Agrippa d’Aubigné de Pons Poitou-Charentes

À 9 ans, son père lui fait jurer de venger les huguenots décapités. Dès lors, il n’aura de cesse de combattre pour ses idées.

La ville de Pons n'échappe pas aux affres des guerres de religion qui commencent en mars 1562 avec le massacre de Wassy et dont les répercussions en Aunis et en Saintonge ont été particulièrement dramatiques. Durant toute la période des guerres de religion, la ville, patrie du chef protestant et poète Agrippa d'Aubigné, est plusieurs fois assiégée.

En 1568, au terme d'un siège sanglant de Pons par les protestants, dont le jeune Agrippa d'Aubigné, Antoine de Pons est emmené, à la suite d'une trahison, comme prisonnier à La_Rochelle devenue une citadelle du protestantisme.

La ville subit un deuxième assaut en juillet 1570, où quatorze compagnies papistes qui s'apprêtaient à entrer dans la ville sont mis en déroute par un corps d'arquebusiers sous la houlette de l'audacieux d'Aubigné.

Deux années plus tard la ville est de nouveau aux mains des Papistes qui y tiennent une garnison à la suite de la sinistre nuit de la Saint-Barthélémy du 24 août 1572.

Pons subit un troisième siège qui eut lieu en février 1574 et fut remporté par les troupes calvinistes à l'instigation de François de La Noue, "proclamé chef des Protestants pour les provinces de l'Ouest".

La ville y subit de grands dommages où les bâtiments religieux sont saccagés comme l'église Saint-Sauveur, la chapelle Saint-Gilles ou incendiés comme l'église Saint-Martin et son prieuré. Après ce siège victorieux pour le camp huguenot, Pons demeure longtemps une véritable citadelle protestante en s'entourant de murailles et en y logeant une importante garnison calviniste. La ville se reconstruit derrière ses nouveaux remparts, et fait édifier son premier Temple réformé qui est inauguré le 1er février 1576, "à l’emplacement de l’église Saint-Sauveur", en présence de François de La Noue. Le nouveau Temple y reçoit également la même année le synode provincial des églises réformée de Saintonge pendant sept jours.

Les tenants de la "Sainte Ligue", sous la houlette de Henri de Guise, brisent la "Paix de Monsieur" conclue le 6 mai 1576 qui accordait aux Protestants des concessions très favorables pour leur parti. Ils prennent Brouage en août 1577 et s'emparent d'un grand nombre de places fortes en Haute Saintonge donc Jonzac où le duc de Mayenne y fixe son quartier général. La citadelle protestante de Pons est alors très sérieusement menacée mais le nouveau Traité de Bergerac, signé le 17 septembre 1577, sauve la ville in extrémis. La cité a providentiellement échappé à un désastre certain et entre dans une longue période d'accalmie où "à compter de ce moment-là et pendant 44 ans, Pons va rester de manière continue l'un des plus importants bastions de la Réforme en Saintonge alors que tout près, Saintes est aux mains du pouvoir royal".

C'est dans cette période de calme relatif que la dynastie agnatique des Sires de Pons s'arrête définitivement en 1586 avec Antoine de Pons ci-dessus, qui meurt sans héritier mâle direct. Une autre lignée prend la suite, les d'Albret-Miossens évoqués plus haut [Henri Ier d'Albret et sa femme Antoinette de Pons — la fille aînée d'Antoine de Pons — ont pour successeur leur fils Henri II, lui-même père du maréchal César Phébus, par ailleurs prince de Mortagne par achat en 1655 ; la fille de ce dernier, Marie-Françoise d'Albret (1650-1692), se marie 1° en 1662 avec son cousin, Charles-Amanieu marquis d'Albret, † 1678, puis 2° en 1682 avec Charles de Lorraine comte de Marsan (1648-1708) : comme Marie-Françoise est sans postérité, Pons et Mortagne restent à son deuxième époux, remarié en 1696 à Catherine-Thérèse de Goyon-Matignon, d'où la suite des princes de Pons avec leur fils Charles-Louis (1696-1755)].

Devenue place forte de sûreté réformée avec la promulgation de l'édit de Nantes en 1598, le calvinisme s'enracine plus que jamais dans la petite citadelle protestante. Un second temple y est alors édifié, remplaçant le premier qui s'est avéré trop petit, "un édifice plus vaste le remplace vers 1603.

 

 

 

Une vie hors du commun pour ce personnage peu connu, qui a laissé de multiples ouvrages sur son époque et ses aventures. L’esplanade du château de Pons accueillera la déambulation. Le donjon fut la place de sûreté protestante après l’Édit de Nantes (1598) et c’est Henri 1er d’Albret qui fit construire la demeure seigneuriale (actuel hôtel de ville) après 1621, château et remparts ayant été rasés sur ordre de Richelieu.

https://www.sudouest.fr/2011/09/10/a-la-recherche-d-agrippa-495775-1491.php

Wikipédia

 

Les Guerres de Religion en Saintonge, la citadelle catholique de Brouage - Charles IX -Henri III- Agrippa d'Aubigné- Henri IV <==

 


 

 

Début des Guerres de Religions : Charles IX, Bordeaux, La Rochelle, Benon, Mauzé

La peste, tout affreuse qu'elle est, épargne quelques contrées, et, dans le pays où elle passe, elle choisit ses victimes. Un autre fléau, la disette, frappa cette année même la France entière. En 1515, la récolte manqua. La spéculation, toujours attentive à tirer de tout profit, même des malheurs publics, aggrava bientôt la situation par ses menées cupides....



Guerre de Religions dans le Poitou Charente - Time Travel Siège de Brouage 1585

Le prince Henri Ier de Bourbon-Condé, que les affaires de son parti, aussi bien que son amour pour Charlotte de La Trémouille, retenaient en Saintonge, résolut aussitôt de se signaler par quelque action d'éclat. Ce prince, que son rang et sa valeur chevaleresque avaient placé à la tête des calvinistes de Saintonge eut bientôt réuni une armée assez considérable pour entrer en campagne.

 

Time Travel 1586 - Prise de l'Île d'Oléron par le Calviniste Agrippa d'Aubigné.

D'Aubigné, qui n'avait plus de pain à donner à ses soldats, tant était grande la disette qui régnait dans le pays, ne trouva rien de mieux, pour leur en procurer, que d'entreprendre la conquête de l'île d'Oléron, dont les habitants , grâce à la fertilité du sol, n'avaient pas encore éprouvé les atteintes de la famine....

 

Théodore-Agrippa d'Aubigné - Abbaye de Maillezais 1589

Le 31 décembre 1588, Agrippa d’Aubigné s'empare de la place forte de Maillezais à la tête d'un petit détachement.

janvier 1589 - Gouverneur de Maillezais (l'Isle et du chasteau de Maillezais ) , et en même temps « vice -amiral de la Saintonge et du Poitou »

 

Détention du Roi de la Ligue Charles X au palais épiscopal de Maillezais par l'évêque et seigneur d'Aubigné (Time Travel 1589).

L'évêque de Maillezais en était seigneur. - Elle comprenait les paroisses de Maillezais ; St-Pierre-le-Vieux ; Chalais ; Maillé; .N.-D.-de-Rié ; St-Maurice- des-Noues ; les châtellenies et paroisse de Vix ; le détroit de Maillezais qui formait jadis le siège épiscopal, devint ensuite un membre dépendant de l'évêché de la Rochelle et relevait de Fontenay.



Les Tragiques Imprimeries de Théodore-Agrippa d'Aubigné - Fort du Dognon de MAILLÉ pour contrôler le trafic fluvial de la sèvre

Située à 5 kilomètres sud de Maillezais, à l'extrémité de l'île, au confluent même de l'Autise et de la Sèvre, d'où son nom, Mallum, en celtique confluent, marquant à la fois sa situation et son antique origine.




Une corrélation existe entre les légendes de Mélusine et de la Sirène (anguille) de Pons.

Sirène encore, croyons-nous, l'anguille de Pons si légendaire dans la contrée. Sirène mais banshee, si l'on en croit la légende. Cette anguille prise un jour dans la poissonneuse rivière de la Seugne, était si belle que les habitants de la ville de Pons résolurent de la conserver ; ils lui mirent une sonnette au cou et la descendirent dans l'énorme puits creusé jadis dans l'intérieur du château, sur l'emplacement occupé aujourd'hui par le château d'eau.