Louis XIII – Marie de Médicis - Richelieu devient Cardinal - Place aux Porches à Fontenay le comte (Time Travel 1622)

Louis XIII succède à Henri IV son père, Marie de Médicis sa mère étant  régente (1).

On prévoyait la division qui devait éclater entre les protestants et les catholiques. L’amour de Marie pour les prêtres italiens décida plus tard de sa conduite.

Poitiers organise une milice municipale. Marie, connaissant les tendances religieuses de cette ville, fait tous ses efforts pour la conserver, ainsi que Niort. La Trémouille et Rohan, à la tête des calvinistes dans le Poitou, font revivre un parti qu’on croyait anéanti.

Tous les privilèges de la ville de Poitiers furent confirmés par  lettre-patentes de 1610.

A Maillezais, le vieux d’Aubigné proteste énergiquement contre la régence de la reine-mère, proclamée sans le consentement des Etats-généraux.

De grands troubles eurent lieu dans Poitiers, à cause du prince de Condé. La ville ferma ses portes. Le duc de Rohan, gouverneur de Poitiers, fait tous ses efforts pour calmer les esprits.

La confusion  devient très grande dans tout le Poitou, entre les catholiques et les calvinistes, 1611.

Un soulèvement général éclate. A saint-Maixent, à Niort, les calvinistes dont leurs préparatifs. Le duc de Sully, gouverneur du Poitou, qui est mal vu à la nouvelle cour, réserve toutes ses sympathies pour le parti protestant. L’alliance qu’il contracte avec le duc de Rohan, en lui donnant sa fille, montre sa pensée secrète.

Le jeune roi épouse à Bordeaux une princesse d’Espagne. Ce mariage devint encore le sujet de nouveaux mécontentements, 1616. Une conférence a lieu à Londres et est suivie de la paix.

L’arrestation du prince de Condé suscite de nouveaux troubles, que la mort du maréchal d’Ancre motive doublement.

Le duc de Rohan succède à Sully son beau-père, dans le gouvernement du Poitou.

En 1619, Marie de Médicis, internée à Blois, se sauva à Angoulême et rassembla une armée dont le commandement fut donné au duc d'Épernon. La guerre civile allait recommencer, quand le P. Joseph (2) engagea Louis XIII et le duc de Luynes à rappeler d'Avignon Richelieu, et à le charger de réconcilier Marie de Médicis et son fils.

L'évêque de Luçon fit faire la paix, mais elle dura à peine un an, et la guerre recommença. L'armée de la Reine vaincue aux Ponts - de - Cé  (1620), Richelieu fit enfin conclure une paix durable ( 10 août ), qui se fortifia par le mariage de la nièce de Richelieu (3) avec le neveu du duc de Luynes , M. de Combalet (4).

 En même temps, Louis XIII, satisfait des services de Richelieu, consentait à demander au pape Paul V le chapeau de cardinal pour le protégé de sa mère.

Le mariage de M. de Combalet fut célébré (26 novembre) dans la chambre de la reine Anne d'Autriche; le contrat avait été signé dans le cabinet de la Reine-Mère, au Louvre; Marie de Médicis et le Roi avaient donné de très grosses sommes aux nouveaux mariés. L'accord semblait être établi solidement entre le Roi et sa mère, et entre leurs ministres, Luynes et Richelieu

1621, Une conférence s’établit à Niort entre les chefs calvinistes, Rohan, La Trémouille et Soubise. La guerre encore le résultat de cette réunion.

Louis XIII, à son passage à Niort, 1621, déclare rebelles Saint-Jean-d’Angély et La Rochelle. Soit crainte ou affection, toutes les places du Poitou ouvrent leurs portes au roi.

Parthenay, Fontenay, Niort et Châtellerault protestent de leur fidélité.

Le duc de Thouars qui le parti de Rohan et reste neutre.

30 mai au 24 juin 1621 Le roi prend Saint-Jean-d’Angély. Soubise, quoique vaincu, va dans le Bas-Poitou et prend les Sables d’Olonne et le Château de Chaume. Il poursuit sa marche, en soumettant Saint-Gilles, Talmont, Noirmoutiers.

 Le comte de La Rochefoucault, que l’on envoie contre lui, ne peut rien entreprendre.

Enfin, le roi alla lui-même à la rencontre des rebelles et les rejoignit dans les marais du Bas-Poitou, près des plages de l’Océan. Soubise se retira sans combattre.

Richelieu qui était devenu une puissance avec laquelle il fallait compter.

Marie de Médicis donna à l'évêque de Luçon un témoignage public de la faveur dont elle l'honorait.

Toute la Cour avait suivi Louis XIII allant attaquer Montauban, où les Huguenots s'étaient soulevés.

Marie de Médicis se sépara du Roi pendant quelques jours (commencement de juin) et alla visiter l'évêque de Luçon dans son prieuré de Coussay (5).

La mort du connétable (15 décembre 1621) allait ramener bientôt Marie de Médicis au pouvoir. Richelieu, surintendant de sa Maison et son conseiller, avait lié sa destinée à celle de la Reine-Mère; avec elle, après quelques années de patience et d'intrigues, il allait rentrer au Conseil, et cette fois devenir premier ministre.

La guerre prenant beaucoup de gravité, le roi arriva en personne.

Il se dirigea de suite du côté des marais de l'île de Rie, et, le 16 avril 1622, il défit complètement l'armée de Soubise, qui se sauva par mer à La Rochelle, dont les bourgeois le reçurent fort mal.

Les gentilhommes protestants, pris les armes à la main, furent renfermés dans les prisons de Saintes, Poitiers et Fontenay, d'où ils sortirent facilement. Quant aux malheureux soldats, victimes toujours dévouées en expiation des fautes des grands, on les mit aux galères.

La capture du fort de la Chaume fut le dernier fait d'armes de ce soulèvement.

MARIE DE MÉDICIS SÉJOURNE A FONTENAY-LE-COMTE (16 Mai 1622)

 

Louis XIII passa, le 22 avril 1622, par Fontenay-le-Comte, et y descendit chez le gouverneur.

Le roi partit d'Apremont, et arriva le 22 avril au soir à Fontenay, avec toute sa cour. Peu de jours après, Marie de Médicis y séjourna, en allant joindre son fils. Elle reçut un envoyé de Mornay, qu'elle chargea de dire à son maître: que sa sage conduite était goûtée de tous, et que si tous ceux de sa religion suivaient son exemple, la paix ne serait pas si souvent troublée. Enfin, une trêve tacite et forcée s'établit.

« Quelques jours plus tard, Marie de Médicis se fit présenter, chez Mme de la Rochefoucauld, l’échevinage, qui lui demanda la démolition de tous les châteaux forts du bas Poitou n’appartenant pas au Roi…

La Reine mère fut reçue dans l’hôtel situé à côté de la porte de la Fontaine (maison Boumier), où le comte de la Rochefoucauld avait établi son domicile, et qui a porté depuis le nom de Maison du Gouverneur

La cour en profita, pour envoyer en Poitou MM. Amelot et Jehan de Chalas, chargés d'empêcher les catholiques de vexer les protestants.

Ces deux conseillers d'État avaient aussi la mission secrète de faire raser quelques places, qui pouvaient servir en cas de guerres aux réformés.

Luynes étant mort, le prince de Condé devint le chef du ministère, et Marie de Médicis resta encore écartée du gouvernement. Mais Condé se perdit bientôt par son caractère altier et son peu de ménagements envers le Roi. Marie de Médicis, bien dirigée par l'évêque de Luçon, reprit peu à peu quelque crédit auprès de Louis XIII, et finit par obtenir le chapeau de cardinal pour Richelieu, qui fut promu le 5 septembre 1622.

Richelieu, l’évêque de Luçon devient Cardinal, le nouveau cardinal écrivait au Roi Louis XIII

Le 23 du même mois, le nouveau cardinal écrivait au Roi, pour le remercier, la lettre suivante :

Sire, Dieu comblant ses créatures de ses grâces, non pour en recevoir aucune chose, puisque de soi-même il possède tout, mais seulement pour les rendre plus parfaites et plus capables d'accomplir ses volontés, V. M., qui en est la vive image, ne trouvera pas étrange si, pour actions de grâces de l'honneur auquel sa bonté m'a élevé, je ne puis autre chose que protester une entière et religieuse obéissance à ses commandements, et l' assurer que j' aimerais beaucoup mieux ne vivre pas que de manquer à employer à son service et ma vie et la dignité dont je reconnais lui être redevable, comme de tout ce que je possède. Je supplie Dieu qu'il me fasse la grâce d'être si heureux en ce dessein, que mes actions me signalent encore plus que la pourpre dont il vous a plu m'honorer. Lors, Sire, le contentement que je commence à recevoir sera parfait, puisque la seule passion qui me reste au monde est de vous faire plutôt voir que croire que je suis, de V. M., Sire, le très humble, très obligé et très obéissant sujet et serviteur,

LE CARDINAL DE RICHELIEU (6) .

La réputation que Richelieu s'était faite comme homme politique était déjà si bien établie, que Balzac lui écrivait, à propos de sa promotion au cardinalat :

« C'est de gens sages et capables de gouverner les États que la stérilité est grande; et, sans mentir, pour en voir encore un pareil à vous, il est besoin que toute la nature travaille et que Dieu le promette longtemps aux hommes avant que de le faire naître ». Le Cardinal répondit à ces flagorneries :

 

Monsieur, l'une et l' autre des lettres que j' ai reçues de votre part en même temps sont telles qu' en faisant paraître l' affection que vous avez pour moi et la bonté de votre esprit, elles étaient aussi capables de donner de la vanité à une personne qui ne se connaîtrait pas; mais moi, qui n' ignore pas quel je suis, je me suis contenté de lire en icelles, et souhaiter quand et quand les qualités qui me sont nécessaires pour m'acquitter dignement de l'honneur qu' il a plu au roi et à la reine me procurer. Je les demande à Dieu à cette fin, et si, en servant son Église et ceux à qui je dois cette dignité, il se présente occasion de vous témoigner combien j'estime et la bonne volonté que vous avez en tout ce qui me touche, et votre mérite, vous avouerez que je suis plus d'effet que de paroles votre, etc.

Richelieu, l’évêque de Luçon devient Cardinal, le nouveau cardinal écrivait au Roi Louis XIII

Devenu cardinal, Richelieu se démit de son évêché de Luçon, en 1623, en faveur d'Émery de Bragelogne, et écrivit au chapitre de Luçon :

Messieurs, ç'a été à mon grand regret que je me suis démis de mon évêché pour ne pouvoir y rendre en personne l'assiduité que mon devoir désirait de moi; mais les lois de ma conscience m'y ayant obligé, je me suis étudié à transporter cette dignité à une personne dont vous pussiez recevoir de la consolation, et qui pût apporter quand et quand, en l'exercice de la charge, le soin et la vigilance nécessaires. Une chose me suis réservée, que je conserverai inviolablement, savoir, le contentement d'avoir été longtemps chef d'une compagnie au bien et aux mérites de laquelle j' ai, dès le commencement, voué mon cœur et mon affection; et de plus la volonté immuable de vous servir ès occasions avec autant de zèle que jamais, désirant vous faire ressentir de ce transport cet avantage, que pour un évêque vous soyez assuré d'en avoir deux et celui qui vous assistera par sa présence, et moi qui, bien qu'absent, aurai toujours le même esprit de charité pour vous et la même passion à rechercher vos intérêts que j'ai ci-devant témoignés. L'inclination que vous avez de tout temps montrée à m'aimer vous conviera, je m'assure, à me rendre la pareille et à vous souvenir de moi en vos prières et publiques et privées, comme je vous en supplie d'affection. Pour vous y convier, je donne à votre église la chapelle entière avec laquelle j'avais accoutumé de vous assister. Je vous ai aussi obtenu une décharge des décimes, que je vous envoie pour preuve assurée de ce que je désirerais faire pour vous en plus importantes occurrences, et du désir que j' ai qu' ayant place en vos cœurs, vous vous souveniez de moi au chœur de votre église, et que je suis très certainement, Messieurs, votre, etc.

Richelieu, l’évêque de Luçon devient Cardinal, le nouveau cardinal écrivait au Roi Louis XIII

(Espace Richelieu - Historial de la Vendée, musée retraçant l'Histoire de la Vendée)

Les ministres étaient fatigués de la hauteur du prince de Condé. La Reine-Mère rechercha leur amitié, leur promit son appui, et, par leur influence, elle rétablit son crédit auprès de son fils, et chercha dès lors à faire entrer Richelieu au Conseil.

Condé avait perdu toute autorité par les fautes qu'il avait commises dans la guerre contre les huguenots, surtout à l'attaque de Montpellier; aussi, dès la fin de décembre 1622, la réconciliation du Roi avec sa mère était à peu près complète, et Marie de Médicis, toujours bien dirigée par Richelieu, était redevenue assez puissante dans le Conseil.

Elle s'était engagée avec les principaux ministres du moment, le chancelier Brulart et M. de Puisieux, à ne rien confier au Cardinal, dont Puisieux avait une extrême appréhension; mais, ajoute l'ambassadeur de Venise, qui nous met au courant de toutes ces intrigues, « Richelieu étant l'âme de toutes les actions de la Reine, il est impossible qu'il soit séparé de sa confidence ».

Le 4 septembre 1623, MM. Amelot et Jehan de Chalas étant à Fontenay, ils donnèrent commission à François Brisson, sénéchal, et à Samuel Mauclerc, seigneur de Marconnays, de faire démanteler la Garnache, propriété de Mlle de Rohan. Cette opération se fit sous la direction de Nicolas Durand, seigneur de Saint-Nicolas, lieutenant du prévôt provincial de Poitou; Honoré Previr et Gilles Rullet, bourgeois; Estienne Geay, architecte de vantes; Estienne Loqueteau, maçon à Saint-Christophe-du-Ligneron ; René Voyer; J. Thomas; IL Redoys; Jutard et autres magistrats de la Garnache. Ces actes, légaux en apparence, mais vexatoires au fond, furent suivis d'autres malheureusement plus attentatoires aux privilèges des huguenots, déjà que trop portés à saisir toute occasion de s'insurger.

Aigris de voir leurs projets avortés, ils se décidèrent à tenter un effort suprême, et firent de La Rochelle une place presque imprenable.

Cet avantage assura la reddition de toutes les places du Poitou, 1624.

On est péniblement affecté en face de cette guerre à mort, quoique satisfait de la chute des protestants, lorsque l'on voit surtout l'aveugle fatalité qui les poussa à solliciter des secours de l'Angleterre.

Bien des années après, elle aussi, l'héroïque Vendée, tournera ses regards vers cette éternelle ennemie, et alors, comme à l'époque dont nous parlons, son infernale politique ne verra dans la criminelle confiance de Français égarés, qu'un moyen d'assassiner lâchement sa rivale, et, spectatrice avide, elle battra des mains au dénouement de la boucherie qu'elle aura préparée!

Ces douloureuses épreuves ne devraient-elles pas ouvrir les yeux des partis, et les éloigner à jamais de toute alliance avec l'étranger?

Place aux Porches Fontenay le Comte Octave de la Rochebrune

(Place aux Porches avant 1792 Fontenay le Comte Octave de la Rochebrune)

 

Itinéraire de Louis XIII et emploi du temps 1622

20 mars 1622. — Départ de Paris.

8 avril. — Ancenis.

10 avril. — Arrivée à Nantes.

— Le Roi reçoit les députés des Sables et du Bas-Poitou.

— Il tient un conseil de guerre. 12 avril. — Départ de Nantes.

— Du Bois de Kergrois organise la résistance de Riez (armée royale).

13 avril. — mercredi. — Concentration des troupes royales à Vieille-vigne.

— Les huguenots chassent les troupes de Riez.

— Conseil de guerre dans la nuit:

Le Roi se décide à l'attaque.

14 avril. — Au matin, revue des troupes par Louis XIII.

— Marche en ordre de bataille de Legé sur Challans.

— à 11 heures, halte repas.

— à 2 heures, arrivée à Challans.

— Dans l'après-midi, reconnaissances pour renseignements.

— Vers minuit, arrivée de Marillac et du maréchal de Vitry, au bord du marais, à l'entrée de la chaussée qui conduit au Perrier.

— La Rochefoucauld couche à Apremont.

15 avril. — Ces troupes arrivent vers l'Ile de Monts à 7 heures du matin. Arrivée à peu près simultanée au même lieu du Prince de Condé, du maréchal de Praslin de Bassompierre et Zamet.

— Ce jour, les compagnies égarées rejoignent les premières en position.

— Les huguenots fortifient le pont d'Orouet.

— Soubise fortifie le bourg et le château de Riez.

— Lever du Roi, à Challans, à 4 heures du matin.

— Le Roi assiste le matin à l'attaque de Riez par La Rochefoucauld.

— L'après -midi, le Roi emmène sa cavalerie par Soullans, le Perrier, dans l'Ile de Monts — arrivée à la ferme de l'Epine à 5 heures du soir.

— Il laissa La Rochefoucauld pour garder la Vie entre Riez et Saint-Gilles.

— La troupe mange sur place ; les chevaux vont manger à Saint-Jean-de-Monts.

— Au début de la nuit. conseil de guerre et arrêt définitif de l'attaque.

— Concentration des troupes à 10 h. du soir au canal de Besse, pour franchir le gué à mer basse.

— Soubise tient conseil à Riez.

— Vers minuit, Soubise s'enfuit par La Chaize-le-Vicomte.

16 avril. — Sur les 3 h. du matin, après le franchissement, reprise de l'ordre de bataille.

— Ecrasement de l'armée protestante.

— A midi, le Roi passe la rivière à mer basse et entre à S t-Gilles.

— Après - midi, départ vers Apremont.

17-18 avril. — dimanche et lundi. — Séjour à Apremont. Revue. Te Deum.

17 avril. — Soubise passe la Vendée à Pissotte ; se dirige au Pont St-Maxire près Niort. Couche à Mauzé.

18 avril. — Prise du château de La Chaume par La Rochefoucauld

 19 avril. — 8 h. du matin, départ du Roi d'Apremont ; 11 h. du matin, arrivée à Aizenay.

20 avril. — Arrivée du Roi à la Roche-sur-Yon.

21 avril. — Départ de la Roche ; passe à la Chaize, dîne à Ste-Hermine et chasse.

22 avril. — Se rend à Fontenay.

28 avril. — Saint-Jean-d'Angély.

1628. le roi prend La Rochelle après un an de siège : ce fut le dernier coup porté aux calvinistes. Les citadelles de Niort, Fontenay et Saint-Maixent sont rasées.

Louis XIII songea à détruire les germes d’indépendance communale et nobiliaire, en imposant son propre choix aux élections municipales.

1631. la terre de Richelieu est érigée en duché.

1631. le roi ordonne les Grands-Jours à Poitiers. Les calvinistes sont presque partout soumis à une dépendance absolue, leurs églises en grande partie détruites.

Un des terribles épisodes de la vie de Richelieu, est le procès d’Urbain Grandier, curé de Loudun, qui fut sacrifié à la vengeance du tout-puissant ministre.

 

Le cardinal de Richelieu, étude biographique , par L. Dussieux

Recherches historiques et archéologiques sur Fontenay, par Benjamin Fillon,...

Précis Historique du Poitou pour servir à l’Histoire générale de cette province

 

 

 

Les Guerres de Religions en dates 

HENRI IV. 1589. Fin de la Ligue en Poitou <==

==>Bataille du Pont de Cé -Château de Brissac, Louis XIII, Marie de Médicis et Richelieu


(1) Le 18 août 1572, premier mariage d’Henri IV avec Marguerite de Valois (reine Margot).

Marie de Médicis, née le 26 avril 1575, à Florence.  25 avril 1600, Contrat de mariage de Henri IV et de Marie de Médicis. Marie de Médicis était d'une grande beauté, mais beauté sans pureté des lignes, sans la régularité des traits. Elle avait la blancheur éblouissante de la peau, le parfait modèle des formes, l'éclat provoquant des yeux... » Pour elle Ronsard écrira :

« Il ne faut désormais que la France s'estonne Si seule vous blessez les hommes et les Dieux, Puisque Amour est vostre hoste et demeure en vos yeux. »

Charles IX, pour détacher le roi de Navarre des huguenots et l'unir à ses intérêts, lui avait fait épouser sa sœur Marguerite de Valois. Mais on n'avait pas assez tenu compte, des formalités religieuses. Il subsista des cas d'annulation, dont profita Henri IV. Rome annula le mariage en 1599. Marguerite de Valois sera connue toujours sous le nom de reine de Navarre. Elle mourut en 1615.

(2) Dans son évêché de Luçon, Richelieu devient l’ami de François Leclerc du Tremblay (plus connu sous le nom de « Père Joseph »), un moine capucin, devenant son confident le plus proche. Cette intimité avec Richelieu (qu’on appelait « Son Éminence ») et la couleur grise de son froc vaut au Père Joseph le surnom d’« éminence grise ». Richelieu l'emploie par la suite souvent comme émissaire et agent à l’occasion de tractations diplomatiques.

 

(3) . Marie-Madeleine de Vignerot, fille de M. du Pont - de - Courtay et d'une sœur de Richelieu. (Madame de Combalet devint en 1638 duchesse d'Aiguillon.) Elle fut nommée dame d'atours de Marie de Médicis en 1625.

(4) . Jeune homme fort laid, colonel du régiment de Normandie.

(5) Richelieu était évêque de Luçon et prieur de Coussay.

C'est un château Renaissance, entouré de douves vives, construit par Denis Briçonnet au début du XVIe siècle, que fut la demeure du cardinal de Richelieu, il y séjourna à plusieurs reprises de 1609 à 1618 et plus particulièrement pendant son année de disgrâce en 1617.

6 . La barrette lui fut remise à Lyon, le 12 décembre, par Louis XIII ,