12 au 13 septembre 2026 Fête médiévale « Sur les pas de Jeanne d’Arc » à Beaulieu-les-Fontaines
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Fête médiévale « Sur les pas de Jeanne d’Arc »
Dans le cadre de « Un Village, Un Feu » 2026, les Derniers Trouvères seront présents à Beaulieu-les-Fontaines, dans l'Oise, à l'occasion de la fête médiévale consacrée à Jeanne d'Arc.
📅 12 et 13 septembre 2026
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Jeanne d’Arc est bien passée par Beaulieu-les-Fontaines, et ce n’est pas seulement une tradition locale : son séjour en mai-juin 1430 est attesté par les sources liées à sa captivité.
Après sa capture devant Compiègne, le 23 mai 1430, Jeanne est détenue successivement dans la région, puis conduite au château de Beaulieu, alors appelé Beaulieu en Vermandois.
Le site officiel de la commune indique qu’elle y arriva vers le 25 mai 1430 et y resta environ un mois, avant son transfert à Beaurevoir.
Son itinéraire de captivité peut être résumé ainsi :
23 mai 1430
→ capture de Jeanne devant Compiègne, lors de la sortie contre les Bourguignons.
23-24 mai
→ passage par Margny-lès-Compiègne, puis Clairoix.
vers le 25-26 mai
→ transfert au château de Beaulieu-les-Fontaines, possession de Jean de Luxembourg-Ligny. Une source locale rapporte la formulation de Perceval de Cagny : Jean de Luxembourg « après briefs jours, l’envoya sous bonne conduite dans son chasteau de Baulieu ».
Mai-juin 1430
→ Jeanne est détenue à Beaulieu pendant environ un mois.
Juin 1430
→ elle tente de s'évader du château, mais est reprise.
fin juin 1430
→ transfert à Beaurevoir, où elle fera ensuite une seconde tentative d'évasion, beaucoup plus spectaculaire, en sautant du haut de la tour.
Le site officiel de Beaulieu indique également que la première tentative d'évasion eut lieu alors que Jeanne bénéficiait encore d'une certaine liberté : elle pouvait notamment se rendre à la chapelle du château
Jeanne à Beaulieu-les-Fontaines (Beaulieu en Vermandois)
Village situé entre Nesle et Noyon, à deux lieues au Nord de cette dernière ville, à huit lieues de Clairoix, précédente étape.
Au temps de Jeanne d’Arc, on y voyait une importante forteresse bâtie au XII e siècle par les seigneurs de Nesle.
Elle était de forme octogonale, défendue par plusieurs tours et par un donjon haut de 50 pieds, dominant la campagne et le plat pays de l’Oise.
La place était entourée de larges fossés alimentés par un ruisseau descendant de la forêt de Bouvresse, voisine. Au Sud, un petit pont-levis défendu par une redoute triangulaire armée de douze canons.
Telle était la prison où Jean de Luxembourg fit enfermer la captive. Un gouverneur ou capitaine, Jacotan Estobert, commandait la garnison.
Jeanne d’Arc n’y fut pas traitée trop sévèrement. Cependant, dominée par l’idée de voler au secours de Compiègne, elle se livra à une tentative d’évasion, bien près d’aboutir, quand elle fut interrompue par le portier du château.
Vers la fin de juillet, Beaulieu étant considéré comme encore trop près de Compiègne, la prisonnière fut acheminée à dix lieues de là, vers une autre forteresse, plus puissante, appartenant aussi au sire de Luxembourg, Beaurevoir
La durée du séjour à Beaulieu fut d’environ deux mois.
Le chroniqueur Chastellain écrit : « elle y demeura longtemps prisonnière », sans plus de précision Mgr Debout fixe au 6 juin le départ de Beaulieu, c’est-à-dire à une semaine la durée du séjour.
Or, le procès de condamnation consulté, dit : « Jeanne d’Arc séjourna à Beaurevoir du mois d’août au mois de novembre », ce qui implique deux mois de présence à Beaulieu-les-Fontaines.
Six juin, répercussion inévitable sur les dates d’arrivée à Beaurevoir, à Arras et même au Crotoy, dates qui se trouvent ainsi faussées.
Arrivée dans les tout derniers jours du mois de mai, elle n’en partit que vers la fin du mois de juillet, au commencement d’août au plus tard.
Cette date conditionne celle du départ de Beaurevoir à la fin du mois de novembre ou même au commencement de décembre, car la durée du séjour à Beaurevoir ne supporte pas la contradiction, elle résulte de la déclaration même de Jeanne d’Arc.
De nos jours, il existe encore à Beaulieu une habitation présentant quelques vestiges de l’ancien château-fort dont les fossés subsistent, envahis par des arbustes que surmonte une haute futaie.
Un chemin de remblai qui a recouvert le pont-levis conduit à la porte de l’entrée actuelle. A droite, une tour s’offre à la vue, avec des murs de trois mètres d’épaisseur à la base.
Là fut le cachot de Jeanne d’Arc, devenu un Oratoire souterrain où se voit un autel surmonté d’une statue en marbre blanc, œuvre du sculpteur Dechin.
Le récit situe l'événement vers le 25 juin 1465, pendant la guerre de la Ligue du Bien public.
Le comte de Charolais est Charles de Bourgogne, le futur Charles le Téméraire. Il mène alors une campagne militaire contre les territoires restés fidèles à Louis XI.
Après avoir soumis :
- Bray-sur-Somme ;
- Nesle-en-Vermandois ;
- Roye ;
- Montdidier ;
Charles quitte Roye et se dirige vers Beaulieu.
Jacques Duclercq rapporte ainsi les circonstances de ce siège :
« Environ le vingt-cinquiesme jour de juing mil quatre cents soixante-cinq, le comte de Charollois (célèbre depuis sous le nom de Charles-le-Téméraire) ayant mis soubs son obéissance les villes de Bray-sur-Somme, Neele en Vermandois, Roye et Mont Didier, se partist de Roye, et alla mectre le siège devant le chastel de Beaulieu, qui est ung fort chasteau appartenant au seigneur de Neele, et y avoit ung gros villaige, auquel Chastel y avoient plusieurs compaignons de guerre quy, sçachant sa venue bouttèrent (mirent) le feu en la ville autour dudict chastel, et ardirent (brûlèrent) le plus beau et le meilleur de la ville.
Auquel siège y feust environ huit jours, durant lesquels le chasteau fut moult (beaucoup) endommagié de canons et aultres traits à poudre, et feust tellement battu que ceulx de dedans se rendirent saulfs leurs vies, bien et harnas, et se rendit le chastel le jour de sainct Jehan-Baptiste. »
Le château de Jeanne d’Arc - Beaulieu-les-Fontaines (Oise) – Après la restauration en 1930
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1. Une tour
C'est l'un des principaux éléments conservés. La commune précise que la tour actuelle appartient à une reconstruction postérieure aux destructions médiévales. Elle abrite aujourd'hui notamment le sanctuaire consacré à Jeanne d'Arc.
2. Le corps de logis
Un corps de bâtiment a également été rétabli après les destructions du château. Il constitue une partie importante du château actuel. La restauration moderne a notamment été menée autour de 1928, lorsque le site devint un lieu consacré à Jeanne d'Arc.
3. Le cachot traditionnellement associé à Jeanne d'Arc
C'est probablement le vestige le plus intéressant pour votre sujet. La cellule conserve des éléments de maçonnerie attribués à la forteresse ancienne : la commune indique notamment une muraille de 1,15 m d'épaisseur, avec une petite meurtrière. Elle distingue visiblement les pierres de la forteresse ancienne des briques de la reconstruction du XVIIe siècle.
4. Les douves
C'est un élément particulièrement important : les douves sont encore visibles et permettent de se faire une idée de l'ampleur de l'ancienne forteresse. La commune indique qu'elles étaient autrefois larges d'environ 12 mètres et alimentées par les eaux voisines.
Jehanne, Jeanne d'Arc, Sa vie, son histoire jusqu'a l'Anneau par Phystorique
https://www.lesportesdutemps.com/archives/2017/03/08/35022870.html
==> Les Prisons de Jeanne d’Arc - Le Geôlier de Jeanne d’Arc