Essai de restitution du château de Belleville sur Vie en Poitou

La seigneurie de Belleville près la Roche-sur-Yon a été possédée successivement par 3 familles qui en ont porté le nom.


Dès 935, l’Histoire fait mention d’un « Seigneur de Belleville, chargé de protéger l’illustre Abbaye de Poitiers contre les invasions Normandes ».
Jusqu’à la fin du XIVème siècle, la Seigneurie de Belleville s’étend sur un vaste territoire qui fluctue, selon les époques, de Beauvoir sur Mer, la Garnache, Commequiers, … la Roche sur Yon et Luçon.  
Description

Le château fortifié dont il ne reste pour traces qu’une partie des douves aujourd’hui, a été édifié vers le XIème siècle.


Une description en a été faite en 1798 indiquant un quadrilatère avec « salle, salon, cuisine, écuries, granges, cour fermée, boulangerie, chambre haute et grenier… et toits à cochons… 2 petits jardins ».


La mairie a été édifiée à l’emplacement du château et construite en 1850 avec les anciennes pierres de la demeure seigneuriale.


Une tour de défense était érigée au Nord et existait encore au début du XXème siècle.
Les douves existaient encore en 1837. Cette ceinture d’eau était importante car elle enfermait une surface de 4 hectares protégeant les murailles Est du château remontant au Nord derrière l’ancienne église frôlant l’ancien cimetière (place de Lattre de Tassigny), redescendant à l’Ouest de la place du Champ de Foire pour rejoindre la rue Charette du nom du Général Vendéen et au Sud utiliser la cuvette naturelle formée par le ruisseau le Godineau.

 


Les Premiers Seigneurs


Mauritius de Monte Acuto, (Maurice de Montaigu) cité dans la charte de 1099 - Herbert, vicomte de Thouars et Geoffroy III, seigneur de Tiffauges donation au prieuré de la Chaize-le-Vicomte


Au XIIe siècle, Agnès, Dame de Belleville, héritière de sa famille, épousa d'abord Bernard Chales (ou fils de Chalon) de La Roche-sur-Yon, qui, vers 1170, donna avec ses 3 fils une rente en blé, sur sa cour de Belleville, à Aimery, prieur de La Roche-sur-Yon, pour lui, les siens et les âmes des Guarat.

 
Ce don fut confirmé en 1212 par Brient de Montaigu, 2° mari d'Agnès, qui fut à cause d'elle seigneur de Belleville. Leurs enfants héritèrent de ce fief dont ils prirent le nom.


Cette 2° famille de Belleville s'éteignit au XIVe siècle, et la seigneurie passa par alliance à la famille anglaise des Harpedane, qui depuis le XVe siècle a porté de préférence le nom de Belleville.

 
1. — Brient de Montaigu et de Belleville, Chevalier, seigneur de Commequiers, Belleville, était fils puîné de Maurice de Montaigu, seigneur dudit lieu et d'Héloïse de la Garnache. (V. gén. Montaigu.) Il naquit vers 1150

.
On le trouve ordinairement appelé Brient de Montaigu dans un grand nombre de chartes du bas Poitou. (Marchegay.)
Cependant, dans une charte du prieuré de Machecoul, dépendant de Marmoutiers, datée de l'an 1214 (Morice, Hist.de Bretagne, preuves, p. 826), et dans une charte de Sainte-Croix de Talmont de l'an 1216, il est appelé Brient de Belleville. (Cart. Talmont, n° 448. M. A. O. 1872.)


On le trouve qualifié seigneur de la Garnache dans un titre de l'abbaye des Fontenelles daté de l'an 1216. (D. F. 8, 419.) Mais cette seigneurie appartenait à sa nièce, fille de son frère aîné, Maurice de Montaigu, et s'il la posséda, ce fut seulement en partie, ou provisoirement, après le décès de son frère, en attendant règlement d'héritage maternel.


On trouve un sceau de Brient de Montaigu dans une charte du prieuré de Fontaines, dépendant de Marmoutiers, de l'an 1225; il porte un écu gironné de 12 pièces, dont 6 de vair, au revers une main. S. B. Domini de Monte Acuto. (Cart.Marm. II, p. 353.)


Brient de Montaigu-Belleville mourut vers 1225-30.


On trouve dans le cartulaire du prieuré de La Roche-sur-Yon 2 chartes qui donnent l'état de sa famille, l'une datée du 6 des calendes de mai 1212, où il figure avec sa femme et ses 5 enfants, l'autre de l'an 1225, où il nomme également les membres de sa famille. (Marchegay, Cartulaires du bas Poitou.)


Il avait épousé, vers 1180, AGNÈS, Dame de Belleville, veuve de Bernard Chales, de La Roche-sur-Yon,

dont il eut : 1° JOSSELIN, Chevalier, seigneur de Belleville, Commequiers, qui fit don avec son père en 1212, 1218 et 1225 au prieuré de La Roche-sur-Yon.

 


D'après le cartulaire d'Orbestier (n° 43. A. H. P. 6), il fit cession, en 1230, à cette abbaye du droit de viguerie qu'il réclamait sur Maupertuis. Dans cette charte, il dit qu'ayant appris la vérité, au sujet de ces droits, de la bouche de son père Brient de Belleville, il confirme les dons faits par ses prédécesseurs. (Brient de Montaigu-Belleville était cependant déjà mort, croyons-nous, lors de la signature de cet acte.)


En 1235, Josselin de Belleville assista avec son frère Maurice à un jugement rendu en la cour de Challans en faveur du prieuré de Sallertaine ; cet acte fut scellé des sceaux des 2 chevaliers. (Marchegay.) Nous n'avons pas trouvé d'autre document concernant ce personnage qui nous paraît être décédé sans postérité.


(Mais il se pourrait cependant que Maurice II établi plus loin (degré 3) fût fils de ce Josselin.) 2° GIRARD, qui fit don avec son père à La Roche-sur-Yon en 1212, mais qui décéda avant 1225 ; 3° ARBERT, qui figure dans les chartes de 1212 et 1225, sur lequel nous n'avons pas d'autres renseignements; 4° MAURICE, qui suit ; 5° HÉLVOISE ? nommée dans les chartes de 1212 et 1218 ; 6° CATHERINE, mentionnée dans une charte de 1218 où Brient de Montaigu nomme ses enfants.


2. — Belleville (Maurice de), Chevalier seigneur de Belleville, Commequiers, Montaigu, la Garnache, etc., fit don à La Roche-sur-Yon avec son père en 1212, 1218, 1235.
 Il assista en 1235 avec son frère Josselin, au jugement rendu à Challans en faveur du prieuré de Sallertaine, scellé de leurs 2 sceaux, portant des écus gironnés (Dom Villevieille, v° Belleville.)

Avec sa femme Guiburge, il fit cession à l'abbaye des Fontenelles de divers droits, psse de Ste-Flaive, en 1239. (D. F. 24.)


Le 28 mars 1241, il fit don à Geoffroy de la Flocellière d'une rente de 40 livres, en récompense de ses services (d'après une note).
Nous pensons que ce Maurice de Belleville se maria 2 fois : d'abord, vers 1210, avec une dame dont le nom est inconnu, puis vers 1230, à Guiburge BOSCHER (ou BOUCHER), Dame de la Boucherie.

Elle est nommée dans une charte des Fontenelles de l'an 1241. (Sommier des Fontenelles, p. 228. Notes Marchegay, vol. 17, n° 517. Nouv. fonds franc. 5037.) Marchegay pense que cette dame mourut sans postérité parce qu'on trouve au même Sommier (p. 176) que Guillaume Le Houx, sgr de la Boucherie, héritier en partie, proportionaliter hœres, de ladite Guiburge, confirma le don d'une rente de 15 livres, qu'elle avait fait à l'abbaye des Fontenelles. Ce don fut aussi confirmé par Guillaume de Sonay ? autre héritier en partie de cette dame, l'an 1215. (Sommier, p. 195. — Marchegay, 17, p. 228 et 514.)


Il pourrait se faire cependant que ces personnages fussent des gendres de Maurice de Belleville et de ladite Guiburge. Nous pensons qu'il eut d'un 1er mariage MAURICE, qui suit……

Maurice V, Seigneur de Belleville, vers 1300, participera aux côtés de Philippe Lebel à la Guerre des Flandres.
Sa sœur, Jeanne de Belleville qui vécut de 1300 à 1359, se maria avec Olivier IV de Clisson. Ils eurent 5 enfants dont Olivier V, futur connétable de France.


Jeanne, suite à l’exécution de son mari en 1343 pour traitrise, se rebella contre le roi en menant une guerre impitoyable sur mer contre les marchands français.

Dictionnaire historique et généalogique des familles du Poitou. Beauchet-Filleau, Henri

 

 

Tableau Chronologique des principaux événements qui ont eu lieu dans le Bocage de la Vendée depuis Jules-césar jusqu’en 1791<==.... .... ==>Jeanne de Clisson, Dame de Belleville et du château de l'Ile d'Yeu. (légende de Pirate)

 

 


 

Belleville sur Vie - Précis Historique sur l'ancienne église romane et du Bréviaire de Jeanne de Belleville -

L'ancienne église de Belleville, dont on n'a pu sauver que les parties les plus intéressantes, consistant dans le portail extérieur et la première travée de sa nef, de l'imminente destruction dont elle était totalement menacée, présente, pour ce qui en reste debout tous les caractères de l'architecture de la fin du XIIe siècle ou du commencement du XIIIe.

 

Les RUINES de COMMEQUIERS , Château du chevalier et seigneur Louis II de Beaumont-Bressuire -

Sur la route des Sables à Challans, en s'arrêtant au Pas-Opton, on prend, sur la droite, le chemin de Commequiers, où l'on arrive après deux kilomètres de parcours. Les ruines de Commequiers sont les restes d'un magnifique château-fort établi en forme de parallélogramme.

 

Guerre de Religions dans le Poitou, PRISE ET SIÈGE DE MONTAIGU (Septembre 1580)

En 1517, Montaigu, promue baronnie, devint possession de la famille de La Trémoille. À la suite du séjour de Jean Calvin à Poitiers, la réforme protestante se répandit en Poitou et atteignit Montaigu.