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PHystorique- Les Portes du Temps
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16 février 2026

8 Novembre 1780 Niort -Après la visite du comte d'Artois chez le maire Mathieu Rouget de Gourcez, découverte par un enfant dans un fossé d'une ancienne médaille en or de Richard Cœur de Lion, roi d’Angleterre, Duc d’Aquitaine et comte de Poitou 1172-1199.

Le comte d'Artois (Charles-Philippe, futur Charles X, frère de Louis XVI) visita Niort les 25 et 30 mai 1777 (passage aller et retour lors d'un voyage à Rochefort).

 

Le 25 mai 1777 le comte d'Artois, se rendant de Bretagne à La Rochelle, dîna à Saint-Fulgent et vint coucher à Niort.

Il arriva par le faubourg du Port, sur les huit heures du soir, au bruit de l'artillerie du château, et aux acclamations d'une population considérable, composée de Niortais et d'un grand nombre d'habitants des villes et des campagnes voisines, accourus au - devant de S. A. R.

Le maire Rouget de Gourcèz, à la tête du Corps municipal, reçut et complimenta le Prince, qui descendit de sa voiture à la porte du pont, et se rendit à pied à l'hôtel qui lui avait été préparé, rue Saint-André, chez le sieur Delavault.

 

Le comte d'Artois partit de Niort le 26 mai à quatre heures du soir.

 Il passa de nouveau par cette ville à son retour de Rochefort, le 30 mai, à deux heures après midi. Il fut accueilli avec la même allégresse et les mêmes honneurs; il dîna au même hôtel que le 25 précédent.

Dans ces deux passages, les rues de Niort furent sablées ; les grenadiers de ville et la troupe bourgeoise, en uniforme, formèrent la haie depuis la porte d'entrée de la cité, jusqu'à l'hôtel du Prince; la compagnie d'invalides en garnison dans le château se mit en bataille sur la place.

Son Altesse royale témoigna au maire sa satisfaction de l'ordre et de la tenue de ces différents corps de troupes.

Elle reçut avec plaisir une copie des lettres patentes ile création du régiment Royal-Niort, en 1621. Rouget de Gourcèz fit élever, en mémoire de ce passage, une colonne sur la place de la Brèche.

Dans le mois suivant, un personnage auguste, l'empereur Joseph II, traversa, sous le nom de comte de Falckenstein, une partie du territoire du département des Deux-Sèvres.

Cet illustre voyageur arriva, le 17 juin, vers quatre heures de l'après-midi, à Poitiers, où il ne s'arrêta que pour changer de relais.

Il se rendit coucher à Saint-Maixent. Il y descendit à l'auberge pour garder l'incognito.

 Les habitants de Niort, craignant que ce prince ne traversât leur ville pendant la nuit, veillèrent, dans l'attente de son passage ; mais il n'arriva que sur les huit heures du matin. Sa voiture fut de suite entourée au relais d'une foule considérable de citoyens de toutes les classes, empressés de voir l'auguste frère de leur reine.

 

A son départ, il fut salué par une acclamation unanime de Vive le roi! Vive le comte de Falckenstein !

Le Prince répondit par un salut grapieux, et par le cri de Vive le roi! Vive la reine !

 

 

Cette visite suscita un enthousiasme local, et la municipalité (sous le maire Mathieu Rouget de Gourcez) décida de commémorer l'événement par un monument.

La pyramide fut réalisée et installée en 1780 (certaines sources précisent 1779 pour la conception ou maquette, mais l'érection effective est en 1780), à l'entrée de la rue du Minage, au milieu de la place.

Il s'agissait d'une borne militaire/obélisque en pierre, ornée d'inscriptions et probablement d'armoiries royales (fleurs de lys, etc.), servant aussi de point de repère ou de pompe à eau ajoutée plus tard.

Elle symbolisait la fidélité monarchique et l'hommage au prince (frère du roi), dans l'esprit des fêtes et monuments provinciaux de l'Ancien Régime.

 

Évolution et disparition

Sous la Révolution (1791-1792) : Les armes royales furent effacées (un sieur Esserteau reçut 16 livres 5 sols en juin 1791 pour gratter les emblèmes autour de la ville et sur la pyramide).

Au XIXe siècle : La place fut aménagée (jardins publics actuels dès 1882), et la pyramide disparut progressivement (démontée ou détruite lors des travaux d'urbanisme).

Aujourd'hui : Il n'en reste rien sur la place de la Brèche (devenue un grand espace vert et parking), mais elle est documentée dans les archives locales, les Affiches du Poitou (mentions en 1777-1780) et des dessins (ex. : vue des quatre faces conservée au musée Alienor.org).

 

 

ROUGET DE GOURCEZ (MATHIEU), fils de Mathieu Rouget de Gourcez, naquit à Niort au mois d'octobre 1732. Il est des noms à la mémoire desquels est attachée une vénération profonde, qui se propage et se conserve religieusement de génération en génération.

Quand on remonte à la source, on trouve un de ces hommes de la vieille roche, qui se dévoue au service de ses concitoyens, qui ne s'occupe que de leurs intérêts, et n'est heureux que de leur bonheur.

Le peuple des faubourgs ne désigne encore que par le nom de son bienfaiteur la rue qu'il habita dans la ville.

Mathieu Rouget de Gourcez était (Conseiller du roi, lieutenant-criminel au siége de Niort, lorsque, le 21 août 1769, il remplaça dans les fonctions de maire de la ville, Antoine Perret, sieur du Coudray.

Il s'empressa d'activer les traumis-publics pour subvenir aux besoins des pauvres qu'un hiver désastreux menaçait de la dernière misère.

Ces travaux furent ouverts au canton de la Brèche, la ville se procura, par diverses acquisitions et par des démolitions, un espace assez grand pour contenir tous les bestiaux qui se rendent à ses foires.

Des promenades publiques furent tracées autour de ce vaste emplacement.

C'est ainsi que le maire Rouget sut réunir l'utile et l'agréable.

Il eut à sa disposition, pour exécuter ce double projet, un espace libre de huit boisselées trois toises et demie (environ un hectare vingt ares).

Rouget ne borne point là ses bienfaits, il propose au Corps de ville d'engager les habitans aisés à se cotiser pour donner, par semaine, une certaine quantité de pain aux indigens.

 Il avait le talent de persuader ce qu'il proposait. Il se met donc à la tête des commissaires, et parcourt la ville et les faubourgs.

Malgré les nombreuses souscriptions, il se trouva un déficit de 1,100 livres de pain. D'après les vives instances du maire, le Corps de ville se chargea de le combler.

Enfin, Rouget de Gourcez couronna ces bonnes œuvres par l'achat d'une assez grande quantité de blé, pour parer aux événemens imprévus.

Ainsi, dans cette année calamiteuse, un seul homme, par son influence, arracha à la misère un grand nombre de ses concitoyens.

Dans cette année, le maire fit réparer le pont et l'abreuvoir, et fit démolir les portes de Saint-Jean et de Saint-Gelais, pour établir un chemin de communication de l'un à l'autre point, le long du boulevard, par la rue des Piques et par celle des Douves.

 Le 23 mars 177 I, Rouget de Gourcez fit part au Corps de ville du don proposé par le curé de Notre- Dame, Bion  de tous les livres de sa bibliothèque, pour former celle de la ville.

Cette proposition fut 'acceptée, l'on vota même une somme de 500 livres par années pour achat d'ouvrages et pour appointemens du bibliothécaire, fixés à 200 livres.

Le maire obtint du gouvernement, en 1772, l'établissement d une poste de Niort à Bordeaux.

 En 1773, il fit niveler le terrain et planter les arbres de M promenade Saint-Gelais.

C'est encore à ce maire qu'on doit l'organisation de la compagnie dite des grenadiers de ville, destinée à faire le service en l'absence de la garnison.

 

L'administration de Rouget de Gourcez fut toute paternelle.

Il mourut à ce poste d'honneur, le 4 novembre 1789. Ce jour fut un jour de deuil pour la ville de Niort.

 

 

 

 

De Niort, 8 Novembre 1780 Découverte remarquable d'une ancienne médaille en or, retrouvée par un enfant dans un fossé de Niort de Richard Cœur de Lion, roi d’Angleterre, Duc d’Aquitaine et comte de Poitou 1172-1199.

 

Un Enfant appartenant à une famille pauvre, qui l'occupait chaque jour à ramasser dans un panier les petits morceaux de bois qui se trouvent dans les rues, fut conduit il y a environ 3 ans par le hasard dans les fossés de cette Ville où l'on transportait des décombres afin d'y former un chemin qui communiquât de la place de la Brèche à celle de St Gelais.

 

Etant dans ce lieu & ramassant des bûchettes, il trouva un morceau de bois dont l'un des bouts étroit entré dans une pierre.

 Il employa son peu de force à l'en tirer ; il y parvint, & au moment il sortit de ce trou, que bouchait ce morceau de bois, environ 12 à 15 pièces d'or.

 

Cet enfant surpris d'un événement dont il ne connaissait pas le prix, revint à la hâte chez lui & présenta ces pièces à sa mère, en lui disant de prendre ces Jetons qu'il venait de trouver dans une pierre où ils étaient renfermés par un morceau de bois.

Cette femme qui connut bien la matière de cette monnaie, se fit conduire par son fils sur le lieu, afin de voir la pierre, qu'ils retrouvèrent & apportèrent chez eux.

 Elle est d'une figure octogone.

 Le trou qui contenait les pièces a environ 4 pouces de profondeur, & sa largeur est pareille à celle des pièces, qui s'y trouvaient placées comme dans un étui il parut que toutes ces pièces, à l'exception d'une seule, avoient été frappées du temps d'un de nos Rois du nom de Charles, & on crut y retrouver l'indication de Charles IV ou V ; celle qui est différente, remonte à un temps plus reculé.

On la croit de Richard 1er, Roi d'Angleterre, Comte de Poitou, Duc d'Aquitaine.

 Elle représente d'un côté un Roi étant sur un gros vaisseau, ayant sa couronne sur la tête, revêtu de ses habits de Guerre, avec un sabre nu à la main.

L'écusson est surchargé des Armes d'Angleterre, avec des fleurs de lis, par opposition.

 

La légende est en caractères Gothiques, abrégés, que l'on lit ainsi :

Ricard, di. gra. Rex. Angli. & franc. Dns. pi. & Aqt.

Ces abréviations sont aisées à expliquer.

Au revers est une croix avec des fleurs de lis & les Armes d'Angleterre couronnées, & ces mots :

lhc autem transiens per mediu. illorum ibat.

 

Cette pièce a 15 lignes de diamètre et pesé 1 gros 54 grains; elle est évaluée 22 tt.

Si elle est, comme on le croit, et que l'inscription l'annonce, de Richard 1, son ancienneté est prouvée, puisqu'il monta sur le Trône d'Angleterre en 1189, & mourut en 1199.

Il la fit frapper sans doute à l'occasion de l'événement célèbre que l'Histoire rapporte de sa vie.

On fait qu'après avoir fait avec le fameux Saladin, une trêve qui devait durer trois ans, trois mois, trois semaines et trois jours, il quitta l'Orient en 1192, pour revenir en Angleterre.

Il fit partir sa Flotte avant lui et avec elle les trois Princesses qui l'avoient accompagné dans ce voyage, lesquelles arrivèrent fort heureusement à Marseille.

Pour lui il ne prit qu'un seul gros Vaisseau, & trouvant qu'il n'allait pas assez vite, il se mit, à Corfou, dans une Galiote qui le porta dans le Golfe de Venise, où une tempête furieuse l'ayant surpris, il fit naufrage et sur jeté sur la côte, entre Venise et Aquilée.

Il fut obligé de passer sur les terres d'un Duc d'Autriche, qui, violant le droit d'hospitalité, le charge de sers, le venda l'Empereur Henry VI, comme les Arabes vendent leurs Esclaves, et en tire une grosse rançon, dont l'argent lui servit à conquérir les deux Sicile.

Richard fut prisonnier pendant environ deux ans, au bout desquels il fut relâché, et revint en Angleterre, où il arriva au commencement du mois de Mars 1194.

 Il est vraisemblable que c'est après son retour que ce Roi fit frapper la médaille dont il s'agit : ce qui lui donnerait une date de près de six cent ans.

 C'était Richard, surnommé Cœur de Lion, à cause de son intrépidité.

J'ai pensé, M., que le récit de cette découverte vous ferait plaisir, & que vous jugeriez à propos de la confiner dans vos Feuilles. Il peut donner lieu à quelques recherches de la part des Ecrivains Poitevins, ou de ceux qui s'occupent de l'Histoire générale.

 On vous procurera peut-être à cette occasion des détails intéressants sur cette époque remarquable du règne de ce Roi Richard, qui conduiraient à des notices curieuses sur la vie d'un des anciens Souverains du Poitou.

Chaque bon Citoyen devrait avoir l'empressement de servir ainsi le zèle que vous mettez dans la rédaction d'un Recueil où nous trouvons déjà tant de choses importantes, que nos Compatriotes auraient peut-être toujours ignorées sans vous, où dans l'attention de vos Correspondants. (Signé, Savignac, Notaire. )

 

 

Affiches du Poitou 1780-12-28

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