La Rochelle, le port d’Aliénor d’Aquitaine Voyage dans le temps des Templiers et Hospitaliers de la Rochelle

Sixième port de France, La Rochelle affiche désormais près de huit millions de tonnes de trafic. Et la plaisance est devenue l'une de ses vitrines.

Au Moyen Age, la ville se démarque surtout par son indépendance vis-à-vis de tout pouvoir religieux. Une caractéristique rarissime pour une cité de cette taille", raconte Mathias Tranchant, maître de conférences à l'université de La Rochelle. Surtout, les Rochelais savent habilement tirer profit des allers-retours incessants entre les royaumes de France et d'Angleterre, qui se disputent la possession de cette place privilégiée par sa situation géographique. 

(13 octobre 1307 arrestation des templiers, le Grand Maître Jacques de Molay et 4 dignitaires sont emprisonnés à Chinon)

 La maison du Temple de La Rochelle était la plus importante commanderie templière de la ville de sa province. Elle était environnée de plusieurs autres commanderies rurales qui pouvaient alimenter ses vastes entrepôts de denrées agricoles destinées à être embarquées pour diverses destinations.

Plan des Templiers de La Rochelle Exposition église Saint Sauveur

(Plan Moyen-Age La Rochelle - Château Vauclerc ==> La Rochelle au Moyen Age - Le château Vaucler d’Henri II Plantagenêt et Aliénor d’Aquitaine - hôpital Aufrédy - emplacement Commanderie des Templiers de la Rochelle)

Elle servait de « banque de dépôt » pour sa province templière. Son commandeur était en relations avec le trésorier du Temple de Paris et passait des transactions avec les rois de France ou d’Angleterre.

Installés à La Rochelle dès 1130, les templiers soutenus par Aliénor d’Aquitaine et se deux époux successifs (Louis VII roi de France et Henri II roi d’Angleterre) font construire une première commanderie ou Maison du Temple vers 1145.

 Au nombre des mesures prises par Louis le Jeune pour assurer la tranquillité dans ses possessions d'au-delà de la Loire, il convient de placer les libéralités qu'il fit aux Templiers dans le cours de celte année 1139. Ces vigoureux guerriers avaient établi des maisons de leur ordre sur plusieurs points du territoire, et leur appui certain, en cas de conflits, n'était pas à dédaigner. Le roi, autant par intérêt que pour répondre à ses instincts dévotieux, donna à la maison du Temple de la Rochelle, la plus puissante de la région, les deux moulins qu'il possédait dans cette localité, moulins dont Gaugain de Taunay avait jadis fait cadeau au Temple, et qui, confisqués par Isembert de Châtelaillon, étaient passés dans le domaine des comtes de Poitou par suite de la conquête de Guillaume X, duc d’Aquitaine; il y ajouta les maisons qu’Isembert avait possédées à la Rochelle, en les exemptant de toutes charges, excepté du tonlieu royal (Taxe frappant les marchands pour le passage ou l'entrée de leurs marchandises); de plus, il accorda aux chevaliers le privilège de pouvoir faire voyager, tant par terre que par eau, dans toute l'étendue du royaume, les marchandises destinées à leur usage, sans qu'elles fussent astreintes à payer aucun droit, et enfin il déclara qu'ils pourraient recevoir en don des domaines de toutes sortes, sauf les villes ou les châteaux forts sous la seule réserve du service dû au roi.

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(Domus templi de Rupella Xantonensis diocesis, de Rupelle (procès)

Dans les préambules du diplôme royal, qui fut délivré à Paris en présence des grands officiers de la couronne, Louis le Jeune avait spécifié qu'en faisant ces générosités il avait en vue le salut de l'âme de ses prédécesseurs et de ceux de la reine Aliénor, sa femme. Cette dernière ne se trouvait pas en ce moment avec lui, elle était à Lorris, ou, le roi étant venu la rejoindre, elle reproduisit en faveur des Templiers, et dans les mêmes termes, les concessions qu'ils devaient à son mari (Champollion-Figear, Doc. inécL, II, p. 24 ; Arcfi. hist. de In Saintonge, I, p. 25.)

Chronologie

1099. Prise de Jérusalem par les Croisés.

Vers 1199. Quelques chevaliers se regroupent pour la protection des pèlerins et la défense de la Terre sainte : la « Milice du Christ » appelée ensuite « ordre du Temple ».

1128. Le concile de Troyes reconnait ce nouvel ordre auquel il attribue une règle religieuse.

1139. Aliénor, duchesse d’Aquitaine et reine de France, confirme aux Templiers le don des moulins de La Rochelle et leur accorde diverses franchises.

Vers 1140-1170. Construction d’une première chapelle est menée en deux étapes successives. De style roman, elle est en forme de croix, orientée à l’est, avec une abside semi-circulaire et des chapelles, également semi-circulaires, partant des bras du transept vers l’orient. Dédiée à Notre-Dame, elle est desservie par un chapelain attaché à l’ordre du Temple. Diverses dépositions de Templiers à l’époque de leur procès mentionnent des cérémonies de réception de chevaliers dans leur ordre faites en cette chapelle au cours du XIIIe siècle.

1150. Première mention connue de la maison du Temple de La Rochelle. Elle s’élève au milieu d’un quartier dont les habitants, « homme du Temple », relèvent de la juridiction des Templiers. Elle possède de nombreux locaux ou sont entreposées les marchandises destinées à être embarquées pour soutenir la Terre Sainte.

Vers 1265. Modification du chœur de la chapelle. Le chœur roman de la chapelle fait place à un vaste chœur de style gothique à chevet plat. Il possède une haute voûte reposant sur  croisées d’ogives. Cette modification peut être attribuée au commandeur Pierre de Liège qui sera inhumé devant le maître-autel.

 1190 : Frère Hélie du Puy (Helias de Podio)
1200 : Frère Guillaume Raymond (Guillelmus Raimundi)
1205 : Frère Hélie de Burzac (Helias de Burzac)
1207-1214 : Frère Bos
1218 : Frère Arnaud (Arnaudus)
1221 : Frère Petrus de Buszay
1231 : Frère Girardus de Breis
1249-1250 : Frère Pierre Bozon (Petrus Bosonis)
: Frère Pierre, chapelain et commandeur
1265, 1268-1269 : Frère Pierre de Liège (Petrus dau Lege)
1269-1297 : Guillelmus dau Lege, de Legelo, de Lecgio

Le dernier commandeur templier de La Rochelle était frère Guillaume de Legé. Arrêté le lundi 13 avril 1309 lors de la grande rafle commandée par Philippe le Bel, il avouera lors de son interrogatoire avoir 80 ans, être frère sergent et avoir été reçu dans l'Ordre vers 1245 à l'âge de 18 ans.

Il aura été commandeur de La Rochelle pendant près de 40 ans, car le premier acte le mentionnant comme tel est daté de novembre 1269.

Plan Chapelle des Templiers de La Rochelle Exposition église Saint Sauveur

1312. A la suite de son procès l’ordre du Temple est dissous et ses biens sont remis à l’ordre de l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem, dit « ordre de l’Hôpital ».

1313. La commanderie du Temple de la Rochelle est remise à l’ordre de l’Hôpital, qui possède déjà dans cette ville une commanderie, celle de Saint Jean du Pérot. Les deux commanderies poursuivront indépendamment leur existence.

1317. lors de la réorganisation de l’ordre de l’Hôpital, création du « Grand-Prieuré d’Aquitaine »,, qui comprend les deux commanderies de La Rochelle.

1287-1530. l’ordre de l’Hôpital, après avoir connu diverses fortunes, avait pris le nom d’ordre de Rhodes, puis celui d’ordre de Malte après le don de cette île en sa faveur par l’empereur Charles-Quint.

1562-1588. A l’époque des Guerres de Religion, la chapelle est en grande partie détruite. Des halles sont édifiées sur son emplacement.

1788-1850. destruction des halles et vente des terrains pour y édifier des maisons.

1791. lors de la Révolution Française, confiscation au profit de la Nation des biens de l’ordre de Malte, dont les commanderies de La Rochelle.

1793. devenu biens nationaux de la République, les bâtiments de la commanderie sont divisés en divers lots pour être vendus à des particuliers.

XIVe-XVIe siècle. L’édifice subit des modifications dont les traces ont été reconnues lors des fouilles de 1982-1984. A l’époque des Hospitaliers et jusqu’aux Guerres de Religion, la chapelle est desservie par un prieur de leur ordre.

Plan chapelle des Templiers de La Rochelle Exposition église Saint Sauveur 2

 (Vestige de la Chapelle de la Commanderie des Templiers de la Rochelle)

1982. lors de la démolition de ces maisons devenues vétustes, la découverte de vestiges entraîne une campagne de fouilles archéologiques.

Aux XII e siècle et XIII e siècle, les routes des Templiers convergent toutes vers La Rochelle, faisant ainsi de la ville leur port sur l'Atlantique. Après la dissolution de leur ordre en 1313, les hospitaliers prennent possession de leur patrimoine. La commanderie du Temple devient alors commanderie magistrale du Grand Prieuré d’Aquitaine. A l’époque des guerres de Religion, en 1568, la chapelle de la commanderie est finalement démolie : la rue des Templiers est ainsi créée et une partie du terrais sert de décharge publique jusqu’en 1588 ou la ville décide d’y construire une halle destinée à la vente de pain, des volailles et du porc. Une seconde halle pour les bouchers est édifiée à proximité. Celles-ci reposent sur un ensemble de caves sous plancher et de fosses d’aisance qui seront comblées par les démolitions successives.

En effet, vétustes, les halles sont démolies vers 1800 et des constructions privées sont établies sur le terrain. En 1856, à l’occasion de travaux de voirie, plusieurs sépultures sont découvertes rue des Templier (elles rejoignent un début de musée lapidaire municipal). En 1982, les maisons sont détruites pour l’aménagement d’une place. On découvre à cet endroit la dalle funéraire de l’avant-dernier commandeur templier, Pierre de Liège, décédé en 1269. Les fouilles qui suivent cette découverte permettent de mettre à jour l’ensemble des chœurs successifs de la chapelle. (les fouilles de la Cour du Temple 1982-1983) Les fouilles ont permis de trouver, dans des tombes sises à l'emplacement de la chapelle des templiers, un denier carolingien de Melle, une monnaie angevine de Foulque IV (1060-1109) et deux de Foulque V — qui sera roi de Jérusalem en 1131.

 ==> https://www.images-archeologie.fr/Accueil/Recherche/p-12-notice-IMPRIME-Un-ilot-d-habitation-au-coeur-de-la-commanderie-templiere-de-La-Rochelle.htm?&notice_id=7168

 

 


 

 

La commanderie du Temple et de Saint Jean du Perot. Fondés en 1118.

La commanderie du Temple a pris ce nom des Templiers qui l’on possédée autrefois. On ignore la date de la fondation de cette maison religieuse, et le nom du fondateur. Il est vraisemblable qu’elle a été établie par les seigneurs de la Rochelle, et dès-lors il en faudra rapporter l’origine à Guillaume X, duc d’Aquitaine, lequel en 1117 enleva la Rochelle à Isanbert de Châtel-Aillon, un an avant la naissance de l’ordre des Templiers. Eléonor, fille de ce dernier prince, Louis le jeune, roi de France, son premier époux, Richard, roi d’Angleterre, fils d’Eléonor, et Othon, petit-fils de cette reine, doivent être placés parmi les bienfaiteurs des Templiers de La Rochelle. Eléonor leur fait don en 1139 ou plutôt confirme le don des maisons qu’ils possédaient déjà. Louis le jeune leur fait un don la même année.

Dans une conventionde l’an 1170, entre les abbés de Saint-Michel-en-l’Herm, de Maillezais, de Saint-Léonard de Chaumes, et Jean le François, maître des chevaliers du Temple d’Aquitaine, il est fait mention de Guillaume Daulege précepteur : Praceptor militiae templi Rupella, au sujet des travaux concernant leurs marais respectifs dans la paroisse de Marans. Le titre Praceptor que prend Guillaume Daulege, d »signe le procureur de la maison, en français, commandeur. Temerius Boos en 1207, Arnaud en 1218, Boson en 1244, Hélie de Burzat en 1250, Guillaume de Letigio en 1291, Hélie Depodio, prennent tous la qualité de précepteur du Temple de la Rochelle. A ce titre succéda celui de commandeur. En 1399, Philibert de Naillac, commandeur du Temple. Nicola de Raval, commandeur de Saint- Jehan du Perot, la même année. On trouve encore dans les anciens titres la qualité de maître Temerius Booz magister militiae Templi pictaviensis… Consessi fratri Guarino, magistro hospitalis de Anglia, et eis qui per temporun succesiones magistri hospitalis de Anglia futuri sunt apud Rocellam. Ces mâitre étaient au-dessus des précepteurs, comme il parait par la convention entre les abbés de Saint-Michel, de Saint-Léonard, de Maillezais et frère Jean le Fraçais, magister militiae Templi in Aquitania ; celui-ci entre dans la convention comme partie contractante, et il n’est fait mention que du consentement de Guillaume Daulege, précepteur du Temple de la Rochelle.

L’ordre des Templiers ayant été aboli en 1314, on donna aux hospitaliers de Saint Jean de Jérusalem, les domaines et la maison de ces religieux, à la Rochelle la commanderie du Temple est magistrale. Le commandeur actuel est messire Ferdinand du Langon.

Les hospitaliers de Saint Jean de Jérusalem, dont l’ordre avait pris naissance dans l’Orient en 1048 établis à la Rochelle par la reine Aliénor (a) ; elle leur donna un terrain inhabité : locum quemdam de peroc. Richard, son fils, roi d’Angleterre, fait mention de ce don et le confirme dans une charte qui doit être de l’an 1190 (b). Les hospitaliers de la Rochelle sont distingués des Templiers de la même ville dans une charte d’Aliénor de l’an 1199 : Praeterea damus et confirmamus eis (militibus Templi)calceaù de Peroc et molendina quae fecerunt et facturi sunt circa eandem fractrum hospital… La chapelle des hospitaliers de Saint Jean est devenue dans la suite des temps une cure de l’ordre, dont le curé est exempt de taxes et impositions ecclésiastiques, ainsi qu’il a été jugé par le grand conseil, le 18 septembre 1728, en faveur de M. Grosleau, curé de la paroisse de Saint Jean.

Le commandeur actuel de Saint Jean du Péro est messire Frin des Touches.

 

Les Chartes aux Templiers

CHARTA LUDOVICI VII. FRANCORUM REGIS ET AQUITANORUM DUCIS, QUA DEO ET MILITIBUS TEMPLI MOLENDINOS, QUOS APUD RUPELLAM HABEBAT, DONAT ET IN PERPETUUM CONCEDIT 

 Année 1139.

Ego Ludovicus, rex Francorum et dux Aquitanorum, notum fieri volumus cunctis fidelibus tam futuris quam prœsentibus, quod nos, pro remedio animae nostrae et antecessorum nostrorum, et pro remedio animarum antecessorum Alienordis reginae, uxoris nostrœ, Deo et militibus Templi, qui ad defensionem sanctœ christianitatis sunt constituti, donamus et in œternum concessimus molondinos, quos apud Rupellam(1) habebamus, et quos lsembertus de Castro Julii (2) in vita sua ibi tenuerat, et quos Ganganus de Tauniaco (3) ex dono comitis Pictaviensis reclamabat, et ipse Ganganus eos praedictis militibus Templi donaverat.

Prœterea militihus Templi donamus et in œternum concessimus domo quas apud Rochellam habebat, videlicet in occupatu suo infra clausuras suas, liberas prorsus et quiet as ab omni cousuetudine, et infractione, et tulta, et talia [et) violentia ministerialium nostrorum, excepte teloneo nostro. Quicunque autem militibus Templi de feodo nostro aliquid dare voluerit, praeter civitatem aut castellum, nos illud volumus et concedimus, ita quod inde servitium nostrum hominum nostrorum non perdamus. Item prœdictis militibus Templi donamus et coucessimus ut omnes res propriœ ipsorum militum per totam terram nostram secure,libere, sive omni consuetudine, et sine omni exactione, sive per terram sive per aquam valeant et veniant. Quod ut perpetuam stabilitatem obtineat munimentum scripto commeudavimus, et sigilli nostri authoritate et nominis nostri charactere subterfirmavimus.

Actum publice Parisius, anno incarnationis dorniniae MCXXXXIX, regni nostri III., astantibus in palatio nostro, quorum nomina subtitulata sunt, et signa ..

S. Radulphi, Viromanduorum comitis, dapiferi nostri.

S. Guillelmi, buticularii.  S. Mathae, camerarii. S. F., constabularii.

Data per manum Algrini cacellarii.

Scellée en cire blanche en queue double de parchemin pendant. (Note de Besly.)

 Rupellam, La Rochelle, chef-lieu d'arrond. (Cbarente-Inférieure).

• Castro Julii. Châtelaillon , commune d’Angoulin, arrond. et cant. de La Rochelle (Charente-Inférieure).

En 1195, les Templiers de La Rochelle, qui étaient en pleine possession de la Chaussée du Perroc, de ses moulins et de ses quais, jusqu’au terrain des Hôspitaliers, furent confirmés dans leur droit par Eléonore, Duchesse de Normandie.

 

Charte Aliénor d'Aquitaine Exposition église Saint Sauveur de la Rochelle

 

Dans une charte d’Eléonor, de l’an 1139, concernant un don fait aux Chevaliers du Temple de la Rochelle, il se trouve une expression remarquable; ego Helienord regini Francorum et ducissa Aquitanorum nutum fit quod nos pro remédia anime nostre et ANTECESSORUM LV nostrorum….. Cette charte, dont j’ai une copie de la main de feu V. Jaillot, ne se trouve plus dans les papiers de M. le Commandeur du Temple. Le P. Jaillot m’a assuré qu’il l’avait copiée exactement et avec beaucoup d’attention. Je ne saurais me persuader que ce ne soit pas une faute dans le titre ou dans la copie.
En parlant d’Eleonor dans le 1er. vol. on a oublié de marquer son origine .... elle descendait, selon Besly, de Regnaud I. du nom, comte de Poitiers, tué en 843. De Bernard son fils puiné, ajoute cet auteur, sont descendus de mâle en mâle tous les comtes de Poitiers et ducs de Guienne jusqu’à la reine Eléonor."

 

Ricardus, Dei gratia, rex Anglie, dux Normanie, Aquitanie, comes Andegavive, archiepiscopis, episcopis , abbatibus, comitibus, baronibus, justiciariis, vicariis, ballivis , prepositis et omnibus ministris et fidelibus suis totius terre sue salutem. Sciatis nos concessisse et presenti carta nostra domui hospitalis servientibus et fratribus ejusdem domus apud Rochellam commorantibus donationem illam quam fecit eisdem fratribus Aliénor mater nostra pro anima sua et antecessorum et successorum nostrorum, videlicet locum quendam qui dicitur Peroc qui est inter mare et Rochellam, predictus autem locus pertingit versus orientem usque ad illam partem insule quam dicta A. mater nostra sibi et nobis retinuit : versus occidentem usque ad veterem portum porrigitur, qui divisionem facit inter predictam insulam et terram Poirache ; versus meridiem usque ad mare ; contra aquilonem usque ad bessam qui dicitur bessa regine. Sic inter istas metas predicta insula concluditur. Ita donationem factam a domina matre nostra concedimus & presenti carta libere et absolute consignamus, testibus Waterio Rochem, Johanne Ludunensi archiepisco, Joanne Ebroicensi, Ragusio Barth episcopo, Wallet de Ferrieres, Joanne de Pret, Villemo de Tiliere, Androz de Chauvigneio et pluribus aliis. Datum per manum Joannis de Alene Lexoviensis archidiaconi vicecancellarii nostri apud Lugdunum, supra Rodanum X. die ulii anno - primo — regni — nostri..

Richard fut couronné roi l’an 1189, le 3 Septembre. II partit l’année suivante pour aller en Orient combattre les Infidèles. En passant par la ville de Lyon il donna cette charte le 10 Juillet, et par conséquent en 1190. On trouvera à la p. 100 du 1er. volume de cette histoire l’explication de la partie topographique dont il est fait mention dans cette charte.

Fresque Templiers Creussac Exposition église Saint Sauveur de la Rochelle

 

 Voyage au temps des Croisades ; Bataille de Gonfanon – Chapelle Puy du Fou / chapelle des Templiers de Cressac <==.... ....==> En 1196, l'armateur rochelais Alexandre Aufrédy décide d'envoyer sept navires de sa flotte à l'aventure vers les côtes africaine

La Rochelle, le port d'Aliénor d'Aquitaine <==.... ....==> Du Port de Commerce dit Aliénor d'Aquitaine à la création du port La Rochelle – Pallice déclaré d'utilité publique en 1880

==> Voyage dans le temps du plus ancien hôtel de ville de France à la Rochelle 

 

 

Origine de l'Ordre du Temple- Des maisons ou commanderies de l'Ordre.  <== Arrestation des Templiers==> Mille ans de l’Histoire de Chinon (tour du Coudray de la forteresse Royale)

 

Histoire De La Ville De La Rochelle Et Du Pays D'Aulnis: Composée ..., Volume 2 De Louis-Etienne Arcère

Histoire des comtes de Poitou, 778-1204

http://www.templiers.net/etudes/index.php?page=templiers_la_rochelle