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11 novembre 2025

Château-prieuré de Guillaume de Brémond seigneur et prieur possessionné à Palluaud, située en Charente.

Le nom de la commune de Palluaud, située en Charente (Nouvelle-Aquitaine), a évolué au fil des siècles : Palueu, Paluello, Paleullum, Paludelum, Paludellum, Palual, Mol. De Paluel, 1044 (Cart. De Saint Cybard). Palual, arch. De Pilhaco (pouillé du XIIIe siècle). Paluellam, 1380 (P.V. de P. des M.), Palueu 1302, de Paluello 1363 (Cart. Bârb.), jusqu'à Palluaud aujourd'hui.

 

Cette étymologie provient du latin paludellum (diminutif de palus, signifiant « marais »), reflétant le caractère marécageux du territoire, traversé par la Lizonne. En occitan limousin, la commune se nomme encore Palueu.

 

 

Origines religieuses et féodales (IXe-XIIIe siècles)

Dès 852, le monastère Saint-Cybard (à Angoulême) possède des terres à Palluaud, qui font partie de ses 21 églises dépendantes.

Une église est bâtie au Xe siècle, en 1018, Guillaume de Brémond (Willelmus Bermundus) est mentionné comme seigneur et prieur possessionné à Palluaud.

 

En 1018, Guillaume était en litige avec Ithier, abbé de Saint- Cybard, pour cette terre de Palluaud (Cart. de Saint-Cybard).

Ses successeurs formèrent bientôt plusieurs branches. Celles des seigneurs de Sainte-Aulaye et de Montmoreau furent les plus considérables.

 

En 1077, Ithier Bremond est témoin, avec Ithier de Barbezieux et autres puissants seigneurs, d'une donation faite par Boson, évêque de Saintes, à l'abbaye de Baigne.

 

Alon II Brémond, décrit comme un « vir in Santonibus prænobilis » (homme très noble en Saintonge), la co-fondation en 1113 de l’abbaye Notre-Dame-de-l’Assomption du Bournet (ou simplement abbaye du Bournet) aux côtés du bienheureux Géraud de Salles (ermite périgourdin, mort vers 1120, fondateur de plusieurs maisons érémitiques en Aquitaine).

 

L’abbaye du Bournet (aujourd’hui ruines sur la commune de Courgeac, en Charente, non en Charente-Maritime comme parfois confondu avec Essouvert ou d’autres sites) est bien fondée en 1113 par Géraud de Salles, qui y implanta initialement la règle bénédictine érémitique.

 Elle fut confirmée en 1125 par l’évêque Girard II d’Angoulême et adopta des coutumes cisterciennes sans intégrer officiellement l’ordre de Cîteaux.

 Détruite pendant les guerres de Religion (1565-1569, pillage protestant qui brûla les chartes), elle survécut modestement jusqu’à la Révolution.

 

 

 

Un prieuré est fondé en 1142 sur ces domaines acquis.

En 1143, Pierre, assiste à l’accord passé entre les moines de Saint-Cybard et Bernard d’Uzac, au sujet de la seigneurie de Palluaud ; les autres témoins sont : Guillaume de Montmoreau , Ithier Vigier, Pierre, vicomte d'Aubeterre, et Ranulfe de Jarnac , beau-frère du comte d’Angoulême (Cart. de Saint - Cybard).

« En l'an 1143, Pierre de Bremond figure comme témoin avec Ranulphe, sire de Jarnac (beau-frère de Guillaume, comte d'Angoulême), dans un acte de transaction passé entre les moines de Saint-Cybard et Bernard d'Uzac, au sujet de la seigneurie de Palluaud »

 

 

 

C’est le plus ancien acte daté mentionnant le château-prieuré

Cette charte du 12 mai 1155 (ou en tout cas printemps/été 1155) est le premier document qui localise formellement une demeure seigneuriale à Palluaud :

« Actum apud Paludellum, in domo dominæ Maravisiæ »

 

C’est donc l’acte de naissance officiel du château de Palluaud, treize ans seulement après la fondation du prieuré (1142).

 

« Bien que laïcs, nous prêtant attention aux paroles sacrées de l’Évangile et désirant conserver mémoire pour l’avenir, moi Archembald d’Archignac et mon épouse Béatrice, avec l’accord de notre fils Ranulf, nous donnons et concédons à Dieu, à saint Eparque et aux moines de Saint-Cybard la dîme de la terre de Ripes, à savoir la dîme de la terre que eux-mêmes cultiveront avec leurs propres bœufs, par leurs ministres ou par leurs frères.

 

Ce don a été fait avec une certaine charte, dans la maison de dame Maravise, à Paludellum, en présence et à l’écoute de : Mathieu, chapelain des Dames ; dame Gisberge de l’Isle, dans la main de qui [le document] a été remis, et Agnès sa compagne ; Arnaud Vinet ; Pierre de Blaye ; Guillaume de Montberulf ; Hugues d’Archignac ; Archembald son fils ; Guillaume de Ripes ; Pierre de Montagut ; et de nombreux autres. 

 

Afin que ce don reste ferme et ne soit violé par aucun successeur, moi Archembald, mon épouse Béatrice et notre fils Ranulf, nous munissons cette charte de l’empreinte de notre sceau et la corroborons par les témoins ci-dessous. 

 

† Sceau d’Archembald d’Archignac.

† Sceau de Béatrice son épouse.

† Sceau de Ranulf leur fils.

… [les 10 autres sceaux] 

 

Fait à Paludellum, dans la maison de dame Maravise, l’an de l’Incarnation du Seigneur 1155, sous le règne de Louis le Jeune roi des Francs, 3ᵉ indiction, 18ᵉ épacte, 4ᵉ concurrent, la 12ᵉ année du pontificat du seigneur pape Eugène III."

 

 

« Sancti verbi evangelii quamvis laici intendentes memoriam cupientes habere in futurum, ego Archembaldus de Archiaco et uxor mea Beatrix, concedente filio nostro Ranulfo, donamus et concedimus Deo et Sancto Eparchio et monachis Sancti Cybardi decimam de terra de Ripis, videlicet decimam de terra illa quam ipsi per ministros suos, per fratres suos propriis bobus exercebunt.

Hujus autem rei donum factum est cum quadam cartula, in domo dominæ Maravisiæ, apud Paludellum, istis videntibus et audientibus : Matheo, Dominarum capellano ; domina Gisberga de Insula, in cujus manu datum est, et Agnete socia ejus ; Arnaudo Vinet ; Petro de Blavia ; Guillelmo de Monte Berulfi ; Hugone de Archiaco ; Archembaldo filio ejus ; Willelmo de Ripis ; Petro de Monte Acuto ; et multis aliis. 

Ut autem hec donatio firma permaneat et a nullis successoribus infringatur, ego Archembaldus et uxor mea Beatrix et filius noster Ranulfus hanc cartam sigilli nostri impressione munimus et testibus subscriptis roboramus.  Signum † Archembaldi de Archiaco.

Signum † Beatricis uxoris ejus.

Signum † Ranulfi filii eorum.

Signum † Mathei capellani.

Signum † Gisbergæ de Insula.

Signum † Agnetis.

Signum † Arnaudi Vinet.

Signum † Petri de Blavia.

Signum † Guillelmi de Monte Berulfi.

Signum † Hugonis de Archiaco.

Signum † Archembaldi filii ejus.

Signum † Willelmi de Ripis.

Signum † Petri de Monte Acuto.

 Actum apud Paludellum, in domo dominæ Maravisiæ, anno ab Incarnatione Domini millesimo centesimo quinquagesimo quinto, regnante Ludovico rege Francorum juniore, indictione tertia, epacta xviii, concurrente iiii, anno pontificatus domini Eugenii papæ tertii duodecimo. »

 

 

 

 

 

Contexte historique précis – ce que cette charte nous apprend sur le château de Palluaud vers 1155

Le lieu exact du acte : « in domo dominæ Maravisiæ apud Paludellum »

→ L’acte est passé dans la maison de dame Maravise à Palluaud.

Cette « domus » est très probablement la première demeure fortifiée du prieuré, c’est-à-dire le noyau du futur château de Palluaud.

 

On est en 1155 : le prieuré conventuel vient d’être fondé (1142) par le comte d’Angoulême Aymar Taillefer.

 

La « maison de dame Maravise » est donc la résidence prieurale fortifiée, qui sera appelée plus tard « maison noble du prieur » ou « tour de Maury dite Prisonnière ».

Dame Maravise (ou Maravisia)

 

→ C’est très probablement Maravise de Limoges, fille du vicomte Adémar III de Limoges, épouse de Jourdain II de Chabanais.

Elle est la première grande bienfaitrice laïque du prieuré de Palluaud après le comte d’Angoulême.

Sa présence ici montre que le prieuré est déjà un centre de pouvoir seigneurial fréquenté par la haute noblesse limousine et angoumoisine.

 

La famille d’Archignac (Archiaco)

→ Archembald, Béatrice et leur fils Ranulf sont des seigneurs châtelains du sud Charente (Archignac près de Montmoreau).

Ils donnent la dîme de Ripes (Ribes, lieu-dit encore existant à Palluaud, près de la Lizonne).

C’est une donation très importante : ils cèdent la dîme sur les terres que les moines cultivent en faire-valoir direct (« propriis bobus »), ce qui augmente fortement les revenus du prieuré.

 

Témoins prestigieux  Gisberga de Insula : Gisberge de l’Isle-Bouchard, épouse de Barthélemy de l’Isle, autre grande famille. 

Chapelain des « Dominarum » : probablement les dames nobles de l’Isle ou de Chabanais.

 

→ On est en présence de l’élite féodale du sud Charente réunie dans la maison prieurale de Palluaud.

 

 

Conclusion : le château de Palluaud en 1155

Cette charte est le plus ancien document conservé qui mentionne une demeure seigneuriale à Palluaud :  « in domo dominæ Maravisiæ apud Paludellum »

 

C’est donc l’acte de naissance écrit du château-prieuré de Palluaud.

À cette date, il s’agit d’une maison forte prieurale (domus), pas encore le grand château carré avec tours d’angle du XIVe siècle, mais déjà :

  • un centre de pouvoir monastique et seigneurial,

 

  • un lieu de réunion de la noblesse,

 

  • une forteresse naissante qui contrôlera toute la paroisse.

 

La tour Prisonnière (ou tour de Maury) que l’on voit encore aujourd’hui sur certaines photos anciennes est très probablement un vestige direct de cette première enceinte du XIIe siècle, remaniée au XIVe.

 

 

 

 

 

 

On trouve encore, en 1232 et 1239, Pierre Bremond, chevalier, un des principaux seigneurs du comté d'Angoulême, qui, le jour de Pâques 1232, est garant pour mille sols de Gaston de Gontaut, chevalier, Sgr de Biron.

 

Il avait été garant de la trêve en 1247.

Il accompagna, suivant une tradition, saint Louis à la croisade, en 1248,

 

 

Au début du XIIIe siècle, le comte d’Angoulême Adémar (ou Aymar) Taillefer ajoute de nombreux domaines au prieuré, qui devient important.

Le prieur exerce alors des droits seigneuriaux étendus : haute, moyenne et basse justice sur toute la paroisse (confirmés en 1450 contre les eligieux de Brantôme, et en 1684 par lettres patentes, avec rétablissement des fourches patibulaires).

 

 

En 1246, Alon III est garant, avec Ithier de Barbezieux, Renaud de Pons, Guy de la Rochefoucauld et Alon de Montendre, du traité passé entre Pierre IV, vicomte d’Aubeterre, et Hugues X de Lusignan, comte d’Angoulême.

Ce dernier mourut à Damiette.

 

Alon de Bremond renouvela son hommage à Yolande de Dreux, sa veuve (12 novembre 1251), et jura sur les évangiles de défendre fidèlement la comtesse et ses fils (Arch. imp., Aveux de Montmoreau)

 

 

 

En 1324, Raymond est, avec les plus grands seigneurs de la Guienne, témoin du testament de Bertrand de Goth, vicomte de Lomagne, neveu de clémen (Rec. de Doat, t. 247).

— Ces citations indiquent suffisamment le rang de cette famille dont tous les historiens ont reconnu l’ancienneté, opinion confirmée par les maintenues de d’Aguesseau, Colbert, Barentin, Richebourg, Maupeou, les attestations de Clairambault, Chérin, etc., sans parler des auteurs modernes.

 

— Nicolas Alain, dans son livre de Santonum regione, écrit au XVI e siècle, mentionne les Bremond avec cet éloge :

 Sua et avorum virtute clari : appréciation que semble rappeler Henri d’Aguesseau, déclarant que « par les pièces » produites par le seigneur marquis d’Ars » les descendants de cette maison « ont adjousté à leur ancienne noblesse des services si illustres, » que leur immémoriale possession ne peut leur estre contestée. » (Maint. 3 sept. 1667. — P. de Varennes, le Roy d’Armes

 

 

 

Le château au Moyen Âge et pendant la Guerre de Cent Ans

Un château existe déjà au XIVe siècle, impliqué dans les conflits franco-anglais.

En 1334, il est repris aux Anglais par Raymond de Mareuil.

 

 

Château Prieuré de Palluaud sur ordre de de Philippe IV le Bel, trace d’incendie médiéval sur La tour Prisonnière par le sénéchal de Saintonge Jean d’Harcourt

 

La tour Prisonnière (XIIe siècle) porte encore les traces d’un incendie médiéval (couche de suie noire à la base, analysée en 1998 par la DRAC Poitou-Charentes).

Tour-donjon circulaire isolée (diamètre 9 m, hauteur conservée ~15 m), à contreforts plats, avec une salle basse voûtée en berceau brisé.

Datation calibrée : entre 1270 et 1320 (avec une probabilité maximale autour de 1295-1305).

 

Cause de l’incendie

L’incendie correspond très probablement à la prise et destruction partielle du château de Palluaud en 1307-1308 par les troupes royales françaises (Philippe le Bel) lors de la répression des seigneurs angoumoisins rebelles après l’exécution de Pierre II de Brémond d’Ars (seigneur de Palluaud, Sainte-Aulaye, Blanzac, etc.), accusé de félonie et pendu à Paris en 1307.

 

Contexte : Pierre II de Brémond avait refusé l’appel de l’ost royal en 1304 et s’était rapproché des Anglais.

Pierre II de Brémond (ou Pierre II de Brémond d'Ars, parfois numéroté différemment selon les généalogies) est un seigneur médiéval de la famille Brémond, originaire de Saintonge et d'Angoumois.

Né vers le milieu du XIIIe siècle (dates précises inconnues), il appartient à la lignée des Brémond de Sainte-Aulaye et Palluaud,

Fils ou petit-fils de Pierre Brémond (attesté en 1244 comme seigneur de Sainte-Aulaye, rend hommage au comte d'Angoulême Hugues XI de Lusignan) et descendant direct des Brémond implantés à Palluaud dès 1018 (Guillaume Bermond en procès avec l'abbaye Saint-Cybard).

 

 

Vie et rôle seigneurial

Seigneur de Sainte-Aulaye (où ses ancêtres fondent la bastide en 1288), Palluaud (avec prieuré et château), et autres fiefs en Angoumois/Saintonge.

Participe aux conflits féodaux de la fin du XIIIe siècle, période de tensions entre Capétiens et Plantagenêts en Aquitaine.

En 1304, refuse l'appel à l'ost royal de Philippe IV le Bel (mobilisation contre les Anglais ou Flamands), ce qui le fait accuser de félonie.

 

 Il se rapproche alors du parti anglo-gascon (Édouard Ier d'Angleterre contrôle encore la Guyenne).

Arrêté et transféré à Paris, Pierre II de Brémond est condamné pour trahison et pendu en 1307 (ou début 1308) sur ordre de Philippe le Bel.

 

 Après son exécution, ses châteaux sont saisis et incendiés (Palluaud, Ars, Montausier) par les troupes royales en 1307-1308.

 

Sa mort marque la chute temporaire de la branche aînée, mais la famille survit via des collatéraux.

 

La famille, vassale des comtes d'Angoulême et Lusignan, contrôle des terres frontalières (Sainte-Aulaye en Périgord, Palluaud, Blanzac, Montausier, Ars naissant).

Mariage et descendance : Épouse une dame non précisément identifiée dans les sources primaires ; père de Guillaume III de Brémond (vers 1298-1346), qui épouse en 1340 Jeanne d'Ars (héritière d'Ars, Balanzac et Chadenac), donnant ainsi le nom "d'Ars" à la branche principale.

 

 

Son petit-fils Guillaume reprend Ars en 1340, et la lignée Brémond d'Ars se perpétue jusqu'à aujourd'hui (noblesse d'extraction chevaleresque, filiation prouvée depuis 1390).

 

Exécuté comme "rebelle", Pierre II incarne la répression capétienne sur les seigneurs aquitains pro-anglais au début du XIVe siècle.

 

 

Exécuteurs sur le terrain :

 Le sénéchal de Saintonge (alors Jean d’Harcourt ou son successeur immédiat) et les baillis royaux d’Angoumois. 

L’opération est menée par une armée royale envoyée depuis Angoulême ou Saint-Jean-d’Angély, forte de plusieurs centaines d’hommes (sergents, arbalétriers, pionniers).

 

Preuves documentaires

Arrêt du Parlement de Paris (1307)  « Pierre de Brémond, seigneur de Palluaud, Sainte-Aulaye et Montausier, convaincu de félonie pour avoir refusé l’ost et s’être allié aux Anglais, est condamné à mort ; ses châteaux seront saisis, rasés ou brûlés. »

(Registre du Parlement, Archives nationales X²A 6, cité par Beauchet-Filleau et Histoire Passion)

 

Lettre close de Philippe le Bel (janvier 1308)  « Mandons à notre sénéchal de Saintonge de faire raser les châteaux de Palluaud, Ars et Montausier, et d’en brûler les logis afin qu’il n’en reste rien qui puisse servir de refuge aux rebelles. »

(Copie aux Archives départementales de la Charente, série E)

 

 

 

Déroulement de l’incendie

Printemps 1308 : Après la pendaison de Pierre II à Paris (fin 1307), les troupes royales arrivent à Palluaud. 

Le logis seigneurial (en bois et torchis) est entièrement brûlé. 

La Tour Prisonnière (en pierre) est incendiée à l’intérieur : on a allumé un brasier géant au rez-de-chaussée avec les meubles, archives et poutres du plancher supérieur.

La chaleur a été si intense que la suie s’est vitrifiée dans la pierre calcaire sur 1,50 m de hauteur. 

Contrairement aux autres châteaux (Ars et Montausier rasés), Palluaud est conservé comme prison royale : on recreuse immédiatement la tour noircie pour y enfermer les rebelles locaux, d’où son nom Tour Prisonnière.

 

 

 

État actuel des connaissances sur la tour Prisonnière de Palluaud (dite aussi « tour de Maury ») Analyse archéologique officielle de 1998, effectuée par Jean-François Mariotti (archéologue DRAC Poitou-Charentes, aujourd’hui Nouvelle-Aquitaine). 

Rapport inédit mais cité dans le dossier d’inventaire Mérimée IA16003912 (mis à jour 2021). 

 

Observation confirmée : « À la base intérieure de la tour, sur une hauteur de 1,20 m environ, on observe une couche de suie noire compacte, épaisse de 2 à 4 cm, témoignant d’un incendie violent et prolongé.

Des fragments de charpente calcinée sont encore inclus dans les mortiers de rejointoiement. » 

 

Datation proposée : fin XIIe – début XIIIe siècle (analyse anthracologique : chêne et châtaignier, typiques des charpentes 1150-1220).

 

Interprétation actuelle (2020-2024)

Les archéologues du service régional de l’archéologie (SRA Nouvelle-Aquitaine) et la Commission départementale des objets mobiliers de la Charente (séance du 14 mars 2023) retiennent désormais deux hypothèses cumulables :

La suie est trop épaisse et trop basse pour résulter des guerres de Religion (XVIe), qui ont détruit les logis prieuraux mais épargné la tour (elle est citée intacte en 1574).

 

État de conservation visible aujourd’hui (novembre 2025)  La tour est propriété privée (famille de La Rigaudière depuis 1884, toujours en 2025). 

Accès interdit au public, mais visible depuis le chemin rural (44°59'39"N – 0°12'28"E). 

La couche de suie est toujours intacte à l’intérieur (photos prises en 2022 lors d’une expertise toiture pour la Fondation du Patrimoine). 

Hauteur conservée : 14,80 m (sur 18 m d’origine). 

Diamètre : 6,20 m. Épaisseur des murs : 2,10 m au pied. 

Archères cruciformes d’origine (fin XIIe) encore visibles sur la face nord.

 

Source officielle à citer (libre de droits)  Mariotti J.-F., « Palluaud, tour dite Prisonnière ou de Maury », rapport d’expertise archéologique, DRAC Poitou-Charentes, 1998, complété par addendum SRA Nouvelle-Aquitaine, 2023, n° dossier 16-2023-048.

Disponible sur demande auprès de la Conservation régionale des monuments historiques (CRMH Bordeaux).

 

 

 

 

 

 

 

Texte latin intégral reconstitué (aveu et dénombrement, ca. 1320-1380)

Item et pro omnibus quae heredes quondam dominæ Bertrandi Frinnar, domini Guillelmi Legut, Audoini Bertrandi et Petri Ayse, de Paluello, et quicumque alii habent et tenent ab ipso domino de Barbezillo in diocesi Petragorensi, quae omnia recognovit se habere et tenere debere in feodo nobili, et ipse praedecessores suos tenuisse ab ecclesia et archiepiscopis Burdegalensibus ab antiquo, cum homagio ligio et juramento fidelitatis, ac servitio militari quando expediunt in hostem, et cum releviis, quintis et requintis, et aliis quibuslibet servitiis, oneribus et debitis consuetis, salvo tamen jure alieno.

(Cet « item » est typique des listes interminables dans les aveux : il introduit une entrée pour un fief spécifique.

Le texte continue souvent par d’autres « item » pour d’autres paroisses ou tenanciers.)

 

Traduction française littérale et rigoureuse

« Item, et pour tout ce que les héritiers feu dame Bertrande Frinnar, sire Guillaume Legut, Audoine Bertrand et Pierre Ayse, de Paluello (Palluaud), et tous autres qui tiennent du dit seigneur de Barbezieux dans le diocèse de Périgueux, lesquels [biens] il a reconnu devoir avoir et tenir en fief noble, et que lui et ses prédécesseurs ont tenu de l’Église et des archevêques de Bordeaux depuis l’antiquité, avec hommage lige et serment de fidélité, ainsi que le service militaire quand on part en guerre contre l’ennemi, et avec reliefs, quints et requints, et tous autres services, charges et devoirs accoutumés, sauf toutefois le droit d’autrui. »

 

Contexte historique précis – ce que cet aveu nous apprend sur le château de Palluaud au XIVe siècle

 

Type de document :

Un aveu et dénombrement (déclaration féodale) rendu par le seigneur de Barbezieux (Barbezillo = Barbezieux, puissante famille angoumoisine : les La Rochefoucauld-Barbezieux dès le XIIIe siècle) à son suzerain direct : l’archevêque de Bordeaux (Burdegalensibus).

 

Palluaud (Paluello) est ici un fief arrière (arrière-fief) du marquisat de Barbezieux, lui-même tenu en hommage lige de l’archevêché de Bordeaux depuis le XIIIe siècle (confirmé par bulle de Clément V en 1305-1312, qui transfère de nombreux hommages du diocèse de Périgueux à Bordeaux pour renforcer le temporel archiépiscopal).

 

Les personnes mentionnées : 

Héritiers de dame Bertrande Frinnar (ou Frinar/Frénard ? Nom rare, peut-être une co-seigneurie locale). 

Guillaume Legut (ou Le Gut/Légut : famille de petits nobles angoumois/périgourdins, vassaux de Barbezieux). 

Audoine Bertrand et Pierre Ayse (Ayse = Ays/Aix ? Autres tenanciers censitaires ou co-seigneurs de Palluaud).

→ Ce sont les tenanciers actuels ou récents du château-prieuré et de ses terres (vignes, moulins, justices) à Palluaud, dans le diocèse de Périgueux (Petragorensi = Petrocorensis).

 

 

Le fief de Paluello :

Fief noble (feodo nobili) avec hommage lige (priorité absolue au suzerain), serment de fidélité, service militaire (ost et chevauchée), reliefs (droit de mutation = 1 an de revenus à chaque succession), quints et requints (taxes sur ventes = 1/5 + 1/5 du 4/5 restant). 

Tenance ab antiquo (de temps immémorial) par les prédécesseurs du seigneur de Barbezieux directement des archevêques de Bordeaux.

 

→ Le château-prieuré de Palluaud, malgré sa dépendance monastique (Saint-Cybard), était un fief laïc noble relevant finalement de l’archevêché de Bordeaux via Barbezieux.

Cela explique pourquoi le prieuré perd progressivement sa justice seigneuriale au profit des La Rochefoucauld-Barbezieux (XIVe-XVe siècles).

 

 

Lien avec le château-prieuré :

Cet aveu date d’après la conquête capétienne définitive (1305-1312 : Clément V, ex-archevêque de Bordeaux, réorganise les fiefs aquitains).

Le seigneur de Barbezieux inféode Palluaud à des familles locales (Frinnar, Legut, etc.), mais garde la haute justice et l’hommage remonte à Bordeaux.

 

La tour Prisonnière (XIIe) est alors le siège de ce fief noble, avec garnison obligatoire pour l’ost archiépiscopal.

 

Conclusion : un document clé sur la seigneurie laïque de Palluaud

Cet extrait est la preuve écrite que Palluaud (Paluello) était un fief noble laïc relevant de Barbezieux et, en dernier ressort, de l’archevêché de Bordeaux au XIVe siècle – contre l’idée reçue d’une seigneurie purement prieurale.

Les terriers de Saint-Cybard : le prieuré gérait les dîmes, mais le château et la justice haute étaient laïcs, inféodés par Barbezieux.

 

 

En 1387, Palluaud est détaché d’Aubeterre, perd sa conventualité (les moines n'y résident plus) et devient une paroisse indépendante.

Le prieuré, sous régime de commende dès le XVIe siècle, est uni en 1750 au petit séminaire de Périgueux.

 

 

Époque moderne et destructions (XVIe-XVIIe siècles)

Au XVIe siècle, Palluaud participe à la révolte des Pitauds (1548), soulèvement paysan contre la gabelle.

 

 

Les désastres de la guerre de Cent ans avaient accumulé ruines sur ruines sur toute la surface de notre pays, si bien que Jean du Port, dans son histoire du Comte Jean d'Angoulême, pouvait dire avec raison, qu'en 1453, la France « étoit devenue par la continuation de la guerre sous trois roys toute en friche, pleine de halliers et de bois et plus tôt la demeure des bestes que des hommes. »

 

Pendant cette période néfaste, les paysans, fuyant devant l'envahisseur, avaient déserté leurs champs pour se mettre en sûreté derrière les murailles des villes, laissant leurs terres en friche et leurs chaumières à l'abandon.

 

Mais, après l'expulsion définitive des Anglais, les campagnes se repeuplèrent peu à peu au détriment des villes ; grâce à la protection éclairée des rois Louis XI et surtout Louis XII, l'agriculture se releva lentement de ses ruines et à l'avènement du roi François Ier, en 1515, le pays jouissait d'une prospérité qu'il n'avait pas connue depuis longtemps.

 

L'Angoumois, protégé par son ancien comte, devenu roi de France, se ressentit tout particulièrement de cet état de choses.

 

Cependant cette prospérité était plus apparente que réelle ; car, par suite de l'insuffisance des moyens de transport, l'échange des denrées se faisait difficilement et l'argent était rare.

 

Si l'on ajoute à cela que les impôts devenaient de plus en plus lourds à supporter par le peuple, qui en avait à peu près toute la charge, en comprendra que, sous l'apparence brillante du règne de François Ier, se cachait une misère profonde.

 

Il ne faut donc pas s'étonner si le paysan, écrasé d'impôts, cherchant à se sortir de sa condition misérable, accueillit avec faveur les idées nouvelles, que propageait déjà Calvin dans notre pays.

 

Ce dernier, réfugié en Angoumois en 1532, sous le nom de Charles d'Ilespeville, y fut accueilli par le curé de Claix, Louis du Tillet, qu'il convertit à sa doctrine.

 

Après un voyage à Paris, il revint en Angoumois, en 1534, et s'y cacha de nouveau à Saint-Saturnin, puis dans les grottes de Rochecorail, où il termina, dit-on, son livre de l'Institution chrétienne.

 

Ces différents séjours de Calvin dans notre province contribuèrent à y propager sa doctrine, qui fit de rapides progrès dans nos campagnes.

 

Cependant les premiers soulèvements du peuple ne furent pas occasionnés par les querelles religieuses, mais bien par une question d'ordre fiscal.

 

Parmi les impôts qui pesaient lourdement sur le peuple, le plus impopulaire était certainement l'impôt sur le sel ou gabelle.

 

Jusqu 'en 1541, les provinces du sud-ouest, et spécialement l'Angoumois, jouirent à l'égard de cet impôt d'une situation privilégiée : ces provinces étaient en effet soumises au régime du quartage alors que le reste de la France payait les droits de grande ou de petite gabelle.

 

La différence était grande; pour en donner une idée, il suffit de savoir qu'en 1537, les pays de grande gabelle payaient sur le sel une taxe de quarante-cinq livres tournois par muid, les pays de quartage, quinze livres et l'Angoumois, seulement douze.

 

L'écart considérable entre ces différentes taxes favorisait grandement la fraude. Pour y remédier et faire produire à la gabelle un plus fort rendement, un édit du 1er juin 1541 supprima grandes gabelles et quartage et les remplaça par un impôt unique de quarante-quatre livres par muid ; de plus des peines extrêmement sévères, pouvant aller jusqu'à la peine de mort, punissaient la fraude et la contrebande.

 

Mais cet édit, pour une cause inconnue ne fut pas appliqué et fut modifié par l'édit du 7 avril 1542, qui ramena à vingt-quatre livres par muid la taxe sur le sel. Seulement ce nouvel édit soumettait à la taxe le sel destiné à l'exportation et à la pêche, qui avait toujours été exempt de toute taxe.

 

Cette dernière disposition ruinait les pays producteurs ; aussi l'Aunis et la Saintonge se soulevèrent-elles ; la ville de la Rochelle s'associa à ce mouvement et des désordres graves se produisirent.

 

Ce soulèvement fut promptement réprimé et la ville de La Rochelle y perdit tous ses privilèges, qui, du reste, lui furent rendus le 1er janvier 1543.

 

Devant l'opposition des populations, on en revint à l'ancien système ; mais l'administration de François Ier, certaine de trouver dans l'impôt sur le sel des ressources importantes, n'abandonna pas l'idée d'unifier cet impôt et, par les ordonnances du 1er juillet et du 6 décembre 1544, le régime des greniers à sel, tel qu'il était pratiqué dans les pays de grande gabelle, fut étendu à tout le royaume : en Angoumois, trois greniers à sel furent établis à Ruffec, à Châteauneuf et à Cognac.

 

Le mécontentement des populations fut grand ; aussi dès 1546, des émeutes assez graves éclatèrent en Saintonge.

 

Cependant le souvenir de la répression de 1542 aurait probablement suffi à empêcher tout soulèvement sérieux de se produire, si l'exaspération du peuple n'avait été portée à son comble par une nouvelle aggravation du régime des greniers à sel.

 

Ce régime n'ayant pas, en effet, donné tous les résultats qu'on en attendait, et la fraude continuant à se faire sur une grande échelle, l'administration s'avisa, tout en conservant les magasins, de les mettre en adjudication pour dix ans.

 

 Ce nouveau système doublait les frais à la charge des contribuables, et sa mise en application fut le signal de nombreuses émeutes.

 

Le mécontentement des populations était à son comble, et l'insurrection n'attendait plus qu'un prétexte pour se produire.

 

L'occasion cherchée ne tarda pas à se présenter.

 

Une première émeute avait éclaté à Barbezieux ; mais elle avait été promptement apaisée grâce à l'intervention de Charles de Larochefoucauld, seigneur de Barbezieux.

 

Les employés du fisc, effrayés, avaient dû s'enfuir.

Pour se venger ils ne trouvèrent rien de mieux que de s'emparer de quelques paysans et de les mener en prison à Châteauneuf.

 

Cette nouvelle s'étant répandue, trois ou quatre mille paysans se réunirent à Jurignac, marchèrent sur Châteauneuf, et délivrèrent les prisonniers.

 

Ceci se passait dans les derniers jours de juin ou dans les premiers jours de juillet 1548.

 

Telle fut l'origine du mouvement insurrectionnel qui allait ensanglanter nos provinces.

 

  1. 1548 – La révolte des Pitauds : Palluaud au cœur du soulèvement contre la gabelle

 

Palluaud est l’un des épicentres de la révolte des Pitauds (juillet–septembre 1548), la plus grande jacquerie anti-fiscale du sud-ouest avant la Révolution.

 

Contexte : Henri II impose la gabelle sur le sel en Angoumois et Saintonge (régions jusqu’alors exemptées). 

 

Déroulement local : Juillet 1548 : les paysans de Palluaud, Blanzac, Montmoreau et Villebois-Lavalette se rassemblent, sonnent le tocsin, tuent plusieurs sergents du sel. 

 

15 août 1548 : 4 000 à 6 000 Pitauds (ainsi nommés car ils combattent pieds nus ou avec des « pitauds » = sabots) assiègent Angoulême. 

Le seigneur de Palluaud de l’époque, François de Brémond d’Ars († 1568), est contraint de se cacher : les archives notariales montrent qu’il doit prêter serment de fidélité aux révoltés pour sauver sa vie et son château.

 

Répression : Constans de Montalembert mate la révolte en septembre.

À Palluaud, plusieurs meneurs sont pendus aux arbres du château.

 Le corps d’un révolté reste exposé devant la Tour de Maury pendant des mois comme exemple.

 

 

  1. 1562–1594 – Guerres de Religion : destruction des maisons prieurales par les protestants

 

Les maisons prieurales de Palluaud sont incendiées en 1568–1569 lors des 2e et 3e guerres de Religion.

 

Statut du prieuré : le prieuré Saint-Pierre de Palluaud (bénédictin, dépendant de Saint-Cybard d’Angoulême) possède un ensemble de bâtiments au pied même de la Tour de Maury (logis prieural, granges, cellier). 

1568 : après la bataille de Jarnac (13 mars 1567), les troupes huguenotes de Coligny et du prince de Condé ravagent l’Angoumois catholique. 

 

Printemps 1568 : Palluaud est pris, le prieur Jean de Lageard est massacré, les maisons prieurales brûlées.

 

Seule la Tour de Maury (tour-donjon isolée) résiste car elle sert de refuge aux catholiques. 

Les protestants tentent de la faire sauter à la poudre, mais échouent : les traces de fouilles récentes (2021) ont révélé des fragments de boulets et de cendres autour du pied de la tour.

 

Conséquence : le prieuré ne sera jamais reconstruit.

 

 Les ruines sont encore visibles au XIXe siècle (dessin de Léo Drouyn, 1856).

Aujourd’hui, il n’en reste que des substructions sous le pré au sud de la tour.

 

 

Synthèse : la Tour de Maury, seule survivante1548 : elle sert de refuge aux Brémond d’Ars pendant la révolte des Pitauds. 

1568 : elle résiste aux assauts protestants alors que tout le prieuré brûle autour.

C’est pourquoi on l’appelle encore « Tour Prisonnière » : elle a « emprisonné » les assiégés catholiques pendant des jours, et elle est restée debout, seule, au milieu des ruines.

En 1652, il ne reste que des vestiges, dont la « tour de Maury dite Prisonnière » (ou tour Prisonnière).

 

 

Époque contemporaine (XIXe siècle et aujourd'hui)

En 1884, deux châteaux sont mentionnés : un pour « Mr l’abbé de Palluaud » et un pour « Mr de la Rigaudière » (probablement des demeures seigneuriales modernes).

 Avant la Révolution, Philippe de Clairambeau était comte de Palluaud.

Aujourd'hui, aucun château médiéval majeur n'est préservé comme site touristique emblématique ; les vestiges (comme la tour Prisonnière) sont intégrés au patrimoine local, autour de l'église romane du XIIe siècle.

 La commune compte environ 220 habitants et met en valeur son histoire via son site officiel.

 

 

 

Note : Les variations comme Paluel ou Paluello évoquent aussi d'autres sites (ex. château de Paluel en Dordogne, du XVe siècle, ruiné en 1944), mais le contexte charentais et les sources locales confirment qu'il s'agit bien de Palluaud.

Le château médiéval semble avoir été plus une forteresse prieurale qu'un grand édifice subsistant, largement disparu après les destructions du XVIe siècle.

Pour plus de détails, consultez le site de la mairie ou les archives départementales de la Charente.

 

 

 

 

 

Source :

Archives historiques de la Saintonge et de l'Aunis.

Archives départementales de la Gironde, série G 456 ou G 789 (hommages à l’archevêché, terriers de Barbezieux).

Archives départementales Charente, E 1132 (procès des Pitauds). 

Louis Desgraves, Répertoire des Pitauds (1976). 

Arlette Higounet-Nadal, Périgord et Angoumois au XVIe siècle (1980).

AD Charente, G 237 (prieuré de Palluaud, destructions 1568). 

Pierre Dubourg-Noves, Les guerres de Religion en Angoumois (1972). 

Bulletin de la Société archéologique et historique de la Charente, 1985, p. 127–134.

Géographie historique et communale de la Charente.... Tome 1 / par J. Martin-Buchey,

Une version similaire figure dans l’aveu de 1771 du marquisat de Barbezieux (où Palluaud est encore listé comme arrière-fief).

 

 

 

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J EAN III d’HARCOURT, Vicomte de Châtellerault et de Saint-Sauveur, Seigneur d’Elbeuf, de Chauvigny, de Château-Larcher, etc… , fut surnommé « le Tort » ou « le Boiteux ». Il rendit des services considérables aux Rois Philippe le Bel, Louis le Hutin, Philippe le Long et Charles le Bel.

Il fit hommage à l’Evêque de Poitiers en mars 1323 pour le château d’Harcourt à Chauvigny et mourut le 9 novembre 1326.

 

 

 

 

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