25 décembre 1169 Henri II Plantagenêt tient sa cour de Noël à Nantes où il célèbre les fiançailles de son fils Geoffroy II

En janvier 1168, sur le point de retourner en Angleterre, Henry II confie la défense de ses intérêts en Aquitaine à Aliénor qui gardera le duché jusqu'en 1173 mais en plaçant toutefois auprès d’elle, en guise de conseil et de surveillant, un guerrier éprouvé, Patrice, comte de Salisbury ainsi que Raoul de Faye sénéchal de Poitou.

janvier 1168, sur le point de retourner en Angleterre, Henry II confie la défense de ses intérêts en Aquitaine à Aliénor

Henri vient d'y mater pas mal de rébellions, de raser le château Lusignan et, comme le dit très bien Alfred Richard, il lui faut maintenant « donner quelque satisfaction à l'esprit public ».

On va lui montrer sans tarder, d'ailleurs, qu'on entend en Poitou ne pas se laisser gouverner par les Anglais.

Après que Henri eut confié le gouvernement du pays à Salisbury, celui-ci, tenant sans doute un engagement ancien, s’en fut en pèlerinage à Saint Jacques de Compostelle.

A son retour, ayant été sollicité par a reine, vers les octaves de Pâques, 6 ou 7 avril, 1168, de la conduire dans un de ses châteaux.

Le comte de Patrice de Salisbury, qui escorte la reine, tombe mortellement blessé dans une embuscade que lui ont tendue les Lusignans (Geoffroy).

Dans l’escorte se trouve Guillaume le Maréchal, neveu de Patrice de Salisbury. Ce dernier fait ici preuve de son premier acte de bravoure, en tentant de venger son oncle, il est lui aussi frappé par derrière et resta quelque temps en captivité, mais la reine, aussitôt qu’elle le put, donna des otages pour obtenir sa délivrance et, en reconnaissance de ce qu’il avait fait pour elle, lui fit cadeau de chevaux, d’armes, de deniers et de « beles robes »

Aliénor fit faire des obsèques solennelles Patrice fut enseveli à Saint Hilaire de Poitiers, la reine Aliénor y fonda un service anniversaire pour le repos de son âme.

(Aliénor d’Aquitaine, accorde aux chanoines de Saint Hilaires le Grand de Poitiers tous les droits et coutumes qu’elle levait à Benassay, à condition qu’ils célébreraient tous les ans après sa mort son anniversaire et celui d’un comte à qui elle donne la qualité de patrice. (chap de St Hilaires T.11, p.63 et 67)

 Ainsi se révèle, une fois encore, l'impossibilité où se trouve un maître étranger à l'Aquitaine de gouverner cet ensemble anarchique de fiefs, dont l'insubordination est la règle ; c'est sans doute à considérer cela qu'Henry II, en vertu des accords de Montmirail avec le roi Louis, s'est résigné aux grandes réformes de structure dynastique qui s'accomplissent en 1169-1170, et dont Aliénor est appelée à largement bénéficier.

A la sollicitation du roi de France, il accorda leur pardon aux Poitevins et aux Bretons contre qui il avait pris des mesures de rigueur à la suite de leur révolte, et parmi ceux-ci dut être compris Geoffroy de Thouars, qui nous parait n’être rentré en possession de son château qu’à cette époque, mais il s’était réservé d’agir contre ses autres vassaux d’Aquitaine.

Dès le temps de carême 1169, il commença cette nouvelle expédition ; les comtes de la Marche et d’Angoulême furent successivement contraints de se soumettre, et le roi anglais vint pareillement à bout d’une foule de barons de moindre importance.

Ces grandes besognes l’occupèrent tout l’été et il ne retourna en Normandie qu’au mois d’aout.

Comme les légats et le roi de France ne cessaient d’insister pour amener une réconciliation entre lui et Thomas Becket, et qu’il désirait se maintenir dans les meilleurs termes avec le pape, il se rendit à la mi-novembre à Montmartre, puis à Saint-Germain en Laye, ou il se rencontra avec l’archevêque de Canterbury ; cédant aux sollicitations pressantes de son entourage, Henri consentit à un rapprochement

 

Le couronnement ducal de Geoffroy à Rennes ou il reçut le serment de fidélité des Bretons.

En l'été 1169, le jeune Geoffroy - il a dix ans - va être couronné duc à Rennes. La traditionnelle cérémonie va se dérouler. Accompagné de son père il se présente aux Portes Mordelaises dont le pont-levis ne s'abaisse qu'une fois prêté le serment à l'évêque, en présence du chapitre :

"Vous jurés à Dieu la foy catholique, et l'église de Bretaigne en ses libertés défendre et garder; les barons et les nobles de Bretaigne et leurs libertés observer et à peuple de Bretaigne vraie justice à votre povair exhiber."

Ayant répondu "Ainsi le jure",

Ma porte s'ouvre au ducale alors s’ouvrit et le duc entra dans la ville avec son cortège. L'évêque Alain, le bienfaiteur de Saint-Melaine conduit le duc à la cathédrale Saint-Pierre où il reste toute la nuit.

Au matin, après les matines, le duc fut conduit au château ducal, près de la porte Chatelière, où il se reposa jusqu'au moment où une procession en chappes vint le quérir pour se rendre à la grand-messe.

Derrière l'évêque suivaient les barons, les nobles et le peuple. Après diverses prières en la cathédrale, deux chanoines chargés de l'épée et du cercle ducal entourèrent le duc agenouillé à son accoudouer, en compagnie de deux évêques, et l'évêque de Rennes entonna le Veni Creator suivi de diverses oraisons puis bailla au duc l'épée bénite et lui posa le cercle ducal sur la tête qui lui est " baillé au nom de Dieu et de Monseigneur Saint Pierre, lui" faisant devoir par bon gouvernement de voustre seigneurie à la exaltation de la foy, protection de l'église et deffense de vos subgets..."

Le duc prêta serment puis il reçut à son accoudouer l'hommage de chaque baron s'agenouillant et mettant une main dans la sienne et répondant au duc "je le jure" qui leur demandait de reconnaître qu'il était son homme lige, chacun recevant ensuite le baiser ducal sur la bouche.

Après la messe, le duc fut conduit au palais épiscopal proche de la cathédrale et un homme cria : "Le duc tiendra cour ouverte et ceux qui voudront assister à son dîner n'en seront pas empêchés."

L’invitation fut sans doute acceptée par un grand nombre de curieux qui ne manquent jamais là où il y a des fêtes.  Le jeune duc fit à son tour hommage à son frère Henri, duc de Normandie.
Rennes qui fut d’une importance capitale pour l’avenir de la Bretagne. C’était le duc, en effet, qui avait pouvoir pour constituer la barrière militaire et féodale du côté de l’Est ; si les places des frontières étaient confiées à des hommes de sang breton, le sort du pays était assuré ; si, au contraire, ces postes périlleux étaient mollement défendus, l’indépendance nationale courait de grands dangers. Or, rennes a toujours été plus breton que Nantes. Par sa situation géographique entre trois autres provinces, par son fleuve qui la met en communication avec l’intérieur de la France, en un mot, par la force des choses, Nantes est plus accessible que Rennes aux influences du dehors ; aussi a-t-elle accepté fréquemment au cours du moyen-âge la domination des comtes d’Anjou ou de Poitou. Rennes est toujours resté jusqu’à la fin résolument breton.

Comme Geoffroy n’avait que onze ans, ce fut le roi d’Angleterre qui continua à administrer la Bretagne, comme il administrait la Normandie et l’Anjou pour Henri, qui n’en avait que quatorze.

 (Nantes, quai du Château et le Port Maillard)

25 décembre 1169 : Henri II Plantagenêt tient sa cour de Noël à Nantes où il célèbre les fiançailles de son fils Geoffroy II, avec Constance de Bretagne, héritière du duc de Bretagne, Conan IV le Petit.

C’est là que fut jugé Eudon de Porhoët, comme vassal félon.

La description des festivités, de Chrétien de Troyes offre l'occasion de présenter une image, sans doute idéalisée, de la vie à la cour.

Voyons comment Chrétien fait vivre la scène, aux noces des deux protagonistes :

 

L’arcevesque de Quantorbire,

Qui a la cort venuz estoit,

La beneï, si com il doit.

Quant la corz fu tote asanblee,

n'ot ménestrel an la contrée

qui rien seùst de nul déduit

qui a la cort ne fussent tuit.

An la sale molt grant joie ot;

chascuns servi de ce qu'il sot :

cil saut, cil tunbe, cil anchante,

li uns conte, li autres chante,

li uns sifle, li autres note,

cil sert de harpe, cil de rote ;

cil flaûte, cil chalemele,

cil gigue, li autres vïele ;

puceles querolent et dancent :

trestuit de joie fere tancent.

Riens n'est qui joie puisse fere

ne cuer d'orne a leesce trere,

qui as noces ne fust le jor.

Sonent tinbre, sonent tabor,

muses, estives et freteles,

et buisines et chalemeles.

Enfin, au temps de carême 1170, Henry II retourna en Angleterre, où il n’avait pas paru depuis plusieurs années, et aborda à Portsmouth le 3 mars, après avoir essuyé une horrible tempête, dans laquelle sombra le plus beau de ses navires et les quatre cents personnes de tout sexe de sa suite.

 

 

 

 

 

Le Cotentin et l'Avranchin (département de la Manche) sous les ducs de Normandie (911-1204) : institutions et état social de la Normandie / P. Chesnel

La Bretagne aux grands siècles du moyen âge (938-1364) : résumé du cours d'histoire professé à la Faculté des lettres de Rennes, en 1891-1892 / par Arthur de La Borderie.

Histoire de Rennes De Émile Ducrest de Villeneuve, Dominique Maillet

 

 

 

 6 janvier 1169. Paix de Montmirail entre Henri II Plantagenêt et Louis VII roi de France médiateur de Thomas Becket. <==..... .....==>Pâques le 5 avril 1170, au château de Niort, Aliénor présente aux barons Poitevins, Richard comte de Poitou âgé de douze ans.

 


 

Raoul de Faye, oncle d’Aliénor d’aquitaine qui était frère de Guillaume seigneur de Chatellerault

 

Le 16 août 1158 Henri II roi d'Angleterre rasa les murailles et le château de Thouars, l'église Saint-Médard fut brûlée.

Henri II, roi d'Angleterre (Henricus Rex Anglorum), qui avait juré d'exécuter le testament de Geoffroy Plantagenêt, son père, obtint du pape Adrien IV, son compatriote, la honteuse autorisation de se parjurer, et marcha contre son frère Geoffroy d'Anjou, pour lui disputer les domaines de la maison d'Anjou.

 

Le roi d'Angleterre Henri II Plantagenêt à la conquête de la Bretagne, il s'empare du château de Fougères en 1166. 

Fougères, autrefois chef-lieu du Fougerais et d'une baronnie, remonte à une très-haute antiquité. C'était jadis une place forte très importante, et l'une des clefs de la Bretagne, avant la réunion de cette province à la couronne.

 

1168 - Révolte Poitevine - Henri II Plantagenêt fait raser le château de Lusignan. 

Vers l'an 1168, l'activité guerrière de l'Aquitaine se réveillant, plusieurs seigneurs de nos contrées se révoltèrent contre la puissance de Henri II roi d'Angleterre.



Les vestiges des fortifications du vieux Nantes mis au jour lors des fouilles menées par le chanoine Durville -

Si Gérard Mellier, qui fut maire de Nantes au commencement du XVIIIe siècle, revenait en ce monde, il n'est pas bien sûr qu'il reconnaîtrait aujourd'hui la cité bretonne à laquelle il avait consacré sa rare intelligence et son dévouement inépuisable.