1366 — LES TARD-VENUS – Seguin III de Badefol- Notes relatives â l’invasion des grandes compagnies
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Le castrum de Badefol est attesté dès le XIIIe siècle (formes anciennes : Castrum et Castellania de Badefol en 1120 dans le cartulaire de Cadouin, de Bada- follo, Badafol, Batefol — Badefol. Id. — Badefol d’Ans. , Castrum de Badejol en 1278, Badafollum en 1364, Badeffou au XVIIe s) sur la Dordogne et sur une voie antique reliant Périgueux à Cahors.
Il s'agit d'une forteresse probablement antérieure (IXe-Xe siècles selon certaines hypothèses), reconstruite ou renforcée au XIIIe siècle.
En 1292, un acte mentionne le « repaire de Badefou ».
La famille de Badefol (branche cadette des Gontaud) en est propriétaire.
La famille de Gontaut, Gascons originaires de Bergerac, possédaient Badefol et Lalinde, sur la Dordogne.
Seguin III de Badefol (le chef des routiers) naît vers 1330 dans ce château, fils de Seguin II Gontaud de Badefol et de Marguerite de Bérail, mariés le 13 mai 1329.
GONTAUT (Gontaud, arrondissement de Marmande, Lot-et-Garonne ).
Les anciens seigneurs de Gontaut sont illustres par leurs services militaires. .
Ils ont fourni quatre maréchaux de France et beaucoup d'autres hommes qui ont rendu ce nom glorieux pendant plus de huit siècles.
La généalogie historique de la Maison de Gontaut se trouve dans Anselme (VII, pages 297 et suiv.), avec une suite très insuffisante dans le volume supplémentaire publié par la librairie Didot (1873-1881). Courcelles, Histoire généalogique des Pairs de France, et le Dictionnaire de la Noblesse peuvent être aussi consultés.
SEGUIN DE GONTAUT, SEIGNEUR DE BADEFOL
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Seguin de Gontaut, seigneur de Badefol, servait, en 1328, avec sa compagnie dans l'establie de Duras (in stabilita loci dicti de Duracio); il a donné quittance de ses gages, scellée le 4 à l'entrée de juin; d'autres à des dates différentes.
Il était fils de Pierre de Gontaut, qui avait donné des coutumes à la ville de Badefol, en 1277. (T. se., reg. 54, p. 4071.)
Fragment de sceau rond, cire rouge, appendu sur queue de parchemin à une quittance en date du 7 juin 1328.
Plus rien d'utile de la légende.
Dessin. Ecu écartelé (d'or et de gueules), à la bordure (d'azur) chargée de six tours (d'or)..
(Bibliothèque nationale, Mss. Clairambault, titres scellés, t. LIV.)
SEGUIN II DE GONTAUT, SEIGNEUR DE BADEFOI. 1342
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Seguin de Gontaut, IIe du nom, chevalier, seigneur de Badefol, fils de Pierre, seigneur de Badefol, et de Marguerite de Born, neveu du précédent.
On a plusieurs quittances scellées, en 1342, avec un sceau qui parait être son contre-sceau, car les armoiries ne sont pas celles de sa famille.
Il servait alors, octobre et novembre 1342, dans l'Agenais; l'une des quittances est datée de Marmande.
Fragment de sceau rond, cire rouge, appendu sur queue de parchemin à une quittance datée du 28 octobre 1342.
Légende détruite.
Dessin. Ecu à un lion, entouré d'une bordure chargée de besants. Sceau d'emprunt.
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Autres quittances de 1352 à 1353, scellées avec les armoiries de sa Maison. (T. se., reg. 54, p. 4073.)
Ce seigneur de Badefol fut un des capitaines des grandes compagnies; le P. Anselme (VII, 318) a raconté brièvement sa vie et sa mort tragique il fut empoisonné, en 1364, par ordre du roi de Navarre Charles le Mauvais.
L'Histoire de Languedoc (t. VII, p. 202 et autres) nous apprend qu'il était seigneur de Castelnau-Berbiguières, au diocèse de Sarlat, et qu'on l'appelait le roi des compagnies.
Fragment de sceau rond, cire rouge, appendu sur queue de parchemin à une quittance datée du 20 août 1353.
Légende détruite.
Dessin. Ecu écartelé, à bordure chargée de six tours, sur champ quadrilobé.
(Ibid.) Le même sceau est appendu à une autre reconnaissance datée du 1 er septembre 1354.
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Seigneurs de Badefols : à gauche : Seguin 1er de Gontaut ~1326 ; à droite : Seguin de Badefols, capitaine de Grande Compagnie (brisure aux besants)
Après les ravages de la Guerre de Cent Ans, le château est brûlé en 1405,
Louys, duc de Borbon et lieutenant du roy en Guiene, n'ayant pu exécuter quelque entre prinse qu'il avoit sur Bordeaux, monte et conduit son armée entre Garone et Dordoigne et, ayant apris les maux que faisoit la garnison angloise de Badefol, vient en Périgord au moys d'aougst et met le siège devant le chasteau de Badefol où commandoit Pierre de Gontaud, sieur du lieu lequel, après avoir soustenu le siège sept sepmaines, abandona la place de nuit, se desroba du costé de la rivière, se mit dans un bateau et se rendit à Bergerac et ainsi la place fut prise.
Le château est reconstruit en 1537, puis ruiné définitivement après la Révolution française (rasé par Joseph Lakanal).
Il n'en reste aujourd'hui que des vestiges.
Lien avec Anse (Rhône)
Seguin de Badefol (1330–1366), surnommé Chopin Badefol (probablement « boiteux » en occitan), est le plus célèbre membre de la famille.
Lors de la Bataille de Poitiers 1356, Seguin est parmi les mercenaires de l’ost anglais tandis que son père est du nombre des chevaliers français.
Chef d'une des plus grandes bandes de Tard-Venus (routiers « venus tard » après la paix de Brétigny de 1360), il ravage le sud de la France après la Guerre de Cent Ans.
En 1326, un seigneur Jean du Jonchet, près Anse et à côté de Brienne.
Les invasions étrangères, l'occupation anglaise, la captivité du roi Jean et les énormes impôts prélevés pour sa rançon, le désastreux traité de Brétigny, la misère extrême du peuple, telles sont les causes principales auxquelles il faut attribuer l'origine et le rapide développement des grandes compagnies.
Tout à coup, à l'improviste, après une guerre ou après un traité de paix, pour ne pas avoir à payer un jour, de plus les soldats, on les licenciait sans s'inquiéter de ce qu'ils pouvaient devenir, et cela se pratiquait ainsi, non seulement du côté des Français, mais encore à plus forte raison du côté des ennemis au milieu même du royaume, de façon que ces troupes anglaises, flamandes, espagnoles, gasconnes, allemandes, spontanément privées de leur seul moyen de subsistance, au lieu de se débander et de se disperser, restaient unies, disciplinées, parcouraient le pays et le dévastaient pour leur propre compte.
Du reste, elles avaient toujours le soin de se choisir des chefs capables de les bien diriger.
Segum de Badefol, seigneur de Costelnau, appelé le roi des compagnies.
Arnaud de Cervolles, étaient des capitaines habiles, avec lesquels les plus grands princes furent obligés de compter, et dont, en maintes occasions, ils achetèrent chèrement les services. Il arrivait presque toujours qu'une compagnie chassée d'une province se retranchait dans une autre avec une promptitude, une facilité désespérante.
Si elle était composée d'un petit nombre d'hommes, elle devenait insaisissable elles secours appelés pour la châtier, quelques prompts qu'ils fussent, trouvaient le mal fait, ta place vide au contraire, lorsqu'elle se sentait en force, elle ne craignait pas d'attendre l'attaque, souvent même de livrer résolument le combat; on aurait dit que ces reitres espéraient puiser des droits légitimes dans la guerre, et justifier par le succès des armes leurs odieux brigandages.
Le métier était bon aussi comme les profits allaient toujours croissant, les enrôlements augmentèrent en proportion et bientôt il fallait traiter avec les brigands, suivant l'expression de Froissard, de puissance à puissance.
En 1357, le pape offrit une somme considérable au capitaine Arnaud de Cervolles, pour épargner Avignon et le domaine pontifical.
Le capitaine accepta, toucha le prix convenu, s'éloigna, courut avec sa bande ravager la Bourgogne, revint en Provence, assiégea Aix, puis se mit aux gages du Dauphiné contre le roi de Navarre, absolument comme s'il se fut agi de la chose du monde la plus ordinaire.
Parvenues à ce degré de force, on comprend que les compagnies durent faire longtemps la loi partout et s'il leur arrivait en plusieurs occasions d'être battues, elles ne tardaient guère à se venger cruellement.
Le chroniqueur nous parle bien de quelques avantages remportés en 1359 par les milices du Languedoc et de l'Auvergne, sur les troupes des deux capitaines anglais, Robert Knolles et Bertugat d'Albret, qui inquiétaient ces provinces, mais ces avantages furent promptement expiés.
Robert Knolles, capitaine Anglais, entreprit dé pénétrer jusqu'à Avignon par l'Auvergne, avec 3000 hommes qu'il avait sous ses ordres mais Beraud, dauphin d'Auvergne, plusieurs autres seigneurs du pays, les Sénéchaux de Beaucaire et du Rouergue, les sires de Chalancon, d'Uzès et d'Apchier, ayant ramassé 10.000 hommes, s'opposèrent à son passage et l'obligèrent à revenir sur ses pas.
D'un autre côté, les bourgeois du Puy s'étant armés et s'étant joints à la noblesse et aux communes de la sénéchaussée de Beaucaire, sous la conduite du vicomte de Narbonne, arrêtèrent les courses de Bertugat d'Albret, autre capitaine du parti anglais, qui avait pénétré jusqu'à Clermont.
Seguin de Badefol possédait le commandement suprême des forces réunies pendant plusieurs années, l'adroit capitaine su tenir constamment en échec le Languedoc, la basse Auvergne, le Forez ainsi qu'une partie considérable du Lyonnais.
Ses ressources n'étaient pas immenses, toutefois son corps d'armée, qui dans l'origine ne dépassait pas 3000 hommes avait plus que doublé en quelques mois, tant la bravoure et l'audace de ce chef hardi parvint rapidement à inspirer confiance eu sa fortune.
Il paraissait difficile en effet de mieux diriger des soldats rencontrés çà et là dans les conditions les plus opposées et d'exploiter avec une plus implacable habileté la situation malheureuse de nos provinces.
S'emparer pendant la nuit et par surprise d'un château, s'associer au besoin au seigneur du voisinage, dont il connaissait les griefs et qui lui livrait les secrets de la place, vendre ensuite la bicoque à laquelle il ne tenait guère, moyennant une forte contribution, voilà comment Badefol s'entretenait la main dans ses jours de loisirs et par quels exercices il façonnait ses gens au métier. Mais ce qu'il aimait surtout, c'étaient les grandes et périlleuses entreprises à la tête de deux ou trois mille bonnes lances par exemple, un corps d'armée à combattre, une ville à prendre d'assaut, une province entière à faire capituler, il avait fait, et faisait tous les jours ses preuves en ce genre.
En 1360, Badefol fut un des plus intrépides au sac et au pillage du Pont Saint-Esprit, et passa l'année constamment en courses à travers le Comtat-Venaissin, pillant, incendiant les petits châteaux, rasant les villages et passant au fil de l'épée les habitants qui lui résistaient ou ne voulaient pas lui payer une riche rançon.
En 1361, à la tête de 5000 hommes, il parcourut l'Auvergne, prit Brioude,- s'y fortifia et en fit son quartier général, puis revint en Languedoc, mit à rançon la ville d'Aniane, dans le diocèse de Maguelone, fut à Giac, dont il brûla quelques faubourgs, s'empara de Villaveyrac, de Poumerols et de Florac; au diocèse d'Agde il ravagea tout le pays, attaqua et prit Frontignan, évita Montpellier, s'empara de presque tous les châteaux qu'il trouva sur su route, de Montpellier à Nimes.
Cette dernière ville, qu'il menaça d'un siège, lui paya une forte rançon, puis il continua à piller et à rançonner le pays entre Nimes et Alais, ruinant les châteaux de Doucoiran, de Ners, de Vézenobres, et bien d'autres des environs.
Alais, menacé d'un siège (1362), et dont une partie des murailles était en assez mauvais état, offrit a Badefol une rançon en nature qui fut acceptée.
Ce farouche chef de routiers se dirigea de nouveau vers Brioude en passant par le château de Portes qu'il respecta, et les Cévennes.
Dans cette ville, Garius, seigneur d'Apchier, capitaine général en Gévaudan lui remit une rançon considérable pour les châteaux de Baude et de Châteauroux sur les quels il avait fait main-basse.
L'année suivante, Séguin de Badefol réunit une partie de ses forces à celles d'autres capitaines, de façon à composer un corps d'armée capable de combattre les troupes qu'on faisait marcher contre eux, et ils formèrent ainsi un faisceau assez redoutable, non seulement pour résister, mais pour dicter les conditions qu'ils mettaient à leur retraite.
Par un traité passé à Clermont, le 23 juillet 1362, des sommes énormes leur furent promises s'ils consentaient à sortir du royaume; cent mille florins d'or devaient leur être payés pour la seule part des trois sénéchaussées une partie du prix convenu fut même acceptée, dit-on, car des subsides avaient été imposés dans les provinces, suivant le nombre des feux, pont se libérer du surplus.
Cependant ils restaient toujours, et ne cessaient de porter la désolation et la mort.
En 1363, le maréchal d'Andencham, lieutenant du roi en Languedoc, assembla à Nimes les états de la sénéchaussée de Beaucaire pour les consulter sur ce qui serait le plus avantageux au pays, ou de combattre les compagnies à force ouverte, ou d'exécuter le traité passé avec elles.
L'assemblée ne voulant rien compromettre, altermoya la solution sous prétexte de prendre à son tour l'avis de la noblesse et du clergé.
Sur ces entrefaites, Seguin de Badefol, qui avait pris l'engagement de ne causer aucun dommage aux sénéchaussées de Languedoc, fit savoir qu'il plaçait le baillage du Velay en dehors de la convention, parce que les habitants de ce pays ne lui payaient pas ce qu'ils lui devaient.
Effrayés de cette menace, dont ils ne comprenaient que trop la rigueur, les Vélaviens supplièrent le maréchal de les laisser immédiatement traiter avec Badefol, et aussitôt le maréchal, qui ne se faisait pas d'illusions non plus, expédia des lettres par lesquelles « il permit qu'on entrât en composition avec ce chef de brigands et avec sa société tyrannique, de crainte, ajoutait- il, qu'il n'arriva quelque chose de pire. »
Froissard raconte que lorsque Badefol eut assez du séjour de Brioude, qu'il eut à guerroyé le pays et assez conquis, il s'en retourna en Gascogne et confia à deux capitaines, nommés Louis Rambaut et Limousin, le commandement de ses principales places, de celle de Brioude, en Auvergne, et de celle d'Anse, dans le Lyonnais.
« Ce pays était, dit Froissard, par ce temps dont je parle, si foulé et si grevé, et si rempli de compagnons, que nul n'osait sortir hors de sa maison quand il venait à plaisance à Louis Rambaut de chevaucher de Brioude à Anse, il n'en faisait nul compte, car il tenait sur le chemin plusieurs forts où il se rafraîchissait.
Les gentilshommes étaient pour lors si minés par la guerre, pris ou rançonnés, que chacun ressoignait ses armes il n'y avait nuls grands chefs de seigneurs de France qui missent en pays gens d'armes, car le roi était jeune et avait fi entendre en trop de lieux en son royaume, puis de toute part compagnies et routiers chevauchaient.
Les seigneurs eu grand nombre étaient en otages en Angleterre on pillait, on détruisait leurs hommes et leurs pays, et eux n'y pouvaient remédier, car leurs gens n'avaient nul courage de bien faire ni eux défendre. »
Certes, il est impossible de rappeler en termes plus formels l'état de détresse, de découragement et de frayeur des populations, et la puissance formidable de ces compagnies.
Les principales châtellenies sont en leur pouvoir, un capitaine peut faire quarante lieues et trouver sur sa route, lorsqu'il lui plaît, un manoir occupé par ses soldats il voyage en pays conquis, quant aux seigneurs peine en parle-t-on; ils sont presque tous prisonniers on en fuite, quelques-uns tiennent encore, d'autres se coalisent en grande hâte, battent la plaine et la campagne pour soulever leurs vassaux mais le serf indolent n'a ni courage, ni envie de se défendre, d'ailleurs son véritable ennemi ce n'est pas le roulier, et il n'ose pas dire trop haut pour qui sont ses vœux.
Cependant, dès que Jacques Bonhomme peut déserter la bannière du maître, il court s'enrôler sons celle qui le fait libre, qui lui promet la fortune et la vengeance.
En 1364, Anse est prise par Seguin de Badefol. (Voir Histoire des Tard-Venus) par G. Guigue.)
En novembre 1364, il s'empare par surprise (échelle) du château d'Anse (place forte du chapitre cathédral de Lyon, contrôlant la Saône et la route vers Paris).
Il en fait sa base principale pendant environ 8 mois, y pillant et rançonnant la région (plus de 60 châteaux pris au total dans la vallée du Rhône et environs).
Anse devient un repaire stratégique pour lancer des chevauchées vers Lyon, Mâcon, l'Auvergne et la Bresse.
Événements clés 1365-1366 (réédition d'Anse)
5 août 1365 : Bulle du pape Urbain V (datée aux nones d'août, 3e année de son pontificat) adressée à Louis, évêque de Valence, pour faciliter le voyage de Seguin de Badefol et de ses complices vers la cour papale d'Avignon.
Le pape, à bout d'arguments, promet un conductus securus (sauf-conduit) et offre 40 000 florins pour que Seguin rende Anse au chapitre de Lyon, dissolve sa compagnie et quitte le royaume de France.
Le pape retient en otage le père et les frères de Seguin à Avignon pour garantir le respect de l'accord.
Si l'on en croit une bulle pontificale, Seguin de Badefol et quelques-uns de ses complices seraient venus trouver le Saint-Père.
En effet, le 5 août 1365, Urbain V accordait un saufconduit à Seguin de Badefol qui se rendait à Avignon.
Il écrivait spécialement à Louis, évêque de Valence, pour le prier de laisser passer sur ses terres Seguin et un certain nombre de ses compagnons que devaient lui désigner le doyen de Lyon et le gouverneur du Dauphiné.
Je n'ai trouvé nulle part ailleurs trace de ce voyage de Seguin.
Quelques mois plus tard, ce capitaine était encore à Anse. Il est difficile de croire qu'au moment où il venait de promettre de cesser ses ravages dans la région lyonnaise, il eut abandonné sa compagnie qui n'aurait pas manqué de mettre à profit son absence pour se livrer au pillage.
Ou bien le voyage du capitaine est resté à l'état de projet, ou bien il y a ici une confusion de nom.
Nous savons, en effet, que Seguin devait remettre des otages entre les mains du pape.
Raoul de Louppy reçut ordre des conseillers du roi qui avaient négocié le traité avec Seguin, à savoir l'archevêque de Sens, l'évêque de Nevers et Guillaume de Dormans, de venir chercher les otages à Lyon.
Il partit de Romans le mercredi 6 août 1365. Il avait avec lui quarante-trois chevaux « à armes descouvertes ?. Il alla rejoindre à Vienne le gouverneur de Montpellier commis par le pape pour traiter avec Seguin.
Tous deux se rendirent à Lyon, puis à Anse pour y recevoir les otages.
Le 9 août, Raoul de Louppy était de retour à Valence t. M. Luce nous apprend que Seguin avait promis de « livrer messire Seguin, son père, et ses frères comme otages à Avignon »
Les clercs de la chancellerie pontificale n'auraient-ils pas confondu Seguin de Badefol et son père, Seguin de Gontaut?
Quoi qu'il en soit, le traité d'Anse ne produisit pas les effets qu'on en attendait.
Le 28 août 1365, les compagnies occupaient encore Anse Un certain nombre de gens d'armes quittèrent la place, mais ce fut pour remonter vers le nord et ravager la Bourgogne.
Au commencement de septembre, Raoul de Louppy et le gouverneur de Montpellier vinrent trouver Seguin de Badefol une seconde fois.
II faut, du reste, reconnaître que si la garnison d'Anse ne se dispersait pas complètement et n'évacuait pas le royaume, comme elle l'avait promis, c'est qu'on tardait à lui payer la rançon convenue ?
Compte de Pierre Morestin (cellérier d'Anse, du 10 septembre 1365 au 27 mai 1366) : Il détaille les revenus, dépenses et réparations du château et de la ville après la reddition, pour le compte du doyen et chapitre de Lyon. Cela couvre la période immédiate post-occupation, avec des frais pour la remise en état.
1367 : La baronnie d’Anse est mentionnée dans l’hommage de Jean de Chiel (deux ans après le départ de Seguin), confirmant la reprise du contrôle par les seigneurs légitimes.
Résumé chronologique
1326 : Jean du Jonchet actif près d'Anse.
1364 (novembre) : Prise d'Anse par Seguin de Badefol → base des Tard-Venus.
1365 (juillet-août) : Négociations papales, bulle d'Urbain V, reddition et paiement.
1366 : Seguin meurt empoisonné (janvier ou février) en Navarre.
1367 : La baronnie d’Anse est citée dans l’hommage de Jean de Chiel, deux ans après le départ de Seguin de Badefol (G. 2683.. 75 Arch. du Rhône).
Seguin de Badefol reste une figure emblématique des Grandes Compagnies : un cadet noble périgourdin devenu « roi des routiers », qui terrorisa une grande partie du sud-est de la France depuis son repaire d'Anse.
Pour une étude approfondie, voir l'ouvrage de Bernard Descroix (1992) Seguin de Badefol, ce fils d'iniquité qui fit trembler Anse et la France entière.
- 1365-1366 - Extrait du compte de Pierre Morestin pour la reddition d'Anse
Computum domini Pétri Morestini, cellerarii Anse, de omnibus hiis que recepit, levavit, expendit et deliberavit pro et nomine venerabilium virorum dominorum decani et capituli Lugdunensis, videlicet de redditibus, emolumentis et aliis juribus quibuscumque ipsis dominis pertinentibus, ratione castri et ville Anse, nec non de omnibus aliis per ipsum receptis pro custodia et reparatione castrorum et ville a die décima mensis septembris anno Domini currentis M0 CGC° LX quinto, usque ad diem vicesimam septimam mensis maii, anno Domini currentis M0 CCC LX sexto.
5 aout 1365 Bulle du Pape Urbain Va l’évêque de Valence pour l’engager à faciliter le voyage de Seguin de Badefol, à Avignon.
Venerabili fratri Ludovico, episcopo Valentinensi, salutem, etc. Cum nobilis vir Seguinus de Badafol, miles, Sarlatensis diocesis, et ejus complices qui se comitivam appellant, castrum Anse, Lugdunensis diocesis, occupatum tenentes, jamdiu tractaverunt castrum dimittere prelibatum et de regno Francie recedere, ac hujusmodi comitivam dissolvere et totaliter separare, et propterea ipse Seguinus et quidam ex eisdem complicibus ad nostram presentiam sint venturi, fraternitatem tuam hortamur attente quatinus, considerans ex hoc grande bonum patrie Lugdunensis, ad quam te affectionem habere credimus specialem, et omnium circumstantium partium provenire, eisdem Seguino et complicibus, quos dilecti filii decanus Lugdunensis et gubernator Dalphinatus Viennensis tibi duxerint nominandos, unacum dicto gubernatore, ac dilecto filio nobili viro Guidone de Prohynis, milite, Ruthenensis diocesis, qui eisdem Seguino et complicibus dabunt pro regia parte conductum, velis usque Romanam curiam vel alium locum ad dictam veniendo curiam, in quo se tutos reputabunt, de securo conductu,ob nostram et apostolice sedis reverenciam providere. Datum Avinione, nonis Augusti, anno tercio.
(Archives du Vatican, registre 247, f" 134 V. — Communication de M. Maurice Prou.)
Voici une traduction en français moderne, claire et fidèle, de cet extrait comptable très technique, rédigé en latin de chancellerie du XIVe siècle.
Il s’agit d’un compte de dépenses (liberavit = « il a libéré/payant ») pour la défense contre les Tard-Venus (Grandes Compagnies), ces bandes de routiers mercenaires qui ravageaient la France après la paix de Brétigny (1360) et la captivité de Jean le Bon.
Le texte décrit les efforts d’espionnage, de messagerie et de mobilisation armée en Dombes et Bresse pour surveiller et contrer les incursions des compagnies (notamment celles de Seguin de Badefol, Bertucat d’Albret et d’autres chefs).
Traduction :
Il a payé à Étienne d’Arbenco, châtelain de Castillon, son familier, qui s’est rendu à Montluel, Miribel, Trévoux, Vimy et Saint-Bernard près d’Anse, pour chercher et trouver une certaine femme nommée Ancelis (ou Ancelisia), qui avait séjourné à Anse, afin qu’elle rapporte des nouvelles et des paroles de ceux d’Anse, car on disait que certains d’entre eux s’étaient rendus dans les parties de Bresse, à savoir à Saint-Trivier-de-Courtes (Sanctum Triverium de Gortous), Pont-de-Veyle, Bâgé, Pont-de-Vaux, Le Bourg, Châtillon et en plusieurs autres villes, pour enquêter et connaître la garde et l’état desdites villes, comme l’a rapporté la dite Ancelis et ce qu’elle avait entendu de leur part à Anse.
Ce court dommage qu’ils ont fait en ces lieux, avec leur pouvoir, en peu de temps, y compris les six gros donnés à la dite Ancelis — en florins d’or de petit poids.
Il a payé audit Humbert, dit Johannart, et audit Vurpilliat, messagers envoyés à Saint-Bernard près d’Anse, Beauregard, à Vimy, à Trévoux, à Riotiers et à d’autres passages au-dessus de la Saône, sur ordre du seigneur bailli, qui avait mandé qu’un certain homme des compagnies d’Anse avait été capturé au Bourg, lequel avait confessé que le seigneur Seguin l’avait envoyé pour espionner les villes du seigneur de Bresse ; donné à chacun, y compris les dépenses, deux deniers gros tournois — 6 d. gros tournois.
Il a payé à un certain cavalier qui s’est occupé le dimanche avant la nativité de saint Jean-Baptiste et le lundi suivant, pour visiter les passages susdits, y compris les dépenses — 5 deniers gros tournois.
Il a payé à un messager envoyé au seigneur bailli de Bresse, le lundi après la nativité de saint Jean-Baptiste, pour notifier à celui-ci que les ennemis étaient entrés dans le pays du seigneur — 3 deniers gros tournois.
Il a payé à un messager envoyé auprès du seigneur bailli de Bresse, qui lui portait une certaine lettre que lui envoyait le seigneur de Saint-Amour, qui était à Châtillon.
Il a payé à un messager qui apporta une certaine lettre dudit seigneur bailli au seigneur de Saint-Amour, et que le seigneur de Saint-Amour avait quitté Châtillon et s’était rendu à Vimy pour s’enquérir de l’état desdits ennemis et y porter remède dans les parties au-dessus de la Saône, de sorte que les ennemis ne puissent pas retourner…
Il a payé à un messager qui porta au seigneur de Belley une lettre envoyée par le seigneur de Saint-Amour, et dans laquelle lettre il était contenu que les ennemis faisaient leur passage pour entrer dans la terre de Bresse du seigneur, et ce messager s’occupa pendant deux jours à chercher le seigneur — 6 deniers gros tournois.
Il a payé à un messager envoyé au seigneur bailli de Bresse et au seigneur de Fromentel, afin qu’ils amènent à Vimy les gens d’armes qu’ils avaient, vers le seigneur de Saint-Amour, qui était là contre les ennemis, pour empêcher leur passage…
Il a payé le quinzième jour du mois de juillet à un messager envoyé au seigneur bailli de Bresse pour notifier à celui-ci que 120 lances (VIXX glayvo = 120 lances) étaient passées au-dessus de la Saône et étaient entrées dans la terre du seigneur, comme l’avait ordonné le seigneur Hugues de Franchelens audit châtelain…
Il a payé audit Al Pignier, messager envoyé auprès du seigneur, pour porter une lettre que lui envoyaient le seigneur Guillaume de Calmont et Hugues de Saint-Amour, dans laquelle il était contenu qu’ils avaient appris que le duc d’Anjou avait mandé aux seigneurs Seguin et Bertucat d’Albret qu’ils entrent dans la terre et le pays du seigneur entre Mâcon et Trévoux, avec une autre lettre envoyée par ledit châtelain, le dix-septième jour du mois de septembre.
Il a payé à un messager envoyé auprès du seigneur bailli de Bresse pour notifier les susdits et porter une copie de la lettre desdits seigneurs Guillaume de Calmont et Hugues de Saint-Amour — 2 deniers gros tournois.
Il a payé à un messager qui porta des lettres à Pont-de-Veyle et Bâgé pour notifier les susdits propos — 2 deniers gros tournois.
Il a payé à un messager qui porta des lettres au seigneur de Belley et à Pont-de-Veyle, car le seigneur avait mandé de recueillir des vivres pour les gens de l’archiprêtre qui devaient venir par le pays — 2 deniers gros tournois et demi.
Il a payé à plusieurs personnes pour les dépenses du seigneur de Saint-Amour, qui était venu à Châtillon avec soixante cavaliers, pour défendre et secourir la terre et le pays du seigneur que les ennemis avaient envahi, et là ledit seigneur resta une journée entière avec les susdits cavaliers, comme par lettre dudit seigneur de Saint-Amour de témoignage et mandat d’allouer, donnée le premier jour du mois de juillet, l’an du Seigneur 1365, qu’il a rendue — 18 florins et demi gros.
Il a payé pour les dépenses de plusieurs gens d’armes du Dauphiné, qui vinrent avec le seigneur Humbert de Luyriac et le seigneur de Fromentel pour s’opposer aux ennemis qui étaient entrés dans la terre et le pays du seigneur, et ces gens le seigneur bailli avait mandés à Châtillon avec ledit seigneur, comme par lettre dudit seigneur bailli de témoignage et mandat d’allouer, donnée sous son sceau, le mercredi après la fête des apôtres Pierre et Paul, l’an du Seigneur 1365, qu’il a rendue — 72 sous.
Il a payé à plusieurs personnes de Châtillon pour les dépenses du seigneur, qui avait séjourné à Châtillon le septième jour du mois d’octobre, l’an du Seigneur 1365, comme par lettre dudit seigneur de mandat d’allouer, donnée à Pont-d’Ain, le huitième dudit mois, l’an susdit, qu’il a rendue — 1 livre, 12 sous, 4 deniers.
Contexte essentiel (1365-1366)
Ces dépenses montrent la panique et l’organisation défensive en Dombes (principauté souveraine des sires de Beaujeu) face aux Tard-Venus (routiers « venus tard » après la trêve de Brétigny).
Ancelis (ou Ancelisia) est une espionne/messagère clé, payée 6 gros pour infiltrer les routiers à Anse et rapporter leurs mouvements vers la Bresse.
Seguin = très probablement Seguin de Badefol, célèbre chef de Grande Compagnie, actif en 1365-1366.
Bertucat d’Albret = autre routier notoire.
Les lieux (Châtillon, Vimy = Vimy, Trévoux, Saint-Bernard, etc.) sont tous en Dombes/Bresse, autour de la Saône.
Les défenses mobilisent des alliés : Dauphiné, seigneur de Saint-Amour, Fromentel, bailli de Bresse.
Ce compte illustre la vulnérabilité des petites principautés face aux mercenaires démobilisés après Poitiers (1356) et la paix de 1360 : espionnage, messagerie intensive, mobilisation urgente de gens d’armes pour bloquer les passages de la Saône.
Le total des dépenses montre une défense coûteuse mais relativement contenue (pas de grand sac de la région documenté en 1365-66 dans les Grandes Compagnies).
Liberavit Stephano de Arbenco, chacipollo Castellionis, familiari suo, qui fuerunt apud Montemlupellum, Miribellum, Trevos, Vimies et Sanctum Bernardum prope Ansam, pro querendo et inveniendo quandam mulierem vocatam Ancelis, que steterat apud Ansam, pro reportando nova et verba illo- rum de Ansa, quia dicebatur aliqui eorumdem stetisse in partibus Breyssie, videlicet apud Sanctum Triverium de Gortous, Pontem Vallium, Baugiacum, Pontem Vele, Burgum, Castellionem et in pluribus aliis villis pro inquirendo et sciendo custodiam et statum dictarum villarum, prout dicta Ancelisia predicta reportavit et quod ipsa audiverat ab eisdem apud Ansam.
Quod dampnum breve fecerunt in illis predictis suo posse brevi tempore, inclusis sex grossis datis dicte Ancelisie, — in flor. auri parvi ponderis. Liberavit dicto Humberto, dicto Johannart, et dicto Vurpilliat, nunciis missis apud Sanctum Bernardum prope Ansam, Bellum Regardum, apud Vimies, apud Trevos, apud Rioters, apud Montem Merulum et ad alios portus supra Sagonnam, de mandato domini ballivi, qui mandaverat quod quidam societatum Anse captus fuerat apud Burgum, qui confessus fuerat quod dominus Seguinus ipsum miserat pro espiando villas domini Breyssie, datos cuilibet, inclusis expensis, duos denarios grosses Turon. — vi d. gr. Tur. Liberavit cuidam cavalcanti, qui vacavit dominicain ante nativitatem beati Johannis Baptiste et lune sequentis, pro visitando portus predictos, inclusis expensis. —v den. gr. Tur. Liberavit cuidam nuntio misso ad dominum baillivum Breyssie, die lune post nativitatem beati Johannis Baptiste, quod inimici intraverunt patriam domini, pro notifficando eidem predicta. — III den. g. T. Liberavit cuidam nuncio misso ergua dominum baillivum Breyssie, qui eidem portavit quandam litteram quam sibi mittebat dominus Sancti Amoris, qui erat apud Castellionem.
Liberavit cuidam nuncio qui apportavit quandam litteram dicti domini ballivi predicto domino Sancti Amoris, et quod dominus Sancti Amoris recesserat a Castellione et yverat apud Vimies pro inquirendo statum dictorum inimicorum et apponendo remedium in partibus supra Sagonam, adeo quod inimici retornare non possent....
Libravit cuidam nuncio qui portavit domino Bellijoci quandam litteram missam per dominum Sancti Amoris, et in qua littera continebatur quod inimici passagium suum facie- bant pro intrando terram Breyssie domini, et qui nuncius vacavit per duos dies ad querendum dominum. — vi den. gros. Tur.
Liberavit cuidam nuncio misso ad dominum ballivum Breyssie et ad dominum de Fromentes, adeo quod gentes armatas, quas habebant, adducerent apud Vimies, versus dominum Sancti Amoris, qui ibidem erat contra inimicos, ad im- pediendum passagium eorumdem...
Liberavit décima quinta die mensis Julii cuidam nuncio misso domino ballivo Breyssie ad notifficandum eidem quod VIXX glayvo passaverant desuper Sagonnam et terram domini intraverant, prout mandaverat dominus Hugo de Franchelens dicto castellano... Liberavit dicto al Pignier nuncio misso ergua dominum, pro portando quandam litteram quam mittebat dominus Guillelmus de Calomonte et Hugo de Sancto Amore, in qua continebatur quod ipsi intellexerant quod dux de Ango mandaverat dominis Seguino et Bertucat de Larbret quod ipsi intrarent terram et patriam domini inter Matisconem et Trenorchium, una cum alia littera per dictum castellanum missa, die décima septima mensis septembris.
Liberavit cuidam nuncio misso ergua dominum ballivum Breyssie pro notificando predicta et portare copiam littere dictorum domini Guillelmi de Calomonte et Hugonis de Sancto Amore. — n den. g. t.
Liberavit cuidam nuncio qui portavit litteras apud Pontem Vele et Baugiacum pro notifficando predicta verba. — n den. gr. t.
Liberavit cuidam nuncio, qui portavit litteras domino Bel- lijoci et apud Pontem Vele, quia dominus mandaverat recolligere victualia pro gentibus Archipresbiteris, qui venire debe- bant per patriam. — in den. g. cum dimidio.
Liberavit pluribus personis pro expensis domini Sancti Amoris, qui venerat apud Castellionem una cum sexaginta equitibus, pro deffendendo et succurrendo terram et patriam domini quam inimici intraverant, et ibidem stetit idem dominus per unam diem intégrant una cum predictis equitibus, ut per litteram dicti domini Sancti Amoris de testimonio et mandato allocandi datam die prima mensis julii, anno domini Mo CGC LXV, quas reddidit. — XVIII flor. n gr. cum dimid.
Liberavit adexpensas plurium gentium Dalphinatus arma- tarum, qui venerunt cum domino Humberto de Luyriaco et domino de Fromentes pro contradicendo inimicis qui intraverant terrain et patriam domini, etquasgentes dominus bal- livus mandaverat apud Castellionem cum predicto, ut per litteram dicti domini ballivi de testimonio et mandato allocandi,datam sub sigillo ejusdem, Mercurii post festum apostolorum Pétri et Pauli, anno Domini M° CCC LXV 0 quam reddidit. — lxxii s.
Liberavit pluribus personis de Castellione ad expensas domini, qui steterat apud Castellionem die septima mensis Oc- tobris, anno Domini M° CCC LXV, ut per litteram dicti domini de mandato allocandi, datum in Ponte Yndis, die vin dicti mensis, anno predicto, quam reddidit. — un lib. xun s., IIII den.
(Compte de Pierre d’Estrées, châtelain de Châtillon-en-Dombes, du 8 février 1365 au 1 février 1366. — Archives de la Côte-d’Or, B 7590.)