Les Guerres de Religion en Saintonge, la citadelle catholique de Brouage - Charles IX -Henri III- Agrippa d'Aubigné- Henri IV

Il n'est pas possible de nommer Théodore Agrippa d'Aubigné sans rappeler ce que fut ce compagnon d'Henri IV, à la fois soldat courageux et écrivain brillant.

Théodore Agrippa d'Aubigné naquit au château de Saint-Maury, près de Pons, en Saintonge, l'an 1552. Son père était seigneur de Brie en Saintonge. Sa mère était célèbre par l'intelligence et la culture de l'esprit ; d'Aubigné, dont la naissance lui coûta la vie, conservait précieusement un commentaire écrit par elle du texte grec de saint Basile.

Lui-même était né pour l'étude : à six ans, il lisait le français, le latin, le grec, l'hébreu ; à sept ans et demi, il avait traduit le Criton de Platon.

Mais il était né aussi pour l'action, pour la lutte, pour les combats de la foi.

A 10 ans, témoin des massacres d'Amboise, il vouait sa vie à la cause des réformés. Son père l'avait fait passer sous les poteaux où se balançaient les corps des principaux chefs protestants condamnés et pendus après la conjuration.

« A huict ans et demi, le père mena son fils à Paris ; et en le passant par Amboise, un jour de foire, il vit les testes de ses compaignons d'Amboise, encore reconnaissables, sur un bout de potence, et en fut tellement esmeu, qu'entre sept ou huict mille personnes, il s'escria : « Ils ont descapité la France, les bourreaux ! » Puis le fils ayant piqué près du père pour avoir veu à son visage une esmotion non accoutumée, il luy mit la main sur la teste en luy disant : « Mon enfant, il ne faut point que ta teste soit espar-gnée, après la mienne, pour vanger ces chefs pleins d'honneur; si tu t'y espargnes, tu auras ma malédiction. » D'Aubigné, qui raconte ce trait, fit le serment d'Annibal : il jura, et tint parole.

Contraint, à dix ans, de fuir Paris pour fuir la persécution, il fut pris à quelques lieues de Fontainebleau, conduit à l'inquisiteur, condamné au bûcher : le jeune d'Aubigné demeura calme devant la mort. « L'horreur de la messe, répondit-il, m'ôte celle du feu. » Il échappa, sauvé et guidé par le geôlier ému de son courage.

Tout jeune encore, il perdit son père ; les débris qui lui restaient de la fortune de sa mère passèrent entre les mains d'un infidèle tuteur. Seul et sans ressources, il tourna son ardeur vers la guerre ; on l'enferma, on lui enleva chaque soir ses habits ; il ne pouvait sortir de sa chambre, devenue prison, que par la fenêtre et en chemise : il en sortit une nuit, les draps de son lit lui servant d'échelle, et, parut sans vêtements au milieu d'une troupe de cavaliers huguenots. On l'habilla, et le voilà en campagne. « Au moins je n'accuserai pas la guerre de m'avoir dépouillé », dit-il.

A 13 ans, il commençait de se battre dans les armées du Prince de Condé, puis avec le Roi de Navarre Henri IV. Il fut un de ses compagnons les plus fidèles. Henri IV le nomma gouverneur de l'Ile d'Oléron et de Maillezais en Vendée, Vice-Amiral de Guyanne et de Bretagne.

D'Aubigné, courageux soldat, d'un esprit rude, âpre et austère, toujours mécontent, était un mauvais courtisan.

La vie militaire d'Agrippa d'Aubigné répond à ce début : héroïque, d'une incroyable audace, mais où d'audace n'excluait pas le bon conseil. Henri de Navarre le remarqua, se l'attacha comme écuyer, et n'eut point de serviteur plus dévoué, plus fidèle, Plus sage. La sagesse de l'écuyer n'était pas toujours pour plaire au prince : elle ne put jamais consentir à servir ses galanteries, ni retenir l'expression vive, souvent amère, d'un blâme plus juste que respectueux.

L'indifférence d'Henri subordonnant sa foi aux nécessités de sa politique froissait l'intraitable sectaire ; à chaque instant le farouche protestant était sur le point de quitter le service d'un chef de parti si peu ferme; il voulait s'en aller, et ne s'en allait pas : il aimait Henri. Plus d'une fois il lui épargna des fautes : il l'empêcha d'épouser la duchesse de Guiche, qui eût été pour le béarnais sur le chemin du trône de France un obstacle difficile à franchir; il l'empêcha de fondre son armée dans celle d'Henri III, où elle eût été perdue, et le Béarnais n'eût été plus rien.

Deux fois il encourut la disgrâce d'Henri IV. Mais malgré tout, il restait dévoué et fidèle. Il a écrit, notamment, une histoire universelle et Les Tragiques, poèmes satiriques en parties où il dépeint les malheurs de la France.

Son fils Constant fut père de Mme de Maintenon qui, sans doute pour se faire pardonner ses origines huguenotes, poussa Louis XIV à la révocation de l'Edit de Nantes.

 

Charles IX et Henri III : la citadelle catholique de Brouage

— Ce gros centre de commerce devient une place de guerre. C'est que, sur toute cette façade maritime de la Saintonge et de l'Aunis où les idées de la Réforme ont gagné parmi les marins, les pêcheurs, les commerçants en relation avec les ports du Nord, les guerres de religion sont particulièrement âpres.

Face à la Rochelle qui devient Le centre d'un état protestant qui va s'étendre un instant sur presque toute la Saintonge et le Poitou, Charles IX, sous la direction d'ingénieurs italiens, fait fortifier Brouage, pour en faire un port, une citadelle catholique : tout autour de la ville, on creuse des fossés profonds; aux quatre angles, avec de la terre du marais, de forts madriers, des mâts de navire, des pierres dures, on élève quatre bastions. Mais une telle place forte n'est pas inexpugnable : les marais qui l'entourent et où viennent s'empêtrer les protestants la protègent mieux que ses murs.

En 1562, le duc de Mayenne, luttant  contre les agitations protestantes de Saintonge, s’était rendu maitre de tout le territoire au sud de la Charente, sauf les iles de Marennes, Oléron et Arvert. Le duc fit creuser une tranchée pour réunir le canal de Brouage à la Seudre, afin d’empêcher tout secours venant du dehors. Les habitants des iles, voyant l’impossibilité de continuer la lutte, se soumirent.

En 1567, Brouage, en même temps que La Rochelle, fut conquise par les huguenots de Coligny.

Deux ans plus tard, à la suite de la bataille de Moncontour 3 Octobre 1569, Rivière Puy-Taillé la reprit aux protestants.
Le chef catholique avait poursuivi les huguenots jusque dans Brouage ou lui et ses soldats entrèrent avec tous les fuyards, avant que l’on ait eu le temps de fermer les portes. Il en périt un grand nombre. Un millier d’Allemands, qui ne connaissaient pas le pays et qui fuyaient en désordre, furent assommés dans les marais ; d’autres, qui essayaient de fuir dans des barques, furent noyés. Ce fut un grand massacre.

Brouage avait été fortifié par Rivière Puy taillé aidé des conseils de l’ingénieur Bellarmat-Béfanon. Ces fortifications consistaient en un fossé creusé autour de la ville et en quatre bastions formés de mâts de vaisseaux liés avec planches de sapin, et recouverts de sable, de fumier et de gazon.

1570, la place était emportée par le duc de La Rochefoucaud, calviniste

Pendant que l’armée calviniste, protégée par le canal de Brou, assez large et assez profond pour offrir aux navires marchands un abri contre les orages de l’Atlantique, cernait la place du côté des terres et ouvrait la tranchée sous la direction de l’habile ingénieur Scipion Vergano.

La flotte de la Rochelle, commandée par le vice-amiral Serre, et formée d’une grande carraque, de deux vaisseaux de guerre et de trente-cinq galiottes ou patache, vint jeter l’ancre à l’embouchure du canal et bloquer la place du côté de l’Océan.

Le vice-amiral Serre qui, avec la flotte Rochelaise, bloquait la ville, avait fait couler un gros navire flamand à l’entrée du port. Sur ce navire, il avait fait monter une batterie qui foudroyait l’intérieur de la place.

Les Brouageais découragés capitulèrent.

La même année, , puis reprise par les catholiques et enfin perdue par eux après le siège dirigé par René de Pontivy, un des chefs de Jeanne d’Albret

 

Les troubles continuaient. Catherine de Médicis et Charles IX résolurent de les faire cesser en massacrant les protestants. On préparait la Saint-Barthélemy.

 

Le corps de ville de La Rochelle inquiet, informa l'Amiral de Coligny de ce qui se passait. Coligny répondit : « ce sont des craintes chimériques, on n'a rien à craindre du Roi ».

Catherine de Médicis, informée de l'inquiétude des Rochelais, chargea le Baron de la Garde de les tranquilliser.

Ce seigneur leur écrivit, de Brouage, dans les termes les plus rassurants. Mais les craintes des calvinistes n'étaient que trop justifiées.

Quelques jours après, le 24 août 1572, jour de la Saint-Barthélemy, plus de dix mille protestants furent assassinés dans les rues de Paris. Le trop confiant Coligny fut une des premières victimes. Le fanatisme religieux avait poussé le Roi de France à commettre un crime abominable.

Peu de jours avant cette boucherie, Catherine de Médicis avait écrit à Philippe Strozzi, qui était alors au sud de la Charente, près de Brouage, une lettre qui ne devait être ouverte que le 24 août et qui était ainsi conçue :

« Je vous averti que ce aujourd'hui 24 août, l'Amiral et tous les huguenots qui étaient à Paris avec lui ont été tués. Partant, avisez diligeamment à vous rendre maître de La Rochelle et faites aux huguenots qui vous tomberont ès mains le même que nous avons fait à ceux-là.  Gardez-vous bien d'y faire faute, d'autant que craignez à déplaire au Roi mon fils et à moi, Catherine. »

Des dépêches semblables étaient envoyées à tous les Gouverneurs de provinces et partout les tueries se propagèrent rapidement.

Mais les habitants de La Rochelle, prudents, s'étaient mis en état de défense, ils refusèrent de recevoir les soldats du Roi et purent éviter les massacres projetés.

 (Statue d'Henri IV en faïence émaillée dans le campanile de l'hôtel de Ville de La Rochelle ==>Voyage dans le temps du plus ancien hôtel de ville de France à la Rochelle)

En 1576, Brouage reçut la visite d'Henri IV dans les circonstances suivantes : Le Roi de Navarre, qui, pour sauver sa vie, le jour de la Saint-Barthélemy, s'était fait catholique, avait fui Paris avec sa sœur Marguerite de Navarre. Il avait poussé sans s'arrêter, jusqu'à Niort, où un grand nombre de gentilhommes huguenots étaient venus se joindre à lui.

Là, dans une grande assemblée, tenue au temple de Niort, il abjura solennellement le catholicisme, déclarant qu'il remettait son âme en l'exercice de sa première créance, qu'on lui avait ôtée par force et par contrainte et protestant d'y mourir selon l'instruction qu'il en avait eu de la Reine sa mère.

De Niort, il vint à La Rochelle, où il fit son entrée avec sa sœur Marguerite et 50 gentilhommes protestants. Les bourgeois de la ville et ceux des îles, avaient pris les armes sous prétexte de lui rendre hommage, mais, en réalité pour le protéger.

Henri et sa sœur renouvelèrent, dans le temple, de La Rochelle, l'abjuration de Niort.

On sait que le sceptique béarnais revint au catholicisme pour faire disparaître le principal obstacle qui s'opposait à ce qu'il devint Roi de France. Paris vaut bien une messe, disait-il.

Henri IV resta une semaine à La Rochelle et le 4 juillet 1576, il s'embarqua pour Brouage où l'attendait le baron de Miranbeau. On lui fit une réception magnifique, il y eut des joutes sur l'eau et des feux d'artifice. Au dîner, on servit au prince et à sa sœur des oiseaux si rares qu'ils étaient inconnus de la plupart des gentilshommes de leur compagnie. Le soir, on donna le spectacle d'un combat naval, entre un vaisseau monté par des Maures et quatre pataches qui l'attaquèrent avec beaucoup d'art et y mirent le feu, Deux jours après le roi et le prince de Navarre et la princesse quittèrent Brouage, se dirigeant sur Périgueux par Saintes.

En 1577, les protestants, en fermés dans Brouage et assiégés par l'armée royale, subirent un siège terrible.

Les catholiques, après avoir pris Saint- Savinien et Tonnay-Charente, pour séparer de la Saintonge les Rochelais, attaquent Brouage par terre et par mer : des pataches à rames de la Rochelle essaient de ravitailler la place mais se heurtent à une estacade de mâts et de vergues dont les catholiques ont fermé le port.

Malgré des prodiges de valeur, affamés et écrasés, après deux mois de siège, ils furent obligés de capituler, le 16 avril 1577.

La capitulation portait que les assiégés sortiraient le dimanche suivant à midi, avec armes et bagages, tambour battant, enseignes déployées, avec un canon et une couleuvrine. Les habitants de la ville qui voudraient rentrer dans leurs foyers auraient la liberté de conscience et la jouissance de tous leurs biens. Ceux qui jugeraient à propos de se retirer seraient escortés par les vaisseaux royaux.

La capitulation qui en fut la conséquence fut signée le 16 août. Elle portait que ceux-ci sortiraient le dimanche suivant, à midi, avec armes et bagages, tambour battant, enseignes déployées, et, de plus, avec un canon et une couleuvrine que les assiégeants seraient tenus de faire conduire à La Rochelle dans le délai de huit jours.

Condé refusa de ratifier le traité, et fut d'avis que sans rompre, on en différât l'exécution jusqu'à l'arrivée du roi de Navarre, qui venait, dit-il, à grandes journées, avec un renfort considérable. Lorsque cette résolution fut connue à Brouage, elle y excita une désapprobation générale. On repoussa avec indignation un procédé qui, pour être avoué par la politique, n'en répugnait pas moins à l'honneur. La parole était donnée et la ville devait être rendue.

Déjà, sur un bruit vague que le traité était rompu, Mayenne s'apprêtait à faire donner l'assaut, lorsque le dimanche 28 août, les assiégés sortirent en bon ordre de la place. Une partie se retira à Pons, le reste à La Rochelle.

Toutes les conditions ayant été fidèlement exécutées de part et d'autre, Charles (II) de Lorraine, duc de Mayenne fit son entrée dans la place en 1577.

En 1578,  Ce prince confia le gouvernement de Brouage à Guy de Saint-Gelais, seigneur de Lansac, qui avait puissamment contribué à sa soumission y laissa une forte garnison, rassembla son armée et prit la route de Saint-Jean d'Angély.

Le nouveau gouverneur, qui ne voulait pas laisser ses troupes dans l'inaction, résolut de faire une descente dans l'île de Ré, alors au pouvoir des calvinistes. Jean de Dreux y commandait pour le prince de Condé et s'apprêta à recevoir rudement les catholiques. Ceux-ci s'embarquèrent à Brouage sur de nombreux vaisseaux de transport et cinglèrent vers l'île de Ré; mais, en arrivant près des côtes, la flotte de Saint-Gelais, foudroyée par de formidables batteries fut obligée de virer de bord et le débarquement devint impossible.

Le gouverneur de Brouage se vengea de cet échec en capturant quarante navires de commerce anglais, sous prétexte qu'ils naviguaient pour le compte des Rochelais, et se retira avec sa prise sous les murs de sa forteresse.

Saint-Gelais fut bientôt (1579) remplacé dans le gouvernement de Brouage par François d'Espinay, sieur de Saint-Luc. A peine le nouveau gouverneur fut-il installé, qu'on lui donna pour successeur Jacques Savary, mais Saint-Luc se refusa de le recevoir en cette qualité, La cour, pour forcer Saint-Luc à obéir, demanda aux Rochelais le secours de leur milice et de leur artillerie. Ceux-ci, conseillés par la prudence et flairant un piège, ne voulurent pas dégarnir leur ville et refusèrent le secours demandé. Jacques Savary, impuissant à forcer Brouage, se retira, et Saint-Luc demeura ainsi paisible possesseur de son gouvernement.

Brouage connut une tranquillité relative pendant quelques années, mais en 1579, l'inexécution du traité de Nérac fait prendre les armes aux réformés. Pendant ce temps, la sainte ligue s'était constituée pour ne faire qu'un corps et qu'une intelligence en France, sous la conduite des princes catholiques et les conseils des théologiens, pour combattre l'hérésie et la tyrannie. Cette formidable association grandissait sous le patronage du Saint-Siège et de Philippe II, roi d'Espagne.

Le roi de Navarre et Condé déclarent la guerre à outrance aux Ligueurs. Le royaume fut bientôt à feu. L'espèce de trêve ou de paix armée, pendant laquelle se passèrent les derniers événements que nous avons racontés, ne fut pas de longue durée, et l'édit publié à Némours, le 9 juillet 1585, édit arraché par la Ligue à la faiblesse de Henri III, ralluma la guerre civile dans nos provinces.

 

La langue et la littérature française du XVe au XVIIe siècle / par J.-E. Alaux,...

 

==> Guerre de Religions dans le Poitou Charente – Time Travel Siège de Brouage 1585

 

 

 


 

Agrippa d'Aubigné de Pons (Poitou-Charentes)

À 9 ans, son père lui fait jurer de venger les huguenots décapités. Dès lors, il n'aura de cesse de combattre pour ses idées. La ville de Pons n'échappe pas aux affres des guerres de religion qui commencent en mars 1562 avec le massacre de Wassy et dont les répercussions en Aunis et en Saintonge ont été particulièrement dramatiques....


 

 

Les Guerres de Religions en dates

LA REFORME - GUERRES DE RELIGION La Réforme est la plus grande révolution sociale qui se soit produite en Europe jusqu'à la Révolution française. Avant les prédications de Luther, toute l'Europe occidentale était catholique et reconnaissait la suprématie morale du pape; mais après, l'Europe se partagea en deux groupes longtemps hostiles : le groupe des États catholiques et celui des Etats protestants....

 

3 Octobre 1569, Troisième guerre de Religion, bataille de Moncontour dans le Poitou. (Panorama 360°) -
Montcontour, en latin Mons-Contorius, Moncontorium. Ce bourg était au XIVe siècle, défendu par une forteresse qui fut prise par les Anglais après un siège de six jours, et reprise par Du Guesclin en 1371. Moncontour est célèbre par la victoire que le duc d'Anjou, depuis Henri III, y remporta sur l'amiral Coligny en 1569....

 

le 24 août 1572 Le Massacre de la Saint-Barthélemy

Le massacre de la Saint-Barthélémy Contester l'autorité de l'Église catholique toute puissante au 16 e siècle, c'est remettre en cause son dogme et son pouvoir. Alors que certaines principautés du nord de l'Europe sont séduites par la réforme, en France, le pouvoir royal est pieds et poings liés à l'Église.

 

Lettre d'Henri de Navarre à Corisande, dite " Lettre de Marans " La Rochelle, 17 juin 1586

La Rochelle, 17 juin 1586 Il vient d'arriver un de vos laquais qui a esté prisonnier dix jours au Brouage. L'on luy a retenu vostre lettre et de ma sœur. Toutesfois craignant la façon dont St-Luc s'est asseuré que je m'en ressentirois, il me les renvoye par l'un des siens, qui ne doibt arriver que ce soir...

 

Notice Historique sur la ville de Brouage et de son port souterrain
Brouage à son origine, n'était qu'une simple ferme ou métairie située sur le bord d'un chenal par où remontaient les bâtiments de la mer jusqu'au pied d'une montagne à l'extrémité de l'île de Hiers. Ce terrain s'accrut insensiblement du gros sable dont les peuples du nord lestaient leurs vaisseaux lorsqu'ils venaient prendre leurs chargements de sel....