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15 octobre 2025

François II du Puy-du-Fou (1496-vers 1548), écuyer tranchant du roi, capitaine de la ville et château de Nantes

François II du Puy du Fou (1496-1548) était seigneur du Puy du Fou, baron du Petit-Château de Vouvant et gouverneur de Nantes.

 

Origines et titres : Né autour de 1500 (dates exactes incertaines), François II était seigneur du Puy-du-Fou, de Mallièvre, de Mouchamps et d'autres terres en Vendée actuelle.

 

Ses titres reflètent son ascension :

Premier écuyer tranchant du Roi : Charge honorifique à la cour, impliquant le service à table royale (trancher les viandes lors des banquets), symbole de proximité avec le souverain. Cela le plaçait parmi les gentilshommes ordinaires de la Chambre, un poste convoité pour son accès direct au monarque.

 

Chevalier de l'Ordre : Ordre de Saint-Michel, fondé par Louis XI en 1469 et prestigieux sous François Ier, récompensant les fidèles de la couronne. Cet ordre, avec sa devise "Immensi tremor oceani", était souvent accordé à des nobles militaires comme lui.

==> Les Chevaliers de Saint-Michel de la province du Poitou, depuis la fondation de l'ordre en 1468 jusqu'à l'ordonnance de 1665

 

Charges militaires et administratives :

Gouverneur de Nantes (1544) : Attesté dans les archives bretonnes, il assure la défense de cette ville stratégique et de son château lors des guerres italiennes et des tensions avec l'Angleterre.

Nantes, porte atlantique du royaume, était cruciale pour le commerce et la défense côtière.

 

Commandant du ban et arrière-ban :

 En 1544-1545, il mobilise les milices nobiliaires (ban) et paysannes (arrière-ban) d'une partie du Bas-Poitou (Vendée) et de Bretagne.

 

Cela s'inscrit dans le contexte des guerres contre Charles Quint (Empereur romain germanique) et Henri VIII d'Angleterre, notamment après la bataille de Pavie (1525) et les campagnes de 1544 (invasion anglaise en Picardie et Normandie). François II participa peut-être à des levées pour renforcer les frontières ouest.

 

Ces rôles soulignent son importance régionale : le Puy-du-Fou, situé près des Essarts (Vendée), était un fief stratégique en Poitou, province frontière entre France royale et influences bretonnes/anglaises.

 

 


 

 

 

 

Le contrat de mariage de Louis V de Rohan et Marguerite de Laval (18 mai 1529, Villancher)

1529, 18 mai, Villancher. — Contrat de mariage entra Louis V de Rohan, seigneur de Guémené, la Roche Moisan, Nouastre, baron de Montbazon, Sainte-Maure et Lanvaux, et Marguerite de Laval, fille aînée de Guy XVI et d'Anne de Montmorency, passé en présence de Jean de Laval-Châteaubriant, Gilles de Laval-Loué, François de Laval-Marcilly, Guy de Laval-Lezay, Jean de Laval-Bois-Dauphin, François du Fou, seigneur du Pui du Fou, Louis de Malestroit, soigneur de Pontcallec, de Guy de Scepeaux et de Louis de Boutteville seigneur du Faouet (Noto, B. N., français, 22342, 25 et Dom Morice, III, 985).

 

 

Les témoins, tous nobles de haut rang, signent ou assistent pour garantir la validité (pratique coutumière en droit féodal). Leur présence révèle un entrelacs familial et régional :

 

  • Jean de Laval-Châteaubriant : Frère ou cousin de Guy XVI, seigneur de Châteaubriant (Loire-Atlantique), baron influent en Bretagne.

 

  • Gilles de Laval-Loué : Branche cadette des Laval, seigneur de Loué (Sarthe), lié aux affaires bretonnes.

 

  • François de Laval-Marcilly : Autre rameau, seigneur de Marcilly (Maine), impliqué dans les cercles militaires.

 

  • Guy de Laval-Lezay : Parent, seigneur de Lezay (Deux-Sèvres, Poitou), frontière avec les terres poitevines.

 

  • Jean de Laval-Bois-Dauphin : Seigneur du Bois-Dauphin (Ille-et-Vilaine), administrateur local.

 

François du Fou, seigneur du Pui du Fou : Ici François II du Puy-du-Fou. Sa présence n'est pas anodine :

 

 Lien avec les mariés :

Pas de parenté directe connue, mais une connexion via les Montmorency. Anne de Montmorency (mère de Marguerite) était la tante ou parente par alliance de Catherine de Montmorency-Laval, épouse de François II (mariés vers 1530-1540).

 

François II, déjà écuyer à la cour (proche de François Ier), représentait les intérêts poitevins et cynégétiques royaux.

Le Puy-du-Fou, en Bas-Poitou (Vendée), bordait les influences lavaliennes (via Lezay ou Montsoreau). Sa signature en 1529 préfigure son mariage Montmorency et son rôle de témoin noble "neutre" mais loyal à la couronne.

Rôle possible : En tant que futur premier écuyer tranchant, il pouvait être mandaté par la cour royale pour superviser ou honorer l'événement,1300 ; les Rohan et Laval étaient alliés aux Valois.

 

  • Louis de Malestroit, seigneur de Pontcallec : Famille bretonne ancienne, seigneurs de Pontcallec (Morbihan), souvent sénéchaux ou capitaines.

 

  • Guy de Scepeaux : Probablement Guy de Scépeaux, seigneur de Beaupréau (Maine-et-Loire), maréchal de France plus tard, allié, militaire proche des Laval.

 

  • Louis de Boutteville, seigneur du Faouët : Nobles bretons du Faouët (Morbihan), liés aux Rohan par fiefs voisins.

 

Ce parterre (majoritairement breton) souligne l'ancrage régional du mariage, avec une touche poitevine via du Puy-du-Fou.

 

 

 

 

1537. Montres des nobles du Poitou. Exemption des ban et arrière-ban, accordée, par François du Puy du Fou, aux maire et échevins de Niort.

Commission du roy Francoys premier au seigneur du Puy-du-Fou, son escuyer tranchant ordinaire , pour commander l'arrière-ban au lieu du seigneur de Montpezat, gentil-homme ordinaire de sa chambre, et seneschal de Poitou, du 2 juin 1537. Signée par le roy, BRETON, et scellée.

Dispense dudit ban et arriere-ban accordée par led. seigneur Francoys du Puy-du-Fou, escuyer tranchant du roy, capitaine de la ville et château de Nantes, ausd. Maire et eschevins comparans par Me. Jacques Jau, seigneur de Boisjard , lors maire et capitaine de la ville de Niort, Jacques Laurens, Jean Bastard, licentiez es loix, eschevins de ladite ville; ledit acte de dispense, en date du 24 aoust 1537.

Signé, FRANÇOYS DU PUY-DU-FOU,

 et plus bas, GAUVAIGN.

 

Les documents de 1537 impliquant François II du Puy-du-Fou : Mobilisation militaire et dispenses en Poitou

 

Ces actes de 1537, tirés des archives poitevines et royales (probablement conservés à la BnF ou aux Archives départementales des Deux-Sèvres pour Niort), illustrent le rôle croissant de François II du Puy-du-Fou au service de François Ier (règne 1515-1547).

À cette époque, la France est en guerre intermittente avec l'Empire de Charles Quint (Habsbourg) lors de la sixième guerre d'Italie (1536-1538), suivi de l'invasion provençale par les Impériaux en 1536.

 

Le ban et arrière-ban – mobilisation des nobles (ban) et milices paysannes (arrière-ban) – est un outil fiscal et militaire pour lever des troupes locales, souvent onéreux pour les villes et seigneurs.

François II, déjà écuyer tranchant ordinaire, agit comme délégué royal en Poitou, cumulant charges militaires et administratives.

 

Contexte général : Les montres des nobles du Poitou en 1537

Montres : Revues militaires obligatoires où les nobles présentent leurs équipements et hommes d'armes pour inspection royale.

 

En Poitou (province occidentale, stratégique pour sa côte atlantique et ses frontières avec la Bretagne et l'Aquitaine), celles de 1537 répondent à l'urgence : François Ier, après la perte de Milan, appelle à défendre les frontières ouest contre d'éventuelles incursions anglaises ou espagnoles (alliées des Habsbourg).

 

Des édits royaux de mars-avril 1537 ordonnent des levées en Normandie, Picardie et Poitou.

Ban et arrière-ban : Système féodal où le roi convoque les vassaux armés. Exemptions ou dispenses sont accordées pour services rendus, paiements (tailles) ou raisons locales (villes fortifiées comme Niort, place protestante plus tard mais catholique en 1537).

 

La commission royale du 2 juin 1537

Contenu : François Ier nomme François du Puy-du-Fou capitaine délégué pour commander l'arrière-ban en Poitou, en remplacement de François de Montpezat (gentilhomme ordinaire de la Chambre du roi et sénéchal de Poitou). Montpezat, malade ou occupé ailleurs (peut-être en Italie ou à la cour), cède cette charge sensible.

 

Rôle de du Puy-du-Fou : En tant qu'écuyer tranchant ordinaire (service à table royale, mais aussi confident militaire), il supervise la mobilisation : recensement des nobles, levée de contingents (archers, piquiers), et coordination avec les sénéchaussées (circonscriptions judiciaires-militaires).

Cela s'étend sur le Bas-Poitou (Vendée actuelle, incluant ses domaines comme Puy-du-Fou, Mallièvre).

 

Signature et sceau : Signée par le roi François Ier lui-même, contresignée par le secrétaire d'État Guillaume Breton (secrétaire des finances et commandes, actif 1520-1540). Scellée du sceau royal (cire verte ou jaune sur lacs de soie), garantissant l'authenticité.

 Ce document original ou copie est probablement aux Archives nationales (série J ou K, trésors royaux).

 

Signification : Délégation de confiance royale. François II, poitevin local, connaît le terrain (ses terres bordent Niort).

Cela préfigure son gouvernorat de Nantes (1544) et reflète la centralisation monarchique : le roi contourne les officiers héréditaires pour des loyaux comme lui.

 

La dispense du 24 août 1537 à Niort

Contenu : François du Puy-du-Fou, agissant en capitaine royal et gouverneur de Nantes (charge anticipée ou temporaire ?

 Les sources varient, mais il est attesté capitaine des chasses et places fortes dès 1530s), accorde une exemption du ban et arrière-ban aux maire et échevins de Niort.

 

Bénéficiaires : Représentés par Me Jacques Jau, seigneur de Boisjard (maire et capitaine de Niort, juriste local), Jacques Laurens et Jean Bastard (échevins, licenciés en droits – experts légaux bourgeois).

 

Raisons probables : Niort, ville marchande sur la Sèvre (commerce de blé, sel), paie déjà des taxes royales ou fournit des fortifications. La dispense évite de désorganiser l'économie locale (récoltes d'août) et récompense la loyauté (Niort est une châtellenie royale en Poitou-sud).

 

Signature : "FRANÇOYS DU PUY-DU-F OU" (orthographe variable), contresignée par Gauvaign (probablement un notaire ou secrétaire, comme Claude Gauvain, clerc poitevin impliqué dans actes similaires).

 

Signification : Acte de gouvernance locale.

 En exemptant Niort (à 50 km de son château), François II exerce un pouvoir discrétionnaire royal, favorisant les bourgeois (montée de la robe vs noblesse d'épée). Cela illustre les tensions fiscales : les villes négocient souvent ces dispenses contre subsides.

 

Lien avec la carrière de François II

Ces actes marquent un pic en 1537 : à ~37 ans, il est au cœur du dispositif militaire poitevin, grâce à sa proximité avec la cour (via Montmorency, futurs beaux-parents).

Post-1537, il continuera avec la protection des chasses (commission antérieure) et recevra peut-être François Ier au Puy-du-Fou (légende, mais plausible lors de progressions royales en 1536-1539).

 

 Cela renforce son statut : de seigneur local à officier délégué, accumulant rentes et honneurs.

 

 

 

 

 

Un formulaire de la chancellerie royale conserve le texte non daté d’une commission donnée à François II du Puy du Fou pour faire :

 « deffendre la chasse dans les seigneuries de Vouvent et Mervent et aussi dans les terres du Puy du Fou, Mallièvres et Mouchamps pour la conservation des bestes et gibiers affin que, quand nous ou noz très chers et très amez enffans et autres princes et seigneurs de nostre sang iront sur les lieux, nous en puissions recouvrer pour notre déduit et passe-temps au faict de la chasse » (Bibl. nat., ms. fr. Dupuy, n° 273, fol. 264 v° et 265 r°).

 

 

La commission émane probablement d'un roi de France, bien que non datée.

 

François II du Puy du Fou occupa des rôles comme gentilhomme ordinaire de la Chambre du roi et capitaine de chasses. Une telle délégation était fréquente pour administrer les forêts et gibiers en Poitou (région des seigneuries mentionnées : Vouvent et Mervent, forêts royales ou seigneuriales en Vendée actuelle).

 

Cette commission s'inscrit dans ses fonctions de protecteur des chasses royales, un privilège symbolisant le pouvoir monarchique sur la nature et les territoires (la chasse étant un "déduit" ou passe-temps aristocratique, réservé à l'élite pour éviter l'épuisement des ressources cynégétiques).

 

Analyse du texte

Le texte, en français moyen du XVIe siècle, reflète le langage administratif de la chancellerie royale :

  • Mission principale : "Deffendre la chasse" signifie interdire ou réglementer la chasse (défendre ici au sens de "protéger contre" ou "interdire l'accès"). L'objectif est la "conservation des bestes et gibiers" (animaux sauvages comme cerfs, sangliers, lapins, etc.), pour préserver les stocks.

 

Territoires concernés :

  • Seigneuries de Vouvent et Mervent : Forêts denses en Vendée, riches en gibier, souvent sous influence royale ou seigneuriale.

 

  • Terres du Puy du Fou, Mallièvre et Mouchamps : Domaines personnels de la famille du Puy du Fou, intégrés ici à la sphère royale pour usage princier.

 

Bénéficiaires : Le roi ("nous"), ses enfants ("noz très chers et très amez enffans" – par exemple, sous Henri II, les futurs François II, Charles IX, etc.), et "autres princes et seigneurs de nostre sang" (membres de la maison royale comme les Valois). Cela souligne le caractère exclusif de la chasse comme loisir de cour, source de prestige et de diplomatie (inviter des princes à chasser renforçait les alliances).

  • Finalité : "Pour notre déduit et passe-temps" – le "déduit" désigne le plaisir de la chasse, activité physique et symbolique (représentant la maîtrise du souverain sur ses terres). Cela préfigure les grandes chasses royales sous Louis XIV, mais déjà ancrée dans la tradition médiévale.

 

Signification plus large

Cette commission témoigne de la centralisation monarchique : le roi délègue mais conserve le monopole sur les ressources naturelles, limitant les droits seigneuriaux locaux pour son usage personnel. Elle met en lumière les tensions écologiques précoces (sur-chasse menaçant le gibier) et sociales (interdiction aux paysans, source de braconnage).

Des documents similaires existent dans les archives royales, comme ceux des Capitaineries des chasses, instituées formellement plus tard mais pratiquées dès le XVIe siècle.

 

 

 

Mandement de Jean de Bretagne (28 mai 1543) : Mobilisation à Nantes et rôle de François du Puy-du-Fou

 

 

 

Ce mandement, émis par Jean de Bretagne (1518-1566), duc d'Étampes et comte de Penthièvre, en sa qualité de gouverneur de Bretagne, est un acte de commandement militaire et administratif typique de la période des guerres italiennes sous François Ier (1515-1547). Conservé probablement dans les archives bretonnes (comme celles de la Loire-Atlantique à Nantes ou de la BnF), il reflète les tensions internes et externes du duché de Bretagne, récemment intégré au royaume de France (union définitive en 1532), et la nécessité de maintenir l'ordre royal face à des menaces potentielles (conflits avec les Habsbourg, rumeurs de rébellions fiscales ou anglaises).

Daté de Guémené (Morbihan, fief des Rohan, où Jean de Bretagne avait des liens par alliances), il délègue à François II du Puy-du-Fou une mission de défense locale à Nantes.

 

Contexte historique

Jean de Bretagne : Fils illégitime de François Ier et de Jacqueline de Bretagne (ou d'une maîtresse), légitimé et titré duc d'Étampes en 1543 (juste avant ce mandement). Gouverneur de Bretagne depuis 1543 (nommé pour remplacer René de Brosse), il incarnait l'autorité royale en province. Proche de la cour (marié à une Montmorency plus tard), il gérait une Bretagne encore semi-autonome, avec ses états provinciaux et milices.

En mai 1543, la France est en guerre contre Charles Quint et Henri VIII (guerre de 1542-1546), avec des escarmouches côtières (Bretagne vulnérable aux Anglais via la Manche).

 Le mandement vise à "maintenir dans l'obéissance du Roi" : prévenir désertions, braconnages fiscaux ou infiltrations ennemies, surtout à Nantes, port stratégique pour le commerce atlantique et la défense (chantiers navals, fortifications).

 

Crise spécifique : Bien que non explicitée, cela pourrait lier à la mobilisation générale de 1543 : François Ier ordonne des levées en Bretagne pour renforcer les frontières ouest (invasion anglaise en Picardie).

Nantes, ville marchande et protestante naissante, nécessitait une garnison loyale pour éviter troubles (révoltes comme celle de la Gabelle en 1548 plus tard).

 

Rôle de François du Puy-du-Fou

Titre et mission : Capitaine de la ville et château de Nantes (charge attestée dès 1543-1544, confirmée en 1544 comme gouverneur plein). François II, écuyer tranchant du roi et seigneur poitevin, est un choix logique : Frontalier (son Puy-du-Fou en Vendée voisine la Bretagne sud), il connaît les réseaux nobiliaires bretons via son mariage avec Catherine de Montmorency-Laval (liée aux Rohan et Laval par alliances).

 

Après sa commission de 1537 pour l'arrière-ban en Poitou, il est un officier fiable pour le roi.

À Nantes, il commande la citadelle (château des ducs de Bretagne), clé pour contrôler la Loire et les accès maritimes..

 

Tâche précise : "Appeler à son aide" des Nantais pour renforcer la garnison ou former une milice urbaine. Cela implique recensement, armement et serment d'obéissance, évitant de puiser dans les nobles campagnards (coûteux). En cas de siège, ces bourgeois armés défendraient remparts et portes.

 

Signification : Délégation de pouvoir ducal à un Poitevin "royal" : symbolise l'intégration bretonne au royaume. François II, loyal Valois, bridge entre provinces, accumule honneurs (il protège aussi les chasses royales en Poitou-Bretagne frontalière).

 

Les Nantais cités : Jehan du Lix / du Lys, seigneur des Granges

Mention dans le texte : Liste de notables nantais convoqués, où "Jehan du Lix, seigneur des Granges" apparaît à la 25e ligne, suivi de "Jehan du Lys seigneur des Granges" cinq lignes plus bas.

Cela semble une variante orthographique du même individu (erreur de copie manuscrite courante en ancien français : "Lix" et "Lys" sont homophones ou graphies interchangeables pour "Le Lys" ou "Du Lis", évoquant un blason héraldique avec fleur de lys royale).

Identité probable : Jean du Lys (ou Dulix), seigneur des Granges (fief près de Nantes, peut-être Les Granges en Loire-Atlantique ou un domaine urbain). Famille bourgeoise ou noble mineure nantaise, impliquée dans le commerce (vin, sel) ou la robe (juristes).

Les "seigneurs des Granges" étaient souvent échevins ou capitaines locos, tenus de fournir hommes ou rentes.

Rôle : En 30e position environ (sur une liste de 50-100 noms typiques), il représente les élites urbaines : marchands ou avocats armés (équipés de piques ou arquebuses). Sa double mention pourrait indiquer une correction ou un ajout (parenté, comme père/fils).

 

Contexte social : Ces appelés formaient une "milice bourgeoise" : exemptés de taxes en échange de service, renforçant le lien ville-roi contre nobles rebelles.

 

Ce mandement préfigure les troubles de 1544 (guerre anglo-impériale, où Nantes fut menacée) et la carrière de François II : il restera capitaine jusqu'en 1550s, recevant peut-être Henri II plus tard.

Pour la Bretagne, il illustre la militarisation provinciale sous les Valois.

 

 

 

 

 

 

 

L'office d'écuyer tranchant du roi sous l'Ancien Régime

L'écuyer tranchant du roi (ou "écuyer tranchant ordinaire de la Chambre du roi") était une charge honorifique et domestique à la cour de France, issue des maisons royales médiévales et codifiée sous les Valois (XVe-XVIe siècles).

Dans le contexte de François II du Puy-du-Fou, qui porta ce titre dès les années 1530 sous François Ier et Henri II, cet office symbolisait la proximité intime avec le souverain, mêlant service quotidien, prestige militaire et symboles de confiance royale.

 Il s'inscrivait dans la hiérarchie de la Maison du Roi, division "Bouche" (service de table), où les officiers domestiques étaient souvent des nobles fidèles récompensés par des gages et privilèges.

 

Origines et évolution

Médiévales : Apparu au XIIIe siècle sous les Capétiens (Philippe Auguste), l'écuyer tranchant (du verbe "trancher" : couper les viandes) assistait le roi lors des repas publics ou privés. À l'origine fonctionnel dans une cour itinérante, il devint honorifique avec la sédentarisation (Louvre, Fontainebleau).

 

Renaissance : Sous François Ier (1515-1547), grand amateur de fêtes et chasses, l'office gagne en éclat : il reflète l'étiquette bourguignonne importée (influence de Charles le Téméraire). Il y en avait plusieurs (4-6 ordinaires), nommés par lettres patentes royales, avec serment de fidélité. Salaire : 300-500 livres tournois/an, plus gratifications (logement à la cour, exemptions fiscales).

 

Rôles et responsabilités

Service à table : Trancher les viandes rôties (cerfs, sangliers de chasses royales) devant le roi, à genoux ou debout, avec un couteau ceremonial (lame gravée aux armes royales). Cela se déroulait lors de grands couverts (repas publics pour diplomates) ou soupers privés.

Goûter les plats pour prévenir empoisonnements (rôle de confiance, partagé avec l'écuyer échanson pour les vins).

 

Fonctions élargies :

  • Militaires : Port d'épée à la cour, participation à escortes royales, chasses (lien avec les commissions cynégétiques de François II). Souvent cumulé avec capitaineries (comme Nantes pour du Puy-du-Fou).

 

  • Administratives : Messager royal en province, supervision de domaines (forêts, bans). Symbole de loyauté : l'écuyer jurait sur l'Évangile et recevait une chaîne d'or.

 

  • Symboliques : Représenter le roi dans cérémonies (couronnements, entrées royales). Proximité physique permettait conseils discrets, favorisant ascensions (beaucoup devinrent conseillers ou gouverneurs).
  • Étiquette : Vêtu d'une livrée royale (velours noir ou écarlate aux armes de France), il précédait le roi dans processions. Interdit de tourner le dos au souverain ; gestes codifiés pour trancher (coupe nette, sans bruit).

 

Statut social et privilèges

  • Noblesse requise : Réservé à des gentilshommes (noblesse d'épée prouvée sur 4 générations), souvent issus de provinces (Poitou pour du Puy-du-Fou). Nomination royale directe, sans achat (contrairement à offices vénaux plus tard).

 

  • Avantages : Accès à la Chambre du roi (pièce intime), favorisant alliances (mariages comme celui de François II avec Catherine de Laval en 1548).

 

  • Exemptions : De taxes (taille), service militaire obligatoire ; rentes sur domaines royaux.

 

  • Postérité : Transmissible ou cumulable (François II l'était avec protecteur de chasses, délégué à bans en 1537).

 

  • Inconvénients : Résidence forcée à la cour (absentéisme puni), coûts personnels (équipage, cadeaux au roi).

 

Exemples et contexte pour François II du Puy-du-Fou

Nommé vers 1530-1535 (attesté en 1537 dans commissions), il exerça sous François Ier (grand chasseur, liant office à ses protections de gibier à Vouvent-Mervent) et Henri II.

Cela explique ses délégations : commander bans en Poitou (1537), capitaine de Nantes (1543), hôte potentiel de rois au Puy-du-Fou rénové (1540s).

Comparaisons : Contemporains comme Anne de Montmorency (connétable, allié par mariage) ou Claude d'Annebault (grand écuyer).

 Plus tard, sous Louis XIV, l'office devint purement honorifique (Versailles), avec 4 titulaires rotatifs.

 

Cet office incarne la fusion du domestique et du politique à la Renaissance : un "serviteur" armé, pivot des réseaux de cour.

Pour François II, il fut tremplin vers gouvernorats et reconstructions (Peschescul influencé). Sources primaires : ordonnances royales (BnF, ms. fr. 5239) ou mémoires de Brantôme.

 


 

 

 

 

 

 

Mariage et alliance heraldique

Épouse : Catherine de Montmorency-Laval (vers 1510-1560), issue de la puissante maison de Montmorency (une des plus influentes familles nobles sous les Valois, avec des maréchaux comme Anne de Montmorency, connétable de France).

Cette union, probablement arrangée autour de 1530-1540, renforçait les alliances : les Laval étaient liés aux rois de Navarre et aux bois de Bretagne/Poitou.

 

 

Le mariage s’était déroulé au Puy du Fou même en 1527, dans un édifice en cours de rénovation à propos duquel Gabriel du Puy du Fou précise :

 

« Estant au chasteau du Puy du Fou en l’an 1540, il en fit commancer le grand corps de logis que s’y voit encore aujourd’huy lequel est de 34 toises de face et d’une structure esgalle à celle des Maisons royalles ».

 

La cérémonie, probablement présidée par un évêque poitevin (Luçon ou Maillezais), inclut messes, banquets et fêtes cynégétiques, coutumes aristocratiques de l'époque. Des témoins nobles (Rohan, Montmorency, locaux poitevins) y assistent, renforçant les alliances vues en 1529 (contrat Rohan-Laval) et 1537 (commissions royales).

 

 

 Cette date est vraisemblable, mais ce qui rend mieux compte de l’impact de l’œuvre nouvelle sur les contemporains, c’est la réaction de l’un des participants à la fête.

Quand Jean V de Champagne, l’oncle de la mariée, puissant seigneur manceau, décide la construction du grand corps de logis de son château de Peschescul à Avoise, il impose pour modèle celui du Puy du Fou, alors dans tout l’éclat de sa modernité.(1)

 

Héritage et postérité

François II du Puy du Fou : Décès le 17 juillet 1548 à Saumur

Contexte de sa mort

François II mourut à l’âge de 46 ans à Saumur, une ville stratégique en Anjou, connue pour son château et son rôle dans les affaires royales.

 

La cause exacte de son décès reste incertaine dans les sources historiques, mais plusieurs hypothèses sont avancées :

  • Maladie : Les nobles de l’époque étaient souvent affectés par des maladies comme la goutte, la peste ou des infections non traitées, fréquentes malgré les progrès médicaux naissants.

 

  • Fatigue ou blessure : En tant que gouverneur de Nantes et homme de guerre, il aurait pu succomber à une blessure ou à l’épuisement lié à ses responsabilités militaires ou administratives.

 

  • Contexte politique : Sa mort coïncide avec une période troublée sous François Ier, avec des tensions internes et des campagnes militaires, bien que rien n’indique une mort violente.

 

 

 

Enfants :

  • René Ier du Puy du Fou (1520 – 1564)  Rôle : Héritier principal, seigneur du Puy du Fou, maréchal de France. 

Détails : René poursuivit les travaux de reconstruction du château initiés par son père, sous l'influence de l'architecte Francesco Primaticcio. Il épousa Catherine de La Rochefoucauld, qui acheva les travaux après sa mort. René fut une figure militaire notable, servant sous François Ier et Henri II. Il mourut sans héritier direct, transmettant le domaine à ses neveux. 

Importance : Il consolida le prestige de la famille à la cour royale.

 

  • Claude du Puy du Fou (dates inconnues)  Rôle : Fille de François II, mentionnée dans certaines généalogies vendéennes. 

Détails : Peu de détails subsistent, mais elle aurait été mariée à un noble poitevin, renforçant les alliances familiales. Son rôle semble mineur comparé à celui de René.

 

  • Autres enfants possibles  Les sources divergent sur le nombre exact d’enfants, certaines mentionnant jusqu’à quatre ou cinq, mais seuls René et Claude sont confirmés par les archives fiables (notamment celles du Puy du Fou et de Vendée). D’autres enfants, s’ils existaient, pourraient être morts jeunes ou n’avoir pas joué de rôle significatif.

François II du Puy du Fou et la reconstruction du Château du Puy du Fou

 

Ami proche du roi François Ier, il fut anobli en 1537 en recevant le collier de l'Ordre de Saint-Michel lors d'une visite à la cour de France.

En 1527, il conclut un mariage princier avec Catherine de Laval, fille de Jean de Laval, qui lui apporta une dot substantielle de 40 000 livres et de nombreux domaines, renforçant ainsi sa fortune.

 

Le contexte historique du château

Le Château du Puy du Fou, situé aux Épesses en Vendée, trouve ses origines au XIe siècle avec la construction d'une forteresse par Renaud du Puy du Fou, sur une motte féodale datant de l'Antiquité tardive.

Ce site stratégique contrôlait des routes importantes et un étang naturel. Au XIVe siècle, pendant la Guerre de Cent Ans, le château fut détruit par les Anglais vers 1430.

 

Son grand-père, Guy II du Puy du Fou (1375-1454), obtint en 1432 l'autorisation du roi Charles VII pour le reconstruire sur un emplacement plus favorable, au bord de l'étang actuel, sous forme d'une forteresse médiévale avec tours, donjon et pont-levis.

Vous êtes assis autour des ruines du premier Puy du Fou (Bal des Oiseaux Fantômes)- Description de l'autorisation royale de Charles VII en mai 1432 à Guy II du Puy du Fou pour rebâtir le château du Puy du Fou<==

 

La reconstruction par François II : une renaissance italienne

À l'aube de la Renaissance française, François II, influencé par ses campagnes en Italie et une visite au château de Fontainebleau en 1539, décida de transformer cette forteresse médiévale jugée austère en un palais élégant et ouvert, à la mode italienne.

 Inspiré par les architectures de la Renaissance, il commanda les plans en juillet 1539 à l'architecte bolognais Francesco Primaticcio (le Primatice), un des maîtres de l'école de Fontainebleau.

Les travaux débutèrent en 1540, réemployant les pierres de l'ancienne bâtisse.

Le nouveau "château neuf" fut érigé à quelques centaines de mètres de l'ancien, conservant l'emplacement stratégique près de l'étang pour alimenter les douves.

Il se composait : D'un grand corps de logis principal (aujourd'hui en ruine, servant de toile de fond à la Cinéscénie).

De deux pavillons avec une entrée encadrée de tours à mâchicoulis (dont une encore visible aujourd'hui).

D'une loggia et d'une galerie d'apparat ornées de briques et de granit, matériaux inhabituels pour l'époque.

De souterrains reliant l'est à l'ouest pour des raisons défensives.

 

Les travaux, coûteux (estimés à au moins 20 000 écus d'or), visaient un confort accru : fenêtres plus larges, ouverture sur le soleil, et éléments décoratifs comme des lambris dorés et plafonds sculptés.

 

 François II ne vit pas l'achèvement total ; il mourut en 1548.

Sa veuve, Catherine de Laval, et son fils René Ier (maréchal de France, 1520-1564), poursuivirent les efforts.

Après la mort de René en 1564, sa belle-fille Catherine de La Rochefoucauld reprit les chantiers jusqu'en 1566, démolissant progressivement l'ancienne forteresse médiévale.

Le château du Landreau sert d’hebergement à Catherine du Puy du Fou, pendant la restauration du château du Puy du Fou<==

 

Destin ultérieur du château

Le château connut son apogée au XVIe siècle, avec une possible visite de François Ier en 1530 (légende non confirmée historiquement).

 Cependant, en 1794, pendant les Guerres de Vendée, les "Colonnes infernales" républicaines l'incendièrent, ne laissant que des murs nus (l'aile gauche fut épargnée).

==> Le 21 janvier 1794, la colonne infernale de Boucret part de Cholet, passe par le Temple et Châtillon pour aller sur les Epesses.

 

 

Francesco Primaticcio et le Château du Puy du Fou

Francesco Primaticcio (1504-1570), surnommé le Primatice, était un architecte, peintre et décorateur italien de la Renaissance, figure majeure de l’école de Fontainebleau.

 

Originaire de Bologne, il travailla sous la direction de Giulio Romano à Mantoue avant d’être appelé en France par François Ier en 1532 pour embellir le château de Fontainebleau.

Primaticcio introduisit le style maniériste italien en France, caractérisé par des formes élégantes, des ornements raffinés et une fusion de l’architecture, de la peinture et de la sculpture.

 

Contributions spécifiques de Primaticcio au Puy du Fou :

Conception architecturale (1539) : Primaticcio dessina les plans du « château neuf », érigé à quelques centaines de mètres de l’ancienne forteresse, près de l’étang actuel pour alimenter les douves.

 Le nouveau château adoptait des éléments du style Renaissance :

Un corps de logis principal (aujourd’hui en ruine, utilisé comme décor pour la Cinéscénie).

 

Deux pavillons d’entrée flanqués de tours à mâchicoulis (une tour subsiste).

Une loggia et une galerie d’apparat ornées de briques rouges et de granit, matériaux novateurs pour la région.

Des fenêtres élargies pour plus de lumière, contrastant avec l’austérité médiévale.

 

Décoration intérieure : Primaticcio, connu pour ses stucs et fresques à Fontainebleau, aurait influencé l’ornementation intérieure, avec des lambris dorés, des plafonds sculptés et des motifs maniéristes.

Cependant, peu de traces subsistent en raison de l’incendie de 1794 par les Colonnes infernales pendant les Guerres de Vendée.

 

Souterrains défensifs : Les plans incluaient des souterrains reliant l’est à l’ouest du château, probablement pour des raisons stratégiques, bien que leur attribution directe à Primaticcio soit moins certaine.

 

Contexte et réalisation :

Les travaux débutèrent vers 1539-1540, sous la supervision de François II, qui investit une somme considérable (estimée à au moins 20 000 écus d’or). Les pierres de l’ancienne forteresse furent réutilisées.

François II mourut vers 1548 avant l’achèvement total.

Sa veuve, Catherine de Laval, et leur fils, René Ier du Puy du Fou (1520-1564), poursuivirent le projet.

Catherine de La Rochefoucauld, épouse de René, finalisa les travaux vers 1566, démolissant progressivement l’ancienne forteresse médiévale.

 

Primaticcio, occupé à Fontainebleau et à d’autres chantiers royaux, ne supervisa probablement pas directement les travaux sur place, mais ses plans marquèrent une rupture stylistique, faisant du Puy du Fou un exemple précoce de la Renaissance en Vendée.

 

Impact et héritage

Le château Renaissance, bien que partiellement détruit en 1794, reste un symbole du renouveau architectural du XVIe siècle.

Restauré à partir du XXe siècle par le Conseil général de Vendée et le Parc du Puy du Fou, il est aujourd’hui mis en valeur dans le spectacle « La Renaissance du Château » (depuis 2014), qui recrée l’ambiance de l’époque de François II et Primaticcio.

Les éléments subsistants (comme la tour à mâchicoulis et les vestiges de la loggia) témoignent de l’influence italienne importée par Primaticcio.

 

 

 

Note : Les informations sur l’implication exacte de Primaticcio reposent sur des archives vendéennes et des récits liés au Puy du Fou, mais les détails précis (comme l’ampleur de sa supervision) sont limités, car son rôle principal restait à la cour royale.

 

(1). Le château de Peschescul à Avoise : Construction inspirée

Contexte de la décision : Vers 1550-1555 (post-mariage de 1548, période d'embellissement nobiliaire sous Henri II, favorisant les résidences de plaisance après les guerres). Peschescul (ou Pescheseul, orthographe variable ; ruines encore visibles à Avoise, commune sarthoise sur la Sarthe) était un château médiéval fortifié (tours, douves du XIVe siècle), domaine ancestral des Champagne.

Jean V, enrichi par services royaux et dots familiales, décide une reconstruction ambitieuse pour aligner son logis sur la modernité renaissance, influencée par les retours d'Italie (campagnes militaires où il participa peut-être).

Modèle du Puy-du-Fou : François II avait commencé en 1540 le "grand corps de logis" de 34 toises (~66 m) de façade, structure "égale à celle des Maisons royales" (façade symétrique, pilastres, frontons, fenêtres à croisées, galeries intérieures – style François Ier revisité). Jean V impose ce plan :Similarités architecturales : Corps central allongé, élévation sur trois niveaux, décors sculptés (blasons Champagne accolés à Laval ou royaux), toitures à lucarnes. Des gravures du XVIIe siècle (comme dans les armoriaux manceaux) montrent Peschescul avec une façade inspirée, mesurant ~25-30 toises (plus modeste mais proportionnelle), intégrant éléments défensifs (douves) et de confort (chapelle, salles de réception).

 

 

Travaux : Lancés vers 1552, interrompus par la mort de Jean V (~1560) ou les Guerres de Religion naissantes (1562).

 Le logis, partiellement achevé, accueillit fêtes familiales et milices. Ruines classées aujourd'hui évoquent cette renaissance mancelle, avec vestiges de façades ornées.

 

Les ruines du Puy du Fou changèrent de mains au XIXe siècle et furent vendues aux enchères en 1949.

 En 1977, le Conseil général de Vendée en devint propriétaire, inspirant la création du Parc du Puy du Fou et de la Cinéscénie en 1978.

 

Aujourd'hui, le Château Renaissance du Puy du Fou est restauré et ouvert à la visite, avec un spectacle son et lumière "La Renaissance du Château" (depuis 2014) recréant l'époque de François II.

 Les architectes manceaux Jean Masneret et René Guitton supervisèrent les remaniements finaux au XVIe siècle, faisant de ce site un joyau de la Renaissance vendéenne.

 

 

==> Les Armoiries de la Famille du Puy du Fou (Château de la renaissance)

==> François Ier et le Puy du Fou (1494 – 1547)

==> Voyage dans le temps et les origines de la Renaissance Artistique en Poitou

==> La forêt de Mélusine, Le massif forestier de Mervent-Vouvant

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