Hubert de Burgh (vers 1170 – 1243), aussi appelé Hubert de Bourg, fut l’un des hommes les plus puissants d’Angleterre au début du XIIIe siècle.
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Hubert de Burgh a été nommé sénéchal de Poitou (et parfois explicitement « sénéchal de Niort ») entre 1212 et 1215.
- À partir de 1212-1213, il est envoyé en Poitou comme sénéchal adjoint, puis titulaire.
- En 1214, les sources (notamment les Close Rolls) le mentionnent comme sénéchal de Niort et de Poitou. Il participe alors aux trêves conclues avec le comte de la Marche et le roi de France.
Le château de Niort, place forte stratégique des Plantagenêts, servait de base principale au sénéchal anglais dans la région.
Il est donc très probable qu’Hubert de Burgh y ait séjourné régulièrement entre 1212 et 1215, mais aucun document ne fixe le jour exact de sa première arrivée.
Après 1215, il rentre en Angleterre pour devenir justicier et ne revient plus exercer de fonctions permanentes en Poitou.
Qui était-il ?
Il est issu d’une famille de la petite noblesse du Norfolk (Est de l’Angleterre).
Grâce à ses capacités militaires et administratives, il gravit rapidement les échelons au service des rois Jean sans Terre puis Henri III.
Principales fonctions
- Sénéchal de Poitou (vers 1212-1215)
C’est à ce titre que le roi Jean le nomme. Il est chargé de gouverner et de défendre le Poitou (et plus largement les possessions continentales restantes des Plantagenêts). C’est dans ce contexte qu’il apparaît comme l’un des « dictatores et emendatores » (superviseurs et réviseurs) de trêves conclues avec les seigneurs locaux ou le roi de France. - Justicier d’Angleterre (Chief Justiciar) de 1215 à 1232
C’est la plus haute fonction du royaume après le roi. Il dirige l’administration, la justice et les finances. - Régent de fait pendant la minorité d’Henri III (surtout à partir de 1219, après la mort de Guillaume le Maréchal).
Faits marquants
- Il défend héroïquement le château de Chinon contre Philippe Auguste en 1204-1205.
- Pendant la guerre des barons et l’invasion française (1215-1217), par Hubert de Bourg, gouverneur de Douvres et Philippe d'Aubigné, gouverneur de Jersey résistent au siège de Douvres et commandent la flotte anglaise victorieuse à la bataille de Sandwich (août 1217).
En 1216, le prince Louis de France envahit l’Angleterre à l’invitation de barons anglais mécontents qui supportaient mal le règne corrompu du roi Jean.
« Jean sans Terre », successeur du roi Richard Cœur de Lion (tué par un carreau d’arbalète lors du siège d’un château de Chalus en France), fut contraint par les grands barons de signer la Magna Carta à Runnymede en 1215, qui limitait son pouvoir absolu.
Jean ne respecta pas la « Grande Charte » et s’attira davantage la colère des barons, qui accueillirent favorablement l’idée d’un roi français à sa place.
Souvenez-vous que ces hommes étaient des Normands qui possédaient probablement autant de titres en France qu’en Angleterre.
Un véritable sentiment de « nationalité » anglaise n’émergera qu’avec la guerre de Cent Ans.
Pendant le siège qui dura plusieurs mois, Hubert de Burgh et 140 chevaliers défendirent le château de Douvres contre les envahisseurs français et les barons rebelles.
La barbacane et une tour s’effondrèrent sous l’action des sapeurs qui minaient les murs, mais les défenseurs tinrent fermement le château.
Louis abandonna le siège et Jean mourut peu après.
Le soutien des barons à Louis s’affaiblit une fois que le fils de Jean, Henri III, âgé de neuf ans, fut sur le trône.
Louis attaqua à nouveau le château, mais échoua.
L’Angleterre n’a plus jamais été envahie avec succès depuis la conquête normande de 1066.
- En 1227, il est créé comte de Kent.
- En 1232, il tombe en disgrâce sous l’influence de son rival Pierre des Roches, est emprisonné, s’évade, puis est partiellement réhabilité, mais ne retrouve plus jamais son ancien pouvoir.
En résumé, Hubert de Burgh est le grand administrateur et militaire qui sauve le trône d’Henri III pendant sa minorité et stabilise le royaume après les troubles du règne de Jean sans Terre.
C’est à lui que les Niortais et les Templiers s’adressent en 1220, car il est alors le véritable maître du gouvernement anglais.
Pour aller plus loin :
Jean-Claude Castex, « Dictionnaire des batailles navales franco-anglaises », Québec, Presses de l'Université Laval, 2004.
809 ans de date à date, 24 août 1217.
Moyen-Age Classique 1205 / 1225 période Jean Sans Terre Isabelle d'Angoulême<==
Le roi de France Philippe II Auguste reprend la forteresse de Chinon aux mains des Plantagenêt<==
15 juin 1215 - Magna Carta - La Grande Charte de Jean sans Terre, roi d’Angleterre <==
Déroulé de la bataille de Sandwich - Hubert de Burgh (24 août 1217) <==
==>LISTE DES BAILLIS ET DES SÉNÉCHAUX. LISTE DES GRANDS SÉNÉCHAUX DU POITOU.
Royal and Other Historical Letters, Illustrative of the Reign of ..., Volume 1
publié par Walter Waddington Shirley
N° 1
(Rot. Claus. 16 Henr. III., memb. 2 in dorso)
Contexte : il s’agit d’un ordre particulièrement sévère concernant Hubert de Burgh, ancien justiciar d’Angleterre et d'Irlande, alors détenu.
Il a été ordonné au shérif d’Essex que, s’il a jusqu’à présent bien gardé Hubert de Burgh, comte, il le garde désormais avec beaucoup plus de soin et de vigilance ; de telle sorte qu’il ne puisse en aucune manière sortir de la chapelle dans laquelle il se tient sans être immédiatement arrêté dès qu’il en sortira, et qu’il le conduise sans délai jusqu’à Londres, sous peine d’une amende de quatre mille livres.
Témoin le roi, à Reading, le seizième jour d’octobre.
16 Octobre 1232.
Mandatum est vicecomiti Essexiae, quod si aliquando bene custodierit Hubertum de Burgo comitem, ipsum multo melius et diligentius custodiat; ita quod nullo modo capellam in qua se tenet exeat, quin statim capiat, cum exierit, et ducat eum incontinenti usque ad Londoniam, sub poena quatuor millium librarum. Teste rege apud Radinges, decimo sexton die Octobris.
N°2
(Rot. Claus. 16 Hen.III., memb. 2in dorso.)
16 Octobre 1232
Il est ordonné au vicomte de Norfolk et Suffolk que, si Marguerite, épouse d’Hubert de Burgh, comte de Kent, quitte la liberté de Saint-Edmund, il la fasse immédiatement arrêter et la conduise jusqu’à la Tour de Londres, afin qu’elle soit remise au connétable de ladite Tour.
Témoin : comme ci-dessus.
De même, il est écrit aux shérifs d’Essex et de Cambridge que, si elle passe par leurs bailliages, ils agissent de la même manière.
Mandatum est vicecomiti Norfolciae et Suffolciae, quod si Margareta, uxor Huberti de Burgo comiti Kanciae, exeat libertatem S. Edmundi, statim eam capiat et ducat usque ad turrim Londoniae, constibulario ejusdem turris liberandam. Teste ut supra.
Eodem modo scribitur vicecomitibus Essexiae et Cantebrigiae, si transitum faciat per ballias suas.
N°3
(Rot. Claus. 17 Hen. III., memb. 17)
13 novembre 1232
Il est ordonné à Pierre de Rivallis de faire en sorte qu’Hubert de Burgh obtienne la pleine saisine de toutes ses terres, tant celles qui relevaient de son héritage que celles qu’il avait acquises autrement, ainsi que les terres et tenements qu’il tenait du roi en chef, avec tous les biens meubles et les cheptels qui furent trouvés dans lesdites terres lorsqu’elles furent saisies entre les mains du roi sur son ordre, à savoir :
— Hadfled Perverel, qu’il tenait du don de Guillaume de Mandeville, comte d’Essex, dans le comté d’Essex ;
— Burgo, Sutherton, Beston, Newenton, Rugham, avec leurs dépendances, qu’il tenait de son héritage dans les comtés de Norfolk et Suffolk ;
— Wurmegaye, Stowe, Roubeton, Fineberg, avec leurs dépendances, provenant des terres qui avaient appartenu à Béatrice de Warenne, autrefois son épouse, dans les mêmes comtés ;
— Apsel Henlawe, avec ses dépendances, qu’il avait reçu en don de Renaud de Saint-Valéry, dans les comtés de Buckingham et Bedford ;
— les terres qu’il possédait à Ringested, Chelveston, Caldecote et Stanqike, avec leurs dépendances, qu’il avait reçues en don de Guillaume, comte de Ferrières, dans le comté de Northampton ;
— les terres qu’il possédait à Watelege, avec leurs dépendances, reçues en don de la comtesse d’Eu, dans le comté de Nottingham ;
— les terres qu’il possédait à Herthull, avec leurs dépendances, provenant des terres qui avaient appartenu à ladite Béatrice, autrefois son épouse, dans le comté de York ;
— les terres qu’il possédait à Elmore, reçues en don de Roger fils de Nicolas, dans le comté de Gloucester ;
— les terres qu’il tenait à ferme pour une durée déterminée, de Henri de Menstreworth, à Menstreworth, dans le même comté ;
— les terres qu’il possédait à Wynfrod, avec leurs dépendances, reçues en don de Henri de Menstreworth, à Menstreworth, dans le même comté ;
— les terres qu’il possédait à Wynfrod, avec leurs dépendances, reçues en don de Gilbert de l’Aigle, dans le comté de Dorset ;
— les terres qu’il possédait à Bensted, avec leurs dépendances, reçues en don de Guillaume de Mowbray, dans le comté de Surrey ;
— la terre qu’il possédait à Shenes, avec ses dépendances, tenue à ferme de Guillaume de Coleville et de Mathilde, son épouse, dans le même comté ;
— les terres qu’il possédait à Floscing, avec leurs dépendances, qui avaient appartenu à ladite Béatrice, autrefois son épouse, dans le comté de Sussex ;
— les terres qu’il possédait à Tunstall, avec leurs dépendances, reçues en don de Robert Arsic, dans le comté de Kent ;
— les terres qu’il possédait à Newton Achalt et Roseland, reçues en don du comte de Guînes, dans le même comté ;
— les terres qu’il possédait à Kingeston, avec leurs dépendances, reçues en don de Renaud de Cornhill, dans le même comté ;
— les terres qu’il possédait à Cumpton, avec leurs dépendances, reçues en don de Mathilde, comtesse d’Essex, dans le comté de Warwick ;
— la terre qu’il possédait à Wuleward, reçue en don de Thomas de Wuleward ;
— les bâtiments qu’il possédait à Westminster, relevant du fief de l’abbé de Westminster, dans le comté de Middlesex ;
— et les terres qu’il possédait à Porteslade, provenant de l’héritage de ladite Béatrice, son épouse, dans le comté de Sussex.
Les châteaux de Skenefrith, Grosmont, Blancchastel et Horneby, avec toutes leurs dépendances, ainsi que les biens meubles et les cheptels qui s'y trouvaient, sont toutefois retenus entre les mains du seigneur roi.
Témoin le roi à Westminster, le treizième jour de novembre.
Ce mandement est particulièrement intéressant parce qu'il montre une situation assez paradoxale : Hubert de Burgh récupère la saisine d'une très grande partie de ses possessions, alors que certaines places stratégiques restent expressément entre les mains du roi.
Le document distingue notamment :
- les terres héréditaires d'Hubert ;
- les terres acquises ou reçues en don ;
- les terres qu'il tient du roi en chef ;
- les terres tenues à ferme ;
- les bâtiments de Westminster ;
- les biens meubles et cheptels présents dans les domaines lors de leur saisie.
Et surtout, la dernière clause est capitale :
retentis in manu domini regis castris de Skenefrict, de Grosmunde, de Blancchastel, et de Horneby
soit, littéralement :
« les châteaux de Skenefrith, Grosmont, Blancchastel et Horneby étant retenus dans la main du seigneur roi ».
Autrement dit, le roi ne restitue pas l'intégralité de ce qui avait été saisi.
Cela s'inscrit directement dans le contexte de la chute politique d'Hubert de Burgh en 1232, après son arrestation et sa disgrâce sous Henri III.
Le document du 13 novembre est donc un témoignage important sur le processus de restitution de ses biens après cette crise.
Mandatum est P[etro] de Rivallis, quod de omnibus terries Huberti de Brugo, tam de hereditate sua, tam de perquisitis suis aliis, quam terries et tenementis quae de rege tenuit in capite, ipsi Humberto plenam saisinam habere faciat, cum omnibus catallis et instauris quae in dictis terris inventa fuereunt, quando captae fuerunt in manum regis per praeceptum suum, scilicet de Hadfled Perverel, quod habuit de donon W. de Mandeill comitis Essexiae in comitatu Essexiae ; et de Burgo, Sutherton, Beston, Newenton, Rugham cum pertinentiis, quod habuit de hereditate sua in comitatibus Norfolchiae et Suffolchiae ; et de Wurmegaye, Stowe, Roubeton, Fineberg, cum pertinantiis, de terra quae fuit Beatriciae de Warenn, quondam uxoris suae, in eisdem comitatibus ; et de Apsel Henlawe cum pertinentiis, quam habuit de dono Reginaldi de S. Walerico in comitatibus Bukinghamiae et Bedfordiae ; et de terris quas habuit in Ringested, Chelvestion, Caldecote, Stanqike, cum pertinentiis, quas habuit de dono W[illelmi] comitis de Ferariis,, in comitatu Northamptoniae, et de terris quas habuit in Watelege cum pertinentiis, de dono comitissae Augi in comitatu Notingamiae ; et de terris quas habuit in Herthull cum pertinentiis, de terra quae fuit praedictae Beatriciae, quondam uxoris suae, in comitatu Eboracensi ; et de terris quad habuit in Elmore, de dono Rogeris Filii Nicholai in comitatu Gloucestriae ; et de terris quas habuit ad firmam ad terminum, de Henrico de Menstreworth, in Menstrewort in eodem comitatu ; et de terris quas habuit in Wynfrod, cum pertinentiis, de dono Henrico de Menstreworth, in Menstreworth in eodem comitatu ; et de terris quas habuit in Wynfrod, cum pertinentiis, de donon Gileberti de Aquila, in comitatu Dorsetiae ; et de terris quas habuit in Bensted, cum pertinentiis, de dono Willelmi de Mobray, in comitatu Surreiae ; et de terra quam habuit in Shenes, cum pertinentiis, ad firmam, de Willelmo de Colevill et Matilda uxore ejus, in eodem comitatu ; et terris quas habuit in Floscing, cum pertinentiis quae fuerunt preadictae Beatriciae quondam uxoris suae, in comitatu Sussexiae ; et de terris quas habuit in Tunstall, cum pertinentiis, de dono Robert Arsic, in comitatu Kanciae ; et de terris quas habuit in Newton Achalt et Roseland, de dono comitis de Gisnes, in eodem comitatu ; et de terris quas habuit in Kingeston, cum pertinentiis, de dono Reginaldi de Cornhull, in eodem comitatu ; et de terris quas habuit in Cumpton, cum pertinentiis, de dono Matildae comitissae Essexiae, in comitatu Warewici ; et de terra quam habuit in Wuleward, de dono Thomae de Wuleward ; et de aedificiis quae habuit Westmonasterio, de feodi abbatis Westmonasterii, in comitatu Middlesxiae ; et de terris quas habuit in Porteslade, de hereditate praedictae Beatriciae uxoris suae, in comitatu Sussexiae, retentis in manu domini regis castris de Skenefrict, de Grosmunde, de Blancchastel, et de Horneby, cum omnibus eorum pertinentiis, et catallis, et instauris in eis inventis. Teste rege apud Wesmonasterium, decimo tertio die Novembris.
N° 4
(Rot. Claus. 16 Hen. III., memb. 15.)
2 Janvier 1233
Puisqu'il est établi au roi, par l'enquête qu'il a fait mener, qu'Hubert de Burgh a injustement et sans jugement dépossédé Philippe, fils de Guillaume, d'un certain pâturage appelé Langefen, avec ses dépendances, à Great Horkesley ;
et Richard, fils de Guillaume, de quatre sous de rente, avec leurs dépendances, dans la même ville ;
et Jean, fils de Guillaume, de cinq acres de terre, avec leurs dépendances, dans la même ville ;
et Robert, fils de Guillaume, de trois sous de rente, avec leurs dépendances, dans la même ville ;
il est ordonné à Pierre de Rivallis de faire en sorte que lesdits Philippe, pour le pâturage susdit avec ses dépendances à Horkesley, Richard, pour les quatre sous de rente dans la même ville, Jean, pour les cinq acres de terre dans la même ville, et Robert, pour les trois sous de rente dans la même ville, obtiennent la pleine saisine de leurs biens, sauf le droit de chacun.
Témoin le roi à Gloucester, le deuxième jour de janvier.
Quia constat regi per inquisitionem quam fieri fecit, quod Hubertus de Burgo injuste et sine judicio dessaisavit Philippum Filium Willemi de quadam pasture quae vocatur Langefen, cum pertinentiis, in magna Horkel; et Ricardum Filium Willemi de quatuor solidis redditus, cum pertinentiis, in eadem villa ; et Johannem Filium Willelmi de quique acris terrae cum pertinentiis, in eadem villa ; et Robertum Filium Willemi de tribus solidis redditus, cum pertinentiis, in eadem villa : madatum est Petro de Rivallis quod praedictis Philippo de praedicta pastura cum pertinentiis in Horkel, Ricardo de quator solidis redditus in eadem villa, Johanni de quinque acris terrea in eadem villa, et Roberto de tribus solidis redditus in eadem villa, plenam saisinam habere faciat, salvo jure uniuscujusque. Teste rege apud Gloucestriam, secundo die Januarii.
N°5
(Rot. Claus. 17 Hen. III., memb 14.)
9 Janvier 1233
Le roi, à la requête du maître des Templiers en Angleterre, a accordé que Philippe de Heye puisse se rendre jusqu'au château de Devizes, afin d'y parler avec Hubert de Burgh, son seigneur, en présence des chevaliers qui le gardent, et en présence dudit maître, au sujet des dettes que ce même Hubert doit aux frères du Temple, et que ledit maître lui réclame.
Et il est ordonné audit Philippe de s'y rendre et de parler avec son seigneur au sujet des dettes, et de rien d'autre, en présence et sous l'audition des gardiens susdits. Le roi leur a ordonné de faire en sorte que Philippe puisse avoir libre accès auprès de lui pour parler de ces dettes, et de rien d'autre.
Témoin comme ci-dessus : le roi à Woodstock, le 9 janvier, par Raoul fils de Nicolas.
Et il est ordonné auxdits gardiens, à savoir Richard de Wyavill, Richard de Punchardun, Amon Crassus et Humphrey de Millers, de faire en sorte que le maître [des Templiers] et Philippe puissent avoir libre accès auprès dudit Hubert pour parler avec lui des dettes susmentionnées, et de rien d'autre, et cela en leur présence et sous leur audition.
Témoin comme ci-dessus.
Rex, ad instantiam magistri militae Templi in Anglia, concessit quod Philippus de Heye eat usque ad castrum Divisarum ad loquendum ibidem cum Huberto de Burgo domino suo, in praesentia militum cum custodientium, et in praesentia ipsius magistri, de debitis quae idem Hubertus fratribus ejusdem Templi debet, et quae idem magister ab eo exigit.
Et mandatum est eidem Philippo quod illuc eat, et de debitis cum ipso domino suo loquatur, et non de aliis, in preasentia et audientia praedictorum custodum suorum, quibus rex mandavit quod ad loquendum cum eo inde, et non aliunde, eis liberum habere faciant accessum.
Teste ut supra [Rege apud Wudestok, non die Januarii, per Radulphum Filium Nicholai.]
Et mandatum est ipsis custodibus, scilicet Ricardo de Wyavill, Ricardo de Punchardum, Amoni Crasso, et Humfrido de Millers, quod ipsos magistrum et Philippum ad loquendum cum ipso Huberto de praeditis debitis, et non aliunde, et hoc praesentia et audientia sua, liberum habere faciant accessum. Teste ut supra