Traité de Surgères Du Guesclin, Clisson, Berry et Anjou concluent la paix avec la noblesse du Poitou et de la Saintonge (Time Travel 18 sept 1372)

On était au début de la guerre dite de « Cent ans » qui dura jusqu'en 1453. Pendant plus d'un siècle, Français et Anglais se battirent, parce que le roi d'Angleterre prétendait avoir des droits sur le royaume de France.

Les Français furent vaincus en 1346 à Crécy, près d'Abbeville, dans la Somme. Par répercussion le comte de Derby, Henri de Lancastre, du parti anglais, passa la Gironde. Il parcourut le nord de la Saintonge dont les places fortes étaient faiblement défendues. Il conquit Aulnay, Benon, Marans et s'empara du château de Surgères.

 Les Anglo-Gascons restèrent pendant sept ans maîtres de cette forteresse.

En 1353, un corps de milices rochelaises, armé de nouveaux engins de guerre fabriqués à La Rochelle, parvint à chasser du château la garnison anglo-gasconne. On sait que les milices étaient des corps de troupe, formés de bourgeois et de paysans. Elles appartenaient soit à l'armée régulière, soit aux garnisons urbaines.

Trois ans après la délivrance de Surgères le roi de France.

Jean le Bon, fut vaincu et fait prisonnier à la bataille de Poitiers (1356). Pendant le combat fut tué Jacques de Surgères, sire de la Flocelière, descendant de Hugues de Surgères, fils de Guillaume Maingot VI, et cousin de Jeanne de Surgères, veuve du sire de Parthenay et propriétaire du château de Surgères.

Jeanne se remaria avec Aymart de Clermont, sire d'Hauteville en Dauphiné ; elle devient veuve en 1366.

Elle eut un fils, Joachin de Clermont, qui épousa en 1379 Isabeau de Surgères, fille de Jacques de Surgères, sire de la Flocelière, son cousin. De cette union naquit Antoine de Clermont.

La maison de Surgères se divisa en deux branches : les « de Clermont de Surgères » et les « Maingot de Surgères, sires de la Flocelière ».

Les intérêts de la maison de Surgères pendant cette période furent défendus par Jacques de Surgères, sire de la Flocelière, et ses descendants.

En 1360, la France, affaiblie par la guerre, par les discordes intestines et la Jacquerie, fut contrainte de signer le désastreux traité de Brétigny. Jean le Bon céda à l'Angleterre tout le sud-ouest de la France et paya, pour recouvrer la liberté, une rançon de 3 millions d'écus d'or aux Anglais dont il était prisonnier.

Dans la cession du sud-ouest de la France à l'Angleterre, la région de Surgères était comprise.

 

Les Jacques de Surgères, sires de la Flocelière, étaient batailleurs.

Le sire de la Flocelière en 1361, par un procédé peu délicat, refusa de payer les dettes de sa mère envers le chevalier Baritault. Et comme les quatre héritiers de celui-ci réclamaient leur créance, par un coup de main, aidé de quelques chevaliers, il les prit et les mit en prison jusqu'à ce qu'ils eurent renoncé à leurs droits. L'affaire fut portée devant le prince-régent, qui prit la défense des victimes. Jacques et ses complices furent contraints de s'humilier. Le roi Charles les obligea à restitution, et ne leur accorda des lettres d'allégeance qu'après bien des prières, et par les soins du maréchal de Boucicault, lieutenant du roi en Aquitaine, le 5 août 1361.

 

Traité de Surgères Du Guesclin, Clisson, Berry et Anjou concluent la paix avec la noblesse du Poitou et de la Saintonge Time Travel 18 sept

Les Anglo-Gascons à Surgères.

Le 21 août 1363, Edouard, prince de Galles, fils aîné du roi d'Angleterre, auquel son père avait donné en 1362 le duché d'Aquitaine, fit prêter serment au castel de Benon à huit seigneurs de la région.

Parmi eux se trouvait le chevalier Jacques de Surgères, sire de la Flocellière, dont la fille devait épouser Joachim de Clermont, seigneur de Surgères en 1374

Le serment était assez rigoureux : les chevaliers à genoux devant le prince, se dépouillaient de leur ceinture et du chaperon, les mains jointes, prises dans les siennes, lui faisaient hommage-lige pour les terres et les domaines qu'ils possédaient dans la principauté, en face de la croix et du livre des Evangiles. Ils lui juraient foi et loyauté en s'engageant à le défendre envers et contre tous, et à lui faire, avec l'aide de Dieu, tout ce qu'un bon et loyal vassal doit à son vrai et loyal suzerain.

Le prince de Galles oublia les recommandations de son père.

Il mena une vie fastueuse avec ses barons et ses chevaliers anglo-normands. Il eut pour ses vassaux saintongeais des procédés durs et hautains. La justice ne leur était point put en obtenir restitution du prince de Gelles Elle s'adressa Erlequin avait voulu s'approprier sans titre la châtellerie d'Estevenne, comme lui ayant été donné par le sire de Surgères et sa femme. Jeanne de Surgères, devenue veuve, ne put obtenir restitution du prince de Galles. Elle s'adressa au roi d'Angleterre, qui, après avoir réuni les deux partis le 24 octobre 1366, fit rendre tous ses droits à la dame de Surgères, dont le mari, Aymard de Clermont, avait en 1364 rendu hommage au prince de Galles, comme seigneur de Surgères.

Jacques de Surgères, sire de la Flocellière, en 1371, combattit la flotte franco-espagnole qui tentait de débarquer à La Rochelle. Il était dans les rangs anglais puisqu'il fut fait prisonnier par les Franco-Espagnols, mais il paya aussitôt pour sa rançon une somme de cent écus.

 Duguesclin au château de Surgères.

Jacques de Surgères, cette même année, à la tête de ses hommes d'armes et des Anglo-Gascons de la garnison de son château, alla porter secours aux Anglo-Gascons du château de Benon, assiégés par Duguesclin.

Dans le combat, un des écuyers de Duguesclin fut tué.

Le redoutable homme de guerre décida sur le champ de venger la mort de son écuyer. Sans plus tarder, Duguesclin partit assiéger le château-fort de Surgères. A son approche, la garnison de la forteresse s'empressa de fuir, et les Surgériens ouvrirent toutes grandes les portes de la ville et du château à Duguesclin et à ses hommes d'armes.

Jacques de Surgères, sire de la Flocelière, et les Anglo-Gascons se réfugièrent au château de Thouars.

Duguesclin les y suivit. Il mit le siège devant le château et réduisit ses défenseurs à toute extrémité.

Les barons d'Aquitaine et Jacques de Surgères, qui défendaient la forteresse, demandèrent et obtinrent de Duguesclin une trève : le 21 septembre 1371. Les assiégés s'engageaient à se rendre, avec toute la garnison, si le roi d'Angleterre ne les avait pas secourus à la Saint André (30 novembre).

Le 30 novembre, les secours n'étaient point arrivés. Les assiégés se rendirent. Ils furent conduits à Poitiers où Duguesclin reçut leur serment de fidélité au roi de France.

Surgères était restée onze ans, cette fois-ci, au pouvoir des Anglais.

 

 

TRAITE CONCLU FNTRE JEAN, DUC DE BERRY ET D’AUVERGNE, COMTE DE POITOU, DE MACONNAIS, D'ANCOULf.ME ET DE SAINTONGE, LIEUTENANT DU ROI DE FRANCE, D'UNE PART, ET CERTAINS PRELATS ET BARONS DU PAYS DE POITOU, D'AUTRE PART, STIPULANT UNE TRÊVE ET SOUS CERTAINES CONDITIONS LA SOUMISSION DU DIT PAYS DE POITOU A CHARLES V LE 1er DÉCEMBRE SUIVANT. 

1372, 18 septembre, devant Surgères.

Copie du traictié fait davant Surgieres en Poitou par monseigneur de Berry avecques aucuns prelaz et barons du dit pais de Poitou le XVIIIe jour de septembre MCCC LXXII sur la manière de faire retourner à l'obeissance du roy de France le pais du duchié de Guyenne, pour lequel traictié consummer fut assemblée la puissance du roy davant Thouars tout le jour de Saint André l'an MCCC LXXII dessus dit, et le landemain fut redducé et remis le dit duchié de Guyenne à la dicte obeissance du roy à Loudun en l'eglise des Frères Meneurs.

Jehan, filz de roy de France, duc de Berry et d'Auvergne, conte de Poitou et de Masconnais, d'Angolesme et de Xaintonge, lieutenant de monseigneur le roy es diz pais et en pluseurs autres parties de son royaume, faisons savoir à tous que bonnes et loyaulx treuves et bonnes souffrances de toutes guerres sont prinses et accordées entre nous, ou nom que dessus et ou nostre propre, les subgiez, submis et aliez du roy et de nous, d'une part, et les prelas evesques de Maillezays et de Luczon, dame Perrenelle, dame et vicontesse de Thoars, le seigneur de Partenay, Guillaume Larchevêque , le viconte de Chasteleraut (1), le seigneur de Pouzauges (2), monseigneur Renault de Vivonne, monseigneur Jaques de Surgières, le seigneur d'Argentons, monseigneur Regnault de Thoars, monseigneur Guy de la Forest, monseigneur Emery d'Argenton, le sire d'Aubeterre (4), messire Hugues de Vivonne, monseigneur Emery de la Roche, monseigneur André Bonnaut, Perceval de Couloigne, Lestrange de Saint Jallais, messire Jehan de Machecoul, messire Brandelis Coutentin, le sire de Niule le sire de Goureville, messire Guillaume de Pellevesin, Emery Helies, Jehan Marrosonne et Jehan Jourdan, tant pour eulz que pour leurs subgiez et aliez desquielx ilz envoyeront les noms pardevers nous dedenz dimanche en quinze jours, et d'iceulx auront prins seurté de tenir les choses contenues en cestes, d'autre part.

Lesquelles treuves et souffrances tendront et dureront jusques au jour de la Saint André prouchaine venant, et cellui jour enclos, sanz faire guerre en aucune maniere par monseigneur le roy, nous, nos subgiez et aliez ne aucun de nous aus dessus nommez, leurs subgiez étaliez, villes, chasteaulx, fortereces ne à celles qu'ilz tiennent en leurs mains ou ont en garde, leurs terres, pais ne aux habitanz ou demouranz en ycelles. Et aussi les dessus nommez, leurs subgiz et aliez ne aucun d'eulz ne feront guerre en aucune maniere ne ne recourront en leurs fors aucune personne pour la faire ne à monseigneur le roy ne à nous, nos subgiez ou aliez ne aucun de nous, durant le dit temps.

Et s'il avenoit que aucun des dessus diz, leurs villes, chasteaulz et forteresses, subgiz et aliez d'eulx fussent prins ou occuppez par monseigneur le roy, par nous, nos subgiez et aliez ou aucuns de leurs biens durant le temps de la dicte sueffrance, nous promettons et sommes tenuz de les rendre ou faire rendre et restituer tantost et sanz delay. Et aussi les dessus nommez et chascun d'eulx, pour eulx et pour leurs aliez, ont promis et sont tenuz que, si durant le temps de la dicte treuve et suffrance, aucuns des subgiez et aliez de monseigneur le roy, de noz villes, chasteaulx et forteresses ou celles des subgiez et aliez de monseigneur le roy et de nous ou d'aucune d'elles, estoient prins par eulx, leurs subgiez et aliez ou par aucun d'eulx, de les rendre ou faire rendre et restituer tantost et sanz delay.

 Et en outre est parlé et accordé entre nous et les dessus nommez que, si le roy d'Angleterre, son filz ainzné le prince de Galles qui hores est ne viennent le jour de la prouchaine feste Saint André à Thouars et qu'ilz peussent mettre monseigneur le roy ou son povair hors des champs et les faire retraire en fors par force, les dessus nommez subgiez et aliez leurs hoirs et successeurs l'andemain retourneront, seront et demourront d'ores en avant en l'obéissance de monseigneur le roy et de nous, si et par tele maniere que les dessus nommez, leurs prédécesseurs et chascun d'eulx estoient au temps et paravant que par monseigneur le rov Jehan nostre père, que Dieux absoille, ilz furent baillez et livrer au roy d'Angleterre et à son obéissance, sanz plus lui faire ne aux siens obeissance ne recognoissance en aucune manière.

Et si le roy d'Angleterre ou son filz le prince qui hores est venoit à la prouchaine feste de Saint André en la manière que dessus est dit, les dessus nommez et chascun d'eulz et leurs aliez demourrayent et seroyent quittes de leurs accors, convenances, seremens et autres choses contenues en ces presentes, et demourrayent en l'estat qu'il estoient paravant la date de cestes, et se pourrayent armer sans reprouche le dit jour passé.

Et unquore est parlé et accordé que les dessus nommez et chascun d'eulx pourront aller, venir et chevaucher, armez ou desarmez, sanz faire guerre à monseigneur le roy ne à nous, à nos subgiez et aliez ne ne au pais de monseigneur le roy et de nous, nos subgiez et aliez, durant le dicte treuve, sinon ou cas dessus dit. Et touz marchanz du pais de monseigneur le roy et du nostre et du povair des dessus nommez et de chescun d'eulx et de leurs aliez pourraient aler, venir et marchander, à pié ou à cheval, ou leurs denrées et marchandises, sauvement et seurement, par tout là où il leur plaira, ou pays, d'un costé et d'autre, sanz aucun empeschement leur faire, ainsi toutes voyes que aus dessus nommez subgiez et ajiez et chascun d'eulx, pour tant comme à chascun touche.

Si tost comme ilz seront entrez en l'obeissance de monseigneur le roy et de nous, leur seront renduz, baillez et delivrez reaiment et de faitleurs villes, chasteaulx, forteresses, herbergemens, terres ou leurs appartenances et appendences et autres biens et droiz quielxconques receanz ou royaulme de France ou ailleurs ou povair de monseigneur le roy et de nous, que les dessus nomme et chascun d'eulx tiennent et à eulx appartenoient ou temps paravant le commencement de ces presentes guerres, avecques tout ce que nous aux dessus nommez, leurs subgiz et aliez ou à chascun d'eulx depuis le dit temps seroit avenu et appartendra pour cause de la succession de leurs parens ou autrement qui prins ou empeschiez auroient esté par monseigneur le roy et par nous, not subgiz et aliez ou aucun de nous et d'iceulx joyront delivrement et de plain droit sanz aucun empeschement, si et par la maniere que eulx et leurs davanciers joyent et avoyent acoustumé joïr ou temps de monseigneur le roy Jehan, que Dieux absoille, et que les empeschemens y furent mis, avecques les lettres de monseigneur le roy en laz de soye et cire vert et les nostres, des requestes par nous aus diz nommez octroyées, desqueles nous leur avons baillié coppie enclose soubz nostre seel, et autant en avons retenu pour en faire les dictes lettres de monseigneur le roy et de nous.

De rechief, les pastiz qui sont prins se tendront de cy au terme qu'ilz sont prins, se payeront à ceulx qu'ilz sont deubz passé le dit terme, et ne se prandront plus nulz pastiz ne suffrance. Toutevoye, se paieront pastiz, d'une part et d'autre, sanz acroistre ne amaindrir deçà ne delà, pour celle partie et par porcion et selon le regart du temps qu'il a, de la Saint Michiel jusques à la dicte feste de Saint André.

Et si aucunes restes estoient deuez des diz pastiz et ranczons du temps passé, elles ne seront prinses ne executées de fait par fait de guerre, mès payeroient les dessus nommez, leurs subgiez et aliez, en tel povair et juridiccion seroient ceulx qui la dite reste ou restes devroyent, [et devroyentl les faire rendre et payer à ceulx à qui deuez seroient tantost et sani delay. Et en cas de debat sur ce avons esleu pour cognoistre et mettre à fin le dit debat sans dilacion et, ycellui feni, ce que sera trouvé qui deu sera sera executé par le seigneur de qui povair et juridiccion et fait payer sanz delay.

Et voulons que les fortifficacions que les dessus nommez et chascun d'eulx donrront soubz leurs seaulx à leurs subgiez, hommes et aliez, et aux habitanz et demouranz en leurs villes, chasteaulx et forteresses, leur baillent treuves, souffrance, saufconduit et sehurté et que à la coppie ou coppies de ces presentes soubz seel auctentique soit adjoustée planiere foy et autele foy comme à l'original.

Si mandions et deffendons, de par monseigneur le roy et de par nous, à touz les subgiz bienveillans et aliez de monseigneur le roy et de nous que contre la teneur de cestes et de nostre souffrance par nous donnée aux dessus diz et chascun d'eulz, leurs aliez et subgiz, leurs biens quielxconques ne me1facent ne sueffrent meffaire en leurs fors, fortresses, hostel, maisons, terres et biens quielxconques, durant le dit temps. Et afin que ces choses soient fermes et tenables le dit temps, nous avons fait mettre à ces presentes nostre seel secret en absence de nostre grant.

Donné davant Surgieres le XVIIIe (5)  jour de septembre l'an mil CCCLXXU. Et s'ensuit par monseigneur le duc et lieutenant. Et signé J.RAIGEREAU

Donné par manière de coppie soubz le seel des contrax establi à Poictiers pour monseigneur le conte le XXIIIIe jour de janvier l'an mil CCC LXXIIII Ainsi signé BOUCART. Vivien.

(Arch. Nat., P 13341, f 23 et 24.)

Jeudi 2 décembre. Mon dit seigneur tout le jour à Saumur, et ce jour mangèrent deux cens personnes en sale, et sept vint et quatorze dehors. » (Ibid., p. 89.)

 

Querelle de blason entre les sires de Surgères et de Grange.

Les archives parlent d'une querelle de blason qui s'éleva entre Jacques de Surgères et Louis de Grange. On se rappelle que Geoffroy Maingot, au siècle précédent, à la suite d'un criminel attentat sur un de ses frères, avait été condamné par le tribunal royal à perdre le nom de Surgères et à le remplacer par celui, de Granges. Il avait conservé le droit au blason de la maison de Surgères.

Les dernières années du XIVe siècle.

La fidélité de Jacques de Surgères, sire de la Flocelière, au roi de France ne fut pas digne de tout éloge. Le roi, Charles VI, cependant, en 1381, le réintégra en possession de plusieurs rentes qu'il avait dû aliéner pour les amendes auxquelles il avait été condamné. Il avait combattu les armées du roi de France au siège de la Charité-sur-Loire occupé par les Anglo-Gascons. Toutefois, en 1396, le roi Charles VI lui accordait une gratification de 87 francs d'or comme dédommagement de l'équipement, supporté par lui, de ses fils et de ses dix écuyers.

La fin du XIVe siècle fut triste. Dans cette période de guerres qui devaient encore durer un demi-siècle, la vie de l'artisan et du paysan était précaire. Les hommes de guerre tour à tour vainqueurs exigeaient de lourds impôts. La sécurité n'existait pas comme au siècle précédent. Les terres étaient mal cultivées, les châteaux détruits, les villages déserts, les moulins en ruine, les cités appauvries.

Pétrarque écrivait, vers 1365 : « Le royaume le plus opulent n'est plus qu'un monceau de cendres. Il n'y a plus de maisons debout, excepté celles qui sont protégées par les remparts des villes et des citadelles ».

Surgères ne fut pas plus épargnée que les villes voisines.

 

 

  Chroniques_de_J_Froissart

Surgères dans le passé chanoine Gaston Dervieux-

 

 

 

Le château médiéval de Surgères (Visite Historique dans le Temps)<==

 


 

1. Louis de Harcourt.

2. Miles de Thouars, père de Regnault de Thouars.

3. Gui IV, seigneur d'Argenton, frère d'Aimeri d'Argenton.

 4. Robert, seigneur d'Aubeterre.

5. Nieul, sans doute Nieul-sur-l'Autize, Vendée, arr. Fontenay-le-Comte.

5        La copie fort mauvaise d'après laquelle nous publions le texte de la convention de Surgères porte ici « XXVIII » mais cette leçon est évidemment fautive. Outre que les premières lignes du vidimus indiquent la date du 18 septembre, le contexte et en particulier ces mots Donné davant ou devant Surgières ne permettent pas d'admettre une autre date, puisque les Français ne se tinrent devant cette place que du jeudi 16 au dimanche 19 septembre, jour où Surgères se rendit aux assiégeants (Ernest Petit, Itinéraires de Philippe le Hardi, Paris, Imprimerie Nationale, p. 86).

 

 Les Itinéraires que nous venons de citer fournissent les trois mentions suivantes relatives à l'exécution de la convention de Surgères Mardi 30 novembre. Monseigneur (le duc de Bourgogne) disne aux champs devant Thouars, soupe et giste à Monstereuil Bellay, et y furent le duc de Loraine, le conte du Perche et plusieurs chevaliers et escuiers.

Mercredi le 1er décembre. Furent aux champs devant Thouars mon dit seigneur, le duc de Loraine, le conte de la Marche, le viconte de Rauhen, et plusieurs autres seigneurs, chevaliers et escuiers.