Au commencement du XIVe siècle apparaissent, pour la première fois, les Beaumont-Glenay dans la personne de Jean de Beaumont, seigneur de Glenay, en 1319.
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Au Moyen Âge, la seigneurie (et le château) de Glénay dépendait bien du seigneur de Bressuire.
Selon l’historien Bélisaire Ledain (Histoire de la ville et baronnie de Bressuire) :
- Le fief de Glénay (alors orthographié Glenay) relevait à hommage lige de la baronnie de Bressuire.
- Il figure explicitement parmi les principales châtellenies et seigneuries vassales de Bressuire, aux côtés de Saint-Marsault, Saint-Aubin-du-Plain, Pugny, Puymorin, etc.
- Les seigneurs de Glénay (famille de Beaumont-Glénay) avaient une origine commune avec les Beaumont de Bressuire.
Cette dépendance féodale se maintient jusqu’au début du XVIIe siècle.
En 1607, René de Vignerot de Pontcourlay acquiert la châtellenie de Glénay grâce à un retrait lignager exercé auprès de son suzerain, le seigneur de Bressuire.
Glénay formait donc une seigneurie importante (avec haute, moyenne et basse justice), mais elle restait vassale de la puissante baronnie de Bressuire.
Au commencement du XIVe siècle apparaissent, pour la première fois, les Beaumont-Glenay dans la personne de Jean de Beaumont, seigneur de Glenay, en 1319 (Archives de Saint-Loup. ).
L'acte original est une pièce juridique consignant un conflit opposant le seigneur de Bressuire et les habitants de Glénay au seigneur Jean de Beaumont, ce dernier rechignant initialement à entretenir le poste fortifié et à y faire monter le guet.
En 1386, entre Jean de Beaumont, chevalier, et dix-neuf habitants de la paroisse de Glenay (1), d'une part, et Louis de Beaumont, chevalier, seigneur de Bressuire, d'autre part, un procès est pendant devant le Parlement :
« pour cause de la fortiffication et emparement en l'iglise de Glenay et pour cause des gaiz, reregaiz, garde et réparacions que ledit seigneur de Bersuyre, disant lesdits habitans estre tenuz à faire aus chastelx de Bersuyre et de Chiché (2) ou à l'un d'eulz.; et aussi et pour cause de certains attentaz, excès, maleffices et autres faiz et perpettrez par ledit seigneur de Bersuyre, en l'église et ville de Glenay et sur les mançionnaires et habitans d'icelle et ailleurs ».
Après l'abandon de leurs causes d'appel, tant civiles que criminelles, Jean de Beaumont et les habitants de Glenay acceptent, le 24 septembre 1386, un accord avec Louis de Beaumont.
« Tant comme touche ladicte église fortiffiée est accordé., sans déroguet et faire aucun préjudice à aucuns droitz dudit seigneur de Bersuyre et iceulx demourans tous jours en la force et vertu que doresnavant, durant le péril de ces présentes guerres, ledit seigneur de Bersuyre, aus despens desdits mançionnaires et habitans de Glenay et autres dessusdits qui se voudront retraire en ladite église, mettra et ordenera capitaines, poura changer et mettre autres touttefois qu'il li plaira Pour lesquex capitaines lesdiz mançionnaires et habitans seront contrains faire gaiz, reregaiz, gardes et réparacions en ladite église, chacun à son tour, selon l'ordennance desdiz capitaines » (3).
BEAUMONT (DE), BRANCHE DE GLENAY.
IIe, Beaumont (Miles DE), Sgr de Glenay, 2e fils de Thibault de Beaumont, Seigneur de Bressuire, rapporté au 1er degré de la filiation suivie, § Ier, eut pour femme Philippe BEAU. — D. F.
La Chesnaye-des-Bois donne à Miles, pour fils, GUYART de Beaumont, qui existait en 1416, époque de son mariage ; mais nous ne croyons pas devoir suivre les indications de cette généalogie, qui nous semble erronée, et qui a été copiée (pour cette branche) mot à mot dans l'histoire de la maison de Chasteigner, par Duchesne. Les degrés nous paraissent donc devoir être établis ainsi qu'il suit:
IIIe, -- Beaumont (Guillaume DE), Chev., Sgr de Glenay, épousa Marie DE MONTFAULCON, qui, étant devenue veuve, épousa André Rouhault, Ier du nom, Sgr de Boisménard. — Thib., 3. — D. F. —
Dans La Chesnaye-des-Bois, il n'est aucunement parlé de Guillaume de Beaumont, Sgr de Glenay; et même aucun personnage de la branche de Glenay, cité par cet auteur, ne porte le nom de Guillaume.
Guillaume laissa : 1°JEA N, qui suivra 2° MARIE, qui épousa Jean Boul., Ec. Le 4 janvier 1387, elle fit une transaction en forme de partage avec Jean II, son neveu, fils de son frère. - D. F ; — 3° JEANNE, qui épousa en 1346 Geoffroy de la Ville, Ec., Sgr de la Ville. St-Allais, qui nous fait connaître cette Jeanne, lui donne pour père Jean de Beaumont, qui est son frère; mais il la dit bien fille de Marie de Montfaulcon. - Gén. de la Ville.
IVe. — Beaumont (Jean DE), 1er du nom, Ec., Sgr de Glenay, connu par le partage du 4 janvier 1387, dont nous venons de parler, - D. F.. - laissa
pour enfants: 1° JEAN, II. du nom, qui suivra ;,- 2° POINSINET, Ec., que nous croyon; frère ( vivant à peu près à ta même époque. –D. F.- Il était alors homme d'armes de la compagnie de Régnault de Vivône, Sgr de Thors.
Ve. — Beaumont. (Jean De). IIe du nom, EC. Sgr de Glenay, était qualifié de fils aîné et principal héritier de Jean de Beaumont dans le partage qu'il fit le 4 janvier 1387 avec Marie de Beaumont sa tante. — D. F..
Ce fut lui qui fut père de Guyart de Beaumont cité par La Chesnaye-des-Bois comme devant former le IIIe degré.
VIe. - Beaumont (Guyart DE), Sgr de Glénay, épousa en 1416 Marguerite D'APPELVOISIN, fille de Louis d'Appelvoisin, Chev., Sgr de Chaligné et Puigné, et de Jeanne Chasteigner dont il eut, -D. F.,—1° JEAN, dont nous allons parler ; 2° Louis Sr de la Brossardière, des Molières et du Fraigneau, — D. F.; — 3° Jeanne, femme de Jean de Faye, Sgr de Marçay et de Velours. –Ib.
VIIe. — Beaumont (Jean DE), IIIe du nom, seigneur de Glenay, épousa en 1446 Louise DE ROUHAULT, fille de Jean de Rouhault, Sgr de Boisméoard, et de Jeanne de Bellay. De ce mariage sont issus- D. F., — 1° JEAN, dont il va être parlé; — -2° Jacques, que l'on suppose être mort jeune, - D. F ;— 3° ANTOINE, Sgr du fief de la Brossardière et de Molières. Il fut aussi Sgr de Chef-Boutonne et de Bury, et homme d'armes du Sgr de Bressuire ban de 1467. Il avait épousé en premières noces, avant 1484, Marie MALES, fille de Jean, Vie du nom, Sgr de Graville, et de Marie de Montbron, sa seconde femme. Marie Males était alors veuve de Louis, Sgr de Clermont, chambellan du duc d'Anjou, mort avant 1477. Antoine épousa en secondes noces Marie DE GRAVILLE; et Jeanne, leur fille unique et héritière, se maria, par contrat passé à Chef-Boutonne le 24 août 1505, à Germain de Bonneval, Chev., etc. — La Ches.—4° Joachine,femme de Jean Chaudrier, Sgr de Noire Terre;- - 5° Louise religieuse à St-Jean de Thouars; — 6° et 7° JACQUETTE et MARGUERITE, mortes filles.
VIIIe. - Beaumont (Jean DE), IVe du nom, Sgr de Glenay rendit le 1er août 1497 au Vicomte de THOUARS un aveu pour une maison sise dans la ville de de ce nom ; il avait été chargé du commandement t de nobles de la Vté de Thouars aux bans de 1491 et de 1492. Il épousa Catherine RATAULT, fille de Ratault, Sgr de Cursay. De ce mariage sont issues trois filles.— D. F.—1° MADELEINE, Dame de Glénay. Elle était, le 25 mai 1509, femme de Merlin de Saint Gelais, sgr de St-Séverin et était veuve le 26 août 1527. Elle prenait en 1543 le titre de hante et puissante dame de St-Séverin, de Glenay, d'Exoudun et du Breuil-de-Geay. Louis de St-Gelais prenait en 1584 le titre de seigneur de ces différents terres. —
2° Louise, mariée vers 1480 à Louis de Montberon, sgr de Fontaine-Chalandray ; elle était veuve le 7 novembre 1526 et était alors tutrice de leurs enfnats mineurs.- La Ches, - 3° JEANNE, femme de Philippe, Sgr de la Roche-Andry, baron de Roche-Andry.
Dictionnaire historique, biographique et généalogique des familles de l'ancien Poitou. Tome 1 / par feu M. Henri Filleau,... ; publié par son petit-fils H. Beauchet-Filleau et Ch. de Chergé
Armoiries de la famille de Beaumont-Glénay (branche des Beaumont-Bressuire)
Les Beaumont-Glénay portaient les mêmes armes que la branche principale de Beaumont-Bressuire, dont ils sont issus :
De gueules semé de fers de lance d’argent, les pointes en bas, chaque fer chargé d’une moucheture d’hermine de sable, et une aigle d’or au vol éployé brochant sur le tout.
Description
- Fond rouge (gueules)
- Semé de fers de lance d’argent (pointes vers le bas)
- Chaque fer de lance chargé d’une moucheture d’hermine de sable
- Une aigle d’or aux ailes déployées brochant sur le tout
Ces armes sont confirmées par les armoriaux (notamment Jougla de Morenas) pour les seigneurs de Bressuire, Glénay, Chiché, etc.
Note : le blason moderne de la commune de Glénay (parti de sable aux trois hures de sanglier et d’argent aux trois chevrons de gueules) est une création récente et ne correspond pas aux armoiries historiques des Beaumont-Glénay.
Poitou Aquitania: Bas Moyen-Age 1377/ 1453 période Guerre de 100 ans <==
(1). Cant. de Saint-Varent, arrond. de Bressuire (Deux-Sèvres).
(2). Canton de Bressuire (Deux-Sèvres).
(3). Arch. Deux-Sèvres, E 1463.