeneuve fut sénéchal de Toulouse pour Raymond VII. Trésor des chartes, J. 311, n° 54 (acte du 13 août 1236), et J. 314, n" 76 (acte du 14 février 1241).

(39) Acte d'octobre 1251. Trésor des chartes, J. 323, n° 88. — Il était encore sénéchal le mercredi après les Rameaux 1253. Vaissete, t. VI, Preuves, p. 495. La date de sa sortie de charge est indiquée par le compte de la Chandeleur 1254, où on lit : «  De ballivia Tholose, per d. Petrum de Vieillis , ab octaba O. Sanctorum 1253 usque ad primam dominicam Quadragesime sequentem. »  J. 317, n° 61. fol. 9 r°.

(40) Trésor des chartes, J. 317, n° 61, fol. 40 r°.

(41) Ibidem, fol. 3 r°.

(42) Reg. A, fol. 150 v°. Lettre d'AIfonse, datée du mardi avant Noël 1268.

(43) Reg. B, fol. 70 r°.

(44) En 1246, A. de Clermont était sénéchal du Venaissin, 15 octobre 1246. Trésor des chartes, J. 323, n° 85.

(45) Trésor des chartes, J. 317, n° 61, fol. 37. Compte de la Chandeleur 1253. — Acte de novembre 1254 qui prouve qu'il n'était plus sénéchal. J. 311, n° 71.

(46) Trésor des chartes, J. 317, n° 61, fol. 58.

(47) Lettre sans date. J. 1024, n° 21.

(48) Lettre de Thibaud d'Arsis, damoiseau, lendemain de Pâques 1267. Reg. A, fol. 84 r°, et lettre d'AIfonse de même date, ibidem.

(49) Lettre par laquelle G. de Primai reconnaît devoir à A., tant à titre de prêt, que pour reliquat des comptes de la sénéchaussée de Venaissin, trois cent vingt livres tournois. < Le diemanche es trais semaines de Pentecoste 1267. » Orig. Trésor des chartes, J. 318, n° 57.

(50) Voyez la liste des compositions faites par G. de Vaugrigneuse, chevalier, avec les communautés du Venaissin, pour le fouage 1209. Bibl. imp., n° 9019, fol. 38.

(51) J. 317, n° 61, et J. 192, n° 19. — Comptes d'Adam le panelier, années 1243-1247, KK. 376. — Compte de Thibaud de Neuvy, sénéchal de Poitiers. Toussaint 1259. Bibl. imp., n 9019. — Ibidem, 1260. — Autre de l'an 1260.

(52) J. 317, n° 61; J. 192, n° 19. — Compte de Jean de Sours, Ascension 1260. Bibl. imp., n° 9019.

(53) J. 317, n° 62. Comptes de l'Ascension 1255 : dans ce compte il y a un moins grand nombre de baylies qu'en 1867. J. 192, n°19. — Compte d'Evrard de Millechamps, Ascension 1267. Bibl. imp., 10918, fol. 21. Conf. Delalo, Des limites des divisions territoriales et civiles de la haute Auvergne, 1859, p. 40. — M. Chazaud, archiviste de l'Allier, a bien voulu revoir notre tableau des divisions de l'Auvergne, et a corrigé quelques erreurs de M. Delalo.

(54) On peut consulter sur les variations des baylies d'Auvergne le registre du Trésor des chartes J. 317, n° 61, fol. 73 et 74 : ces variations sont très-nombreuses.

(55) Compte de la Toussaint 1259. Bibl. imp., n° 9019, fol. 14. — Conf. Trésor des chartes, J. 317, n° 62.

(56) - Actuellement Villeneuve-sur-Lot.

(57) Mêmes sources que pour la sénéchaussée d'Agenais : ces deux sénéchaussées étaient en effet administrées par un même sénéchal.

(58) Cette bastide, appelée en ancien idiome Montlanard, a été à tort appelée Monlleard et Montlevard par D. Vaissete.

(59) Sur cette baylie voyez plus haut, page 65.

(60) « Compotus domini Philippi de Boyssiaco, militis , senescalli Ruthinensis , de termino Purificationis Béate Marie M.CC.LXVIII.  Bibl. imp., n° 109, w 13. — Arch. de l'Emp., J. 317, n° 61.

(61) En 1258 « balliva Vauri et de Podio Laurentii et des Apaihais ».

(62) Bibl. imp., Compte du terme de l'Ascension 1256; Bibl. imp., n° 9019. — Arch. de l'Emp., J. 317, n" 61, fol. 58 r°, comptes de 1258 à 1259. En 1258, à Rieux et Montesquieu, on a joint les nouvelles bastides de Gascogne. En 1256 on voit figurer « Terra domini Rogeri d'Espec, et bastide non affirmate » .

(63) Voyez les sources indiquées pour la sénéchaussée de Toulouse.

(64) Arch. de l'Emp., J. 317, n° 61, Comptes de l'année 1257; et Compotus abreviatus, J. 192, n° 19.