L’histoire des griffons vendéens blancs et orange à poil dur de la meute de Fonteclose de Baudry d’Asson
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Le château de Fonteclose (La Garnache, Vendée) fut le siège de l’équipage du marquis Léon-Armand de Baudry d’Asson (1836-1915), député royaliste et grand veneur.
Vers 1888, le chenil comptait deux meutes distinctes :
- Une meute de 35 vendéens à poil ras (descendants des anciens « chiens blancs du Roi »).
- Une meute de 18 griffons vendéens blancs et orange à poil dur.
Ces griffons sont précisément ceux décrits dans l’article de Le Chenil et l’Écho de l’Élevage.
Caractéristiques selon le texte contemporain
L’auteur (signé « Des Mureaux ») décrit le chien courant de Vendée comme un animal de haute taille, à tête très typique, oreilles bien descendues, encolure bien sortie, membres et aplombs parfaits, poitrine large et profonde, épaule oblique, rein droit et assez court.
La gorge est sourd (pas de hurleurs), mais audible de loin.
Robe : blanc et orange ou blanc et gris.
Il distingue deux branches très proches :
- les chiens à poil ras ;
- les chiens à gros poil (griffons).
Baudry d’Asson produisait les deux types concurremment. L’auteur constate que les portées se mélangeaient souvent (poil ras dans les portées de griffons et inversement), ce qui prouve un croisement permanent entre les deux familles.
Origines et réputation
Ces chiens descendent des anciens chiens blancs du Roi (mentionnés déjà dans La Chasse royale de Charles IX).
Ils étaient réputés pour leur grand air et leurs qualités de chasse. Le comte Le Couteulx de Canteleu en avait également un équipage. On leur reprochait parfois d’être un peu légers sur la voie et peu sûrs de change, mais l’auteur réfute ce jugement en citant les nombreuses prises réalisées aussi bien à Fonteclose (Vendée) qu’à Saint-Martin (Eure).
Chiens célèbres du chenil
- Pistou : magnifique griffon, présenté à l’exposition des Tuileries, vendu à un prix très élevé. Considéré comme inégalé.
- Clairon : né à Fonteclose, fils de Pistou et d’une superbe lice à gros poil du même chenil. Cédé par le comte d’Elva au Jardin d’Acclimatation (où il servait d’étalon).
Le Jardin d’Acclimatation conservait encore à l’époque deux étalons et plusieurs lices de cette lignée.
Le chien Charlatan était un sujet de la meute de M. de Baudry d’Asson (Léon-Armand de Baudry d’Asson, 1836-1915) au chenil de Fonteclose (La Garnache, Vendée).
Ce que l’on sait de lui
Il est cité dans les archives de l’équipage comme un exemple typique des chiens de Vendée à poil ras que le marquis élevait et sélectionnait.
Voici la description qui l’accompagne (tirée des archives de l’équipage de Fonteclose) :
« Les chiens de Vendée étaient blancs, grands, à poils très fins avec quelques taches très pâles, jaunâtres, l’oreille longue et attachée bas, souple et mince, la tête nerveuse, la queue longue et effilée, le rein bien fort, assez de cuisse, la poitrine peu profonde et ne descendant pas assez bas. Ils criaient bien avec d’assez belles gorges. Fougueux au départ ils s’étouffaient assez facilement. Mais ils étaient fins de nez, très requérants et très adroits.
(Le chien Charlatan à M. de Baudry d’Asson – Archives de l’équipage) »
Charlatan illustrait donc le type classique du Vendéen à poil ras : robe blanche avec de légères taches orangées ou jaunâtres, grande taille, oreilles bas attachées, et excellentes qualités de nez et de quête, malgré une certaine fougue au départ.
Évolution de la meute
Les fonctions politiques du marquis (député pendant près de 40 ans) l’obligèrent à réduire ou cesser l’entretien de la grande meute.
Les vendéens à poil ras furent vendus en 1892 à M. Étienne.
La meute de griffons blancs et orange continua d’être soignée avec attention. Plus tard (début XXe siècle), le fils Armand (1862-1945) reconstitua une meute de vendéens blancs et orange (environ 40 chiens), qui fut maintenue jusqu’en 1938.
Place dans l’histoire de la race
Ces griffons de Fonteclose font partie des lignées fondatrices du Grand Griffon Vendéen actuel (et, par réduction, du Briquet Griffon Vendéen).
La robe blanc et orange reste l’une des plus caractéristiques de la race.
Après les deux guerres mondiales, la race faillit disparaître et fut reconstruite dans les années 1960-1970 à partir des derniers sujets de qualité, dont certains descendaient indirectement de ces vieilles meutes vendéennes.
Marquis et Comtes de Baudry d’Asson – Château de Fonteclose, par la Garnache 1840.
Bouton : 1er type : Tête de cerf à droite dans une trompe, et banderole portant la devise :
« Soutiens-Vendée » (or et argent).
2éme type : Tête de brocard à gauche et banderole portant la devise :
« Soutiens-Vendée » (or et argent).
Tenues : Vert. Parements blancs.
Puis : Vert. Parements et gilet cerise.
Meute : Purs vendéen blancs et orange, à poil ras griffon.
Le marquis de Baudry d’Asson fut de la Société de la Morelle.
Le comte Armand fut un cavalier intrépide, doué d’un rare instinct de la chasse.
L’équipage a chassé tous les animaux dans les forêts de la Garnache, de Machecoul, de Louvois etc… et en Bretagne.
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