1047 fondation du prieuré Belle Noue (Le Poiré-sur-Vie) comme une dépendance de Saint-Michel-en-l’Herm, sous l’impulsion du vicomte de Thouars Geoffroy et de son épouse Aénor.
Le prieuré de Belle-Noë (monasterii Bellae-Noae) a été fondé au XIe siècle comme une dépendance de la prestigieuse Abbaye royale de Saint-Michel-en-l’Herm, sous l'impulsion de Geoffroy II de Thouars (vicomte de Thouars) et de son épouse Aénor (ou Adénor)
Pieux vicomte de Thouars, Geoffroy, et son épouse Aénor, pour le salut de leurs âmes, sollicitèrent le seigneur abbé Azo de Saint-Michel, afin de faire construire un monastère dans un lieu que l’on appelle communément Belle-Noë (Bella-Noa).
Pour organiser et diriger cette œuvre, il y envoya l’un de ses moines, un homme fort entreprenant nommé Savaric. Celui-ci, s’appliquant aux travaux, les mena jusqu’à leur achèvement, avec les ressources de Saint-Michel et avec les biens que lui-même et son épouse avaient donnés.
Après la mort du vicomte Geoffroy, et après également le décès de l’abbé Azo, Aimeric, son fils, qui avait succédé à son père dans sa dignité, voulut, avec sa mère Aénor déjà mentionnée, retirer le monastère aux frères qui résidaient dans le domaine de Saint-Michel.
Mais Hildebert et Savaric, qui résidaient alors sur place, voyant cela et désireux d’établir avec le vicomte Aimeric un accord très ferme à ce sujet, lui donnèrent dix livres.
La trace toponymique : "Bellenoue"Le nom médiéval Bellae-Noae (ou Belle Noha- Bellenouhe) a évolué sur les cartes de la région sous la forme moderne de Bellenoue.
Un prieuré ainsi qu'un lieu-dit portent historiquement ce nom en Vendée, témoignant de l'implantation des dépendances de l'Abbaye de Saint-Michel-en-l'Herm
Le sous-sol archéologique : L'ancien domaine prieural s'est transformé au fil des siècles en exploitations agricoles ou en parcelles privées. Sans fouilles archéologiques préventives ou prospections aériennes ciblées (qui n'ont pas été menées à ce jour sur ce site spécifique), les fondations médiévales restent enfouies dans le sol.
« Litterce fundationis monasterii Bellae-Noae quod subjicitur abbatiæ S. Michaelis in Eremo.
Pius vicecomes Toarcensis Gaufredus, uxorque ejus Adenor, pro salute animarum suarum interpellaverunt domnum abbatem Aszhonem sancti Michaelis, de aedificando monasterio in loco qui vulgo nuncupatur Bella- Noa… Ad quod opus disponendum misit ibi unum ex suis monachum valde industrium nomine Savaricum, qui insistens operi, de facultate sancti Michaelis et de his rebus quas ipse uxorque ejus tribuit, ad finem usque perduxit.....
Post mortem [Gaufredi vicecomitis], defuncto etiam abbate Azhone, Aimericus filius ejus qui successit patri in honore, voluit una cum matre sua Adenor praedictum monasterium auferre fratribus in loco sancti Michaelis degentibus; sed Hildebertus et Savaricus hoc cernentes, qui inibi tunc morabantur, pactum firmissimum de hac re stabilire cum vicecomite Aimerico volentes, dederunt ei decem libras ».
==> Poitou Aquitania: Moyen-Age Classique 987 / 1137
(1). Gallia christiana, tome n, instrumenta, col. 411. — Cf. Mabillon, Annales ordinis S. Benedicli, tome iv, pp. 486-487, — et Champollion- Figeac, Documents paléographiques relatifs à l'histoire des beaux-arts et des belles-lettres pendant le moyen âge, p. 258.
— Gausfred, vicomte de Thouars et son épouse engagèrent Azo à fonder un monastère in loco qui Dicitur Bellanoa (Bellenoue) . (Id., volume 2, p. 1420).