Importance religieuse et féodale de cette localité au XIe et au XIIe siècle.

Des fouilles dans l'ancien prieuré de Curzon et dans le cimetière qui lui est contigu, exécutées par M. Bastard, maître d'hôtel, qui en est le propriétaire, ont amené, en 1876, la découverte d'une bulle en plomb d'Alexandre III, du XIIe siècle, et du sceau en cuivre d'un prieur du XIIIe. Il m'a semblé utile de décrire ces deux pièces, qui sont intéressantes pour notre histoire locale, et de parler, à cette occasion, de l'importance religieuse et féodale de Curzon, au XIe et au XIIe siècle.

I.

BULLE EN PLOMB. (Pl. II, fig. 2).  Elle gisait dans les décombres du prieuré. Son diamètre est de Qm04. Elle porte da côté principal les deux têtes en relief de saint Pierre et de saint Paul, encadrées chacune dans un cercle de perles servant d'auréole. Le premier a une chevelure "bouclée et étagée, figurée par des globules, le second a les cheveux relevés. Saint Pierre a la moustache et la simple mouche au menton, tandis qu'une longue barbe couvre le menton de saint Paul. Au-dessus des têtes on lit : SPASPE pour Sanctus Paulus, Sanctus Petrus. Les lettres sont placées de telle sorte que SPA (Sanctus Paulus) correspond à la tête de saint Pierre et vice versa. Une croix latine dont les trois croisillons· supérieurs, seulement, sont égaux, est gravée dans l'espace resté libre entre les deux têtes. Le tout est encadré dans un cercle en grènetis.

 On sait qu'Alexandre III, célèbre par les luttes qu'il eut à soutenir contre l'empereur d'Allemagne Barberousse, régna de 1159 à 1181. La bulle qui porte son nom fut détachée d'un acte émané de la puissance pontificale en faveur d'un établissement religieux de Curzon, le prieuré sans doute.

Peut-être avait-elle été accordée à la prière du roi de France, Louis VII, qui avait pris hautement son parti au concile qu'il avait assemblé à Toulouse de concert avec le roi d'Angleterre, en 1161, contre l'antipape Victor III (1).

 Ce prince, malgré la perte qu'il avait faite du Poitou, par suite de son divorce avec Aliénor d'Aquitaine, et le mariage de celle-ci avec Henri Plantagenet, s'efforça en mainte circonstance, de conserver sur cette province un droit effectif de suzeraineté.

Si la bulle en question était d'une date voisine de 1161, cette supposition serait d'autant plus vraisemblable, qu'Ebles de Mauléon, alors prince de Talmont et seigneur du Curzonnais, semble avoir convoité vers cette époque, l'appui du roi de France contre Henri II, roi d'Angleterre.

Au reste, les deux rois cherchaient, de leur côté, à être agréables au Pape, ils le reçurent ensemble, à son entrée en France, et se disputèrent l'honneur de lui servir d'écuyer.

Comme marque de bon accord, Alexandre III suivit Louis VII à Paris où il posa la première pierre de Notre-Dame.

 

Le 19 mai de l'année suivante il ouvrit, à Tours; un concile qui réunit 17 cardinaux, 124 évêques et 414 abbés (1).

 Dès l'année 1161 il avait nommé le cardinal Guillaume, prêtre du titre de Saint-Pierre-aux­-Liens, légat d'Aquitaine, antique province dont plusieurs parcelles étaient soumises à Henri II.

 Les Cartulaires de Saint-Jean-d'Angély, de Notre-Dame-des-Chatelliers et de Talmont nous apprennent que le cardinal visita Saint-Jean-d'Angély le 31 mars 1161, Notre-Dame-des­-Chatelliers le 25 juillet de la même année, et, enfin Talmont où il régla un différend qui s'était élevé entre Guillaume Richard, abbé de Sainte-Croix, et le seigneur Etienne de la Jarrie, au sujet d'une terre située en Saint-Hilaire-de-la-Forêt.

On peut supposer que le légat (2) vit, en passant Curzon qui était le domaine particulier d'Ebles de Mauléon, ce qui aura fourni l'occasion de la bulle envoyée par le pape à son prieuré.

 J'en ai cherché le texte, avec M. l'abbé Garreau, dans le Bullaire qui fait partie de la riche bibliothèque donnée à l'évêché de Luçon par Mgr Baillès ; elle ne s'y est pas rencontrée. On peut espérer, malgré cela, qu'elle n'est pas irrévocablement perdue, elle peut sortir quelque jour des archives du Vatican, ou bien se retrouver dans les épaves du Cartulaire de Saint-Michel-en-l'Herm.

Alexandre III expédia aussi une bulle à l'abbaye de Sainte-Croix, pour confirmer les privilèges accordés par Urbain II et pour en augmenter la série. C’était en 1172, dernière date qu'on puisse assigner à la bulle de Curzon (3).

 J'arrive au sceau en cuivre.

SCEAU EN CUIVRE.

 - II est de forme ovale et date vraisemblablement du milieu du XIIIe siècle. Long de 0m4, il mesure 0m2 1/2 dans sa plus grande largeur. Dans le champ, la sainte Vierge, posée de face, est assise sur un siège à bras, comme ceux qui sont représentés sur les sceaux des souverains. De la main gauche elle offre une boule, figure du monde, à son fils qu'elle tient de la droite sur ses genoux. Son front est ceint d'un diadème comme une reine. L'église, en effet, lui donne ce titre. On lit dans l'exergue : S. PRIORIS DE CVRSONIO (sceau du prieur­de Curzon).

 C'est une légende impersonnelle; le nom du prieur n'y est pas inscrit, soit par un motif d'humilité de la part du titulaire, soit qu'il s'effaça devant la fonction, en vertu d'un usage consacré. L'anneau qui servait à fixer le sceau à la ceinture, au moyen d'une chainette, fut rompu après la mort du prieur.

Le sceau lui-même reçut un coup violent qui le courba un peu du côté du dos, c'était la coutume du temps, ainsi le sceau de Guillaume de la Peyratte, doyen de Talmont, enterré au Bernard dans le premier quart du XIIIe siècle, avait été brisé en deux parties; la partie supérieure seule était avec le mort, comme je l'ai constaté dans mes recherches archéologiques autour de l'église, en 1862 (4).

Le sceau de Curzon faisait partie du mobilier du tombeau où furent déposés les restes du prieur, dans le cimetière situé au nord de l'église et à l'est du prieuré. Il était composé de deux rangées de pierres grossièrement taillées, posées de champ, reliées ensemble par un toit horizontal de pierres plates servant de couvercle. J'ai fouillé au Bernard des tombes analogues appartenant au XIIIe siècle (1).

La bulle et Je sceau que je viens de décrire m'amènent à parler de l'importance religieuse de Curzon à une certaine époque, et de son importance féodale au XIe et au XIIe siècle.

 

II.

IMPORTANCE RELIGIEUSE.

- Si on en juge par le patron qui fut donné à Curzon, saint Martin contribua indirectement à sa conversion au christianisme. Un jour, le thaumaturge des Gaules éleva à la prêtrise l'un de ses moines et l'envoya aux confins du Poitou et de la Guienne porter le flambeau de l'Évangile chez les riverains de l'Océan, qui étaient encore païens.

Romain, c'était son nom, partit aussitôt et détruisit partout sur son passage le culte des idoles. Sa mission porta de si heureux fruits, que saint Martin, le sachant: malade, accourut tout exprès à Blaye pour recevoir son dernier soupir. Une fois mort, les mariniers qui naviguaient de la Gironde à la Loire, l'invoquèrent dans la tempête comme un ange de salut.

Les habitants de Curzon placés sur cette ligne le prirent, comme ceux de Blaye, pour leur patron spécial, et placèrent sous son vocable l'église où ils se rassemblaient pour prier. Dieu, soit qu'il fut venu en personne leur annoncer la bonne nouvelle, soit que ses reliques y eussent opéré quelque prodige.

 Quoiqu'il en soit, l'évêque de Poitiers ne tarda pas à jeter les yeux sur Curzon pour en faire le chef-lieu d'un archiprêtré, dignité ecclésiastique qui donnait à son titulaire un droit de juridiction sur les églises établies dans sa circonscription. Deux monuments écrits, l'on au VIe siècle et l'autre au XIe, ne laissent aucun doute à cet égard.

 

Le premier est une page de Grégoire de Tours, consignée dans son livre : de gloria martyrum, le deuxième se trouve dans le Cartulaire du prieuré de Fontaines, paroisse du Bernard.

Parlons d’abord du premier.

Le grand historien des Francs raconte que des reliques de saint Vincent, diacre, avaient été apportées d'Espagne, au lieu dit Becciacum, aujourd'hui le Goulet, ou l'anse de saint Vincent-du-Bouil, ou sur Jart (6), et que l'anniversaire de cette translation se célébrait chaque année au jour de la fête du martyr de Sarragosse, le 22 janvier, en présence de l'Archiprêtre et d'un grand concours de fidèles (7).

Or, une certaine année, l'Archiprêtre ayant par erreur devancé d'un jour cette solennité, des énergumènes crièrent à haute voix que le saint Patron ne se rendrait sensible par les guérisons qu'il devait opérer, que· la nuit suivante à l'aurore de sa fête. Les démons qui parlaient par leur bouche voyaient déjà le bienheureux qui arrivait pour les chasser. En effet, après les exercices religieux qui durèrent toute la nuit, et les messes qui furent célébrées le matin, ces esprits de malice sortirent en hurlant du corps des possédés qui étaient au nombre de trois; deux paralytiques recouvrèrent le même jour l'usage de leurs membres.

Becciacum n'étant qu'à 16 kilomètres de Cursonium, on ne peut pas supposer deux archiprêtrés dans cet espace limité de terrain; d'un autre côté, l'église ne changeant pas à la légère le siège où furent placés primitivement ses dignitaires, témoin Pareds, qui conserva ce même titre jusqu'à la Révolution française, quoique tombé à l'état de simple village depuis l'invasion normande, on peut affirmer que l'archiprêtre qui parut à Saint-Vincent au VIe siècle, fut l'un des prédécesseurs de celui que nous trouvons à Curzon au XIe.

C'était en l'an 1055, Izembert, évêque de Poitiers, venait de consacrer l'église du prieuré de Fontaines, lorsque Guillaume- le-Jeune, prince de Talmont, qui avait assisté à la cérémonie avec ses barons, demanda au prélat que le chapelain fut dispensé d'aller chaque année au synode de Poitiers, et qu'il eut la facilité de prendre les saintes huiles chez l'archiprêtre de Curzon,  ce qui lui fut accordé à certaines conditions qu'il est inutile de mentionner ici.

Acte en fut dressé et signé par les parties contractantes et les témoins, savoir :

 Gauthier, archiprêtre de Curzon, Albert, abbé de Marmoutier, et les cinq moines de Fontaines: Gauthier, Adhémar, Samson, Benoît et Aimeri, frère du vicomte de Thouars.

Le titre d'archiprêtre fut remplacé, à Curzon, par celui de doyen, qu'on trouve, une première fois, dans une charte de l'an 1080 (8), et, une seconde fois, dans une autre charte de l'an 1149 (9). Les deux titulaires s'appelaient Jean. Le titre de doyen disparut à son tour.

Talmont, depuis son érection en principauté, tendait chaque jour à grandir son influence religieuse comme sa puissance civile.

Trois chartes nous donnent les noms de quatre autres prêtres résidant à Curzon au XIIe siècle, ce sont :

Aimeri, Tanticus; témoin en 1140, Tancrède d'Antioche et Tancrède de la Roche, témoins aussi dans un acte de donation faite par Guillaume, vicomte de Thouars (10).

Je passe aux monuments religieux de Curzon. Je puis en mentionner neuf, sans compter les oratoires particuliers, Le premier est celui qui, dès le principe, fut dédié à saint Romain: c'est l'église paroissiale.

Il fut remplacé au XIe siècle par la belle crypte romane qu'on y voit encore, et au XIIIe par l'église supérieure, mutilée au XVIe et reconstruite à neuf en 1873. Son titulaire, nommé pendant le moyen-âge par l'abbé de Saint-­Michel, le fut ensuite par l'évêque de Luçon. Son revenu, à la fin du XVIIe siècle, était de 400 à 500 livres.

Une seconde église était juxtaposée à celle de saint Romain, comme l'indiquent certaines substructions qui se voient encore. Elle était placée sous le vocable de la sainte Vierge.

 C'est là qu'en 1218 Savari de Mauléon, en présence de Raoul, abbé de Sainte-Croix, de Robert, prieur de Lieu-Dieu, du chapelain Guillaume, du sénéchal Giraud et des seigneurs Simon et Guillaume de Civray, octroya, avant de partir pour la croisade, au prieuré de Fontaines une charte par laquelle il lui donna son hôtel de Fontaines et les droits qui y étaient attachés, et le déchargea de l'obligation de pourvoir, quand il s'y transporterait, à sa nourriture, à celle des gens de sa suite, à celle de ses chiens, de ses faucons et de ses chevaux (11).

 Il ne faut pas confondre cette église avec celle de Notre-Dame-des-Prés ou de la Métrelle, située au bas de la ville, sur le marais, dont le revenu, au XIVe siècle, était de 20 livres, et de 400 livres en 1791, époque où elle fut vendue avec une chapelle construite aussi en l'honneur de la mère de Dieu, aux petites Fontenelles de Curzon, en 1295.

En élevant trois oratoires à la sainte Vierge dans leur petite localité, les habitants de Curzon ne faisaient que suivre l'exemple que saint Filbert et Ansoald avaient donné à Saint-Michel-en-l'Herm et dans tout le pays « en créant des sanctuaires à Notre-Dame partout où ils fondaient des monuments religieux » (12).

Parmi les autres chapelles, je citerai celle du château fort ou du donjon, dédiée à saint Jean-Baptiste, celle du Pont de  Curzon, celle de l'aumônerie relevant de Saint-Lazare de Fontenay-le-Comte, celle du château de la Grenouillère, celle de Saint-Georges, dite du Charnier, parce qu'elle était placée dans le cimetière d'où sont sorties beaucoup d'auges en pierres calcaires, munies d'un encastrement pour la tête, de chantiers pour les épaules et d'un couvercle à toit aplati et plus ou moins bombé, qui remontent à l’époque capétienne.

 Cette chapelle, dont le titulaire fut tour-à- tour à la nomination de l'abbé de Saint-Michel et à celle du Roi, jouissait, en l'an 1300, d'un revenu de 15 livres, estimé 200 livres en 1700, il consistait dans la dime qui se levait, de deux en deux années, l'une sur des prés et l'autre sur le tènement de Grand-Champ.

Il me reste à parler du prieuré. Lui aussi avait sa maison de prière particulière, il est probable que c'était la chapelle de Notre-Dame, dans laquelle Savari de Mauléon signa la charte en faveur de Fontaines.

Comme cent ans plus tard il n'en est pas fait mention dans le Grand-Gauthier, il est à croire que, pour une cause ou pour une autre, elle avait déjà disparu, et qu'elle avait été remplacée par un oratoire plus modeste dans l'intérieur de l'établissement.

Ici se présente une question qui n'est pas facile à résoudre : à quelle époque le prieuré devint-il une dépendance de l'abbaye de Saint-Michel-en-l'Herm, fondée probablement par saint Filbert lui-même et ou son ami Ansoald, évêque de Poitiers, mourut après 696 ?

Jusqu'au Xe siècle, le service religieux était fait le plus souvent par des moines, mais on comprend que l'invasion normande, qui dura plus de cent ans, ruina plusieurs fois les petits monastères placés, comme celui de Curzon, sur le bord d'un fleuve et proche la mer.

Pour les renouveler, il ne suffisait pas de relever les pans de mur écroulés, mais il fallait avant tout trouver des hommes formés à la vie religieuse. De là le besoin d'une grande Abbaye attirant à elle de nombreuses vocations.

Pour le prieuré de Curzon, elle se rencontra à quelques lieues seulement, à Saint-­Michel-en-l'Herm, ou passait, en ce temps-là, l'un des bras du Lay.

Divers princes la prirent sous leur protection.

 C'est ainsi que le vicomte de Thouars, Aimeri III (989-997), donna à Robert, abbé de Saint-­Florent-le-Viel, une église au bourg de Saint-Michel, libéralité confirmée en 994 par Guillaume Fier-à-bras, duc d'Aquitaine.

 Le même prince appela quelque temps après une autre colonie de moines, pour lesquels il bâtit une abbaye.

L'un de ses successeurs, Geoffroy II, qui était son neveu, s'y renferma lui-même, après quarante ans d'une vie agitée et de combats contre Hugues de Lusignan et Guillaume d'Aquitaine, son seigneur suzerain (1015-1055) (13).

En se faisant moine il donnait un exemple qui fut suivi par plusieurs. De là, ces petites colonies de religieux qui, remontant le cours du Lay, fondèrent des prieurés à l'Angle de Chantonnay, à Javarzay, à Saint-Filbert-­du-Pont-Charrault, à Saint-Mars-des-Prés, à Monsireigne et bien au-delà (14). ·

La bulle d'Alexandre III prouve qu'au XIIe siècle le prieuré de Curzon avait son importance. Il en est de même du sceau en cuivre dont j'ai parlé, qui appartenait à un prieur contemporain de saint Louis.

L'image de la sainte Vierge qui se voit dans le champ, indique qu'elle était la patronne du prieuré. Ce prieuré comptait encore huit prêtres pour le service divin en 1533, comme le constate le procès-verbal d'une visite faite le 6 mars par M. Pierre Marchant, archidiacre de Luçon, dont l'original existe à la mairie de cette ville.

 Voici leurs noms:

André du Bourg, prieur, Pierre Roy, Jean Dugast, Louis Rigaudeau, André Bonnyn, Michel Savari, Laurent Bruneau, Etienne Dolon, mort cette même année. Comme ils desservaient l'église de Saint-Romain, le délégué de l'évêque leur enjoignit de faire une voute basse entre le chœur et la nef, et de construire une chaire à prêcher.

Au XVIIe siècle arriva la décadence.

En 1648 ce n'était plus qu'un prieuré simple, un office claustral de Saint-Michel, que l'abbé conférait de plein droit à un religieux de son ordre.

 En 1700, il devait, aux fêtes annuelles, la première messe, chaque dimanche deux messes, ainsi que les premières et les deuxièmes vêpres, fêtes et dimanches.

En 1727, Antoine Potier, religieux jacobin, desservait le Prieuré de Curzon (15).

L'abbé de Saint-Michel n'avait plus de juridiction à cette époque sur le titulaire de Saint-Romain, qui portait le titre de curé et était à la nomination de l'évêque; son revenu, comme je l'ai dit, était de 500 livres, tandis que celui du prieuré était de 600, ce qui équivaudrait aujourd'hui à 5,000 ou 6,000 francs. Cette différence dans la valeur de l'argent s'applique au passif comme à l'actif. Dans le passif étaient compris: au XIVe siècle, un droit de procuration de 20 livres aux supérieurs ecclésiastiques dans leur tournée de visite, et un droit de 50 sous à l'évêque dans les années bissextiles, et 12 sous de luminaire, que les chanoines de Poitiers obtinrent, par arrêt du parlement, contre leurs confrères de Luçon et les curés de ce diocèse, en signe de leur ancienne dépendance du siège de Saint-Hilaire (16).

 

IMPORTANCE FÉODALE.

L'importance de Curzon, au civil, ne laisse aucun doute dans l'esprit de celui qui a recueilli sa tradition, étudié ses monuments, fouillé les ruines de son castrum antique, pénétré dans son sous-sol et porté son attention sur les pièces diverses, assez nombreuses encore, appartenant aux civilisations celtique, gauloise et gallo-romaine, tels que : haches en pierres, bracelets en or, antiquités-fer, dolmens, tumuli, statères gaulois, bronzes romains.

Placé à l'extrémité d'une langue de terre taillée en mamelon; Curzon dominait d'environ 50 mètres, avant le retrait de la mer, une nappe d'eau de 3 kilomètres de largeur qui en faisait une presqu'Ile défendue, par le Lay uni à l'Océan.

Le moyen-âge profita de cette position pour en faire un point fortifié; tandis ·que les barques trouvaient un abri dans le canal du sud et s'amarraient aux boucles en fer qu'on y voit encore.

Des galeries souterraines, au dire de la tradition, s'ouvraient pendant deux kilomètres, pour relier la forteresse au château de Pinones près le port de la Claie, dont parle une charte de 1247 (17), et où Savari de Mauléon entretenait encore, dit-on, une-flotille en 1218.

Les tessères qui sont sorties des souterrains de Curzon (elles font aujourd'hui partie de ma collection), et que j'ai décrites dans le Bulletin de la Société des Antiquaires de l'Ouest (1er trimestre de 1864), prouvent qu'en temps de paix, ses seigneurs se faisaient une gloire de faire la guerre aux cerfs les plus vigoureux, car ces tessères ne sont autres que des rondelles sciées à la base du bois de cet animal. Quoique amoindries aujourd'hui par le sciage et le polissage, quelques-unes ont encore un diamètre de 58 millimètres avec une épaisseur de près d'un centi­mètre ; elles sont sculptées, fouillées et historiées avec le meilleur goût.

Les objets figurés se définissent ainsi : (pl. II).

1° Croix cerclée, cantonnée de palmettes;

2° Les poissons du zodiaque ;

3° Rosace d'un dessin corrompu, réduite à une quinte­feuille inscrite dans un double cadre dentelé;

4° Cerf haletant, au bois ombragé de nombreux andouillers ; 

5° Surface unie n'ayant d'autre ornementation qu'une tri pie ligne circulaire, tracée en creux ;

6° Aigle romaine;

7° Léopard foulant un rinceau sous ses pattes de devant ;

8° Reste raccourci de Satan, reconnaissable à ses cornes, déguisé en femme, caressant de ses deux bras terminés en tête de serpent, les joues d'un homme au menton muni d'une barbiche ;

9° Cygne becquetant une corne d'abondance.

Ces tessères, au nombre de douze, étaient ou des marelles pour le jeu, ou des appliques pour l'ornementation des guerriers ou de leurs armes. Cette dernière hypothèse me paraît fa plus probable, attendu d'abord que M. Meillet de Poitiers, a cité, à cette occasion, des rondelles en cornes appliquées sur plaque de cuivre avec coulant, et, en second lieu, que plusieurs des tessères de Curzon sont revêtues d'une patine verte qui ne peut être que l'effet du cuivre. Le style des tessères est celui de l'ornementation romane de la fin du XIe siècle ou du commencement du XIIe, du temps de Philippe I (1060-1106), ou de Louis-Je-Gros, son fils.

Dès cette époque, Curzon avait son donjon qui était le centre féodal du Curzonnais.

 L'hôtel noble de la Fredonnière en Saint-Sornin payait ·12 deniers de cens a ce donjon : ad turrem Curzonis, dit une charte de Bois-Grolland (C. 73), et cela au temps où cet hôtel faisait partie du domaine privé de Savari de Mauléon.

 Les limites du Curzonnais sont ignorées, on peut cependant s'en faire une idée par quelques chartes et par la tradition.

D'abord Saint-Sornin faisait partie de son territoire, on en trouve une preuve dans l'histoire de Saint-Cyprien de Poitiers (pages 213-274), ou il est dit que l'église de cette localité, construite dans le Curzonnais ecclesia in territorio Cursonensi, sub honore sancti Saturnini constructa (18), fut donnée à cette abbaye par le seigneur Odon.

 

D'autre part, le chemin conduisant de Talmont à Curzon s'appelait le chemin du Curzonnais, il porte encore ce nom à Saint-Hilaire-la-Forêt qui devait être, au VIe siècle, dans sa circonscription comme Saint­-Vincent-de-Jart qui relevait de son Archiprêtré.

Il est probable aussi que c'est dans le Curzonnais et sur les bords de la mer qu'avait eu lieu, vers l'an 971, la rencontre d'Aldéarde, vicomtesse de Thouars, avec Emmeline, duchesse d'Aquitaine.==> Emma de BLOIS (D’Aquitaine) est enlevée par des Normands lors d'un voyage vers l'abbaye de Saint-Michel en L'Herm

==> An Mil Talmont Saint Hilaire - Les premiers Seigneurs du Poitou contre L’INVASION DES NORMANDS (Les Forteresses de la Mer)

On sait que pour se venger de sa rivale, Aldéarde fit subir à Emmeline les outrages les plus sanglants (19).

 La limite du Curzonnais ne peut pas, en tous cas, être moindre que celle donnée par les ruisseaux du Graon et de Troussepoil, renfermant avec une partie de Saint-Vincent-sur-Graon, le Givre, Angles, la Tranche, la Jonchère et Saint-Benoit (20).

Malgré le retrait de l'Océan, qui laissa ce point à découvert, et l'érection de Talmont en Principauté, Curzon conserva encore pendant près d'un siècle un reflet de son ancienne suprématie. Elle diminua à dater du moment où des princes étrangers à la localité furent investis du titre de seigneurs de Curzon.

 Curzon comptait deux sortes de seigneurs, les seigneurs suzerains, puis les barons et les chevaliers du pays. En tête des premiers, nous devons placer les ducs d'Aquitaine et les seigneurs de Mauléon.

Les ducs d'Aquitaine ne prirent le titre de seigneurs du Curzonnais et du Talmondais qu'après la mort de Guillaume II, et de Pépin fils de Guillaume 1er, dit le Chauve, c'est-à-dire après l'an 1057 (21).

 

 C'est en cette qualité que, vers l'an 1058, le duc d'Aquitaine, Guillaume, répara vis-à-vis de Vital, premier abbé de Sainte-Croix, les injustices dont sa mère Agnès s'était rendue coupable à son égard.

 

Dans la charte Ve du Cartulaire de Talmont, le doc dit en propres termes:

«Moi, Guillaume, comte de Poitou, ayant acquis (adeptus) dans la Principauté de Talmont (in dominio Thalemontense), un castrum avec tous les honneurs et droits y afférents (cum toto honore ad eum pertinente), j'ai reçu dans le dit château le vénérable abbé Vital, etc- »

 Il donnait dans la même charte, à l'abbé, la permission de faire conduire ses porcs dans le bois de Jart.

 Le nom du castrum n'est pas indiqué dans cette première charte, mais il l'est dans une seconde, de l'an 1074 à 1078.

Pour répondre à l'appel fait à son jugement par le moine Robert contre Evrard, abbé de Sainte-Croix, le duc Guillaume  se rendit, dit-elle, au castrum de Curzon, où il entendit l'abbé et lui donna gain de cause.

 C'est encore à Curzon que se transporta, la même année, le cardinal  Amatus, pour mettre à son tour à néant les prétentions du moine intrigant, et cela en présence d'Arembert, l'un des barons de la localité (22).

Dès la fin du XIe siècle, nous y trouvons également les seigneurs de Mauléon alliés par les femmes à ceux de Thouars.

Vers l'an 1093, Raoul de Mauléon, dont la sœur Améline avait épousé Aimeri IV, vicomte de Thouars, parait à Curzon pour confirmer le droit qu'avait l'abbaye de Sainte-Croix de percevoir la dime à Longeville, par suite du don que lui en avait fait Odon de Curzon, fils d'Auger, don renouvelé par sa sœur et ses deux frères (23).

Je sais bien que la charte dit en parlant de ce Raoul, qu'il était le vicomte de Thouars, mais le copiste a fait ici erreur, car en l'an 1093 le vicomte de Thouars était Aimeri IV, célèbre par ses hauts faits d'armes, et assassiné cette même année; il fut remplacé par Herbert II (24).

 Le Raoul de la charte ne peut être que Raoul de Mauléon, oncle d'Herbert, qui figure dans la liste des princes et des chevaliers qui constituèrent personnellement des cens et des rentes au profit de l'église de la Chaize - le-Vicomte en 1099 (25).

Quarante-six ans plus tard, Ebles de Mauléon, était seigneur de Curzon et prince de Talmont, comme héritier de Guillaume de Lezay, par Eustachie, sa fille, qu'il avait épousée. Il fut l'un des bienfaiteurs du prieuré de Fontaines, qui n'était qu'à dix kilomètres de Curzon.

Sous son fils Raoul (1180-1200), le roi d'Angleterre, Richard Cœur-de-Lion, dont il s'était fait vassal, visita Curzon, et contribua, avec sa mère Aliénor d'Aquitaine et son frère Jean Sans-Terre, à l'érection de sa nouvelle église.

Guillaume de Mauléon (1200-1214) disposa à son tour, dans un acte, du marais de Curzon, comme étant sa propriété (26).

Mais celui qui, parmi les princes de l'époque semble avoir affectionne plus particulièrement Curzon est Savari de Mauléon, prince de Talmont, que l'un des troubadours de la cour de Thouars appelait, dans l'une de ses chansons guerrières, « le bon chevalier, de bataille » (27).

 Le Cartulaire de Fontaines nous donne des chartes octroyées par lui qui en sont datées (28).

Après les seigneurs princiers, les barons (barones, proceres) et les chevaliers (milites). Les barons curzonnais étaient distingués de ceux de Talmont et recevaient une convocation spéciale quand ils étaient appelés à former un tribunal et à rendre la justice.

 En voici un exemple.

Vers l'an 1074 ou 1075, Normand de Mourenel, petit-­fils de Guillaume le Chauve, et son quatrième successeur à Talmont, fut appelé à défendre les intérêts du prieuré de Fontaines contre les vexations injustes d'un seigneur nommé Morin ; la charte qui mentionne le démêlé et le jugement dit formellement que pour cela il convoqua et les barons de Talmont et les barons de Curzon, convocat proceve Talemundi, convocat et Curzonis, et plus bas, convocantur omnes omnino proceres Talemundi, convocantur et Curzonie (29).

Plusieurs de ces barons avaient leur hôtel à Curzon, entr'autres les Meschin et Guillaume Baudouin, frère de Pierre de Bouil (1110).

 L'hôtel noble, le plus souvent mentionné est celui du Pairé de Curzon, qui commandait la jetée en pierre qui traversait· le marais et permettait de s'y engager dans les basses marées.

 On y vit figurer tour à tour, au XIIe siècle, Aimeri de Bouil (1140), Guillaume de Chantemerle, seigneur de Saint-Cyr, gendre de Pierre de Bouil par sa femme Maxence, Guillaume, vicomte de Thouars (1149), Hervé de Mareuil, Foucher de Mareuil, Gilbert et Pierre de Velluire (30).

Certains barons et chevaliers résidaient plus spécia­lement à Curzon.

Voici la liste de ceux dont les chartes nous ont conservé les noms, de l'an 1060 à l'an 1150.

Arembert de Curzon, baron, témoin dans une première charte de 1074 et dans une seconde de 1080, dans une troisième de 1091 (31). ·

Auger de Curzon, baron, il fut le fondateur de l'Augerie, dans le Bernard. Le vieux manoir a conservé encore une partie de ses douves, Auger eut pour enfants : Guillaume, Geoffroi, Lucie femme de Guillaume Amanbert, deux autres filles, dont l’une épousa Savari et l'autre Eble et Odon qui suit (32).

Odon, qui remplaça son père et fut, comme lui, l'un des barons du Curzonnais, est cité dans une charte passée à Curzon, en 1093, comme bienfaiteur de l'abbaye de Sainte-Croix, avec ses frères Guillaume et Geoffroi et son beau-frère Savari. C'est cet Odon, fils d'Auger, qui donna à Sainte-Croix la dime du domaine qu'il possédait à Longeville.

Geoffroi, frère d'Odon, est celui peut-être qui céda à l'abbaye de Saint-Cyprien, à Poitiers, avant l'an 1086, les droits qu'il avait sur l'église de Saint-Sornin.

La charte conservée dans la collection de Dom Fonteneau, qui cite ce fait, dit bien qu'il est frère d'Odon, mais elle attribue aussi à son père le nom d'Odon, ce qui serait, dans ce cas, une erreur de copiste. Quoi qu'il en soit, le baron Odon, fils d'Auger, fut père de Léon Geoffroi qui suit (33).

Léon Geoffroi. Il fut témoin dans une charte de l'an 1101. Après lui, nous trouvons Guillaume Odon qui suit.

Guillaume Odon est désigné dans une charte de 1140 comme héritier du titre de baron, in honorem succedens (34).

Parmi les autres familles, je citerai : Herbert le Mâle; Chrétien de Curzon, Sebran de Curzon, Féevrin de Curzon, Balbin de Curzon et Leevin-Meschin père et fils.

Herbert fut père de Bursaud et de Soudan.

Bursaud ou Bursard de Curzon, fondateur de la Bour­saudière, ayant perdu, vers 1125, son fils Aimeri qui fut tué, on ne dit pas à quelle occasion, fit l'aumône à l'église de Sainte-Croix, pour le repos de son âme, de trois à quatre sextrées de terre, une première fois, une branche de vigne à la main, au moine Yves qui était venu à cet effet, « dans le bourg consulaire de Curzon (in burgo consulari) et, une deuxième fois, dans l'église de la Jonchère, ou, tenant un cierge allumé, il renouvela solennellement son offrande, en présence de Girard, prêtre de Saint-Benoît et de son fils Simon qui suit (35).

Simon Bursaud n'est connu que par la charte précitée qui porte la date de 1125. 

Soudan de Curzon, oncle de Simon, confirma le don fait à Sainte-Croix par son frère et son neveu.  Il était gendre de Payen Chabot, l'un des principaux barons du pays, dont il avait épousé la fille, Villana, et beau-­frère de l'Agneau, qui s'était marié avec Gelosse, seconde fille du puissant seigneur. (36)

Chrétien de Curzon fut père de Guillaume.

Guillaume de Curzon. Il fut choisi comme témoin par Aimeri de Beuil, seigneur de Poiroux, dans la donation qu'il fit à Sainte-Croix, en 1101, d'une borderie, avant de partir pour la croisade (37).

Sebran de Curzon. Il figura comme témoin dans une chatte de 1100 (38). ·

Feevrin de Curzon. Il était moine à Fontaines en l'an 1118 (39).

 Balbin ou Babin de Curzon. On le trouve une première fois dans un acte de donation, en 1140, aux moines de Longeville, de la quatrième partie de la dime d'une vigne, par Guillaume, fils d'Arbert de Saint-Denis, et, une seconde fois, en 1150, dans celle d'une terre, dans le fief Gauthier, à l'abbaye de Bois-Grolland (40).

Leevin Meschin, La famille Meschin ou Meschinot, fondatrice de la Meschmotière en Longeville, au XIe siècle, joua un grand rôle et dans le Curzonnais et dans le Talmondais, surtout après le mariage de Bernard Mesclun avec Clarisse, petite-fille de Guillaume le Chauve. Elle fournit un abbé à l'abbaye de Moreilles.

 Ce fut cet abbé Meschin qui envoya à Poiroux, en 1109, un colonie de moines pour fonder Bois-Grolland. Cette famille se divisa en deux branches au moins ; mais je ne m'occupe ici que de celle qui avait un hôtel noble à Curzon et qui, à la fin du XIe siècle, était représentée par Leevin Meschin, fils de Morin. Ce Morin Meschin est probablement celui qui, vers l'an 1075, se fit donner par Normand, prince de Talmont, la terre d'Angles cédée précédemment au prieuré de Fontaines, comme le prouvèrent par serment les barons Pierre de Bouil et Auger de Curzon, ce qui causa un procès qui ne fut terminé qu'en 1078. Outre Leevin, Morin eut deux autres fils, Beraud et Avisius ; ce dernier prit l'habit monastique, vers l'an 1099. Leevin, qui mourut en 1129, eut de sa femme Radégonde trois fils, Pierre, Achard et Leevin,

Pierre maria sa fille au baron Hugues de Nesmy.

Achard prit la croix et alla combattre les musulmans; il rentra en France l'année même de la mort de son père.

Leevin, le plus jeune, habita l'hôtel de Curzon, et c'est là qu'il reçut les délégués de l'abbaye de Sainte-­Croix, qui lui firent ratifier, en 1112, les donations faites par son père et consenties par ses frères : 1° de l'écluse dite de la Léèvinière, au bord de la mer; 2° du droit de dimes sur la Raiglère d'Avrillè.

La Meschinotière de Longeville ayant été habitée probablement par l'un des enfants de Leevin Meschin père, je dois signaler ici la découverte que je fis, en 1863, dans les ruines du castel, d'une tessère en bois de cerf semblable à celles sorties de l'un des souterrains de Curzon et qui leur est contemporaine; elle est historiée et donne le dessin en relief d'une oie se becquetant. Comme ses congénères, elle est circonscrite dans un double cercle, dont l'un est dentelé (n° 10). Sa belle patine verte prouve qu'elle fut renfermée dans l'un de ces cercles en cuivre dont parle M. Meillet, et fixée au costume ou à l'armure d'un guerrier.

En terminant mon travail sur Curzon, je dois dire qu'il m'a été rendu plus facile par les Cartulaires des abbayes de Talmont et de Bois-Grolland, et par celui du prieuré de Fontaines. Quel service nous ont rendu les humbles clercs qui les rédigèrent ! et quelle reconnais­sance ne devons-nous pas à M. Paul Marchegay et au comte Louis de la Boutetière, qui les ont collationnés et livrés à la publicité ! 

L’abbé FERD. BAUDRY.

Le Bernard, le 27 octobre 1877.

 

 

L’abbé M. Baudry recherche les traces de notre passé sur la commune du Bernard en Bas-Poitou

Etude des voies de communication en Bas Poitou <==

Les Seigneurs de Talmont, Famille de Mauléon <==

 

 

 

 

 


 

  Darras. Hist. générale de l’Église, t, III, p. 259.

 (1) Berrault-Bereastel, Hist. de l'Église, t. VI. p. 219.

(2) Cart. de Talmont, c, 379.

(3) Arch. de la Vendée. - De la. Boutetière, Mém. de la Soc. des Ant. de l'Ouest,t. XXXVI, p. 192.

(4) Cimetière chrétien du Bernard. - Annuaire de la Soc, d'Émulation de la Vendée, 8° année, pl. III, fig. 4.

(5) Cimetière chrétien du Bernard, pl. II.

(6) De Bullio, Can. de Talmont, cart. 47, ad gulam de Jarto ou Jardo, C. 443,

(7) Apud terminum vero Pictavurn vicus est in Arbatilico, nomine Becciaco, in quo ejus habentur reliquiae. Cujus solemnitas duodecimo kalendas mensis undecimi celebratur ; sed incolae loci, et praecipue Archipresbiter, errorem nescio quam passus, ante diem eam voluit celebrari. Dictis igitur missis, cum ad convivium residerent, ecce unus ex energumenis clamare cœpit ac dicere : Currite, cives, egredimini e vico, exite obviam Beate Vincenlio : ecce ad vigilias venit, ecce festa ejus crastino habituri eritis die. Haec eo dicente, rénovant solomnia, et totâ nocte in vigiliis excubant. Mano autern facto, dum missarum solemnia celebrarentur, et hic energumenus qui adventum sancti predixit, et alii cum eodem duo, mundati sunt, sed et duo paralytici ipsa die directi sunt, et sic a festivitate cum laetitia est discessum,

(De Gloria martyrum, L. 1, XC.)

(8) Cart. du Poitou, p. 90.

(9) Paul Marchegay, Cart. de Bois-Grolland, c. 31

(10) Cart. de Tal., c, 354 Cart. de Bois-Grol., c.32

(11) Cart. de Fontaines, c. 29.

(12) L'abbé du Tressay, Hist. des moines de Luçon, t. 1, p. 85.

(13) Imbert, Histoire de Thouars, t. 1, p.246. Paul Marchegay, Arch. d'Anjou.

(14) Benj, Fillon, Poitou et Vendée.

(15) Voir le registre de catholicité de la paroisse.

(16) L'abbé Aillery, Pouillé de l'évêché de Luçon, p. l16.

(17) Portus de Cleia (Cart. de Bois-Grolland, c, 122.)

(18) Ailleri, Pouillé de Luçon, p. 129.

(19) Imbere, Hist. de Thouars, p. 83.

(20) Benj. Fillon, Poitou et Vendée.

(21) Antiq. bénéd. du Poitou., t. IV, folios 238 et 240. De la Boutetière, Bulletin. de la. Soc, des Antiq. de l'Ouest (2e trimestre de 1877), p. 96.

(22) Cart. de Talmont, c, 51.

(23) Cart. de Talmont, c. 151.

(24) Imbert, Hist. de Thouars, p. 49 et 61.

(25) Paul Marchegay, Cartulaires du Bas-Poitou.

(26) Manuscrit de la bibliothèque de Saint-Germain, n° 1939, folio 109. Hist. de Thouars, p. 87.

 (27) Cart. du Bois-Grolland, c. 100.

(28) Cart, de Fontaines, c. 29 et 30.

(29) Cart. de Fontaines, c. 4·.

(30) Cart. du Bois-Grolland, c. 22-29-55-69.

(31). Cart. De Talmont, c. 51 et47. Cart. De Fontaines, c.6

(32). Cart. De Talmont, c. 151 et 335.

(33). Cart. De Talmont, c. 134.

(34). Cart. de Talmont, c. 335.

(35). Cert, de Talmont, c. 268.

(36). Cart. de Talmont, c. 274-339.

(37). Cart, de Talmont, c. 151. 

(38). Cart. de Talmont, c. 165.

(39). Cart. de Fontaines, c. 19.

(40). Cart. de Talmont, c, 352. Id. de Bois-Grolland, c, 21.