Chronologie des évêques de Saintes 2

Des recherches poursuivies depuis plusieurs années sur tes évêques de Saintes et le dépouillement de documents historiques fort abondants, dont beaucoup étaient inédits, nous ont permis de rédiger une Introduction critique à l'histoire de ces prélats.

La Revue de Saintonge et d'Aunis en a commencé la publication dans le dernier trimestre de 1915 et l'a continuée sans interruption depuis; Ce qui a paru jusqu'ici conduit la succession des évêques du milieu du IVe siècle jusqu'au début du VIIIe siècle.

Cette étude documentaire se continuera jusqu'à l'an mille. La dernière partie de l'Introduction sera consacrée aux origines du diocèse de Saintes, à la légende et au culte de son fondateur, saint Eutrope.

 D'après un ensemble de traditions concordantes, malgré la diversité de leurs origines, ce fut un contemporain du pape Sixte II, l'évêque Clément, qui le consacra d'après Grégoire de Tours, et non pas le pape Clément Ier, ce que cet historien n'a nullement dit; mais l'évêque de Metz, saint Clément, que la légende de saint Front montre s'intéressant, au point d'entreprendre un voyage pour rencontrer ce missionnaire, à la prédication de l'Evangile en Aquitaine.

Rien n'autoriserait d'ailleurs à donner le rang de priorité à Saintes sur Bordeaux quant à la pénétration du christianisme dans cette région. Or Fortunat, s'adressant à l'archevêque Léonce II, son contemporain, lui attribue le treizième rang dans l'ordre des pasteurs de son diocèse, ce qui ramène l'origine; de la métropole à une période fort éloignée des temps apostoliques.

Il a semblé qu'il serait utile, l'impression de ['Introduction ne pouvant être terminée avant la fin de 1920, de faire connaître dès à présent les résultats de nos études sur la succession des chefs de l'Eglise santone depuis ses; origines jusqu'à l'époque actuelle.

Il n'existe, en effet, aucun recueil où cette chronologie soit présentée avec la précision et l'ordre nécessaires.

1. EUTROPE.

 Cet évangélisateur a péri de mort violente, mais non par l'effet d'un arrêt judiciaire; c'est pourquoi, conformément aux décisions du concile d'Elvire, il n'était honoré que comme confesseur. Bien que l'invention de ses reliques, ayant permis de constater une blessure au crâne suffisante pour déterminer la mort, ait conduit le clergé de Saintes, au rapport de Grégoire de Tours, à le ranger parmi les «temoins» de la foi, il a conservé son plus ancien titre dans les martyrologes d'une haute antiquité.

Le meurtre d'Eutrope n'ayant pas été la conséquence d'un jugement est antérieur à la promulgation de l'édit de Maximien Hercule; une tradition, assurant que sa mort fut suivie d’une terrible persécution, a été enregistrée par Grégoire.

Une autre tradition attribuait à la prédication d'Eutrope une durée de vingt- sept ans.

Maximien exerça le pouvoir en Gaule de 286 à 292, et le pontificat de Sixte II se place moins de trente ans avant cette période.

 C'est à Sixte II — dont la statue est au portail de la cathédrale de Saintes — qu'était dédiée la chapelle antique située près de l'église Saint-Eutrope, et l'office de ce pape comportait, à Saintes et à Metz, un rite spécial : non seulement on y bénissait des raisins nouveaux, comme à Paris, à Limoges, et dans bien d'autres villes; mais le célébrant pressait des grains clairs choisis dans ces grappes pour en mélanger le jus au vin du calice.

Ce rite est certainement connexe au symbolisme des prémices de la vigne mystique, c'est-à-dire de la Chrétienté : la liturgie saintaise y fait d'ailleurs expressément allusion.

BENOIT.— L'église de Saintes a toujours honoré cet évêque régionnaire, dont l'époque a été précisée par D. Chamard, et qui, d'après; de très, anciens martyrologes; mourut sous l'épiscopat de saint Hilaire de Poitiers; il, s'était retiré à Aisenay, dans une grotte où il finit ses jours. Son corps fut transporté à l'abbaye de Quinçay (1).

2. PALLAIS Ier

Palladius est regardé comme le successeur d'Eutrope d'après le catalogue officiellement admis par le chapitre de Saintes au XVIe siècle, et transcrit par Guillaume Tessier, secrétaire de l'évêque Tristan de Bizet, sur un vademecum contenant la liste des bénéfices à la collation de l'évêque de Saintes (2). Cette même liste fut envoyée par un chamoine à Antoine de Mouchy (Démocharès), qui la publia (3).

L'obit de Pallais Ier—bien distinct de celui de Pallais II— est inscrit le 7 octobre au calendrier d'un bréviaire précieux de la cathédrale, en deux volumes in-4°, conservés dans la collection de M. Maurice Martineau, à Saintes(4). C'est là qu'ont été retrouvées par nous les leçons inédites de son office (5).

3. LÉONCE Ier,

d'après les leçons (6) des bréviaires du XIIIe siècle, siégeait en 396.

4. AMBROISE

Il assista en extase, d'après une tradition relatée par Grégoire, aux obsèques de saint Martin. On lui attribue l'acquisition, en 402, de la chapelle primitive d'Angély, que lui cédèrent les prêtres de l'église de Poitiers (7).

5. VINCENT

Frère de Loup, évêque de Troyes, et comme lui d'abord moine de Lérins, fut tiré de ce monastère pour devenir évêque de Saintes. Il quitta cette ville pour se faire l'apôtre des Landes, fonda l'évêché d'Acqs (Aquae Tarbellicae, aujourd'hui Dax) et péril durant la persécution des Ariens (8).

6. VIVIEN Ier

Fils d'un comte païen de Saintes et d'une mère chrétienne, Maurella, fut confié par celle-ci à l'évêque Ambroise qui l'instruisit. Son père le retira de ce milieu pour l'envoyer auprès du célèbre médecin Marcelius, que Théodose Ier avait comblé d'honneurs.

Devenu comte de Saintes, Vivien remporta sur les ennemis de l'Empire des succès qui lui valurent la gloire triomphale. Il quitta plus tard librement ses dignités pour entrer dans le clergé de Saintes. Elu évêque à son tour, il obtint grâce pour ses concitoyens emprisonnés par les agents du roi wisigoih Théodoric II; il construisit l'église cathédrale en l'honneur de saint Pierre et mourut fort âgé la veille du jour où elle allait être .consacrée, peu avant qu'éclatât la persécution d'Euric (9).

La dédicace, qui coïncida fortuitement avec ses obsèques, n'ayant pu être fixée qu'à un dimanche, la date de la mort de Vivien doit répondre au samedi 28 août 471.

7. CONCORDE

Succéda à Vivien d'après les leçons historiques sur la vie de Trojan conservées par les anciens bréviaires (10), celui de la collection Martineau et ceux de la Bibliothèque nationale (11). Son pontificat fut court. Au moment de sa mort (28 février 474), l’édit d'Euric avait été promulgué, interdisant de remplacer les évêques catholiques. Le siège de Saintes demeura douze ans vacant (474- 485) d'après la vie de Trojan (12).

* DIDYME figure à tort sur le catalogue dressé par le chapitre.

8. TROJAN.

 En effet, Euric ayant cessé de vivre, sa veuve Reinhilde, orthodoxe fervente, devenant régente pendant la minorité d'Alaric II, révoqua l'édit du roi défont et ordonna au peuple et au clergé de procéder à l'élection d'évêques catholiques. A Saintes, le clergé élut l'archidiacre. Trojan, le Sénat .choisit le patricien Didyme. Celui-ci se récusa, La reine, qui connaissait Trojan, agréa son élection.

Après une longue prélature, Trojan devenu très vieux, apprenant la victoire de Clovis sur Alaric II, alla trouver le roi franc à Angoulême; les leçons des anciens bréviaires relatent les détails précis et curieux de celle entrevue.

L'évêque ne survécut pas longtemps à son voyage. Il s'éteignit le 10 février 511, ayant administré durant une quarantaine d'années (y compris la vacance du siège) le diocèse de Saintes.

9. PIERRE Ier

Il assista, comme évêque de cette ville, au concile de Paris, le 10 juillet 511. Il a été omis dans les cataloguée, comme tous les prélats transférés à d'autres sièges ou étrangère à la Saintonge.

10. AIGNAN

Placé après Trojan dans le catalogue du chapitre, a été confondu tardivement avec l'évêque d'Orléans ; fêté le 17 novembre. Le calendrier du manuscrit latin 16309, tiré d'un plus ancien manuscrit, note au 27 novembre l'obit de cet autre Aignan de Saintes (13).

11. EUSÈBE

Assista aux conciles d'Orléans des 4 juin 533 et 28 octobre 548. Son obit est inscrit au calendrier précité le 14 septembre; cependant, il ne figure pas au catalogue. Il mourut, d'après Fortunat, avant d'avoir pu achever la restauration qu'il avait entreprise de l'église Saint-Eutrope.

* EPARCHIUS (saint Cyhar), encore diacre d'Angoulême le 30 mars 558, fut ordonné prêtre, probablement en vue d'occuper le siège de Saintes ; mais, soit en raison de son âge avancé, soit pour des considérations de faveur, la volonté du roi Clotaire Ier y plaça un autre titulaire (14).

 

12. ÉMIER ou ÉMULE

Consacré par ordre du roi, sans l'aveu du métropolitain Léonce II, durant le gouvernement, de Clotaire Ier en Saintonge (559-561), fut destitué dans un synode tenu après la mort de ce roi. Mais Charibert Ier, fils de celui-ci, maintint la décision de son père et châtia sévèrement le métropolitain et ses comprovinciaux. Émier toutefois, au rapport de Fortunat, se déchargea entre les mains de Léonce du fardeau que la mort de son devancier Eusèbe lui avait fait assumer.

13. LÉONCE II

Il fut certainement évêque de Saintes; Fortunat, en lui adressant un poème élogieux sur l'achèvement des travaux de la basilique d'Eutrope, dit qu'il tient de ce dernier les droits épiscopaux qu'il exerce. Il mourut, d'après les calculs de l'abbé Caudéran, son biographe, le 15 novembre 569.

Plusieurs autres prélats ont, depuis, administré simultanément les deux diocèses de Saintes et de Bordeaux.

14. PALLAIS II (Palladius)

Grand restaurateur et constructeur de sanctuaires, assista au concile de Paris le 11 décembre 573. Plus tard, à celui de Mâcon, en octobre 585, il rencontra Grégoire de Tours; c'est apparemment de lui que cet écrivain tenait tout ce qu'il a su de l'hagiographie saintongeaise (15).

Pallais II fonda l'église qui porte aujourd'hui son nom et un monastère de filles qui fut rétabli sous le nom de Notre-Dame, par Geofroi d'Anjou et Agnès, comte et comtesse de Saintes, au XIe siècle; la fête de Pallais II y était célébrée le 6 septembre.

15. LIGUAIRE (Leodegarius)

D'après un important passage de sa vie conservé par les bréviaires, fut conseiller de Witteric qui régnait sur les Wisigoths redevenus, après la mort de Childebert II, maîtres d'une partie de l'Aquitaine. Il fut assassiné traîtreusement par Evroul, sénéchal de Witteric, qui ne pouvait se consoler d'avoir été supplanté dans la faveur du roi.

On l'honora comme confesseur et le monastère de Saint-Liguaire (sancti Leodegarii confessons), près de Niort, lui fut dédié (16).

16. AUDEBERT

Evêque de Saintes, assista au concile de Paris le 1 0 octobre 614 (17).

17. LÉONCE III

Assista à deux conciles tenus à Reims et à Paris en 626-627. Sa faible sauté l'obligea de s'adjoindre des suppléants.

* MACOUT (saint Malo ou Maclou), évêque d'Aleth, chassé de cette ville par un tyran breton, fut accueilli par Léonce qui en fit son coadjuleur.

Il quitta la Saintonge vers 630-631 pour revoir son ancien troupeau qui l'avait rappelé, puis revint mourir en Saintonge, le 16 novembre 633. Léonce l'inhuma avec de grands honneurs et lui érigea un sanctuaire (18).

* DEUTIER (Deoterius), prêtre auxerrois, fut chargé d'administrer l'église de Saintes, d'après une lettre adressée par Pallais, son évêque, à Didier de Cahors, en 630-631. Ce Deoterius pourrait être le Deotemus (nom évidemment défiguré) évêque sans siège indiqué, l'un des souscripteurs du testament de saint Éloi le 27 novembre 632.

18. AIOU (Ailphus)

Evêque de Saintes, souscrit la charte de Faron de Meaux pour l'établissement de Rebais le 1er mars 636 (19).

19. BERTIER (Bertarius)

Il souscrit, le 26 aout 660, le privilège d'Emmon, archevêque de Sens, en faveur de Sainte-Colombe.

20. AGNEBERT

Participa au concile de Bordeaux sous Childéric II, probablement en 673 (20).

21. GRÉGOIRE

Fut évêque de 683 à 688 et fut transféré au siège de Nîmes, d'après une interprétation nouvelle de la vie de saint Germier de Toulouse.

22. ARNUAL OU ARNOUL Ier

Insulaire, compagnon de saint Kilian, resta dans les Gaules, suivant les hagiographes écossais, fut évêque de Saintes et mourut le 2 octobre 694.

23. OUTRIC (Utricus, Uitricus)

Probablement Wisigoth d'origine, précéda Dizent. Après sa mort, il y eut une longue vacance, faute d'entente sur le choix de son successeur (21).

24. DIZENCE ou DIZENT (Dicentius, Decentius)

Confesseur de la foi au début de l'invasion des Sarrasins. Il fut envoyé à Rome au temps de l'évêque de Metz Sigebaud, dont le nom (Siege-behalt, victoriam tenens) a été traduit par Victor. Il annonça à son retour que les villes de Metz et de Tours échapperaient aux ravages des Infidèles, prédiction qui se réalisa — ce qui n'est exact que pour les invasions musulmanes.

* ANTHÈME, évêque régionnaire en Poitou et Saintonge durant les invasions des Maures, périt avec un grand nombre de chrétiens, précipités par les Infidèles du haut des remparts dans le lac, comblé depuis, qui défendait la ville du côté de la Charente, le 3 décembre 731. Son corps fut emporté en Espagne, d'où Charlemagne le ramena.

25. SÉVERIN

Il est inscrit dans le catalogue après Dizence.

26. BENJAMIN

Evêque de Saintes en 783, assista à l'acte de confirmation donné par le comte Roger pour le monastère de Charroux.

27. ATON

Il fut évêque de 797 au 13 aout 804. Il restaura Nouaillé, et M. Léon Levillain a précisé plusieurs points de sa biographie.

28. THIÉBERT

D'après une note de Duchesne tirée d'une source qu'il n'a pas indiquée, se trouvait avec Léon III à Aix-la-Chapelle, entre le 6 et le 16 janvier 805. Un évêque de ce nom, sans désignation de siège, assista au concile de Thionville le 28 février 835.

29. FROMOND

Etait évêque de Saintes en 845.

30. FREHOUL (Freculfus) siégea de 846 à 861.

31. MACHAN (OU Mathan)

Insulaire, mourut en 887, d'après les hagiographes écossais (22).

32. MAINARD

Il est le premier évêque cité par le catalogue du chapitre depuis Liguaire.

33. ALON 1èr

Succéda à Mainard, Il n'aurait siégé que 5 mois et 16 jours; ce court pontificat lui laissa pourtant le temps de dépouiller son église. Le catalogue précise la date 1007, indubitablement erronée: au lieu de «anno D. (domini) muij, il faut lire «anno D. ccccij », c'est-à-dire 902, d'après une charte où figure sa souscription, rapportée par Besly, et datée de l'indiction 13, en la 10e année de Charles (le Simple), partant de 893.

34. GRIMOARD

Suit Alon dans le catalogue ou tous ses successeurs jusqu'à lselon sont omis.

35. ABBON ler

En 943, est cité dans une donation que font deux Saintongeais, Amauri et Sénégonde, au monastère de Saint-Denis en-France, pour le repos de son âme.

36. GILBERT

Bien distinct de l'évêque de Poitiers, souscrit à des actes concernant exclusivement l'Aunis en 951-952.

37. ARDOIN

Evêque, propriétaire à Bassac en Saintonge, au milieu du Xe siècle, a peut-être été transféré à Tours vers 965.

38. BENOIT II

Cité dans un acte saintongeais de 976, ne semble pas pouvoir être confondu avec Benoit, coadjuteur d'Ebles de Limoges, aveuglé du vivant de ce prélat (qui mourut en 962).

39. ÉMOND

Siégeait en 986, d'après « les vieux livres» de Saintes cités par Vieulle. Cependant le catalogue ne le nomme pas (à moins que Vieulle ait lu «Emond» pour «Grimoard, écrit avec une abréviation).

40. ABBON II

Il assista au concile de Charroux le 1er juin 990. Dès le 18 janvier 1000, il avait Iselon pour successeur.

41. ISELON

Il fut évêque de Saintes depuis l'an 1000 jusqu'à l'année 1032 tout au moins. Il fut appelé à remplacer temporairement Ays, métropolitain de Bordeaux, atteint de paralysie; cette assertion d'Adémar de Chabannes est absolument justifiée par un titre original constatant un accord entre Hugues de Lusignan et les chanoines de Saint-Hilaire (23). Il débute ainsi : «Anno ab Incarnatione Dominica M° XX° IIII°, indictione siquidem VII, sub die videlicet pridie nonarum marciarum, édita est haec noticia. . . » et se termine par ces mots : Cunctorum procerum Pictavorum manibus ad roborandum tradiderunt. Willelmus dux. . . Isembertus episcopus Pictavorum. Iselo archiepiscopus Burdegalensis. Raho episcopus Engolismorum. Arnaudus presul Petragorensium. Jordanes episcopus Lemovicorum.,, Il n'apparaît point d'évêque de Saintes, ce qui oblige nécessairement à considérer Iselon comme gouvernant les deux diocèses à la date du 6 mars 1025.

La preuve qu'Iselon conserva son siège primitif, c'est qu'il participa le 8 septembre 1028-à la consécration de Geofroi II comme archevêque de Bordeaux (24).

42. ALON II

D'après le catalogue, eut un pontificat extrêmement court : «Alo II sedit anno uno et XXX diebus». Dans cet espace de temps est comprise vraisemblablement une partie de 1039, peu avant le 15 avril où se termina l'année pascale précédente. 1038 est la date que fixe M. Georges Musset à la donation à Saint-Jean-d'Angély (25) du monastère de Charentenay, où se lit la souscription : «Signum Alonis episcopi». L'original portait bien «Alonis» et non « lslonis» ;  ainsi le démontre la copie de Fonteneau (26) faite sur l'acte lui-même, puisqu'elle contient une autre souscription : «S. Geraldi episcopi», omise dans la transcription de la pièce au cartulaire.

Alon II paraît être cet archidiacre de Poitiers sous Isembert Ier qui, au temps de son devancier Iselon:, souscrit ainsi une charte pour Saint-Cyprien : «S. Alonis archidiaconi Briocensium» (27). Élie Vinet dit que, «d'après les vieux livres)), Alon siégeait en l'an mille quarante (28).

43. GEOFROI II

Archevêque de Bordeaux, administra l'évêché de Saintes, à titre temporaire, d'après un texte du Cartulaire de Baigne dont l'éditeur; l'abbé Cholet, a signalé l'importance. Le catalogue du chapitre place eu effet après Alon II un évêque Geofroi qui siégea trois ans et onze mois : «Gaufredus sedit IV annis, uno mense minus»

 D'après la durée de l'exercice de son successeur, les limites du sien vont du 1er septembre 1040 au 1er août 1044 au plus tard. Il mourut un 16 juillet, d'après le nécrologe de Saint-Seurin, la cathédrale où il fut inhumé (29). Rien n'oblige à fixer sa mort à 1043, comme on l'a proposé. Cette même année, après Pâques — on n'a pas, il est vrai, le quantième — il est cité dans une charte de Soulac (Notre-Dame de Fins-de-Terres), qui fait de lui un éclatant éloge : "praesidente Godefrido archiepiscopo Burdegalensi et incomparabili luce sapientiae ac morum honestate refulgente sede sanctae ecclesiae Burdegalensis».

44. ENGEURI

 Élie Vinet dit qu'après Alon, siégeant en 1040, vint un prélat nommé Engelgerius, C'est évidemment celui que le catalogue du chapitre, d'après la copie fautive d'un vieux fragment de diptyques (30), appelle Enuerlicus ou Enverlicus, pour Engelricus. Cette dernière forme est donnée par un texte d'archives édité par l'abbé Métais (31): «Comes. Gaufredus et comitissa Agnes dederunt medietatem terrae de Maremnia — primum coenobio Sanctae Trinitatis de Vindocino — et donavit comes ecclesias que erant in sua terra, excepta ecclesia Sancti Justi quam emit comitissa a Dodone de Broa ,favente praesule Engelrico et donante Sanctae Trinilati, a quo Dodo habebal in casamento.

Post constructionem vero loci Sanctae Mariae apud Xantonas, quia erat propius praefala terra cum ecclesiis, commutationem fecit cornes monachis.»

La donation en chaisement d'une église à Marennes n'a pu avoir pour auteur qu'un évêque de Saintes, et c'est aussi au prélat diocésain qu'il appartenait d'approuver l'union d'une église paroissiale à la Trinité de Vendôme.

 C'est entre la fondation de ce monastère (1040) et celle de N. D. de Saintes (1047) que se fit l'acquisition de l'église Saint-Just par la comtesse Agnès. Cette période est précisément celle où se place le pontificat d'Engeuri.

Ce prélat siégea, suivant le catalogue, 3 ans et 3 mois ; «Euerlicus sedit III annis et totidem mensibus". Arnoul ayant été sacré le 1er novembre 1047, le pontificat d'Engeuri a commencé au plus tard le 1er août 1044 (32).

45. ARNOUL II

 Sur l'avènement de ce prélat, des précisions sont fournies par les actes relatifs à la dédicace de Notre-Dame de Saintes, L'un, celui de la comtesse Agnès, porte la date 1047 (33) et rapporte que, «dans le synode tenu par tous les évêques présents à la dédicace, ils frappèrent de censures religieuses ceux qui déroberaient au monastère ses biens». L'autre, la sentence des prélats, n'a point de millésime, mais le quantième est le 2 novembre, et après la souscription d'Archambaud, métropolitain de Bordeaux, suivent celles de ses suffragants, en dernier lieu ; «Arnulfus sancte Sanctonice ecclesie novus episcopus ».

 L'archevêque et ses comprovinciaux s'étaient donc réunis à Saintes pour ordonner le nouvel évêque Arnoul, et son sacre dut avoir lieu la veille, le jour de la Toussaint. Le catalogue du chapitre porte que, quelques jours après sa consécration, Arnoul quitta précipitamment sa ville épiscopale. Il ajoute que ses trois devanciers eurent un pontificat troublé par la crainte des « infidèles» et exercèrent leur charge en se dissimulant, pour échapper à des menaces de mort.

Des actes saintongeais de cette période font d'obscures allusions à des événements tragiques qui se seraient passés dans la capitale du pays. A quels «infidèles» se rapporte le passage, conservé par le catalogue des «vieux livres» de l'église de Saintes? Sûrement point à des envahisseurs barbares, mais bien à des rebelles ayant renié la foi jurée à leur seigneur.

La domination angevine établie par Geofroi Martel lors de son union avec Agnès, veuve du duc d'Aquitaine, a dû donner lieu à ces révoltes, dont les détails sont ignorés.

Arnoul, en quittant Saintes, échappait à la domination des Angevins, On le voit constamment associé aux actes des comtes de Poitiers, fils d'Agnès, Pierre-Guillaume VII et Gui-Geofroi-Guillaume VIII.

On Le retrouve à Rome dans un concile tenu par Léon IX, puis à la Cour de France en 1059, assistant au sacre de Philippe Ier. Le dernier acte d'Arnoul est sa participation à la dédicace de l'église Saint-Étienne de Baigne. L'archevêque d'Auch et les évêques de Bazas et de Périgueux s'y trouvèrent avec lui (34). L'acte n'est daté que du règne de Philippe Ier et du quantième du 15 mai, mais la cérémonie eut certainement lieu un dimanche pour permettre au peuple d'y assister. Le 15 mai ne correspond à une daté dominicale qu'en 1065.

Quelque temps après, au second des conciles de Rome tenus par Alexandre II dans le cours de cette année, Arnoul, accusé de simonie comme ayant reçu des présents pour consacrer de nouvelles églises et pour conférer les ordres ecclésiastiques, fut déposé, en même temps que l'évêque italien de Nocera, par le pape, qui confia l'administration du diocèse de Saintes à l'évêque d'Angoulême (35).

46. GUILLAUME Ier.

 Guillaume Taillefer, qui fut évêque d'Angoulême de 1043 à 1076, mais dès 1076 fut suppléé par son neveu et coadjuteur. Aimar, a, sous le règne de Philippe Ier, donc entre 1061 et 1076, administré l'église de Saintes. Cela résulte de l'acte de donation de l'église de Gourvillette, dans l'archidiaconé de Saintes et l'archiprêtré de Matha, à l'abbaye de Saint-Jean d'Angély; on y lit cette mention : « Acta sunt haec temporibus Philippi régis, regnante in provincia Pictavense Willelmo duce, ac Angolismae Willelmo episcopo quoque gubernante Sanctonensem ecclesiam» (36).

Cette administration a pu se prolonger jusqu'en 1067. Il n'est pas certain qu'une charte de l'évêque Boson, datée de 1066, ne soit pas réellement attribuable à 1076. Toutefois, il est difficile de ne pas admettre, avec certains critiques, qu'à un moment donné Boson et Goiran de Maillezais se disputèrent l'épiscopat.

47. GODERAN.

 Cet abbé de Maillezais, qui paraît dans un acte du 14 août 1065 sans titre épiscopal (37), fut appelé, sans doute grâce à l'influence du duc Gui-Geofroi, très attaché aux Clunisiens à occuper le siège de Saintes dès 1068 (38).

Il assista, le 1er avril, au concile de Bordeaux présidé par le légat Étienne (39) son nom est cité dans une charte du 10 mars 1069 pour Saint-Maixent (40).

Il mourut à Maillezais un 8 août et y fut inhumé, d'après son épitaphe, retrouvée en 1835, où figurent ses deux titres d'évêque et d'abbé. Mais il avait sans doute résigné l'une et l'autre charge, car, s'il faut ajouter foi à des copies de titres par Jaillot, son successeur Dreux gouvernait Maillezais (41) en mars 1073 et avril 1076, et, d'autre part, Boson exerça sans interruption sa prélature à Saintes à partir de 1072.

48. BOSON

 La donation de l'église de Sept-Fonts près Aunay à Saint-Florent de Saumur (42) est datée de 1072 «Sanctonensibus Bosone praesule». Depuis lors, année par année, se succèdent des actes où il paraît. Auguste Bernard a constaté (43) l'erreur de la Gallia terminant son épiscopat en 1082. La charte 420 du cartulaire de Baigne, émanant de lui, est de 1083. La donation de l'église de Mirambeau aux moines de Savigny, qui fait mention de ce prélat, est aussi de 1083, indiction 7. Le premier acte connu de l'évêque suivant est de 1086. C'est donc dans l'intervalle que se place un acte de Saint-Jean (44), daté: "Tempore Philippi regis et Widonis ducis, dejecto Bosone de episcopalu urbis Sanctonicae».

Mais la chronique de Maillezais ne mérite aucune confiance (45) lorsqu'elle raconte qu'en 1083 un concile fut tenu à Saintes, qui ordonna Ranoul évêque au lieu de Boson, déposé par le concile de Charroux l'année précédente.

 Il y eut entre eux deux prélats qui tinrent l'un et l'autre fort peu de temps le siège : ce sont Aimar Ier et Hugues Ier.

La date du concile de Charroux, le 21 novembre 1082, ne peut être regardée comme mettant fin au gouvernement de Boson (46). II dut y avoir appel au Saint-Siège et confirmation.

Le prélat déposé resta propriétaire de ses ornements sacrés et les vendit à Vougrin II, comte d'Angoulême, pour mille sous d'or (47).

49. AIMAR Ier.

— Bien que les chartes dé Vaux aient été publiées par l'abbé Grasilier, cet érudit n'a pas tenu compte d'un des textes qu'elles fournissent lorsqu'il a essayé de remanier la chronologie des évêques de Saintes.

Ce monastère de Saint-Etienne fut fondé sous l'épiscopat de Goiran, qui tira de sa communauté de Maillezais le premier abbé, Martin. Pour confirmer cette institution, Arnaud Gammon Ier, son fondateur, se rendit, sous le règne de Philippe Ier, au synode de Saintes (48), tenu par Josselin, archevêque de Bordeaux, assisté de l'évêque Bôson (1075). ce prélat avait reçu des frères Arnaud II et Pierre Gammon une charte de donation solennelle.

Leur héritier, Arnaud Gammon III, n'en agréant pas toutes les dispositions, rétint certains revenus; traduit en cour ecclésiastique par l'évêque Aimar, il devait être jugé et, faute de faire droit, condamné, quand ce pontife trépassa. Devant Hugues, son successeur, la cause resta pendante ; alors un accommodement fut ménagé par Foulques de Matha, Gifard de Didonne, Geofroi de Mortagne et son frère Benoît.

Plus tard Hélie de Didonne, sa femme Avoise et leur fils Gautier; Gifard (49) abandonnèrent à Saint-Etienne tout ce qu'ils possédaient en la ville de Vaux, Philippe régnant encore. L'instance n'a pu se produire qu'au tribunal de-l'évêque diocésain; il s'ensuit que Ces deux prélats, Aimar et Hugues, ont administré l'église de Saintes entre 1075 et 1108, date de la mort de Philippe Ier.

Une autre pièce du cartulaire de Saint-Etienne est datée (d'une façon sûrement fautive) : «Actum anno M. LXX ab Incarnatione Domini, régnante Philippo rege Francorum, A. episcopo Xantonum, temporibus ducis». (Le nom du duc est omis.) Cet acte, concernant Bon, 2e abbé de Saint-Etienne (qui vécut sous Goiran et Boson), et Renaud, 3e abbé, est forcément postérieur à l'expiration de l'épiscopat de Boson, en 1083. Ainsi, l'initiale A répond à Aimar, et Aimar est le premier successeur de Boson.

C'est à ce prélat que s'applique la mention (50) du nécrologe de Saint-Robert de Cornillon concernant un Aimar, évêque de Saintes, mort un 14 janvier (51). Ce quantième ne saurait convenir au seul homonyme qu'il ait eu parmi ses successeurs, Aimar Charbonnel, qui a terminé son épiscopat entre Pâques (17 avril) et le 31 août de l'année 1188. Aimar Ier a donc cessé de vivre le 14 janvier 1084.

50. HUGUES Ier .

 Le nécrologe de Saint-Martial, qui contient l'obit d'Aimar Charbonnel (1er août), note l'anniversaire d'un évêque Hugues le 13 novembre (52). 11 est inscrit de première main, donc antérieur à la fin du XIIe siècle. Il est probable que cet évêque est mort le 23 novembre 1084.

51. RANOUL Ier. (Ramnulfus Focaudi 1084-1106)

 Le nom patronymique de ce prélat est Foucaud (53) d'après un texte du cartulaire de Barbezieux. Son premier acte connu est de l'année 1086 (54). Il était encore évêque sous le règne de Louis VI, donc après juillet 1108 (55). Il semble permis de lui attribuer l'obit du 12 juin "Ramnulfus episcopus» du nécrologe de Saint-Martial (56), non applicable à Ranoul de Limoges (XV° siècle) ni à Ranoul d'Angoulême mort en janvier (57). Ranoul Ier aurait donc terminé sa vie le 12 juin 1109.

C'est sous son long et brillant épiscopal que le pape.

 Urbain II honora la, ville de Saintes, de sa présence, y consacra l'église de Saint-Eutrope et y tint un concile provincial en 1096.

52. PIERRE II

 Pierre de Soubise fut ordonné en 1109 au plus tôt, car une charte de 1110 est datée «primo anno ordinationis suae. Son élection; est antérieure au 29 juillet 1109 (58),

C'est à tort que le cartulaire de Notre-Dame de Saintes enregistre une charte (59) ainsi datée : «Anno ab I. D. M° c° VII° Petro de Subisia episcopante»; il faut corriger "M° C° VIII° en ajoutant deux unités au millésime. Son ordination a dû se faire attendre; car on n'aurait pas daté une charte de ce point de départ s'il s'était confondu avec celui de la promotion élective à l'épiscopat.

La chronique de Maillezais fixe à bon escient sa mort à l'année 1111, au cours de son déclin. Il est encore cité dans un acte du 13 mars 1111 (60).

53. RENAUD.

— Renaud Chenel est cité dans un acte du 19 novembre 1111 (61).

 La chronique de Maillezais porte qu'il mourut l'année même de son élection.

54. PIERRE III,

 son successeur, est-déjà qualifié «electus Sanctonensis » dans une bulle de Pascal II, du 31 octobre 1112 (62). Il figure dans deux actes portant ce millésime, pour Sainte-Radegonde de Poitiers et Saint-Romain-de-Blaye (63), et dans un troisième au chartrier de Montierneuf (64).

C'est le célèbre Pierre de Confolens auquel est ; attribuée la reconstruction de la cathédrale de Saintes. On lit dans la chronique de Maillezais (65) ; «Anno MCXVII, .. sexto kal. julii, fuit eclipsis lunae. Willelmus et Petrus ordinantur episcopi, unus Pictavis, alter Santonas. » II faut compléter la lacune du texte par le mot. «decimo».

C'est le 16 juin 1117, à 1 heure du matin, qu'eut lieu une éclipse de lune visible en Europe. Le lendemain 17, 5e dimanche après la Pentecôte, est apparemment le jour où se fit l'ordination de Guillaume, évêque de Poitiers, et de Pierre III, évêque de Saintes. Cette cérémonie avait donc été retardée de cinq ans. Ce fut sans doute en raison des divisions et des intrigues auxquelles fait allusion, en termes véhéments, une diatribe insérée sur un rouleau des morts présenté au chapitre de Saintes durant cette période (66).

Pierre III mourut en 1127. ==> 1115-1129 Démélés de LAMBERT abbé de la Couronne, disciple de Robert Arbrissel avec PETRONILLE, abbesse de Fontevraud

55. HENRI 1er.

C'était un abbé de Saint-Jean-d'Angély, qui eut une vie fort agitée. A la tête.de ce monastère depuis 1104, il cessa d'y résider pour aller en administrer un autre dont le roi Henri 1er l'avait gratifié en Angleterre.

En 1127 il se fit nommer évêque de Saintes, et ne tint ce siège que sept jours. L'abbé de Cluny le lui enleva (67).

56. VIVIER II.

 Cet évêque a siégé en 1127. Dom Fonteneau (68) et Jaillet (69) ont trouvé son nom sur une charte originale de Saint-Jean-d'Angély. Après ce nom, s'en trouvait un autre que les copistes ont laissé en blanc faute de pouvoir le déchiffrer, et que le cartulaire reproduit ainsi : "luliano Guilberti Sanctonensi episcopo"(70). luliano est une mauvaise lecture évidente pour Uiuiano. Quant à " Guilberti ", un tel nom n'aurait pu faire hésiter ni Jaillet ni D. Fonteneau. La lecture devait en être bien plus difficile à déterminer. Ne serait-ce pas "Buirbexili" et n'aurions- nous pas ici le second fils d'Audoin 1er de Barbezieux dont la carrière est inconnue et qui n'est plus cité depuis le testament de son père?

*PONCE DE PONS. — Le catalogue parait avoir enregistré une erreur matérielle portant sur un siècle environ, en plaçant en 1127 ce premier Ponce. Dès 1128 Guillaume II avait commencé son épiscopat. Il ne paraît pas vraisemblable que trois évêques se soient succédé en une seule année.

57. GUILLAUME II.

Ce prélat porte le surnom de Gardras, qui le rattache à une famille de chevalerie saintongeaise, celle des barons de Jonzac. Dès 1127, tout au début de son épiscopat, il participa à la consécration de l'église de Font-douce (71) qu'accomplit Gérard II, évêque d'Angoulême et légat de Saint-Siège. Mais cette partie de l'année 1127 doit répondre aux premiers mois de 1128, nouveau style, entre le 1er janvier et le 22 avril, jour de Pâques. En effet, une charte d'Agnès d'Aquitaine, abbesse de Saintes, datée de 1137 (72), fait concorder ce millésime avec la 10e année de l'ordination de Guillaume.

D'autre part, dès le 9 mars 1128 (n.st.) ce prélat confirmait à l'abbaye de Baigne, à qui son devancier Ranoul l'avait donnée, l'église Sainte-Radegonde, près le château de Montausier (73)

Son pontificat se termina en 1142, comme le prouve la chronologie des actes de son successeur; — peut-être par sa mort le 13 mars.

58. BERNARD Ier.

 C'est un des très rares titulaires du siège qui aient associé à la mention des années de l'Incarnation celle des années de leur prélature. Le 17 août 1159, il note la 18e année depuis son ordination; en 1151 (année pascale partant du 8 avril), il est dans la 10e (74). Le premier synchronisme place le 17août 1142 dans sa 1re année; d'après le second, il n'était pas encore institué le 7 avril 1142.

Cette remarque rend probable l'attribution à Guillaume II de l'obit inscrit au 13 mars sur le nécrologe de Saint-Martial (75).

Le gouvernement de Bernard Ier se termina en 1166, année durant laquelle le siège fut vacant (76).

59. AIMAR II

 C'est l' "Adeniarus Carbonelli canonicus " qui, en 1159, souscrit une donation faite par Bernard, son évêque (77).

En 1167 il l'a remplacé, d'après une charte d'Agnès d'Aquitaine, abbesse des Dames de Saintes, "Aimaro Xantonensem episcopatum régente»(78) .

Il se rendit en 1179 au concile de Latran, et en 1186 retourna en Italie où il assista à la dédicace de l'église de Saint-Julien au diocèse de Vérone par le pape Urbain III(79). Il est encore cité dans un acte de 1188 (donc postérieur au 17 avril, jour de Pâques), et avait un successeur le 31 août.

60. HÉLIE Ier.

 Il assista le 31 août à la canonisation de saint Etienne de Muret, fondateur des Grandmontains(80), et, l'année suivante, aux obsèques de Vougrin III, comte d'Angoulême (81).

61. HENRI II.

 Dès la même année 1189, ce prélat fut témoin d'un accord entre les moines de Saint-Florent de Saumur et les chanoines de Saintes (82). Il joua un rôle politique important et fut un des conseillers de la reine Aliénor d'Angleterre, grand-mère de Henri III. Il exerçait encore personnellement les fonctions épiscopales en août 1216 (83).

Henri II est cité ==> Vers 1194, l'an 5 de Richard, 5 janvier. Charte de Richard Cœur de Lion pour l'Ordre des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem

Cette charte est datée de Spire en Allemagne du cinquième an du règne de Richard Roy d’Angleterre et duc de Normandie

Henri mourut en juin 1219. Depuis trois ans, étant paralysé et ne pouvant quitter son lit, il avait été remplacé sur le siège de Saintes (84).

62. PONCE er DE PONS.

 Frère germain du riche chevalier Renaud de Pons (85), Ponce fut élu évêque, ou plutôt coadjuteur, par le chapitre, le 1er août 1216, Cette indication de Bernard Itier ne peut, en effet, s'appliquer à son institution canonique, encore moins à sa consécration (86)

Le pape Honoré III, le 6 juin 1217, ayant reçu la résignation officielle d'Henri, invita le chapitre à procéder à une élection régulière (87). Ponce fut de nouveau choisi et fit part de son élection au roi d'Angleterre.

Henri III répondit le 6 octobre par des félicitations en l'invitant à prêter serment de fidélité à la Couronne devant l'évêque de Bordeaux (88). Cette même année, Ponce, allant visiter La Rochelle, divisa en trois paroisses la ville qui n'en avait eu jusqu'alors qu'une seule (89).

Ponce était en fonctions en 1218, comme le montre un acte d'un seigneur participant à la croisade contre les Albigeois (90). Ponce accompagnait Louis VIII au siège de Marmande, et, après la prise de la ville, il proposa des mesures extrêmes de répression qui ne furent pas complètement appliquées (91).

Deux actes de Ponce, les 29 septembre 1219 et 24 juin 1221, ont pour objet d'apaiser des conflits entre le prieur des Augustins de Notre-Dame de la Garde et le prieur de Sainte-Gemme (92).

 

63. MICHEL Ier.

 Il n'est connu que par l'accord qu'il fit entre Ouri, abbé de Montierneuf, et le prieur du Breuil d'Arjançon sur les dîmes de La Jarrie. La transaction se fit à Saint-Jean-d'Angély en 1221 (93).

64. HÉLIE II.

 La Gallia n'a point connu un acte de ce prélat donné dans les débuts de son épiscopat. Il remonte à 1222 et l'original est aux Archives de la Charente (94).

En 1225, il confirma l'élection de Guillaume Fort comme abbé de Maillezais. Il établit les Frères Mineurs à Saint-Jean-d'Angély en mars de cette même année (1226, nouv. style). La Gallia cite encore un troisième acte du même temps. Le chanoine Briand rapporte qu'Hélie fut présent à une transaction entre Renaud de Pons et Pierre Béchet (95), le 15 mai 1228. Il assista aussi à la dédicace de l'église de Sauve-Majeure par Géraud de Malemort, archevêque de Bordeaux, et donna 40 jours d'indulgence aux fidèles qui visiteraient cette église à l'anniversaire de sa consécration.

65. JEAN Ier.

 Hélie aurait eu un concurrent — ou un coadjuteur — nommé Jean (96), s'il faut ajouter foi aux notes de D. Jacques Boyer, collaborateur de la Gallia christiana, signalant ce prélat, le 4 mai 1227 (accord entre Cluny et Saint-Jean-d'Angély) et en 1229 (archives de La Fresnaye).

L'abbé Grasilier a supposé qu'Hélie vécut jusqu'en 1234; ce ne serait en tout cas qu'au début de l'année, car son successeur figure dans des actes de 1234 antérieurs à la date pascale, et par conséquent compris dans l'année 1233, la chancellerie des évêques de Saintes suivant le style de Pâques (97).

66. PIERRE IV.

 Il exerçait les fonctions épiscopales dès février 1234 (n. style). En ce mois, il notifie un accord entre l'abbé de la Grâce-Dieu et sire Guillaume Maingot, confirmant les droits de l'abbaye sur la forêt d'Argenson et le bourg-neuf de Surgères (98),

Au synode tenu à Pâques de cette même année, il approuva la donation faite par Raimond de Saint-Sulpice entre les mains d'Etienne, abbé de Vaux (99).

Cependant, son élection ayant paru douteuse, il s'adressa au pape Grégoire IX qui, le 16 juin 1234, lui maintint ses pouvoirs (100). Son dernier acte fut la confirmation (101) d’une donation par Henri, son devancier, de l'église du Bourdet à la maison de l'Aumônerie de Mauzé, dite Sainte-Croix, C'était le 9 août 1237.

Le 23 du même mois, Grégoire IX ordonnait au chapitre (102) d'accepter la démission du prélat, accablé par les ans (resignationem episcopi senectute gravati).

67. BOEMOND Ier.

 — Fut élu à la place de Pierre IV, d'après une tradition du chapitre qu'il y a pourtant lieu de mettre en doute, étant donné le bref de Grégoire IX. Il figure au catalogué de Guillaume Teissier, secrétaire de l'évêque Tristan de Bizet, conforme à celui que Démocharès reçut en communication du chapitre et qui était officiel au XVIe siècle dans l'église santone (103).

Il appartenait probablement à la famille poitevine du Teil, dont un membre, Enjorand, fut sénéchal de Saintonge en 1249, et où le très rare prénom de Boémond se rencontre plusieurs fois au XIII 0 siècle (104). Son administration fut très courte.

68. PIERRE V.

Un nouvel évêque, appelé Pierre, et que, faute de connaître le bref de Grégoire IX, on a confondu avec le précédent homonyme, assista comme suffragant au concile de Cognac tenu le lundi d'après l'octave de Pâques, 12° jour d'avril, que Fleury a mal daté 1237, car c'est en 1238 que, Pâques tombant le 4 avril, le 12 de ce mois coïncida avec le lundi de Quasimodo (105).

69. GUILLAUME III

 Cet évêque de Saintes, inconnu des catalogues imprimés, apposa en 1238 son sceau à un accord concernant le prieuré de Chaille (106). L'existence vers cette époque d'un prélat de ce nom sur le siège de Saintes était révélée depuis longtemps par la publication du précieux nécrologe de Saint-Martial de Limoges (107). On y lit au quantième du 26 octobre, d'une main du XIIIe siècle: « Willelmus episcopus Sanctonensis ».

Son décès est à fixer au 26 octobre 1239 d'après le document relatif à l'évêque qui suit.

70. PHILIPPE.

 Il était évêque de Saintes en novembre 1239, d'après une charte transcrite par D. Fonteneau et tirée du cartulaire de Surgères (108).

71. HÉLIE III.

 Le 10 janvier 1241 (n. st), ce prélat atteste que le prieur de Barbezieux s'est reconnu débiteur d'une redevance de cinq sols au chapitre de Bordeaux pour l'église de Saint-Seurin près Barbezieux (109) Il fut remplacé, avant le 31 mars de cette même année, par Pierre.

72. PIERRE VI.

 Il paraît dans une Charte que Robert de Pons (110) l'appelle à sceller et qui, datée de l240, est nécessairement de 1241, nouveau style (avant le 31 mars).

En avril 1241 (donc après Pâques qui tombe le 31 mars), il donne son assentiment au traité conclu entre le chapitre de Saint-Hilaire de Poitiers et Sibille, dame de Surgères (111).

Le 24 juillet 1242, deux Pierre, évêques, l'un de Saintes, l'autre d'Évreux, se présentèrent devant saint Louis à Colombiers, au lendemain de sa victoire de Saintes, pour servir de médiateurs entre le suzerain et les comte et comtesse de la Marche (112).

Le 22 septembre 1242, Pierre rendit à l'ex-reine Isabeau d'Angleterre, remariée au comte de la Marche, qui n'avait pas emporté avec elle son sceau officiel, le service de mettre le sien à l'acte d'aveu qu'elle rendit à l'évêque d'Angoulême (113) pour les nombreux fiefs et arrière-fiefs que son époux, Hugues de Lusignan, comte de la Marche et d'Angoulême, tenait, à ce dernier litre surtout, en chaisement du domaine épiscopal.

C'est le premier évêque de Saintes qui figure dans un acte en langue française (mars 1244, n. st.) (114). ==> 1244 Transaction entre Alphonse comte de Poitiers et l'évêque de Saintes concernant les droits du comte de la marche sur le pont

Le dernier acte que nous ayons trouvé de lui est du 15 juin 1247(115).

73. HUGUES II.

 Hugues Felet apparaît comme évêque de Saintes en novembre 1250, après une lacune de trois ans et demi; la Gallia christiana reproduit une note nécrologique ancienne, qui le fait mourir le lendemain.de Pâques : « anno 1256, in crastino Pasche », donc le 17 avril. Avant de porter la mitre, il était curé de campagne à Plassay, dans son diocèse (116).

74. PONCE II.

 Ce prélat, appelé dans le pouillé de Sablonceaux « Poncius de Ponte junior», était curé de l'église Saint-Pierre d'Oxford lorsqu'il fut appelé à l'évêché de Saintes. À sa cure, devenue vacante par cette élection (117), un successeur fut présenté à l'évêque de Lincoln le 22 mai 1257.

 C'est Ponce que rappelle, sous l'initiale P., dès cette année-là, une charte pour l'abbaye de Grandmont (118). De son temps, il se tint en 1262 un concile à Cognac, où les combats de coqs furent interdits dans les écoles de grammaire et autres (119).

Il aurait été, d'après un généalogiste, le troisième fils de Ponce le Jeune, sire de Pons, et de Marguerite de Montignac (120). Des chartes de la Fresnaye, de 1257 et 1266, le qualifient seigneur de Gourcoury.

Comme un titre authentique de 1266 porte le sceau d'un évêque Pierre, l'abbé Grasilier en a conclu que Ponce dut abdiquer l'épiscopal (121).

75. HÉLIE IV DE FORS.

 Le catalogue de l'église de Saintes mentionne en 1265 Hélie de Fors. L'objection de la Gallia contre ce témoignage semble détruite puisque Ponce n'était plus en charge en 1266. Toutefois M. Bérnont (122) incline, comme Denys d'Aussy, à reconnaître l'évêque Hélie de Fors dans l'écolâtre homonyme de 1220, qui serait Hélie II de notre liste.

76. PIERRE VII.

— Un évêque de ce nom prit part, en 1265, à l'accord conclu entre l'église de Saintes et Alphonse de Poitiers.

Son sceau, conservé sur cet acte, est décrit par Douët d'Arcq, il est de grande dimension (60 millimètres de diamètre) (123).

Ce ne peut pas être Pierre Laud, qui figure comme doyen de Saintes dans des actes de mars 1264 à février 1267. Mais il avait un devancier, nommé Pierre sans surnom, et qu'on rencontre en 1263 (124). C'est de lui qu'il est question dans un mandement d'Alphonse de Poitiers (125), en avril 1269, pour la répression des sévices exercés sur lui et des attentats commis contre son église.

Il était déjà mort le 13 mai 1269, car un mandement, adressé ce même jour par Alphonse de Poitiers au sénéchal de Saintonge, parlé du diocèse « qui vient d'être récemment privé de la consolation de son pasteur»(126).

D'après ces lettres de mai 1269, l'élection d'un nouvel évêque de Saintes est indiquée comme fixée au 3e dimanche après la Pentecôte (2 juin). Cependant, le 6 de ce mois, c'est au chapitre que fut adressée la notification par le comte d'un acte concernant Hugues L'Archevêque, sire de Parthenay, reçu à l'hommage de Taillebourg.

Les rédacteurs de la Gallia n'ont connu aucun de ces actes. C'est sur la foi du catalogue admis par le chapitre qu'ils distinguent du Ponce qui précède celui qui suivra plus loin, en admettant entre-eux, sans dates précises, après Hélie de Fors, Pierre Laudis, sur lequel ils ne produisent aucun renseignement.

77. PIERRE VIII, LAUD.

— Le doyen Pierre Laud, cité dès mars 1264, fut désigné comme exécuteur testamentaire par Gombaud Boche, chevalier de Pons, dans deux actes des 12 janvier 1266 et février 1267. Il ne figure plus dans un codicille du 1er juillet 1269. Ce fut sans doute son élection au siège de Saintes, en remplacement de son homonyme, qui fit renoncer Gombaud à le maintenir parmi ses exécuteurs, ce qui eût été une violation des convenances. Comme doyen, il fui remplacé par Ponce, différent de l'évêque Ponce III dont nous parlerons tout à l'heure.

78. PONCE III DE PONS.

Neveu sans doute du précédent homonyme, était en 1266, au mois de juillet, archidiacre d'Aunis. Dès janvier 1268, il était remplacé par Gérard. En août 1271, il scellait comme évêque un accord entre Pierre, abbé de Fondouce, et Itier Horry, chevalier, seigneur de Coudré (127 .En décembre 1271, il scelle l'un de ses actes d'un sceau de grande envergure (65 mill.) décrit par Douët d'Arcq (128).

Toujours en qualité d'évêque de Saintes, il apposa en 1272 son sceau à un hommage rendu par Hélie Rudel à Guillaume, abbé de Charroux (129).

Le 11 avril 1273, ce prélat constate qu'une libéralité testamentaire faite par noble homme Geofroi, sire de Tonnay-Charente, en faveur de l'abbaye de la Trinité à Vendôme, lui a été déclarée par les exécuteurs testamentaires du défunt.

L'intitulé de cette charte est le suivant : « Poncius, Dei gratia Xantonensis episcopus, et Poncius, ejusdem ecclesie decanus, et frater Robortus.. » ; ce Robert est le prieur de Montierneuf, auquel l'évêque donne la qualification religieuse « frater ». Une lecture superficielle a fait déplacer la virgule (130) et donné lieu de croire que l'évêque et le doyen étaient des frères homonymes (131) L'hypothèse, plausible sans doute, car les exemples ne manquent pas, est ici erronée.

Ponce III mourut empoisonné, cette même année, d'après la Chronique de Limoges de Pierre Coral. Il était de la maison de Pons (132). C'est donc bien le Poins de Pons qui exerça la charge de doyen. Son successeur dans cet emploi fut Ponce de Mortagne, comme nous allons le voir, et nous avons ainsi une preuve surérogatoire que l'interprétation faisant de l'évêque et du doyen, nommés simultanément, deux frères n'est pas admissible.

Le diocèse de Saintes, ainsi que ceux de Bordeaux, d'Agen de Bazas et de Poitiers, étant vacant, et l'évêque de Périgueux, Hélie Pelet, étant à Rome, Guillaume de Blaye, élu évêque d'Angoulême, fut sacré à Condom par Arnaud VII, évêque d'Agen, assisté de ceux d'Aire et de Conserans. Cette cérémonie se fil un dimanche, lendemain de saint Hilaire de Poitiers (133), ce qui répond bien au 14 janvier 1274. L'évêque Ponce III était donc mort depuis fort peu de temps (134).

79. PIERRE IX.

 Un évêque du nom de Pierre, qui n'est sûrement pas Pierre Laud, mort en 1269, ayant résigné le siège de Saintes entre les mains du Souverain Pontife et étant mort peu après, en 1275, Grégoire X ne voulant pas donner la préférence à l'archidiacre Pierre Vigier sur le doyen Ponce de Mortagne, élu parie chapitre, ni accepter ce dernier (135), désigna pour occuper le siège de Saintes, Geofroi de Saint-Briçon, déjà élu évêque du Mans et consacré par le pape lui-même en cette qualité. Son choix ne fui pas tout de suite agréé par les chanoines. Le siège est déclaré vacant dans une pièce du 28 mai 1276 (136) et la situation se prolongea longtemps encore.

A l'appui de notre sentiment, un acte officiel daté du samedi après l'Epiphanie 1276 (9 janvier 1277, n. st.) débute ainsi : « Universis présentes litteras inspecturis, Pondus, Dei gratia (decanus), et Capitulum Xantonense, sede vacante Xantonensi, salulem » (137).

80. GEOFROI II DE SAINT-BRIÇON.

— Il était doyen de Bourges (dès 1271) quand il fut nommé. Il mourut le 3 octobre 1279 (138).

81. GEOFROI III DE SAINT-BRIÇON.

— Eubel n'a pas remarque que si Geofroi, qui siégea jusqu'en 1279, était un Geofroi de Saint-Briçon, son successeur, bien connu par des actes postérieurs, portait le même surnom et se distingue par conséquent du précédent Geofroi. Il était archidiacre de Sablé dans l'église du Mans, quand il fut élu évêque de Saintes, il est en charge dès 1280 et dans deux synodes, tenus l'un en cette année, l'autre en 1282, il promulgua des statuts diocésains (139).

Il apposa son sceau au testament de Gui de Lusignan, sire de Cognac, le 10 octobre 1282 (140).

En 1284, il fut choisi pour arbitre entre deux membres de la famille de Saint-Briçon, ses futurs héritiers (141). Il légua à son diocèse une rente de 25 sols et mourut dans le cours de l'année. C'est lui qui, en 1281, prit fait et cause pour le roi de France contre le roi d'Angleterre, dans une instance eu Parlement au sujet du domaine fluvial (142).

82. PIERRE X.

 Un évêque de ce nom apparaît encore dès 1284. Il assigna au chapitre, à son avènement, des revenus suffisants pour entretenir un luminaire perpétuel,-un cierge et deux lampes devant le Saint-Sacrement (143).

Cette même année, il écrivit à l'archevêque de Bourges, Simon de Beaulieu, qui vint au mois d'octobre faire une visite pastorale à Saintes et y fut reçu, comme patriarche, avec un cérémonial dont le détail a été conservé. (144)

Pierre X mourut ou résigna avant 1287.

83. GEOFROI IV D'ARCHIAC

Sorti d'une des plus anciennes souches nobles de Saintonge, est cité dès 1287 (145). Le 3 janvier 1290, il est cité, sous l'initiale G, dans les Rôles gascon (146). En avril 1292, il donna, avec Hilaire III, abbesse de Notre-Dame de Saintes, Thomas de Galerne, maire de Saint-Jean-d'Angély, et ses échevins, une charte solennelle pour la constitution, dans l'église Saint-Pierre d'Angély, d'une chapellenie fondée par feu Guillaume Le Roi, dit de Saint-Julien, bourgeois de cette ville (147).

En 1294, il tint un synode à Pons (148). Son pontifical finit presque aussitôt.

84. RANOUL II GAREL (Ranulfus Carelli)

Probablemenl parent d'Hélie Carel, abbé de Saint-Cybar en 1280, n'est connu que par le catalogue du chapitre, mais il a été indubitablement évêque, car c'est en raison de sa mort (obitu Ranulfi) que, le 24 avril 1296, Boniface VIII transféra à Saintes Gui de Neufville, évêque du Puy, après avoir cassé l'élection capitulaire de Hugues Vigier, chanoine de Saintes (149).

85. Gui I DE NEUFVILLE

Il était chapelain de Saint-Pierre et auditeur des lettres apostoliques lorsque, le 20 juin 1290, Nicolas IV lui conféra l'évêché du Puy (150). Il l'occupa pendant six ans et le quitta pour celui de Saintes qu'il conserva jusqu'à sa mort. Il finit ses jours à Paris, le 7 avril 1312, quantième auquel on célébrait à Saint-Germain des Prés son anniversaire ; pour le fonder, il avait laissé 50 livres parisis à la pitancerie (151).

86. GEOFROI V.

 Quoique la bulle de transfert de Guillaume de La Mothe le nomme au siège vacant par la mort de Gui, il y a lieu de tenir compte d'un prélat qui, bien que non confirmé par le pape, ou non encore consacré, est cité en 1313, à la date du 20 juillet, dans les lettres du chapitre, déclarant qu'il est à Rome et qu'on doit attendre son retour pour accepter un hommage présenté à l'évêché (152). Son élection était antérieure au 27 janvier, date à laquelle Edouard II d'Angleterre écrivit de Windsor une lettre au pape contre l'évêque élu de Saintes, dont le nom est en blanc; on se plaint du grand trouble qu'il cause par ses prétentions à une juridiction sur la cité de Saintes.

Voici la teneur de cette lettre (153):

Papae Rex devota pedum oscula beatorum. Cum inter progenitores nostros et episcopos Xanctonenses, occasione quarumdam jurisdictionum, quas dicti episcopi sibi vendicarunt in civitale Xanctonensi, discordiae plures subortae fuissent, et exinde, praeter labores graves et expensas, dampna plurima subseculta, nec adhuc super praemissis votiva requies praeparetur. Propter quod, pro muctuo commodo et quiete, cum venerabili in Christo patre [en blanc] nunc electo loci praedicti, pro juridictionibus praedictis, in aliis sibi et ecclesiae suea Xanctoniensi ita competentibus, permutationem facere peroptamus ; cui dictus episcopus, absque mandato vestro super hoc sibi dirigendo, renuit consentire ; sanctitati vestrae devotis precibus supplicamus, quatinus praefato episcopo ut permutationi... consentiret, dignemini vestras dirigera lilteras deprecatorias.

Datum apucl Wyndesoram, 27 die (januarii, 1313 ).

87. GUILLAUME IV DE LA MOTHE

Il fut transféré de l'évêché de Bazas à celui de Saintes (154) le 27 avril 1313. Celte désignation n'était que provisoire. Le pape avait remplacé Guillaume par son neveu Thibaud de Chastillon. Dès le 18 janvier 1322, Jean XXII opérait une permutation entre les deux prélats (155), Guillaume reprenait son ancien siège et Thibaud venait occuper celui de Saintes (156).

88. THIBAUD DE CHASTILLON

Resta à son nouveau poste jusqu'à sa translation à l'évêché de Lisbonne en Portugal, en 1348, par permutation avec le suivant (157).

89. ETIENNE ler DE LA GARDE (et non Du GARD)

Il avait été, sous le nom de Stephanus, capellanus Sancti Patris, ipsi notus ; promu évêque de Lisbonne, le 22 décembre 1344 (158). Il échangea ce siège contre celui de Saintes avec Thibaud. Les bulles de Clément VI d'Avignon effectuant celle translation sont du 17 mars 1348. Il fut transféré de nouveau au siège archiépiscopal d'Arles et remplacé par Gailhard du Puy en 1351 (159).

Il mourut eu 1361 el son successeur, à Arles fut désigné par Innocent VI d'Avignon, le,16 juin de cette année (160).

90. GAILHARD DU PUY

Il appartenait à une famille noble, où deux chevaliers portant le même prénom — peut-être son aïeul et son père—; sont signalés en 1308 et 1353 (161).

Il était, docteur es lois et archiprêtre d'Orléans, lorsque Clément VI d'Avignon lui donna l'évêché de Saintes, le 8 janvier l351.

Il se rendit aussitôt dans son diocèse, n'étant pas encore sacré; il assista avec Bertrand, évêque de Lombez, à l'hommage rendu par Aygline II, abbesse de la Grâce de Dieu, à Roger de Beaufort, vicomte de Turenne (162).

Il mourut au commencement de l'année 1361. Par une lettre du 10 février. Innocent VI d’Avignon écrivit aux autorités ecclésiastiques de Saintes qu'il se réservait la liquidation de sa fortune, et leur prescrivit de dresser l'inventaire des propriétés, meubles, créances et dettes qu'il pouvait avoir laissés en Saintonge (163).

Le chapitre de Saintes procéda à l'élection d'un nouvel évêque (dont nous ne connaissons pas le nom), qui se hâta de se rendre en Avignon pour obtenir ses bulles. Mais il succomba au cours du voyage, et le pape, suivant la même ligne de conduite qu'il avait adoptée après le décès de Gailhard du Puy, ordonna aux prieurs de Saint-Eutrope et de Saint-Jean de La Rochelle (164) de procéder à l'inventaire de ses biens, le 3 juin 1361.

 

91. BERNARD II DE SAULT

Chantre de l'église de Compostelle, fut promu évêque de Saintes (165) par Innocent VI, le 16 mai 1362.

En 1363, Gilles, archidiacre de Saintonge, reçut en son nom un hommage féodal (166). Grégoire XI, le 4 mars 1372, rendit une décision très développée au sujet des rapports juridiques et canoniques entre les doyen et chanoines d'une part, et l'évêque de Saintes de l'autre (167). Bernard II mourut en 1381.

92. HÉLIE V DE LESTRANGE

Il fut élu étant doyen par le chapitre, et ce choix fut confirmé par Clément VII, d'Avignon, le 1er mars 1381 (168). Les bulles lui donnent des qualificatifs nombreux : « legum doctor, clericus acolythus summi Pontificis, ei experiencia familiari nolus».

 Le 15 novembre 1396, il fut transféré au Puy (169). Nous possédons sur lui des détails personnels intéressants, grâce à la supplique adressée au pape en sa faveur (170) par les chefs de l'Université de Paris, le 11 janvier 1411. Ils le défendent contre le tort que veut lui faire son successeur en lui réclamant des frais énormes de réparations au palais épiscopal de Saintes, et se plaignent amèrement de voir ainsi molester un vieillard vénérable et comblé d'honneurs par les souverains pontifes. Ils rappellent que depuis quarante ans déjà il a reçu le double doctorat en droit civil et canonique, depuis trente-un ans, l'épiscopat et qu'il fait partie du Conseil de l'Université depuis vingt-quatre ans, ce qui donne pour ces trois étapes de sa carrière les années 1372, 1381 et 1388. Ils énumèrent tous les titres honorifiques qu'il a reçus en cour de Rome, grâce surtout à Grégoire XI, son très proche parent.

Le Parlement avait, en effet, le 26 avril 1410, condamné l'évêque du Puy à faire les réparations nécessaires, non seulement an palais épiscopal de Saintes, mais à diverses maisons fortes qui avaient cessé d'être entretenues durant le pontificat d'Hélie de Lestrange, ou, faute de ce faire, à verser une somme de 3,023 livres 15 sois tournois.

Hélie accepta la première alternative, et le 8 avril de l'année suivante, le Parlement donnait: acte de ce choix à son successeur (171). Mais ce n'était qu'un procédé d'atermoiement. Le temporel de l'évêché du Puy ayant été saisi, il fut ordonné le 28 septembre 1411 que ses produits seraient «convertis eu réparations » effectuées par l'évêque en fonctions de Saintes (172): ce n'était plus Bernard de Chevenon, déjà nommé à Amiens, mais Geofroi de Pérusse, qui l'avait remplacé depuis six mois.

 Hélie de Lestrange mourut le 14 juillet 1418 et fut inhumé, sous le froc de Cordelier, dans l'église du Puy (173).

93. BERNARD III DE CHEVENON

Trésorier de l'église de Beauvais, avait été consacré comme évêque de Lavaur lorsque Benoît XIII d'Avignon le désigna, le 12 juillet 1315, pour l'église d'Agen (174). Il fut transféré au siège de Saintes par le même pape (175) d'Avignon, le 19 juin 1398. Il passa à celui d'Amiens en 1411 et de là à Beauvais. Ayant pris possession de ce siège le 19 janvier 1413, il mourut dans cette ville le 10 février 1419.

94. GEOFROI VI DE PEYRUSSE

Chanoine de Tournai, docteur en l'un et l'autre droit, fut appelé à l'évêché de Saintes par Jean XXIII, le 20 mars 1411 (176). Il avait d'abord été conseiller clerc au Parlement de Paris, dès 1391 (177) ; il prit part à la délibération de la Sorbonne qui condamna, le 23 février 1414, les propositions de Jean Petit (178). II résidait à Paris, et s'étant trouvé parmi les Armagnacs incarcérés, lorsque la ville fut livrée aux Bourguignons par Perrinet Leclerc, il fut du nombre des 1,600 prisonniers que massacrèrent les émeutiers après avoir forcé les portes des geôles, le 12 juin 1418 (179). On le qualifie encore « évêque de Saintes » bien que le pape l'eût déjà remplacé.

95. JEAN II BOURSIER

Maître ès arts, bachelier es lois, trésorier de l'église de Quimper, fut choisi pour occuper le siège de Saintes par Jean XXIII, le 12 mai 1415, il n'était alors âgé que de 2 3 ans (180). Il obtint de Martin V (181) la confirmation de ses pouvoirs, le 31 janvier 11 18 (1419, n. st.); la bulle vise le décès de son devancier, Geofroi V.

Il mourut en 1424.

96. GUI II DE ROCHECHOUART

Chanoine de l'église de Saintes, fut appelé à la diriger par Martin V le 2 août 1 426. Son élection capitulaire remontait au 1er mars 1424 (182). Son père, Aimeri de Mortemart, sénéchal du Limousin, était devenu gouverneur de Saintonge le 19 décembre 1392 (183). Il profita de son influence pour procurer aux siens notamment des canonicats, et c'est ainsi que, pendant près d'un siècle, le siège de Saintes se transmit d'oncle à neveu dans sa postérité.

La signature autographe de Gui de Rochechouart figure au bas d'une pièce probablement inédite, dont la brièveté, autant que l'intérêt, engagent à faire connaître le texte (184) :

Nous Guy, par la permission divine evesque de Xaintes, certifiions à tous qui.ces présentes lettres verront que le quatriesme jour du moys de février derrenier passé, Messires l'abbé de Saint-Jehan d'Angely, les vicontes d'Aunoy et de Rochechouart, le seigneur de Thaunay-Boutonnne et autres seigneurs du pais de Xaintonge et nous, assemblez en la ville de Saint-Jehan d'Angely pour traicter de plusieurs afaires touchans la seneschaucié de Xaintonge et le gouvernement de La Rochelle, en obtempérant au contenu de certaines lectres royaulx à nous lors bailliées et présentées de la partie de noble et puissant seigneur monseigneur de Gaucourt, conseiller et premier chambellan du Roy nostre sire, Nous tous ensemble, pour les diz pais de Xaintonge et gouvernement de La Rochelle, ottroyasmes au dit seigneur Gaucourt, pour lui aider à paier sa raençon aux Anglois auxquels il est prisonnier pour le fait du Roy nostre dit seigneur, pour laquelle raençon ses enfans tiennent ostaiges pour lui es mains desdits Anglois, que esdiz pais ledit sr de Gaucourt prandroit la somme de deux mille livres tournois, à icelle prandre et faire lever avec la première taille que le Roy feroit lever de par luy esdis pais, oultre et par dessus la somme ou portion que le Roy y prandroit, pourvu que ladite ville de La Rochelle donnast son consentement sur ce. Et de ce que dit est les dessus diz seigneurs et nous donnasmes audit seigneur de Gaucourt lettres closes adreçans aux maire et autres du conseil de ladite ville de La Rochelle. Et par tant que besoing seroit nous avons donné et donnons de nouvel, en tant que louche ledit pais de Xaintonge, nostre consentement sur ce.

En tesmoing desquelles choses susdites et a plus grant approbation d'icelles, nous avons signé ces présentes et fait seeller de nostre seel le XXIIII jour de septembre l'an mil CCCC quarante et deux.

G. DE ROCHECHOUART, evesque de Xan.

ALAIN DE COETIVY, cardinal, évêque d'Avignon, fut chargé, par bref du 7 janvier 1461, de l'administration du diocèse de Saintes. Elle lui fut enlevée par la bulle qui désigna pour évêque le neveu de Gui II (185).

97. Louis Ier DE ROCHECHOUART

Reçut ses bulles le 8 avril 1462. Il lui fut donné pour coadjuteur, par le pape, le 2 décembre 1491 ; Jehan de la Grolaie de Villiers, évêque de Lombez, « orator régis Franciae » devant le siège apostolique (186).

En 1493, Louis se démit de son évêché en faveur de son neveu, Pierre. Gaignières a relevé, dans une requête du chapitre de Saint-Hilaire de Poitiers (187), datée de la veille de Pâques, 6 avril 1493, un passage où est mentionné Monsieur de Rochechouart, chanoine prébendé de Saint-Hilaire, depuis peu nommé evesque de Saintes.

98. PIERRE XI DE ROCHECHOUART.

 Cette nomination n'émanait que de l'autorité civile, car les bulles constatant le désistement de Louis sont du 13 mai suivant (188). Mais elles furent sans effet immédiat, car une ordonnance du 19 septembre 1494, de Léonard Gay, conseiller au Parlement de Bordeaux, délégué à Saintes (189), poursuit l'exécution d'un arrêt rendu contre MM. Louis et Pierre de Rochechouart, prétendants à l'évêché de Saintes, ordonnant la saisie du tiers des revenus de l'évêché pour être employé à la réédification de Saint-Pierre .

Pierre reçut de nouvelles bulles (190) le 22 mai 1497. Mais un acte bien postérieur constate qu'il eut un concurrent, élu par le chapitre, le doyen Gui (DE TOURETTES), qui se désista en sa faveur moyennant une pension de 2,750 livres tournois (191). Cette transaction est du 9 mai 1502.

Cependant l'existence d'un troisième candidat est attestée par un document des Archives de la Gironde, du 2 juillet 1504, ainsi analysé dans l'inventaire (192).

Ladislas (ou Lancelol) du Fau, docteur in utroque jure, chanoine de Saintes, protonotaire apostolique, président en la Chambre des enquêtes au Parlement de Bordeaux, après avoir rappelé que le siège épiscopal de Saintes était devenu vacant par la mort de Louis de Rochechouart, il a été nommé rite et canonice, solemn tatibus omnibus tam per jura nova quam velera reguisitis, servatis et adhibitis, évêque de la ville de Saintes, et qu'il a soumis, en temps utile, son élection à la confirmation de l'archevêque de Bordeaux, son métropolitain, malgré les prétendues nominations de Pierre de Rochechouart et de Gui de Terretes (ou Tourettes), doyen de la dite église: pendant la procédure de la confirmation, Pierre de Rochechouart étant mort, et le chapitre de Saintes voulant procéder à une nouvelle élection, Ladislas du Fau en appelle à la cour de Rome, à l'archevêque de Bordeaux, au roi de France et à la cour du Parlement de Bordeaux.

L'administration du diocèse fut confiée, durant ce litige, à RAIMOND PERAUD, archidiacre d'Aunis et cardinal. Elle n'a pas commencé en 1503 pour se terminer par sa mort en 1504. comme le porte une notice biographique assez ancienne (193). En effet, les bulles qui le nommèrent sont du 11 juillet 1505, et il mourut à Viterbe le 5 septembre de la même année (194).

Sur la sollicitation de Louis XII, le pape Jules II, par un bref du 26 juillet 1506 adresser à ce prince (195), l'informa qu'il consentait à pourvoir de l'évêché de Saintes François.(Soderini), cardinal prêtre du titre de Sainte-Suzanne, évêque de Volterra, « nulla deprecatione interposita » .

Cependant, cette désignation resta sans effet. Le 27 janvier 1 507, le.pape désignait, cette fois pour nouvel administrateur de l'église de Saintes, François Soderini, cardinal (196).

François Soderini désigna pour son vicaire général au spirituel et au temporel Marins Aultier, docteur en décrets, protonotaire apostolique (197), qui exerçait en son lieu et place cette administration d'après un acte du 10 juin 1507.

99. EUSTACHE.

 Cependant, au spirituel, l'église de Saintes reconnaissait un autre chef. Ce concurrent de Soderini, dont nous ne connaissons que le prénom d'EUSTACHE, exerçait effectivement les prérogatives épiscopales (198), car il bénit, le 9 avril 1508, Dauphine de Rochefeuil, élue abbesse de Nonenque le 7 octobre 1507, et le 27 août 1511, il consacra l'église Saint-Victor de Toulouse, appartenant aux Trinitaires (199).

100. FRANÇOIS Ier SODERINI.

 L'autorité de François Soderini ne tarda pas à être reconnue. Ayant demandé sa translation au siège de Vicence, il résigna celui de Saintes en faveur de son neveu, Julien Soderini (200), précédemment désigné pour le siège de Volterra. Les bulles qui nommèrent Julien sont du 12 juin 1514.

François Soderini, après avoir professé le droit à Pise avec succès, obtint d'abord l'évêché de Volterra en 1478. Le Sénat de Florence l'envoya cette même année solliciter du pape Sixte IV, au nom de la république, l'absolution des censures encourues.

En 1484, il fut député pour aller féliciter Innocent VIII de son élévation sur la chaire de Saint-Pierre. Alexandre VI le fit cardinal, du titre de Sainte-Suzanne, en 1503, et le roi Louis XII, auprès duquel il était resté quelque temps en qualité d'ambassadeur, lui donna l'évêché de Saintes.

Il prit pour vicaire général Jean du Marché (de Emporio), que l'on voit passer un acte au nom du prélat, le 16 août 1512. Peu après, François résigna l'évêché de Saintes en faveur de son neveu Julien, se réservant seulement une pension de mille ducats (201).

Il posséda aussi les évêchés de Corinne et de Vicence, après s'être démis de celui de Volterra en faveur de son neveu Julien. Il mourut à Rome, doyen du Sacré Collège, le 17 juillet 1524.

101. JULIEN SODERINI

Il n'était âgé que de 26 ans. Il fit son entrée solennelle à Saintes en 1514 et à La Rochelle en 1515 (202). Il mourut le 30 juillet 1544, ayant conservé le litre d'évêque de Saintes.

Cependant il eut un compétiteur reconnu pour suffragant par Jean II de Foix, archevêque de Bordeaux (1607-1529).

Les Archives de la Gironde contiennent la minute d'un acte préparé, mais non signé (203), du 16 avril 1521, par lequel le révérendissime Jean de Foix, archevêque de Bordeaux, à la requête de Messieurs du chapitre (de Saint-André), a cassé et annulé la visite faite par révérend FRANÇOIS RAYET, évêque de Saintes, son suffragant, «lequel c'estoyt meslé de visiter les églises deppendantes immédiatement du Chapitre Saint-André et subjectes aux dignités d'icelle. »

Julien Soderini prit pour vicaires généraux: Jean du Marché (1516) et Charles Goumard, archidiacre d'Aunis, prieur de Soubise (1520).

ODET DE BRETAGNE, fils de François II, comte de Vertus et seigneur d'Avaugour, et de Madeleine d'Astarac, nommé à l'évêché de Saintes, ne fut point sacré (204). Il se maria depuis et mourut le 14 novembre 1548.

102. CHARLES 1er DE BOURBON

Dit le Cardinal de Vendôme, naquit en 1525 de l'union de Charles, duc de Vendôme, et de Françoise, fille du duc d'Alençon; il était l'oncle paternel de Henri IV.

Nommé administrateur de l'église de Nevers en 1540, après la mort de Jacques d'Albret (22 février 1539), il fut transféré à Saintes par bulles du 23 janvier 1545, et six ans après résigna ce siège en faveur de Tristan de Bizet, pour devenir primat de Normandie.

Il lit son entrée solennelle à Rouen, le 11 avril 1551. Il assista en 1560 aux États d'Orléans, et l'année d'après, au Colloque de Poissy. Il prit part depuis 1573 aux assemblées du Clergé; décore des ordres royaux dans le premier chapitre tenu par Henri III en 1579, il fut appelé à présider ces assemblées la même année et la suivante. Il tint, en avril 1581, un concile provincial à Rouen, dont Grégoire XIII confirma les décrets le 19 mars 1582. Après l'extinction des Valois, il accepta le litre de roi que lui offrit le duc de Mayenne au nom de la Ligue et fut proclamé le 21 novembre 1589 sous le nom de Charles X.

Le cardinal de Bourbon était alors retenu à Fontenay-le-Comte prisonnier par le roi de Navarre; il succomba le 9 mai 1590 aux suites de la maladie de la pierre et aux tristesses de sa captivité (205).

 

103. TRISTAN DE BIZET

Bénédictin de Clairvaux, abbé du monastère de Saint-Nicolas du Bois au diocèse de Laon, obtint ses bulles (206) sur la nomination du roi, le 14 mars 1550 ( 1551 n. st.).

Il assista au concile de Trente en 1562-1563, reçut Charles IX (207) à Saintes, le 2 septembre 1671, et cinq ans après résigna son évêché (208) pour se retirer aux Bernardins de Paris. C'est là qu'il mourut à l'âge de 80 ans, le 8 novembre 1679. Il y fut inhumé (209) et son coeur, porté à Clairvaux, fut déposé sur l'autel de Tous les Saints (210).

Son secrétaire, Guillaume Tessier, rédigea pour lui un manuel de poche, contenant la liste de tous les bénéfices à la collation de l'évêque de Saintes et le catalogue de ses devanciers (211).

104. NICOLAS Ier LE CORNU

D'une famille anoblie qui a porté les surnoms de  « de La Courbe» et « La Courbe de Brée», fils d'Ambroise Le Cornu et de Marie de la Jaille, sous-diacre du Mans, ayant été nommé par le roi, fut préconisé dans le consistoire du 9 avril 1676, obtint remise de la moitié des droits dus en cour de Rome pour ses bulles. Il les fit présenter au chapitre par procureur le 5 octobre, mais il ne prit possession que le 8 juin 1578.

Il fit jeter les fondements de la nouvelle cathédrale de Saintes le 26 avril 1580, assista l'année suivante au concile provincial de Bordeaux et en 1614 aux Etats.

De son temps, les Jésuites, les Récollets et les Carmélites s'établirent à Saintes. Il réconcilia, le 2 3 décembre 1601, l'église Saint-Eutrope, profanée et en partie détruite par les Protestants (212).

Comme doyen des suffragants de Bordeaux, en l'absence du cardinal de Sourdis, son métropolitain, il procéda le 2 5 novembre 1615, dans l'église Saint-André, aux épousailles de Louis XIII et d'Anne d'Autriche(213).

Il mourut le 10 juillet 1617 (214).

105. MICHEL II RAOUL

Des seigneurs de la Guibourgère au comté de Nantes, était doyen de Saintes lorsqu'il obtint ses bulles le 18 janvier 1618; sacré à Paris le 18 mars 1618 dans l'église des Dominicains, il fit son entrée à Saintes le 10 avril. Bien qu'il eût des attaches dans le pays, le népotisme dont il fit preuve lui valut l'antipathie de son chapitre, qui rechercha toutes les occasions de la lui manifester.

Il fut procureur du clergé de France à l'assemblée de Paris en 1606, et délégué par le clergé de Saintes à celle de 1614. En 1622, il consacra Roland Hébert, archevêque de Bourges, et, le 14 juillet 1630, Raimond de Montaigne, évêque de Bayeux,

A sa mort, le 14 avril 1630, il fut inhumé dans l'église des Dominicains (215). Son neveu lui succéda.

Il dut y avoir un autre candidat de 1630 à 1631, mais nous n'avons pas retrouvé d'indications précises à cet égard.

106. JACQUES 1er RAOUL.

 Fils de Guillaume, neveu de Michel II, et frère de Michel, président de la Chambre des Comptes de Bretagne, Jacques Raoul de la Guibourgère fut d'abord conseiller au Parlement de Bretagne, puis sénéchal de Nantes et maire de cette ville. Sa province l'ayant député par trois fois vers le roi, il fit paraître en ces occasions tant de zèle pour le bien de l'Etat, que Louis XIII, dont il mérita l'estime et la confiance, le fit son conseiller et lui donna l'évêché de Saintes à la mort de son oncle Michel (216). Il était fort estimé des lettrés; Chapelain lui envoyait ses ouvrages, et ses correspondants, La Thibaudière et Louis Guez de Balzac, tenaient l'évêque de Saintes pour le plus habile homme de sa robe»(217).

Il prit possession par procureur le 4 novembre 1631. Sacré à Nantes le 14 janvier suivant, il fit son entrée à Saintes en juillet 1682.

Il assista aux assemblées du Clergé de France en 1635 et 1645.

 Par lettres du roi le présentant au pape le 26 novembre 1646 (218), et brevet royal du 4 décembre à lui adressé, il fut transféré, dans la province limitrophe d'Aunis, à l'évêché de Maillezais, que la promotion d'Henri de Béthune-Sully à la métropole de Bordeaux rendait vacant.

Il réalisa la translation du siège épiscopal à La Rochelle en 1648 et prit possession par procureur, le 16 octobre 1648, dans le grand temple de La Rochelle, érigé en cathédrale (219).

Il mourut dans cette ville le 15 mai 1661. Son corps reposait chez les Capucins de Fontenay-le-Comte (220).

107. Louis II DE BASSOMPIERRE

Issu d'une famille noble de Lorraine, fils de François, ambassadeur, maréchal de France, et de Marie de Balzac d'Entraigues, désigné d'abord en 1646 pour l'évêché d'Oloron, reçut ses bulles pour celui de Saintes en 1648, et fut sacré dans l'église des Visitandines de la rue Saint-Antoine, à Paris, le 17 janvier 1649. Il fit son entrée à Saintes le 16 avril suivant et commença la visite de son diocèse en 1655.

Il aimait tant les fonctions épiscopales que, pour y vaquer avec plus de liberté et d'exactitude, il renonça à la cour et se défit de la charge de premier aumônier de Philippe d'Orléans, frère unique du roi. Arrivant dans un pays où s'élevaient de grands troubles, il s'attacha par ses démarches et ses exhortations à rétablir et à maintenir la paix, tant politique que religieuse, en Saintonge. Deux fois il reçut Louis XIV dans sa ville épiscopale.

Il fut député par la province de Bordeaux à l'assemblée générale du Clergé de France qui se tint à Pontoise en 1660. Ayant reçu du roi plusieurs abbayes, notamment celles de Saint-Georges-de-Boscherville et de Saint-Volusien de Foix, il prit soin de les réformer en faisant appel aux congrégations de Saint-Maur et de Sainte-Geneviève de Paris (221). Il mourut le 1er juillet 1676 à Paris, où il s'était rendu dès le 24 octobre précédent pour les affaires de son église.

La Gallia ne fait nulle allusion aux causes de sa mort. Cependant la tradition de l'église de Saintes, très nettement exprimée dans la notice que lui consacra l'un des collaborateurs de l'évêque, Simon de la Corée, est qu'il mourut du poison qu'on lui avait fait avaler. C'était l'année même du procès de la marquise de Brinvilliers (222). Il laissa ses biens aux Pères de la Mission établis à Saintes. C'est dans la chapelle de ces Lazaristes que son corps fut transporté.

La Gallia reproduit l'inscription gravée sur un marbre au-dessus de ses cendres.

108. GUILLAUME V DE LA BRUNETIÈRE.

 Issu d'une maison noble angevine, Guillaume de la Brunetière, fils d'Antoine, sieur du Plessis de Geste et d'Elisabeth Lanier, était docteur en théologie de la faculté de Paris, lorsque l'archevêque Hardouin de Péréfixe (1664-1670) l'employa pour obtenir des signatures au formulaire contre les Jansénistes. Son successeur lui maintint sa confiance. C'est sur sa recommandation que l'abbé de la Brunetière, après avoir servi l'église de Paris pendant seize ans en qualité de grand vicaire, fut nommé à l'évêché de Saintes par Louis XIV (223). Ayant eu ses bulles le 30 août 1677, il prit possession le 9 novembre (224) et reçut l'onction épiscopale à Paris, dans l'église Saint-Louis des Jésuites de la rue Saint-Antoine, le 30 novembre 1677.

Il fit son entrée à Saintes le 1er avril 1678, et s'occupa activement de sa mission. Il composa des hymnes pour un nouveau bréviaire, où se manifestent son érudition et sa doctrine. Par ses soins fut élevé l'hôpital général de Saintes, dont il donna le soin aux religieuses hospitalières de Sainte-Marthe (225) ou Soeurs grises. .

Après avoir, durant un long épiscopat, travaillé avec beaucoup de zèle à l'accomplissement de sa charge pastorale, il mourut le 2 mai 1702 (226) et fut inhumé dans l'église des Jacobins, le mercredi 3 mai, auprès de son oncle l'abbé Gui Lanier, selon sa volonté suprême. Le Mercure de France lui consacra une élogieuse nécrologie (227).

BERNARD IV DE SENAUX (et non Bertrand de Senaut), fils d'un conseiller au Parlement de Toulouse, était vicaire général de son cousin Gabriel de Roquette, évêque d'Autun, lorsque le roi le nomma, le 24 mai 1702, à l'évêché de Saintes. Mais l'évêque d'Autun s'étant presque aussitôt démis en sa faveur, Louis XIV y donna son assentiment et présenta Bernard pour ce nouveau siège le 3 juin, avant que l'abbé de Senaux eût reçu ses bulles pour l'évêché de Saintes (228). Il mourut en 1709, extrêmement regretté à cause de ses vertus, et particulièrement de son amour pour les pauvres, auxquels il légua tous ses biens (229).

109. ALEXANDRE DE CHEVRIÈEES.

 Docteur de la faculté de théologie de Paris depuis 1693, Alexandre de Chevrières, fils d'Honoré, comte de Saint-Mauris, et de Claudine de Damas-Thianges, docteur de Sorbonne, archidiacre de Mâcon et doyen du chapitre de Saint-Pierre de cette ville, fut nommé par brevet royal du 15 août 1702 à l'évêché de Saintes (230).

Sacré à Paris dans l'église du Noviciat des Jésuites, le dimanche des Rameaux, 26 mars 1703 (231), par l'archevêque de Sens, il prêta le samedi saint 7 avril serment de fidélité au roi, à Versailles.

Il fit son entrée à Saintes le e 1 mai et y mourut le 2 5 décembre 1710. Il fut inhumé le 26 derrière le choeur de Saint-Pierre, dans un caveau de la chapelle du Saint-Sacrement (232).

110. HENRI III LE PILEUR.

 Henri-Augustin Le Pileur, né à Paris, fils de Jean Le Pileur, seigneur de Granbonne, auditeur de la Chambre des Comptes, et de Catherine Heudebert du Buisson, soeur d'un intendant des finances, était, abbé de Bonnevaux depuis décembre 1694 (233) et d'Épernay lorsqu'il fut nommé à l'évêché de Saintes, le 4 avril 1711, par un brevet que le pape confirma le 20 octobre. Le cardinal de Noailles, archevêque de Paris, le sacra à Notre-Dame le 21 décembre.

Il fit son entrée dans sa ville épiscopale le mardi 15 juin 1712 (234).

Deux demoiselles Le Pileur, dont la seconde était sûrement sa soeur, furent nommées prieures de Saint-Jacques d'Andely en 1710 et 1713(235).

Il mourut à Paris le 26 avril 1726 (236). Le chapitre de Saintes célébra son service funèbre le lundi 20 mai, ayant appris sa mort huit jours auparavant. Il est qualifié ancien évêque de Saintes.

On assure qu'il démissionna ; nous n'avons pourtant pas trouvé de document qui l'affirme, ou qui explique qu'on ait pu lui substituer, de son vivant, un autre titulaire qui laissa plus de sept années s'écouler sans prendre possession de son siège.

Cet atermoiement, que n'essaie pas de justifier le biographe de son successeur, le Chanoine Grasilier, est manifestement anormal.

111. LÉON Ier DE BEAUMONT.

— Léon de Beaumont, le deuxième des seize enfants de Henri, seigneur de Gibauld, et de Marie de Salignac-Fénelon, soeur de l'archevêque de Cambrai (237), naquit en 1655 au château de Gibauld, près de Pons-en-Saintonge, Quand son oncle en 1693, devint précepteur du Dauphin, du roi d'Espagne et du duc de Berry, enfants de France, Léon de Beaumont fut désigné comme sous-précepteur da ce dernier en août 1696 (238). Il partagea la faveur et la disgrâce de l'illustre prélat, qui le nomma chanoine archidiacre de sa métropole, vicaire général et l'institua son légataire universel. À la mort de Fénelon, en janvier 1715, tout le clergé du diocèse adressa des pétitions à Louis XIV, puis au Régent, pour obtenir Léon de Beaumont pour archevêque. Le cardinal de Noailles fit donner Cambrai à l'abbé d'Estrées, frère du mari d'une de ses nièces. Le Bégent, qui estimait l'abbé de Beaumont, lui offrit une compensation en provoquant la démission de l'évêque de Saintes pour lui donner sa place, le 8 février 171 6 (239) L'archevèque de Bordeaux le consacra dans l'église de Noviciat des Jésuites de Paris le 3. juillet 1718; il prêta serment au roi dans la chapelle des Tuileries, le 10 juillet (240) Cependant il ne fit son entrée dans sa ville épiscopale que le 10 mai 1723 (241).

Il mourut dans son diocèse le 10 octobre 1744 et fut enterré le lendemain à la Mission (242). Son oraison funèbre fut prononcée à la cathédrale le 22 décembre (243) par le P. Daniel, de la Compagnie de Jésus, l'historiographe bien connu.

Il laissa de Volumineux mémoires sur sa généalogie, fruit de recherches ininterrompues.

La Gazette de France en annonçant sa mort à l'âge de 93 ans dit qu'il était évêque de Saintes et prieur de Saint-Étienne de Mortagne (244).

 

112. SIMON PIERRE DE LA CORÉE

Naquit, en 1691 (245), au château de Saint-Ouen-l'Aumône, près Pontoise, d'une famille devenue propriétaire de ce fief depuis moins de cinquante ans (246). Il était visiteur général des Carmélites de France lorsque le roi le nomma, en 1730, à l'abbaye de N. D. de Madion. Léon de Beaumont l'ayant fait son grand vicaire, le roi lui donna successivement, en 1731 l'abbaye d'Arthioux, au diocèse de Dax, et en 1738 celle de Bénévent, au diocèse de Limoges (247).

Il fut sacré le 17 septembre 1745 évêque de Saintes; il mourut le 12 septembre 1763 en son palais épiscopal et fut inhumé à Saint-Pierre de Saintes (248).

113. GERMAIN DE LA CHATAIGNERAIE.

 Germain de Castagnier de la Chataigneraie, né dans le diocèse d'Agen, fils de noble Gaspard de Castagnier et de noble Marie de Balance, d'après l'acte de baptême dressé à Sainte-Foy (249) le 20 avril 1712; était chanoine comte de Lyon et aumônier du roi Louis XV, qu'il avait accompagné à Fontenoy, lorsque ce prince lui donna le brevet pour l'évêché de Saintes, le 1er novembre 1763(250); il fut sacré le 25 mars 1764 et prêta serment de fidélité au roi le 30 mars (251).

Il cumulait d'autres bénéfices et fut notamment prieur de la Cour-Dieu en Corrèze, de 1778 à 1781.

Il mourut le 20 septembre 1781 et fut inhumé le 2 octobre dans le choeur de sa cathédrale (252).

114. PIERRE XII.

— Pierre Louis de la Rochefoucauld-Bayers, né dans le diocèse de Périgueux le 13 octobre 1744, sacré le 6 janvier 1782, fit son entrée dans sa ville épiscopale le 4 mars. Elu député aux États Généraux le 21 mars 1789, il résida depuis lors à Paris. Arrêté comme suspect, avec son frère, l'évêque de Beauvais, ils périrent ensemble sous les coups d'une horde d'assassins dans la prison des Carmes, le 2 septembre 1792.

 

EVÊQUE CONSTITUTIONNEL.

ISAAC ROBINET, curé de Saint-Juvinien, fut sacré, le 20 mars 1791, dans l'église de l'Oratoire (253), évêque de la Charente-inférieure par Robert-Thomas Lindet, évêque de l'Eure, assisté de Grégoire, évêque du Loir-et-Cher, et de Saurine, évêque des Landes (254). Il fit son entrée à Saintes en costume de curé de village, mais la renouvela peu après en soutane violette avec la pompe rituelle (255). Il prit le nom d'ÉTIENNE, comme le fait voir un procès-verbal de prise de possession par un prêtre constitutionnel (256), du 17 avril 1791. Il parait n'avoir pas repris ses fonctions après la Terreur. Il mourut le 8 novembre 1797 et ne fut pas remplacé (257).

EVÊQUES DE LA ROCHELLE.

Le Concordat du 15 juillet 1801 supprima le titre d'évêque de Saintes et réunit ce diocèse à celui de La Rochelle, Le titulaire de cet évêché, Jean-Charles de Coucy, aumônier de la reine Marie-Antoinette, né en 1746, sacré le 3 janvier 1790, refusa la démission qui lui fut demandée de la part du Premier Consul et ne la donna qu'au gouvernement de la Restauration en 1815; il en fut récompensé par sa promotion à la métropole de Reims en 1817. Il mourut en 1824 (258).

MICHEL-FRANÇOIS DU VIVIER DE LORRY

Né à Metz en 1728, sacré évêque de Vence le 1er mai 1764, transféré à Tarbes en 1769, à Angers en 1782, admis dans l'académie de cette ville le 19 novembre 1783, prêta à Paris, le 20 novembre 1792.  le serment de liberté-égalité, regardé comme licite par plusieurs théologiens (259). Il fut, par arrêté consulaire du 19 germinal an x (9 avril 1802), nommé évêque de La Rochelle ; il prit possession par procureur le 3 octobre, se démit de ce siège dans le cours du même mois et mourut peu de temps après à l'âge de 74 ans, sans être venu dans son dernier diocèse (260).

115. JEAN-FRANÇOIS 1er DE MANDOLX

Né à Marseille le 20 octobre 1744, vicaire général de son doicèse, se retira volontairement eu Italie et en revint après neuf ans d'exil en 1801. Sacré évêque de La Rochelle le 2 février 1803, il occupa vingt-deux mois ce siège et fut transféré à celui d'Amiens, le 16 décembre 1804; il y mourut, âgé de 73 ans, le 14 août 1817 (261).

 

116. GABRIEL-LAURENT PAILLOU

Né le 7 mars 1735 à Puybelliaud (Vendée), était chanoine de Luçon et l'un des vicaires généraux du diocèse quand la Révolution éclata, Refusant le serment, il s'embarqua pour l'Espagne le 9 septembre 1792, avec 75 de ses confrères, L’évêque, M, de Mercy, réfugié en Allemagne, l'établit à la tête de ces exilés ; les deux premiers évêques concordataires de La Rochelle, le diocèse de Luçon ayant été supprimé, lui confirmèrent les pouvoirs de vicaire général. Sacré évêque de La Rochelle à Saint-Sulpice de Paris par le pape Pie VII, le 2 février 1805, il mourut le 15 décembre 1826 (262).

117. JOSEPH BERNET, né le 4 septembre 1770 à Saint-Flour, curé de Saint-Vincent-de-Paul à Paris, fut nommé évêque de La Rochelle le 29 mars 1827 et sacré à Paris le 12 août. Il fit élever le grand séminaire. Transféré à l'archevêché d'Aix par décret royal du 6 octobre 1835, élevé à la pourpre par Grégoire XVI, il mourut le 5 juillet 1846 (263).

 

ÉVÊQUES DE LA ROCHELLE ET SAINTES..

118. CLÉMENT VILLECOURT, né à Lyon le 9 octobre 1787, ordonné prêtre en 1811, fut chargé de diverses paroisses du Lyonnais, puis vicaire général de Meaux. Nommé le 6 octobre 1835 évêque de La Rochelle, il fut préconisé à Rome le 1er février 1836 et consacré à Sens le 13 mars.

La découverte du tombeau de saint Eutrope, le 19 mai 1843, lui donna l'occasion d'organiser, le 14 octobre suivant, en l'honneur du fondateur de l'Église santone une solennité qui réunit à Saintes six prélats. 400 ecclésiastiques et 20,000 étrangers (264),

Il obtint du pape Pie IX, en 1852, la restauration de l'évêché de Saintes dont le titre fut uni à celui de La Rochelle (265).

Déjà créé comte romain et nommé assistant au trône pontifical par Grégoire XVI, en 1843, il reçut de Pie IX la pourpre, au titre de Saint-Pancrace, le 17 décembre 1855. Appelé à Rome comme cardinal de curie, il mourut dans la Ville éternelle le 7 janvier 1867 ; le pape donna l'absoute à ses obsèques célébrées à San-Salvatore in Lauro, et le fit inhumer dans l'église de Rome dont il portait le titre (266). Il a laissé de nombreux ouvrages et, dans sa jeunesse, fut l'auteur d'un système de sténographie.

119. JEAN-FRANÇOIS II LANDRIOT

Né à Couchy-les-Mines le 9 janvier 1816, ordonné prêtre en 1839, directeur de séminaire dès 1842, fut, par décret impérial du 7 avril 1856, nommé évêque de La Rochelle et Saintes, et sacré à Troyes le 20 juillet. Transféré le 30 décembre 1866 à l'archevêché de Reims, et préconisé dans le consistoire du 27 mars 1867, il mourut dans celle ville le 8 juin 1874 (267).

120. LÉON II THOMAS

Né à Paray-le-Monial le 29 mai 1826(268), ordonné prêtre en 1850, vicaire général d'Autun en 1856, fut appelé par décret impérial du 12 janvier 1867 à l'évêché de La Rochelle et de Saintes; préconisé le 17 mars, il fut sacré à Reims le 15 mai par son prédécesseur. Il fit son entrée solennelle à La Rochelle le 28 mai et fut transféré à l'archevêché de Rouen le 4 novembre 1883. L'un de ses premiers soins fut (269) d'installer un cours d'archéologie au grand séminaire (1880). Créé cardinal le 16 janvier 1893, il mourut à Rouen le 9 mars 1894 (270).

121. ÉTIENNE II ARDIN

Né le 26 décembre 1840 à Clairvaux (Jura), ordonné prêtre à Versailles, vicaire général de ce diocèse, évêque d'Oran le 14 février 1880, fut transféré à La Rochelle le 11 janvier 1885. Préconisé archevêque de Sens le 11 juillet 1892 (271), il est mort dans cette ville le 21 novembre 1911.

122. FRANÇOIS IV BONNEFOY

Né à Lorgues (Var) le 27 février 1836, ordonné prêtre le 8 septembre 1856, premier vicaire à Saint-Augustin de Paris, était curé de Neuilly-sur-Seine depuis 1890 lorsqu'un décret présidentiel l'appela au siège de La Rochelle le 25 novembre 1892. Préconisé le 19 janvier 1893 et sacré le 12 mars à Notre-Dame, par le cardinal Richard (272), il fut transféré à l'archevêché d'Aix le 5 avril 1901 (273). Il y est mort le 21 avril 1920.

123. EMILE-PAUL LE CAMUS

Né à Parage (Aude)le 24 août 1839 ; sulpicien, sous-directeur du collège de Sorèze, puis directeur à Castelnaudary, fut nommé évêque de La Rochelle le 18 avril 1901 et sacré par l'archevêque de Bordeaux le 2 juillet (274). Il mourut à la Malvirade (Aude), le 28 septembre 1906. Son oraison funèbre fut prononcée dans la cathédrale de Saintes le 15 novembre par l'archevêque d'Albi, Mgr Mignot (275).

124. AUGUSTE EYSSAUTIER

Né à Entrevaux (Basses-Alpes) le 30 novembre 1844, professeur au collège de Pons en 1867, ordonné prêtre le 6 juin 1868, vicaire général de La Rochelle de mars 1893 à septembre 1894, fut nommé évêque par le pape le 7 novembre 1906 et sacré le 30 du même mois dans l'église de La Rochelle, par le métropolitain, cardinal Lecot (276).

COMMUNICATION DE M. J. DEPOIN Comité des travaux historiques et scientifiques (France)

 

 

Sur la Terre de nos ancêtres du Poitou - Aquitania (LES GRANDES DATES DE L'HISTOIRE DU POITOU ) <==

 

 


 

La chronique de Maillezais du MONASTERE DE ST-MAIXENT, EN POITOU.

Aujourd'hui que l'on s'occupe d'écrire l'histoire sur les documents originaux, et que les travaux historiques faits sur des livres n'ont plus guère de valeur dans le monde savant, il est utile d'exhumer de la poussière des bibliothèques ou des dépôts d'archives les chroniques de chaque province, d'en examiner la Valeur et d'en rechercher les auteurs, s'ils sont demeurés inconnus; et c'est ce que je me propose de faire pour le Poitou, Je commencerai par des Recherches sur les chroniques du monastère de St-Maixent.



Les 2000 ans de L'Arc de Germanicus à Saintes et de l'amphithéâtre des Trois Gaules à Lyon

A Saintes, on fête les 2000 ans de l'arc dit de Germanicus, et de l'autre côté de la Via d'Agrippa, Lyon fête également les 2000 ans de son amphithéâtre.



Lugdunum 177, La France avant les Francs (l'Histoire des Martyrs des trois Gaules - Sainte Blandine, Saint Valérien ... de Lyon)

Nous voilà dans une fin d'Empire troublé et nous nous retrouvons au temps resplendissant des jeux du stade et au temps paroxystique des martyres de la Gaulle comme St Domnin à Avrillé. A ce moment précis les Gaulois embrassent le Christianisme et les gouverneurs de Rome ne sont plus obéis.

 

Saint Eutrope (ou saint Eutropius) - Sainte Estelle de Saintes - Mediolanum Santonum

Saint Eutrope (ou saint Eutropius) - Sainte Estelle de Saintes - Mediolanum Santonum Le père de S. Eutrope fut roy de Perse et de Babylone. De Xerxes et de Guina, sa légitime espouse, nasquit S. Eutrope, estant bien cultivé dans sa jeunesse par l'instruction des bons maistres que le roy son père luy donna, porta de bons et de beaux fruicts de vertu.

 

Saint Trojan en Oléron : Quelques Faits d'Histoire locale avec TOTE l'Histoire de France ou GESTA FRANCORUM 

Toute agglomération humaine a son histoire et si son passé se perd dans L'inconnu des siècles, elle raconte toujours avec intérêt - en les dénaturant parfois - les faits dont elle conserve le sou­venir dans sa tradition ou ses archives.



Saint Malo (Saint Macoult, Machutus, Maclovius)

CHRONOLOGIE DE SAINT MALO. Avant la découverte de la Vie de saint Malo par Bili, nous ne connaissions presque rien de la vie de ce vénérable personnage, et il était impossible de déterminer avec la moindre précision la date de sa naissance, celle de son épiscopat, celle de son passage en Armorique, etc., etc.

 

(Sancti Leodegarii abbatibus) L'abbaye de Saint-Liguaire proche de Niort

L'abbaye de Saint-Liguaire fut fondée sur le site de l'église Notre-Dame-Porte-Dieu (connue en 862 au temps du passage des Normands). St-Liguaire vient de saint Léger, abbé de Saint-Maixent et évêque d'Autun au VIIe siècle, le patois local ayant déformé ce nom en Léodogaire.

 

La vie d'Aliénor d'Aquitaine

Depuis deux siècles, on appelait habituellement Éléonore cette princesse que les historiens antérieurs nommaient Aliénor (autrement dit Alia Aenor, "l'autre Aénor", puisque Aénor est le prénom de sa mère.), Aanor, Alienordis, Aenordis, Alernoia, Helienordis; on trouve ces différents noms dans les Tables de dom Bouquet, de Duchesne, de Martène.




(1) Introduction, 2e partie, Revue de Saintonge, avril 1916 (t. XXXVI, p. 107-112).

(2) Manuscrit de la Bibliothèque de Troyes, publié par nous dans la Revue de Saintonge d'août 1915.

(3) Introduction, 1re partie, Revue de Saintonge, novembre 1915.

(4) Ibid. Revue de Saintonge, décembre 1915.

(5) Publiées dans l'Introduction, 2e partie, Revue de Saintonge, avril 1916.

(6) Publiées dans l'Introduction (Revue de Saintonge, t. XXXV, p. 112-114).

(7) FILLEAU, Droits et prérogatives des églises cathédrales, édit. de 1628, p. 78.

(8) Introduction, 2e partie, Revue de Saintonge, février 1917, t. XXXVI, p. 17-39.

(9) Introduction, 2e partie, Revue de Saintonge du 1er avril 1916, I. XXXVI, p. 122-123, et du 1er août 1916 p. 237-249. Le légat impérial Marcellus, cité dans la vie primitive (jusqu'alors inédite) de Vivien, s'est transformé en an -pieux guide spirituel dans les déformations de ce récit, notamment la vie éditée par KRUSCH dans les Scriptores rerum Merovingicarum.

(10) Textes inédits publiés dans l'Introduction (Revue de Saintonge, décembre 1916, t. XXXVI, p. 336-362). .

(11) Ms. lat. 16309, in-4°. sur parchemin, XIIIe s.s mss lai. 1307 et 1308 sur papier, XVe et XVe s., voir Revue de Saintonge, L XXXV, p. 372-373.

(12) Cf le chapitre de l'Introduction traitant de la chronologie des évêques de Saintes, du milieu du IVe siècle au début du VIe siècle, dans la Revue de Saintonge, février 1917, t. XXXVII, p. 13 3-17.

(13) Voir le chapitre de l'Introduction consacré à la «Chronologie des évoques de .Saintes au VIe siècles). Revue de Saintonge, décembre 1917.

(14) Les dispositions testamentaires rédigées par GYBAR, encore diacre, sont analogues à celles que, d'après les canons, devait prendre toute personne sur le point de s'engager définitivement dans la vie religieuse par la réception du sacerdoce ou par la profession monastique.

(15) Un chapitre de l'Introduction, publié dans la Revue de Saintonge, octobre 1917 (t. XXXVII, p. 160-186), traite des Saintongeais non évêques inscrits au martyrologe : les abbés Martin et Eutrope II de Saintes, Martin de Saujon; Saloine ou Seroine (dont la légende, tirée du bréviaire Martineau, était restée inconnue et qui, d'après les traditions romanes, fut conseiller du roi Clodomir) et le patricien Vaise ( Vassius ouVectius)dont les bréviaires conservent un fragment de la passio primitive; martyr de la charité, assassiné par des collatéraux cupides, il fut placé au rang des saints par le premier évêque de Saintes ayant reçu l'investiture d'un roi franc (Pierre 1er, nommé par Clovis en 511). Grégoire de Tours ne parle point de lui ; mais Sidoine Apollinaire, qui l'alla voir, le représente comme un modèle de piété et de vertu.

(16) Le texte inédit du fragment de la Vita Leodegarii confessoris a été publié dans la Revue de Saintonge, février 1918.

(17) Sur la chronologie des évêques du VIIe siècle, voir l'Introduction, 2e partie, dans la Revue de Saintonge, juillet 1918, p. 36-52.

(18) Un fragment de la première vie de Macout, remarquable par ses précisions généalogiques et l'absence de prodiges extraordinaires, a été conservé par les bréviaires saintais. Ce texte inédit a été imprimé par la Revue de Saintonge, février 1918 et comparé dans le numéro suivant (avril 1918, t. XXXVII, p. 356395) aux vies postérieures rééditées et commentées par M. Ferdinand LOT dans ses Mélanges d'histoire bretonne.

(19) Son nom ne s'est pas conservé dans le catalogue; peut-être est-ce l'Adelphius qui occupa après 650 le siège de Limoges.

(20) Même remarque que pour Aiou. La. ferme archaïques de son nom est Haganobertus. Peut-être serait-il l'évêque de Limoges qui siégea entre 669 et 690 sous le nom de Hertgenobertus.

(21) Sur Outric, Dizence, Anthème et Séverin, voir l'introduction, dans la Revue de Saintonge, décembre 1918, t. XXXVIII, p. 113-129.

(22) Ce prélat et tous ses devanciers, venus d'Austrasie, de Neustrie ou d'Ecosse, étant étrangers au pays, n'ont point été inscrits sur le catalogue des évêques.

(23) Notice sur parchemin, contemporaine. — Archives de la Vienne, fonds de Nouaillé, n° 79. — D. Fonteneau en a donné une copie, d'après l'original aux archives de Nouaillé, n° 21 (Collection de Poitou, bibl.de Poitiers, XXI, 371).

(24) Léopold DELISLE, Notices sur les [mss originalité d'Adémar de Chabannes, p. 78. — La chronique imprimée (I. 111, c. 69) se borne à relater le sacre à Blaye de "Geofroi, Franc de nation, et de moeurs honorables».

(25) Cartulaire de Saint-Jean d'Angely, Introduction, t. II, p. XXXI. .

(26) Collection du Poitou, bibl. de Poitiers, t. LX1I, p. 519.

(27) Cartulaire de Saint-Cyprien, n° 185, p. 120,éd. Rédet, Archives du Poitou, III, 120, 298.

(28) L'Antiquité de Saintes, n° 4 1.

(29) Gallia christiana, II, 801.

(30) J. CHENU, Archiepiscoporum et episcoporum Galliae chronologica historia, 1621, p. 437.

(31) Cartulaire saintongeais de la Trinité de Vendôme, p. 39, n° 11. Le Dr Guillaud, professeur à la Faculté de Bordeaux, érudit fort soucieux des antiquités saintongeaises, a le premier appelé notre attention sur ce document.

(32) L'abbé Th. Grasilier a fait étal (Recueil de la Commission des Arts et Monuments de la Charente, III, 190) d'un acte prétendument daté du 13 février 1047, portant cet intitulé : "Gaufredus, Dei gratia Burdegalensis archiepiscopus et eadem gratia Sanctonensis episcopus.» II renvoie au ms, latin 17029 où se trouve cité un acte (de 1148) du métropolitain Geofroi III et de l'évêque de Saintes. Entre les mots «et» et "eadem» s'intercale le nom de Willelmus», qui est celui du prélat saintongeais.

(33) christiana novissima, édit. D. Piolin, t. II, Instrumenta, col. 407 et 483, — Le texte imprimé porte «anno ... MXLVII. indictione XX » qu'il faut corriger «XV». Les indictions ne dépassent pas ce chiffre et l'indiction 15 répond à 1047,

(34) CHOLET, Cartulaire de Baigne, n° 301.

(35) LABRE, Concilia, IX, 1152 (sans date). — MANSI (Concilia, XIX, 978) place ces actes d'autorité du Pape entre 1062 et 1067. Ils n'ont pu être accomplis que dans la solennité d'un concile. Alexandre II n'en a tenu, dans cet intervalle, qu'en 1063 et 1065, mais dans le premier, très voisin de son avènement, il se refusa au contraire à des mesures de rigueur à l'égard d'un évêque accusé de simonie.

 (36) Cartulaire de Saint-Jean d'Angély, édit. G. Musset, t. I, p. 177, n° 147.

(37) Charles de N.-D. de Saintes dans.la Collection du Poitou de D. Fonteneau, t. XXV, n° 391.

(38) Peut-être même dès 1067, au dire de l'abbé Grasilier, d'après une source que nous n'avons pu contrôler.

(39) MARTÈNE, Thesaurus novus anecdotorum, IV, 96.

(40) Copie coll. sur l'orig., Coll. D. Fonteneau, XV, 313; édit. Alfr. RICUARD, Chartes de Saint-Maixent, n° 153, p. 123.

(41) L'abbé LACURIE, Histoire de l'abbaye de Maillezais, p. 214-216.

(42) MARCHEGAY, Chartes poitevines de Saint-Florent de Saumur, dans les Archives du Poitou, t. Il (1870), p. 116.

(43) Cartulaire de Savigny, n° 752.

(44) MUSSET, Cartulaire de Saint-Jean d'Angély, t: I, p. 165

(45) La Gallia christiana (II, 1065) accorde, pleine créance à cette chronique.

(46) II n'y a pas lieu de tenir compte d'une charte transcrite au Cartulaire de Baigne (édit. Chotet, p. 187, n° 460) où Boson est porté évêque "V° kal. Septembris, luna XXVIIII anno ab I. D. M° LXXX°». La lunaison oblige à corriger 1083 en 1082, où Le 28 août répond au dernier jour de la lune du mois. L'abbé Cholet n'y a pas pris garde et sa conclusion tombe à faux.

(47) Historia Pontificum Engolismensium, dans le Recueil des Historiens de France, t. XII, 397.

(48) Gallia christiana, t. 11, Instrum., col. 474.

(49) Hélie de Didonne, Avoise, Gautier Gifard et un autre de leurs fils, Hélie, donnèrent en 1092 à la Sauve Majeure des biens dépendant de leur château de Royan (A. DUPRÉ, Chartes de Saint-Nicolas de Royan, dans les Archives de Saintonge,; XIX[1891], pp. 29-33). Le dernier fait énoncé chronologiquement dans la notice analysée est antérieur à 1092, puisque l'aîné des fils d'Hélie et d'Avoise est seul nommé à cette occasion.

(50) Gallia christiana, t. II, Animadversiones, col, XLVI.

(51) Édit. Leroux, Molinier et A. Thomas, Bulletin de la Société historique du Limousin, t, XXX, II, p. 198.

(52) Le catalogue du chapitre mentionne en 1180 un évêque Hugues, inexistant à cette époque. Cette inscription est probablement le résultat d'une confusion provenant d'un acte passé peu après 1080 et où le nom de Hugues Ier figurait.

(53) "Ramnulfus Focaudi, Dei gralia Xanctonensis episcopus.» (Cartulaire de Barbezieux, édit. M. de La Martinière, p. 46, n° 51.) La Gallia a imprimé «Facaudin. »

(54) Gallia christiana, II, 1086.

(55) Cartulaire de Baigne, édit. Cholet, p. 75.

(56) Publ. par A. Thomas, Bull, de la Soc. archéol. du Limousin, t. XXX 2 p. 193,

(57) Gallia christiana, II, 988.

(58) Gallia christiana, II, Instrumenta; A. RICHARD. Char tes de Saint-Maixent, p. 255.

(59) Cartulaire de. N.D. de Saintes, édit. Grasilier. p. 58. n° 59.

(60) Copie de Gaignières d'après un original endommagé, ms.lat. 17029, fol. 204. L'acte est daté "MCXI, epacta IX», qui correspond à 1111, on a donc suivi le style, de la Circoncision.

(61 Cartulaire de Baigne, édit. Cholet, n° 1.

(62) lbid., n° 3.

(63) Gallia christiana, II, 10.

(64) Coll. D. Fonteneau, XIX, 125, d'après l'original.

(65) LABBE, Bibliotheca nova mss., 11, 218..

(66) Léopotd DELISLE, Les Rouleaux des morts, p. 241. C'est le rouleau funèbre de Maud ou Mahaud, abbesse de Caen, morte en 1113.

(67) Henri est mentionné dans la Chronique anglo-saxonne à l'année 1127, où le roi Henri Ier lui donna l'abbaye de Peterborough. Voir Charles PLUMERET, Tivo of the saxon chronicles parallel, t. 1 (1892), p. .357 et t. II.( 1899), p, 304, où se trouvent quelques notes biographiques sur le personnage. Cf. Georges MUSSET, Cartulaire de Saint-Jean d'Angély, t. II. lntrod., p. xxxvii.

(68).Coll de Poitou, XXXVII bis, 55.

(69) Bibl. de La Rochelle, ms. 128.

(70) Édit. G. Musset, t. II, p. 160, n° 493.

(71) Gallia christiana, II, 1069, 1120.

(72) Gallia christiana, II, 811 , 1069, 1126. Cartul. de N. D. de Saintes, édit. Grasilier, nos 236, 243; p. 155, 159.

(73) Cartulaire de Baigne, édit. Cholel, n° 5. — L'éditeur aurait dû rectifier la date selon le style de Pâques.

(74) Gallia christiana, II, Instr., 460.

(75) Édit. A. Leroux, Bulletin de la Soc. arch. du Limousin, XXX, 11 (1863), p. 189. La formule " Depositio domni Willelmi episcopi" est la même que pour Goiran le 6 août : " Depositio domni Goderanni episcopi".

(76) Cartulaire de Baigne, n° 45.

(77) Gallia christiana, t. II, Instrum., col. 460.

(78) Coll. D. Fonteneau, XXV, 557.

(79) UGHELLI, Italia sacra, t. V (fait signalé par l'abbé Th. Grasilier).

(80) Gallia christiana, I, 637 : II, 1072.

(81) Ce comte vivait encore dans l'année pascale 1189 (après le 9 avril). Cf. Cartulaire de Bassac, fol. 5 (BRIAND, Histoire de l'Église santone, I, 544).

(82) BRIAND, ouv. cité, I, 545.

(83) Gallia christiana, II, 1070.

(84) Bernard Itier noie sa mort ayant celle d'un moine, P, du Barri, dont le décès est fixé ailleurs au 19 de ce mois. (Chroniques de Saint-Martial, édit. Duplès-Agier, p. 104.)

(85) RYMER, Foedera, I, I, 78. — POTTIAST, I, p. 682, n° 6080, a rectifié par « Xantonensis » la leçon fautive "episcopi Canutonensis» du texte de Rymer.

(86) "1216. Kalendis Augusti, Pontius de Ponto fit episcopus de Sanctas, Henrico paralysi detento in grabalo." (Chronicon B. Iterii, armarii monasterii Sancti Marcialis, loc. cit., p. 100.)

(87) Honorii III Registri, anno 1, p. 468. -— EUREL, Hierarchia catholica medii oevi, I, 536.

(88) Patent rolls, Henry III, I, 10.

(89) ARCÈRE, Histoire de la Rochelle, 497. Cet auteur cite BRIAND (Histoire de l'Eglise santone, I, 548) qui attribue à tort (au moins en tant qu'évêque) à Ponce une ordonnance de 1214 (?) nommant deux prêtres de Saint-Barthélémi de La Rochelle pour desservir l'hospice Auffredy.

(90) En cette année, Porteclie, seigneur de Mauzé et Marans, partant en croisade, donne à Saint-Maixent une rente sur les cens de Charron, «Willelmo Burdegalensi episcopo, Pontio Xantonensi et Willelmo Pictavensi » (Alfred RICHARD., Charles de Saint-Maixent, t. II, p. 39, n° 417).

(91) PETIT-DUTAILLIS, Etudes sur la vie et le règne de Louis VIII, p. 198.

(92) GRASILIEB, Cartulaires de Saintonge, 1, 115 et 118, n°s 27 et 30. En présence ces actes, il n'est pas possible d'admettre l'existence en 1220 d'un évêque « Philippe», dont le nom se trouve seulement sur un vidimus; le scribe a dû commettre une méprise (D. FONTENEAU, Collection du Poitou, t. I, p. 269. Bibliothèque de Poitiers). Mais cette méprise pourrait bien porter sur la date, qui serait MCCXL au lieu de MCCXX.

(93) Gallia christiana, II, 1073, d'après un titre de Montierneuf.

(94) Donation par Foucaud de Vignac à l'abbaye de Baigne : Acta sunt hec... anno gratie millesimo ducontosimo vicesimo secundo, domino Hel. (Helia) Xanclo (nensi) episeopo» (Arch. do la Charente, II, H 171). Il faut sans doute reconnaître Hélie II dans des chartes, où un Hélie est qualifié d'archiprêtre en 1212 (Archives historiques de la Saintonge et de l'Aunis, t. Vil, p. 73-74) et d'écolâtre (GRASILIER, Cartulaires de Saintonge, t. Il, p. 178).

(95) BRIAND, Histoire de l'Eglise sanlone, I, 565.

(96) Gallia christiana, II, 1073-1074.

(97) Recueil de la Commission des arts et monuments de la Charente, t. III. (1877) p. 199. — Cet érudit chanoine assure que, d'après une charte de Saint-Léonard de Chaumes, Hélie aurait été l'oncle paternel de Guillaume de Dampierre ; il hésite, quanta l'identification de nom, entre Dampierre-6ur-Boutonne et une localité homonyme près de La Rochelle.

(98) Cartulaire de la Grâce-Dieu, n° 19, Archives de Saintonge, XXVII, 150.

(99) BRIAND, Histoire de l'Eglise santone, I, 569. — Gallia christiana, II, 1074.

(100) Gregorii IX Registri, édit; Auvray, n° 1974.

(101) Copie de Gaignières, ms. lat. 1702g, fol, 221, d'après un titre des Feuillants de Poitiers, édité par L, Audiat, Archives de Saintonge, X, 29.

(102) Gregorii IX Registri, anno 9, t. XVIII, ep. 167. — Ce document détruit l'hypothèse de la Gallia que l'évêque Pierre de 1234 serait celui de 1240 parce qu'on n'a aucun vestige de l'épiscopat de Boémond (Gallia, II, 1074).

(103) Au XII° siècle, il y eut plusieurs dignitaires de l'église de Saintes qui portèrent ce prénom.

(104) Collection Fonteneau, t. XXII, p. 237 (Bibliothèque de Poitiers).

(105) Histoire ecclésiastique, t. XVII, p, 225. BRIAND, Hist. de l'Église santone, 1, 569-572,

(106) Paul DE FLEORY, Charles saintongeaises de La Couronne, n° 30, p. 58.

(107) Edité-par Alfred Leroux, Emile Molinier et Antoine Thomas, dans les Bulletin et mémoires de la Société archéologique du Limousin, t. XXX-I, p. 198.

(108) Collection Fonteneau, t. XXVII lis, p. 591. — Peut-être faut-il lui attribuer la charte d'un évêque Philippe datée de 1220 — ce qui est inconciliable avec la chronologie précédente — et qui pourrait être de 1240.

(109) BRUTAILS, Cartulaire de Saint-Seurin de Bordeaux (1897), P. 149.

(110) Gallia christiana, II, 1074,

(111) Archives de Saint-Hilaire, cassette d'Arçay, Coll. D. Fonteneau (Poitiers) XI, 241.

(112) Grasilier, Recueil de la Commission des arts et monuments de la Charente, t. III (1877) p. 200. Cf. BÉMONT :. La campagne de Poitou, 1242-1243, dans les Annales du Midi, t. V, 1893.

(113) NANGLARD, Le livre des fiefs de Guillaume de Blaye, dans les Bulletin et Mémoires de la Soc. archéol. de la Charente, 7e série, t. V (1904-05), p. 36. Nous n'attachons aucune importance à la date «  anno Domini 1240 » que la Gallia christiana (ou plus exactement son collaborateur saintongeais Pierre de la Jaunie) a lue au bas du testament du chevalier Robert de Pons, auquel un « Petrus, Dei gratia Xantonensis episcopus » , est dit avoir apposé son sceau. Cette pièce pourrait bien être un des faux qui servirent à fabriquer une généalogie de la maison de Pons au XVIIe siècle.

(114) Alfred RICHARD, Charles de Saint-Maixent, t. II, p. 72 (fac-simile conservé à l'Ecole des chartes) ; Archives de Saintonge, IV, 190.

(115) CHOLET, Cartulaire de Baigne, n° 546.

(116) Gallia christiana, II , 1074, d'après un titre de Saint-Léonard de Chaumes.

(117) Patent rolls, Henry III, IV, 556.

(118) Gallia christiana, II, 1075.

(119) Constitutiones synodales Xantonensis ecclesiae, Poitiers, l541 , in-8° ; cf. Revue de Saintonge, III, 291.

(120) LAINE, Dictionnaire véridique des maisons nobles, I, 457.

(121) Grasilier, Recueil de la Commission des arts et monuments de la Charente, III (1877), p. 201.

(122) Le coutumier de l'île d'Oléron, Bull. hist. et phil., 1917, p. 248.

(123) Catalogue de sceaux, n° 6847, d'après la pièce J 190, n° 87, des Archives nationales.

(124) Habituellement on ne donne un surnom, dans les litres de cette époque, qu'au titulaire ayant eu un devancier immédiat ou pénultième du même prénom.

(125) A. MOLINIER, Correspondance d'Alphonse de Poitiers, t. 1, n°s 1084, 1092, 1094.

(126) A. MOLINIER, Correspondance d'Alphonse de Poitiers-, t. I, n° 1092, p, 718. Un autre mandement du 3 février suivant rappelle les excès et violences commises contre feu l'évêque de Saintes : « Contra venerabilem patrem episcopum Xantonensem ultimo defunctums (n° 1143, p. 752).

(127) Vidimus de 1419, aux Archives du château de la Motte-Saint-Genis, (Charente-Inférieure) édité par Horric de Beaucaire, Archives de Saintonge, IV, 184.

(128) Collection de sceaux, n° 6848, d'après la pièce J 727, n° 76, des Archives nationales, éditée par L. Audiat, Archives de Saintonge, X, 42.

(129) Collection Fonteneau, XXXVIII, 43, d'après l'original au chartrier de Charroux.

(130) MÉTAIS, Cartulaire saintongeais de la Trinité de Vendôme, p. 153.

(131) Gallia christiana, II, 107.

(132) « Eodem anno, episcopus Sanctonensis, de genere domini de Ponis (sic), potionatus miserabiliter decossit. » (Recueil des Historiens de France, XXI, 779.) La date 1273 est exacte. Elle est entourée de synchronisme qu'on peut vérifier aisément, notamment celui qui précise en décembre 1273 la venue du pape à Lyon. Grégoire X y arriva le 20 novembre (POTTHAST, Regesta Pontificum, II, 1672).

(133) Saint Hilaire pape est mort le 29 février 368, selon Mgr Duchesne. Saint Hilaire de Poitiers est mort le 13 janvier, date reportée  au 11 à cause de la fête de l'octave de la Circoncision ( Giry).

(134) Gallia christiana, II, col. 1010.

(135) Registri Gregorii IX, n° 477 ; EUBEL, Hierarchia catholica, I 537.

(136) Paul DE FLEURY, Notes additionnelles à la Gallia christiana, p. 46, d'après les Archives de la Charente, fonds de Saint-Cybar, prieuré d'Agudelle.

(137) Original jadis scellé en cire rouge sur queue : pendante. Archives de la Charente, I H 269, fonds de Saint-Cybar, coté 83-7.

(138) Nicolai III Registri, anno 2 (t. XXXIX), ep. 162; EUBEL, I, 537. Cf. Gallia christiana, II, 112.

(139) Grasilier, Bulletin religieux de La Rochelle, VII, 111.

(140) Sceau ogival de 65 millimètres de diamètre. Archives nationales, J 270 n° 19. DOUÈT D'AUCQ, Coll.de sceaux, n° 6849.

(141) Gallia christiana, II, 1075 (d'après Clairambault ).

(142) BOUTARIC, Actes du Parlement de Paris, I, 227.

(143) Gallia christiana, II, 1076.

(144) Patriarchium Bituricense, dans LABBE, Bibliotheca nova, II, 120.

(145) Gallia christiana, II, 1076?

(146) T. II, n° 1767, p. 539.

(147) Coll. Fonteneau, XXVII bis, d'après l'Original.

(148) Gallia christiana , II, 1070.

(149) Bonifaeii VIII Registri anno 5, ep. 161 (1046).

(150) EUBEL, 1,91.

(151) MOLINIER, Obituaires de la province de Sens, 1, 291.

(152) GRASILIER, Études sur la juridiction des évêques de Saintes, dans le Bulletin religieux de La Rochelle, 1, 648.

(153) HARDI, Syllabus of Rymers Foedera, 181.

(154) Clémentis V Registri, anno 8, epistola 308 (9270). EUBEL, 1, 537.

(155) Johannis XXII Registri, anno 2 (t. LXVIl), ep, 394. EUBEL; I, 537.

(156) Guillaume mourut en 1319. L'évêché de Bazas, vacant par son décès, fut conféré par Jean XXII, te 10 septembre. (EUBEL, I, 546.)

(157) Clementis VI Avenionensis Registri, anno.6 (t. CLXXXI), ep. 65.

(158) lbid., anno3 (t. CLXIlI), ep. 41.

(159) Clémentis VI Avenionensis Registri, anno a (t. CCIV), epist. 81. Etienne était encore dans son diocèse au cours du mois de janvier 1351, où il approuve une transaction au sujet d'un legs fait aux Cordeliers de Barbezieux. (Paul, DE FLEURY, Notes additionnelles au Gallia christiana, p. 46.)

(160) EUBEL, l, 104.

(161) Lettre à D. Etienne Dulaura, dans les Archives de Sainte-Croix de Bordeaux. Paris, Bibl. nat., ms. lat. 12734, fol. 99.

(162) Gallia christiana, I, 192.

(163) Innocentii VI Avenionensis Registri, op. cit., 42, dans MARTÈNE, Thesaurus novus anecdotorum, t. II, col. 878.

(164) Innocenta VI Avenionensis Registri, anno II, op. cit., 159, dans MARTÈNE, Thesaurus anecdolorum, t. Il, col. 990. Les fermes « bonorum mobilium ac debitorum et creditorum quondam electi Xantonensis nuper in Romana curia defuncti » montrent qu'il s'agit bien d'un nouvel élu, depuis peu trépassé, et nullement de Gailhard du Puy qui, dans le bref du 10 février, est qualifié « bone memorie Galliardus episcopus Xanlonensis » .

(165) Innocenta VI Avenionensis Regislri, t. XX.VI1I, f. 104. EUBEL, I, 537.

(166) Grasilier, Bulletin religieux du diocèse de La Rochelle, I, 598.

(167) Reproduite dans un Factum : B. N. 4° Fm 3 1494 (33195 (7).

(168) Clemenlis VII Avenionensis Registri, t. XXII, fol. 13. EUBEL, I, 537. DENIFLE, Chartularium Universitatis Parisiensis, t. IV,n° 1715.

(169) Benedicti XIII Avenionensis Registri, t. XXVI, fol. 142.

(170) DENIFLE, Chartularium Universitatis Parisiensis, t. IV, n° 1911. Voici le passage cité :.« Vir etale grandevus, genere nobilis ex utroque latere militari, jam evolutis 40 fere annis ulriusque juris doctor solemnis, et 31 in duabus ecclesiis episcopus extitit; inter nos ut suppositum nostrum egregium annis 24 conversatus, in Romanaque curia audiloris, acoliti mitrarii Pape atque cubicularii, examinatoris et referendarii, ceteraque pene honorabilia Romane curie, temporibus Gregorii XI, cujus fuit in secundo gradu consanguineus, et expost successorum suorum simul aut successive laudabililer exercuit officia »

(171) Arch. nat., Jugés, X1e 58, fol. 131 n°. ...

(172) Alex. TUETET, Le Journal de Nicolas de Baye (1888), II, 22.

(173) La seigneurie de Lestrange était située dans la commune de Lapleau, arrondissement de Tulle. Des notes généalogiques ont été données sur cette famille par le comte Henri de Lestrange dans ('Inventaire et vente des biens meubles de Guillaume de Lestrange (archevêque de Rouen, nonce de Grégoire XI et ambassadeur de Charles V, frère d'Hélie); Paris, Picard, 1889, in-4°, avec planche de sceaux. Le même auteur prépare les biographies de ces prélats.

(174) EUBEL, 1, 76.

(175) Benedicti XIII Avenionensis Registri, t. XXVII, 1 fol. 155; EUBEL, I, 537.

(176) Johannis XXIII Registri, anno I, Latime litterae 7, fol. 302. Les lettres que lui adresse ce pape, le 4 avril 1411 (mal datées 1410) ont été éditées par MARTÈNE, Thesaurus anecdotorum, II 1433.

(177) Lui et son frère, Audoin III de Peyrusse, plaidaient alors contre le vicomte de Rochechouart (P. ANSELME, Grands Officiers, IV, 225). Cet auteur remarque que Geofroi fut surnommé aussi de « Pompadour », du nom de sa mère, souveraine de Pompadour, unie à Arnoul de Peyrusse, sire d'Escars (ibidem, II, 228).

(178) Chartularium Universitatis Parisiensis, IV, 282.

(179) Chronique d'Enguerran de Monstrelet, édit. Douët d'Arcq, t. III, p. 270.

(180) Johannis XXIII Avenionensis Registri ; anno V, Latinae litterae 56, fol. 221. Ces bulles sont datées de Fribourg, au diocèse de Constance, où le pape résidait alors.

(181) Arm. III, 121, p. 97. EUBEL, I, 537.

(182) Martini V Registri, anno 9; Lat. litt, 122, fol. 329. EUBEL, I, 537.

(183) Louis AUDIAT, Le Portail de Saint-Pierre de Saintes, dans le Bulletin religieux de La Rochelle, VII, 5-6,

(184) Bibl. nat., Pièces originales, ms. fr. 20889, fol. 53.

(185) EUBEL, Hierarchia-catholica, II, 297.

(186) Acta consistoria, I, 18. Eubel, Hierarchia catholica, II, 297.

(187) Ms. lat. 17147, fol. 339.

(188) Acta consistoria, I, 33. EUBEL, loc. cit.

(189) Indiquée par M. Charles Dangibeaud, Recueil de la Commission des Arts et Monuments de la Charente, IX, 75.

(190) Acta consistoria, I,55. EUBEL, foc. cit.

(191) Acta consistoria, I, 108. EUBEL, loc. cit.

(192) Archives de la Gironde, G. 275 ; Inventaire de la série G, p. 160.

(193)  Archives de Saintonge, X, 77; renvoyant à l'Épigraphie santone de Louis AUDIAT, p. 125-128 et à l'Histoire de La Rochelle du Père ARCÈRE, t. I, p. 296, 619.

(194) Acta consistoria, I, 19. EUBEL, III, 359.

(195) Arch. nat. L 328, n° 5, édité par L. Audiat, Archives de Saintonge, X, 81.

(196) Acta consistoria, I, 39. EUBEL, loc. cit.

(197) Bulletin religieux de La Rochelle, 1,599.

(198) Gallia christiana, I, 298.

(199) DESLANDRES, L'Ordre des Trinitaires, t. il, p. 342, d'après Grégoire REINES, Histoire du couvent de Toulouse, 1692.

(200) EUBEL, III, 359.

(201) Gallia christiana, II, 1083. RICHARD et GIBAUD, Bibliothèque sacrée, XXIX, 152.

(202) Bulletin religieux de La Rochelle, I, 600.

(203) Registre in-fol., G 524; cf. Inventaire de la série G, p. 365.

(204) Il est qualifié évêque de Saintes dans un acte de ta Chambre des Comptes à propos d'un hommage qu'il rendit par procureur (Gallia christiana, II, 1082).

(205) Il obtint successivement et cumula bien d'autres honneurs et bénéfices: il notamment lieutenant général de Paris et de l'Ile de France en 1551; — abbé de Saint-Denis, de Saint Germain des Prés (1554), de Corbie, puis légat du pape (1565). Ce n'est pas lui, mais son neveu Charles, qui fut nommé évêque de Peauvais le 24 mai 1572 et abdiqua en 1675.

(206) EUBEL, III, 359.

(207) Braud, Bulletin religieux de La Rochelle, XVII, 159, 229.

(208) Gallia christiana II, 1083, note.

(209) Epitaphe dans la Collection Duchesne, XXXV, 61.

(210) Ch. LALORE. Le Trésor de Clairvaux, 1875. Archives de Saintonge, X, 89.

(211) Ce manuscrit est déposé à la Bibliothèque de Troyes, ville natale de Tristan. Il a été publié dans la Revue de Saintonge en 19 15. — Tristan avait légué mille livres aux Bernardins de Paris en 1677. il eut pour vicaires généraux à Saintes Geofroi d'Angliers, préchantre (1551), Jacques de Bizet son neveu (tué en 1559, enterré le 27 janvier à la cathédrale), Vivien de Polignac (1563 ), Jean Thibaut, chanoine (1569), Pierre Jolly (1570) ['Gallia christiana, II, 1883].

(212) Archives de Saintonge, II,; 343.

(213) Bulletin religieux de La Rochelle, XVII.

(214) EUBEL, III, 359. La Gallia christiana (II, 1084) hésite entre les quantièmes des 10 et 13 juillet. — Bibliothèque sacrée, XXIX, 152.

(215) Gallia christiana, II, 1084. .

(216) Au début de 1631, dit la Gallia christiana, II, 1084.

(217) Mélanges historiques. Choix de documents, t. I, p. 508, 511, 541, 565, 570.

(218) Le texte des lettres du roi a été publié dans les Archives de la Gironde, t. XXIII (1883), p. 524.

(219) Braud, Bulletin religieux de La Rochelle, XVIII, 193.

(220) RIGHARD et GIBAUD, Bibliothèque sacrée, XXIX, 126. Il eut pour vicaire général à Saintes, au début de son exercice, son neveu Charles de Cerisay, grand archidiacre (Gallia christiana, II, 1085).

(221) Gallia christiana, II, 1086. Bibliothèque sacrée, XXIX, 152.

(222) Collection D. Fonteneau-, à Poitiers.

(223) Notes de Dom Léonard, Arch. nat., L 744 , n° 1.

(224) Gallia christiana, II, 1086. Bibliothèque sacrée, XXIX, 153.

(225) Mémoire sut les évoques de Saintes, par un des collaborateurs de Simon de La Corée, dans la collection Fonteneau, à Poitiers.

(226) Gallia christiana, II, 1086 (et non le 7, comme on ledit ailleurs). Cf. le Journal de Michel Reveillaud, éd. dans les Archives de Saintonge, XLV, 16, par M. Ch. Dangibeaud.

(227) Son épitaphe, publiée par Dubarat (Revue de Saintonge, XXIII, 132), porte la date du 2 mai qui semblerait s'appliquer à sa mort. Mais le Journal de Reveillaud ne laisse aucun doute sur le jour des obsèques.

(228) Note de Dom Léonard, L 744, n° I.

(229) Gallia christiana, IV, 430; Bibliothèque sacrée, XXVIII, 119, XXIX, 153.

(230) Gallia christiana, II, 1087.

(231) Et non le 25 comme on le lit partout (Gazette de France des 31 mars et 14 avril).

(232) Journal de Michel Reveillaud, dans les Archives de Saintonge, XLV, 18, 28.

(233) Gazette de France du 31 décembre 1694 (Répertoire par le Mis de Grange de Surgères, t. III, col. 346).

(234) Et non le 7, comme il est dit partout (Journal de Reveillaud, Archives de Saintonge, XLV, 33).

(235) Journal de Roveillaud, Archives de Saintonge, XLV, 102. .— La Gazette, annonçant sa mort, le qualifie évêque de Saintes et ci-devant abbé d'Épernay (Gazette du 4 mai).

(236) Gazette de France, 27 novembre 1710 et 30 décembre 1713. Répertoire. III, 346.

(237) L'abbé Th. GRASILIER , Études biographiques : Léon de Beaumont, dans le Bulletin religieux de La Rochelle, XI, 1 65.

(238) Gazette de France du 29 août. Répertoire, t. I, col. 261.

(239) Gazette de France, Répertoire, t. I, col. 261.

(240) Procès-verbal édité par M. Guérin, Revue de Saintonge, XXXV, 124.

(241) Journal de Reveillaud, Archives de Saintonge, XLV, 88.

(242) Registre de la paroisse Saint-Pierre reproduit par L. Audiat, Bulletin religieux de La Rochelle, IV, 592.

(243) Journal de Reveillaud, Archives de Saintonge, XLV, 177, 179.

(244) Gazette du 31 octobre, Répertoire, t. t., col. 261. — Des auteurs modernes n'ont attribué que 80 ans à ce prélat lorsqu'il mourut

(245) D'après la Gazette de France du 23 septembre 1763, qui annonce sa mort survenue le la du même mois, il était âgé de 70 ans, Répertoire, par le Mis de Grange de Surgères, t. III, p. 53.

(246) Un Pierre de la Corée acheta en 1608 une maison sur la paroisse Notre-Dame à Pontoise. Son homonyme Pierre acquit en 1657 le fief de Saint-Ouen-l'Aumône, où fut construit le château actuel, et le transmit à son frère Simon, secrétaire du Roi. Charles de la Corée, écuyer, fils de Simon, maître des Requêtes, eut pour fils Charles-André, qui donna des biens à l'hôtel-Dieu de Pontoise pour - que les malades de Saint-Ouen y fussent reçus. Il était intendant de Montauban, fut transféré à Resançon en 1761, appelé au Conseil d'État le 14 mai 1784 et mourut en son château le a novembre suivant, à l'âge de 64 ans (Gazette du 7 novembre 1784; Répertoire, III , 53). Son fils homonyme périt sur l'échafaud. La fille de celui-ci, Elisabeth, mariée à M. d'Apchon, laissa Saint-Ouen à Antoinette, sa fille, qui vers 1800 épousa le marquis de Biencourt.

(247) Gazette des 28 juillet 1781 et 12 avril 1738.

(248) Gazette de France du 23 septembre, Répertoire, III, 53. — Briand, Bulletin religieux de La Rochelle, XVIII, 136, donne la date du 8 septembre pour l'inhumation.

(249) Sainte-Foy-d'Authé, compris aujourd'hui dans la commune de Tournon, arrond. d'Agen. L'acte de baptême a été publié par la Revue de Saintonge, I, 247.

(250) Cela alongea un peu le nès à nos grands vicaires qui s'attendoient à cette place , remarque un curé de Saint-Jean-d'Angle (Notes paroissiales publiées dans la Revue de Saintonge, XXIII, 284).

(251) Gazette de France des 30 mars et a avril, Répertoire, III, 42; Revue de Saintonge, IX, 181.

(252) AUDIAT, Saint-Pierre de Saintes, p. 259. Registres paroissiaux de Saint-Pierre, cités par l'abbé Briand, Bulletin religieux de La Rochelle, XVIII ,191.

(253) Et non le 31 mars par Talleyrand, évêque d'Autun, comme l'écrivent tous les auteurs qui ont copié une erreur de Rainguet dans sa Biographie saintongeaise.

(254) Revue de Saintonge, II, 171.

(255) Ibid., V, 294.

(256) Ibid., XXII, 304,

(257) RICHARD et GIRAUD, Bibliothèque sacrée, XXIX, 346.

 

(258) RICHARD et GIRAUD, Bibliothèque sacrée, XXIX, 1 02 , 127.

(259) L'abbé UZUREAU, L'Ancienne Académie d'Angers, 1686-1793 ; Angers 1902. — Revue de Saintonge, XXII, 391.

(260) BRAUD, Bulletin religieux de La Rochelle, XVII, 191. — Revue de Saintonge, XXIII, 64. — Sur ce prélat et ses successeurs jusqu'à François IV, qui siégeait en 1906, voir l'Episcopat français depuis le Concordai jusqu'à la séparation, 1907, p. 523-531.

(261) BRAUD, Bulletin religieux de La Rochelle, XVII, 288, 372. —le catalogue dressé par les PP. Richard et Giraud (Bibliothèque sacrée, XXIX, 27) omet ce prélat ainsi que son devancier.

(262) Bibliothèque sacrée, XXIX, 273 Braud, Bulletin religieuse de La Rochelle, XVII, 288, 372.

(263) Revue de Saintonge, XXIII, 65, Braud., Bulletin religieux de La Rochelle, XVII, 130 191.

(264) P. PERRAUD DE THOIRY, Le cardinal de Villecourt, dans le Bulletin religieux de La Rochelle, III, 359 360 et 371-374 ; compléments par E. GENDRE, 381-384 et 389-391 ; détails sur ses derniers moments, ibid,, 404-405.

(265) GRASILIER , L'église cathédrale de Saintes, dans le Bulletin religieux de La Rochelle, VII, 102.

(266) Braud, Bulletin religieux de La Rochelle, XVII, 336, 348 ; Revue de Saintonge, XXIII, 65.

(267) Bulletin religieux de La Rochelle, III, 485; X, 590; XVII, 592. Ses prénoms complets sont : Jean-François-Anne-Thomas.

(268) Revue de Saintonge, XXIII, 65. Vapereau (Dict. des Contemporains, 1880) dit le 27 mars et Braud (Bull. rel. de La Rochelle, XIX, 325, 459) le 29 juin. — Ses prénoms complets sont Léon-Benoît-Charles,

(269) Revue de Saintonge, VI, 430.

(270) Revue de Saintonge, XIV, 179, 345, 406 (sur ses derniers moments).

(271) Revue de Saintonge, XXIII, 65. Ses prénoms complets sont « Pierre-Marie-Etienne ». Il ne garda que le dernier (Revue de Saintonge, VI, 264).

(272) Revue de Saintonge, XIII, 4.

(273) Revue de Saintonge, XXIII, 66, 5. Ses prénoms complets sont François Joseph-Edwin. II ne conserva que le premier (Revue de Saintonge, XIII, 165). C'est donc à tort que dans l'Episcopat français depuis le Concordat, on lui attribue les seuls prénoms qu'il n'a pas retenus.

(274) Revue de Saintonge, XXVI, 374-376; Bibliographie de ses oeuvres, ibid., 376.

(275) Revue de Saintonge, XXVII, 5.

(276) Revue de Saintonge, XIII, 226.