Niort Le 7e RÉGIMENT DE HUSSARDS de la caserne Du Guesclin aux champs de bataille de 1914-1918
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Les grandes fêtes de bienfaisance organisées par la Société des Fêtes de Charité de Niort sont attestées dès les 24 et 25 mai 1896. Elles comprenaient notamment des spectacles taurins et attiraient des artistes et sportifs venus de l'extérieur.
La Société niortaise des fêtes de charité organisait des manifestations importantes au début du XXᵉ siècle. Les archives municipales de Niort signalent notamment une affiche-programme des fêtes de bienfaisance de 1894, conservée dans les archives de la ville.
Elle intervient également dans la vie publique et festive niortaise : en 1910, elle organise notamment la Semaine de l'aviation, présentée comme la première rencontre régionale d'aviation.
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Il s’agit d’un jeton/médaille de la Société des Fêtes de Charité Niortaise, lié à une tombola de 1904 :
- Émetteur : Société des Fêtes de Charité Niortaise
- Manifestation : Tombola
- Date : 1904
- Métal : aluminium
- Diamètre : 32,3 mm
- État signalé : superbe
- Référence numismatique : 109968.
Ce n’est donc pas seulement une médaille commémorative : le terme « Tombola » indique très probablement un lien direct avec une manifestation organisée pour recueillir des fonds au profit des œuvres de charité.
Le 7e Hussards participait lui aussi aux manifestations organisées par cette société, ce qui montre le lien entre vie militaire, fêtes populaires et œuvres de bienfaisance dans le Niort de la Belle Époque.
Le 7e Hussards à Niort
Créé pendant la Révolution française à partir des anciens hussards de Lamothe, le 7e régiment de hussards appartient à la tradition de la cavalerie légère française. Au début du XXe siècle, il porte encore l'héritage des grandes campagnes de l'Empire, dont témoignent les noms de Iéna (1806), Heilsberg (1807), La Moskowa (1812) et Hanau (1813) inscrits sur son étendard.
En 1892, le régiment prend garnison à Niort, où il s'installe à la caserne Du Guesclin, succédant au 2e régiment de cuirassiers. Il y demeure jusqu'à la fin de la Première Guerre mondiale, la garnison étant officiellement fixée à Niort jusqu'en 1919.
La présence du régiment marque profondément la vie de la cité. Les hussards s'entraînent au maniement du sabre, à l'équitation et aux manœuvres de cavalerie. Les exercices se déroulent notamment sur la place de la Caserne — devenue la place Chanzy — ainsi que sur la place de la Brèche.
La vie militaire se mêle alors à celle de la population niortaise : cérémonies, fêtes, manifestations publiques et exercices équestres font du 7e Hussards l'une des formations militaires emblématiques de la ville. Le régiment compte alors plusieurs centaines de cavaliers et dispose d'un important effectif de chevaux, indispensables à l'exercice de la cavalerie légère.
Août 1914 : la mobilisation
Lorsque la mobilisation générale est décrétée au début du mois d'août 1914, les hussards de Niort quittent leur garnison pour rejoindre les armées françaises.
Le 7e Hussards est engagé au sein du 9e Corps d'armée. Après les premiers combats de la campagne de Lorraine, le régiment est ramené vers la Champagne à la fin du mois d'août, alors que les armées allemandes progressent vers le cœur du territoire français.
Le 30 août, dans la région de Rethel, des éléments du régiment participent à une contre-attaque particulièrement meurtrière. Les capitaines Desazars de Montgaillard et de Montaigu prennent notamment la tête de cavaliers chargés de faire taire une batterie allemande qui menace les troupes françaises en retraite. Ils sont tués au cours de l'action.
La bataille de la Marne et les marais de Saint-Gond
Du 4 au 14 septembre 1914, le 7e Hussards participe à la première bataille de la Marne, notamment dans la région de Fère-Champenoise et des Marais de Saint-Gond.
Le 8 septembre, les combats autour de la ferme de Maltournée sont particulièrement violents.
La cavalerie, employée dans des conditions nouvelles par rapport à celles de la guerre de mouvement traditionnelle, est appelée à combattre aussi à pied, comme une infanterie improvisée.
La victoire française de la Marne contraint les armées allemandes à abandonner leur marche vers Paris et marque un tournant majeur de la campagne de 1914. Le 7e Hussards contribue à cette bataille au sein du 9e Corps d'armée.
D'Ypres à la « course à la mer »
À partir d'octobre 1914, le 9e Corps d'armée est envoyé dans les Flandres. Le 7e Hussards rejoint la région de Roulers et d'Ypres le 20 octobre.
La guerre de mouvement laisse progressivement place à la guerre de positions. Les cavaliers sont alors fréquemment employés à pied, dans les tranchées ou pour tenir des secteurs menacés.
Le régiment s'illustre notamment dans les combats autour de Zwartelen, puis le 11 novembre 1914 à Verbrandenmolen, au sud-est d'Ypres. Cet engagement constitue l'un des faits d'armes les plus marquants de son histoire durant la Grande Guerre.
Cette campagne des Flandres explique que Ypres 1914 figure, avec Saint-Gond 1914, parmi les noms de bataille ajoutés aux plis de l'étendard du régiment.
Verdun, 1916-1917
Le 7e Hussards participe ensuite à la bataille de Verdun, où il est engagé pendant une longue période, d'avril 1916 à février 1917.
Comme de nombreuses unités de cavalerie de la Grande Guerre, il doit désormais adapter son emploi aux réalités d'un conflit dominé par l'artillerie, les mitrailleuses et les tranchées. Les hussards combattent alors largement à pied, tout en conservant leurs missions traditionnelles de reconnaissance, de liaison et d'exploitation lorsque les circonstances le permettent.
1918 : les derniers combats
Au printemps 1918, alors que les armées allemandes lancent leurs grandes offensives sur le front occidental, le 7e Hussards est progressivement réparti entre plusieurs divisions.
À partir de mai 1918, le régiment cesse d'agir comme une formation homogène, mais ses escadrons poursuivent les opérations au sein des grandes unités auxquelles ils sont affectés. Ils participent ainsi aux combats qui conduisent finalement à la victoire alliée et à l'armistice du 11 novembre 1918.
Le sacrifice des hussards de Niort
La Grande Guerre coûte cher au 7e Hussards : 131 de ses hommes donnent leur vie au cours du conflit. Ce bilan rappelle le sacrifice consenti par le régiment, mais aussi par toute une génération de soldats issus de Niort et de sa région.
En hommage à leurs camarades, les traditions du régiment conserveront le souvenir des combats de 1914-1918. L'étendard porte notamment, en lettres d'or, les noms de :
IÉNA 1806 — HEILSBERG 1807 — LA MOSKOWA 1812 — HANAU 1813 — SAINT-GOND 1914 — YPRES 1914
Ces inscriptions établissent un lien entre les grandes campagnes de la période napoléonienne et les combats de la Grande Guerre, inscrivant le sacrifice des hussards de 1914-1918 dans la longue histoire militaire du régiment.
Une mémoire toujours présente à Niort
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La mémoire du 7e Hussards demeure attachée à Niort. En 2014, à l'occasion du centenaire de la Grande Guerre, la Ville de Niort a donné le nom de « Cours du 7e Hussards » à l'allée haute du Jardin des Plantes, en hommage au régiment qui avait occupé la caserne Du Guesclin pendant plus d'un quart de siècle. Une exposition consacrée à son histoire accompagna cette inauguration.
Ainsi, derrière le nom du Cours du 7e Hussards, demeure la mémoire d'une unité qui fut pendant des décennies une composante majeure de la vie militaire niortaise, avant de connaître, sur les champs de bataille de Champagne, des Flandres et de Verdun, l'épreuve de la Grande Guerre.