Tour de Mesgon - Origines et transformations du nom de Château Larcher

A cinq lieues de Poitiers, dans le canton de Vivonne, et non loin du chemin de fer de Paris à Bordeaux, existe un petit bourg pittoresquement assis sur les deux rives de la Clouère.

Les ruines qui le couronnent semblent garder encore le souvenir des grandeurs qu'elles abritèrent autrefois.

 Dans la succession de ses anciens seigneurs, cette modeste bourgade voit se presser des noms illustres, de ces noms qui ne sont pas seulement l'honneur d'une province, mais que l'histoire, à diverses époques, plaça parmi les plus glorieux.

Ce bourg s'appelle aujourd'hui Château-Larcher.

Château-Larcher, en latin Castrum-Achardi, signifie château d'Achard, du nom de celui qui le rebâtit, vers la fin du Xe siècle.

A cette même époque, le vicomte Ayraud élevait sur les bords de la Vienne le château, ou, comme on disait alors, le châtel, qui prit également son nom et autour duquel s'aggloméra la population, composant la ville actuelle de Châtelleraud, Castrum-Ayrandi ou Ayraldi.

Ce nom ne s'est pas sensiblement modifié.

Mais de Châtel-Achard, comment l'usage a-t-il pu faire Château-Larcher ainsi qu'on le prononce aujourd'hui ?

Essayons de suivre la marche de cette transformation tout à fait anormale.

Depuis le Xe jusqu'au XVIIe siècle, voici comment les chartes du moyen âge et les actes, tant privés que publics, désignent ce lieu.

Communément, jusqu'au XVe siècle, on écrit Châtel-Achard ou Chasteau-Achard alors apparaissent les premiers changements. On commence à trouver Chastel-Acherd, Chastel-Acher, Chastellacher, puis Chastellachair et même Chastel-Àrchier. Nous avons compté jusqu'à dix-huit variantes.

 C'est dans la vie d'une de nos châtelaines, imprimée en 1627, que se rencontre pour la première fois le mot Château-Larcher, si peu en harmonie avec le sens primitif.

Plan Château Larcher

Depuis plus de cent ans le nom officiel est Château-Larcher mais le peuple des campagnes environnantes, en dépit des savants n'a point accepté ces modifications conservateurs de la tradition, les paysans de toute la contrée prononcent Châtel-Achard et Châtel-Achair comme leurs ancêtres.

 Quant à nous dans ces études, nous l'écrirons de diverses manières, suivant les époques.

Mais, dira-t-on, avant le Xe siècle, avant qu'Achard lui imposât le sien, quel nom portait Château- Larcher ?

 M. Rédet a déjà répondu à cette question (1).

A l'aide de deux chartes extraites, l'une du cartulaire de Saint-Cyprien, l'autre de celui de Nouaillé, il établit que le nom primitif de Château-Larcher est Mesgon ou Metgon.

Voici, d'ailleurs, les titres sur lesquels cette opinion repose.

Au mois d'août 857, Emmoin, possesseur de la villa Mesgon, fait don à l'abbaye de Nouaillé de plusieurs biens provenant de la succession de ses parents ces biens consistent en maisons moulin pêcherie, vignes et terres labourables, le tout situé in villa Mesgone (2).

Trente et un ans plus tard, au mois d'octobre 888, et la première année du roi Eudes Ebbon, fils d'Emmoin et bisaïeul de notre Achard, intervient dans une transaction avec l'abbé de Saint Cyprien de Poitiers et se porte également seigneur de la villa Mesgon et de son château : in villa Mesgone, una cum ipsa castra (sic) (3)

Or cette villa Mesgon est désignée dans cette charte comme étant dans le pays de Poitiers, dans la viguerie (4) de Vivône et sur les bords de la Clouère : in pago Pictavo, in vicariâ Vicovedonense super fluvium Clodera.

Cette dernière mention écarte l'objection que l'endroit indiqué pourrait être le village de Mougon, en la paroisse d'Iteuil, celui-ci étant sur le Clain et fort éloigné de la Clouère.

Au surplus, dans une autre charte de 969, conservée par dom Fonteneau (5), et que nous traduirons plus loin, nous remarquons un passage aussi précis que concluant.

Cette charte est celle par laquelle Ebbon et Oda, père et mère d'Achard, fondent le prieuré.

Parlant d'un moulin sur la Clouère, donné aux religieux, la charte s'exprime ainsi :

 « Au-dessous de notre château est un moulin, sur la Clouère, » proche la tour, qui de toute antiquité porte le nom de Metgon : prope turrem quae antiquitus Metgon vocatur (6). »

 Cette vieille tour existe encore au centre du bourg, d'où elle dresse sa tête découronnée elle a conservé parmi le peuple le nom de Tour-à-Mesgnen, d'autres disent Maguin.

La villa de Mesgon, alleu de Ebbon, était déjà fortifiée en 888.

M. Garaud croit même qu'on avait doté cette villa de moyens de défense dès le Bas-Empire romain (7). Malgré tout, cette place forte resta toujours aux mains des grands propriétaires.

L'un d'entre eux, Achard, qui en a peut-être fait rénover les fortifications, a laissé son nom au château et provoqué un changement de toponyme.

On ne peut signaler en faveur de ces riches alleutiers aucune délégation officielle de pouvoir de la part des comtes de Poitiers.

Au contraire, à la fin du XIe siècle, Amélie, riche alleutière également, membre de la famille des Morthemer, femme de Jourdain de Château-Larcher, pouvait confirmer la donation du village de Ferabœuf aux moines de Nouaillé (8).

 Grâce à leur richesse et à leurs mariages heureux, les châtelains de Château-Larcher ont pu usurper des pouvoirs qu'ils n'avaient légalement pas reçus.

Ajoutons que de Château-Larcher à Jouarenne, les communications sont très faciles tandis que de Vivonne on est vite arrêté par la Clouère et le Clain.

C'est pourquoi les mesures de Château-Larcher étaient en vigueur à Aslonnes à la fin du XIIe siècle (9), à Fontjoise et à Benest en 1351 (10).

Château Larcher

Peut-être est-ce à titre de seigneur de Château-Larcher que, dans la deuxième moitié du XIIe siècle, Hugues VIII de Lusignan prélevait sur la terre de Jouarenne toutes sortes d’exactions, au point d'en contester la possession aux moines.

Malheureusement, on ne sait ni quand, ni comment les Lusignan firent l'acquisition de Château-Larcher (11) et, lorsqu'il renonce à tout, Hugues VIII ne dit pas d'où il tirait ses prétentions (12).

Généalogie - Maison des Hugues de Lusignan et Geoffroy la Grand' Dent.<==

 

 

 

Vue Château Larcher

Description du bourg.

 – Le bourg de Château -Larcher occupe une île de la Clouère, et, par une singularité géologique, au lieu d'être une prairie, c'est une petite montagne; dans son aspect général, il ressemble à un Y.

Chacune des trois pointes porte un nom différent.

 Le pied, que nous plaçons à la Richardière, se nomme le faubourg de la Couture, à cause du pont de ce nom; des deux pointes, celle de gauche qui s'en va vers Vivône, prend le nom de faubourg de la Trappe, à cause du pont qui le termine, et au bout duquel commence le faubourg des Granges; celle de droite, qui se dirige vers Marnay et Aslonnes, est désignée sous le nom de faubourg Saint-Marsault, à cause de l'antique chapelle autrefois bâtie non loin de là ce qui se trouve entre les trois pointes s'appelle le bourg autrefois on disait la ville.

 Sur toute la longueur des lignes de cet Y, et de chaque côté, s'échelonnent des habitations, dont nous indiquerons les principales.

Au pied de l'Y est le pont de la Couture à gauche en remontant, nous laissons la Richardière, près de laquelle se trouvent l'ancienne église paroissiale et le cimetière puis un assemblage d'habitations qui précèdent la cure ancien prieuré, dont la grange touche à un petit jardin appelé la Malgagne.

Entre celui-ci et le chemin qui descend à la fontaine de Salmidron ou de la Salamandre, est un petit emplacement de forme quasi-triangulaire connu sous le nom de l’Ane-Vert; vient ensuite la maison de M. Regnault, connue dans les vieux titres sous le nom de maison Morthemer, ainsi appelée sans doute de quelques-uns de nos anciens seigneurs.

 Au-devant de cette antique demeure s'aligne une rangée de belles maisons presque neuves c'est le centre du bourg là se trouvait le four banal, là sont aujourd'hui les marchands, l'huilerie (ancienne auberge de Saint-Martin) (13), l'auberge actuelle de la Treille, au coin de laquelle notre Y tourne sa pointe vers Vivône dès lors c'est le faubourg de la Trappe.

Revenons maintenant sur nos pas, et parcourons de nouveau le chemin que nous avons fait, en regardant cette fois à notre droite.

Nous voilà encore au pont de la Couture. Dans l'angle du mur de la première maison nouvellement rebâtie remarquons ce puits, dont il est fait mention dans des titres fort anciens, sous le nom de puits de la Couture.

Nous montons ici une côte très-rapide, au milieu de laquelle subsistent encore, sur la droite les vestiges de l'ancienne porte de la Couture.

Tout à coup le chemin se trouve resserré c'est une grosse tour qui empiète de plus de trois mètres sur la route. Cette tour sert de cage à un remarquable escalier, dont la porte finement sculptée montre, dans son tympan, des armes mutilées. C'est ce qu'on appelait le châtel, curieuse maison du XVe siècle, aujourd'hui en fort mauvais état.

Nous voici en face de la grosse tour adossée à l'église avant d'y arriver nous passons sur les douves comblées, par lesquelles on pénètre aujourd'hui dans le Pré-au-Prieur. (Théâtre de verdure)

Il serait difficile de s'y frayer un passage si nous étions au 14 septembre car c'est là que se tient la foire.

Nous saluons en passant le portail de la maison de Dieu, avec ses trois riches voussures, si délicatement fouillées.

Nous remarquons ce gros noyer qui ne manque jamais de donner des fruits il masque bien un peu l'édifice mais on lui pardonne à cause de l'ombre qu'il étend à la sortie des grand'messes.

 

Puis nous admirons les deux grosses tours qui défendaient l'entrée du château, au-devant duquel nous ne voyons plus aucune trace du pont-levis, qui s'y trouvait encore en 1569.

Sur les douves remplies s'éleva, à cette époque cette construction massive et disgracieuse qui s'appela les halles, où se tenaient les marchands les jours de foire et de marché car alors il y avait ici des marchés qui durèrent jusqu'il la Révolution.

Là se débattaient aussi les intérêts publics, en face de toute la population réunie, ce. qui n'était pas sans présenter quelque avantage.

Ces halles, vendues en 1792, servent d'habitation particulière une portion est même affectée à un cabaret.

Par derrière, se poursuit avec monotonie l'enceinte du château, à laquelle on a adossé des constructions modernes.

Cette première tour abaissée, c'est l'ancienne prison.

 

Puis, en descendant, nous apercevons la Tour-à-Mesgnen l'antique Tour de Metgon.

A ses pieds l'eau des douves tant intérieures qu'extérieures, se rejoignait pour aller se confondre avec celle du moulin, auprès duquel nous arrivons.

Entre celui-ci et la tour est une boutique de maréchal, derrière laquelle était, au XVe siècle, la maison d'Etienne de Sacierges, père de Pierre de Sacierges (voir le chapitre Du Prieuré).

Nous ne passerons pas devant le moulin sans noter que c'est de lui qu'il est question dès 859 et 888, dans le cartulaire de Nouaillé.

Ici nous traversons la Clouère sur un pont si petit que sans mon observation vous ne l'auriez pas remarqué sans doute.

 Aussitôt le chemin devient une côte très raide, et nous laissons sur notre droite plusieurs maisons qui se touchent, parmi lesquelles l'auberge récente du Chêne-Vert.

Encore un peu et nous voici au sommet de la tige droite de notre Y. Nous sommes en plein dans le faubourg Saint Marsault.

Toutes ces maisons, pour la plupart anciennes, ne sont guère belles.

Dépassons-les et montons encore. Je veux vous faire voir, de cette hauteur, un coup d'oeil que M. de Longuemar indique comme un des plus beaux du département c'est cette magnifique échappée sur la Clouère; à droite dans le fond, ce que vous voyez c'est le château de Maugué; un peu à gauche, c'est le Vieux-Marnay au dessus, c'est le Colombier; au fond, ce sont des coteaux boisés le moulin de Chambon est là, à droite, et s'abrite dans le feuillage.

Maintenant tournez-vous et saluez, en vous signant, la croix neuve de Saint-Martial, plantée à quelques pas, au carrefour des deux routes, et, si vous voulez, redescendons en regardant à droite, pour compléter la description de notre Y.

Derrière cette maison neuve, c'est l'ancien chemin de la Villedieu et cet autre sentier pierreux est celui qui s'en va vers la Douce, traversant le plateau des dolmens, que nous visiterons plus en détail.

Mais quel est ce petit clocher, si modeste que nous ne l'avions pas encore aperçu ?

C'est le clocher de l'hôpital; à côté c'est la maison bâtie en 1770 par M. l'abbé de Cressac, qui voulut y loger quelques religieuses, les pauvres et les malades des paroisses environnantes. La religion avait donné cette maison, en assurant de quoi vivre à ses habitants mais la révolution, qui entend les choses d'une autre manière, a presque tout ôté; aussi n'y a-t-il plus de malades.

Ce qui frappe votre oreille, c'est le bruit des petites filles de l'école qui sont en récréation.

Plus bas en descendant nous allons entendre les petits garçons, dont les jeux sont plus bruyants encore.

 Cette maison qui n'a qu'un simple rez-de-chaussée, c'est la maison commune et l'école elle a, dit-on, coûté fort cher, et la dépense semble grosse pour le résultat obtenu.

 À peine y a-t-on ménagé une petite place pour le logement de l'instituteur. Quant à cette fenêtre plein cintre, seule de cette forme, qui tombe si complètement à faux sous le pignon, on ne devine guère pourquoi elle fut si malencontreusement placée.

Un peu plus bas est l'ancien Moulin-à-Foulon, qui depuis longtemps se repose. Quand il travaillait il trouvait son argile à la Croix-Périer, et non à la Groyc, ainsi que l'avance M. de Longuemar (14).

Nous traversons une seconde fois la Clouère sur le pont du moulin.

 Cette première maison, à droite, à l'air si caduc, est sur l'emplacement d'une chapelle, bâtie au Xe siècle, dont il sera question quand nous parlerons du prieuré.

Enfin nous voici sur la route de Vivône, en face du pont de la Trappe.

Avançons un peu. Remarquez bien à droite et à gauche ces maisons, nous sommes ici dans l'ancien Chastel Achard.

 La plupart des habitations de cette rue tortueuse et trop étroite sont du XVe et du XVIe siècle, avec leurs portes sculptées, leurs escaliers tournants et leurs croisées à meneaux de pierre.

L'une d'elles à droite, à la porte cintrée, est le berceau de la famille Gaillard. Les dernières, en avançant vers le pont de la Trappe, logeaient autrefois des tanneurs dans tous ces petits jardins de l'un et l'autre côté de la route on trouve encore, en creusant un peu, les maçonneries circulaires qui servaient à préparer les peaux. Jusqu'au milieu du pont ces petits prés gardent le souvenir de cette industrie disparue et manifestement prospère dans le passé.

 

Octobre 888- De Castro Acardo.

Pro ambarum partium utilitatibus placuit atque convenit inter venerabilem virum Vuarinum abbatem ex monasterio Nobiliaco Sancti Juniani et ejusdem congregationem, necnon et ex alia parte aliquem virum Ebbonem nomine sue­que conjugis nomine Wisengarde, ut inter se terras eorum in pago Pictavo, in vicaria Vieovedonense, super fluvium Clo­dera, conjambiare vel commutare deberent : ita et fecerunt.

In primis dedit vir venerabilis Warinus abba vel jam dicta congregatio Sancti Juniani partibus Ebboni sueque conjugi nomine Wisengarde alodem eorum in villa Mesgone, una cum ipsa castra ibidem résidente, vel ipsa prata sub ipsa cas­tra, una cum ipso farinario ibidem adherente, una cum ipsa terra ibidem aspiciente, minus plus jugera, XVI, que adjacet , de tresque partes in circuitu fluvius Clodera, quarto vero fronte terminum Sancti Petri vel porta ipsius castre in inte­grum.

Similiter hec contra dedit Ebbo et uxor sua Wisen­gardis partibus Sancti Juniani vel jam dicto abbati ejusque congregationi in ipso pago vel in prenominata vicaria, super ipsum Iluvium , de eorum proprio illo clauso ubi Aynarus visus fuit manere, una cum ipsa viuea vel ipso campo qui ibidem subjungit fronte superiore usque ad illam viam publicam superiorem :

habetur ibi terra arabilis minus plus jugera xxv ; et in alio Ioco, ad illam viam que vocatur Salinaria, juctos III; et in illis pastoriciis (a) vel silvolis omni portione nostra quantumcumque de Ainario vel sorore sua Godelinda comparavimus, integrum per hanc commutationis cartulam vobis tradimus; et in alio loco, in villa que voca­tur Vitriacus, super fluvium Clennio, prato nostro minus plus juctis duobus, oui adjacet latere uno prato Rainfredo, de alia parle et duobus frontibus prati fratrum ipsius monos­terii.

 Has vero res unusquisque quod accepit habeat, teneat, possideat et facial ex inde post hunc diem quicquid volue­rit, nemini coutradicente.

Illud nobis ab utrisque partibus inserere vel aflirmare placuit , quod si nos ipsi aut ullus ex heredibus vel successoribus nostris extiterit, qui contra bas cornmutationes uno tenore conscriptas ullam calumpniam per quemlibet ingenium generare temptaverit, auri libras II, ar­genti pondéra xx coaetus exsolvat, et sua repetitio inanis et ir­rita fiat.

 Et ut hec commutatio omni têmpore Iirma et stabilis valeat permanere constipulatione subnixa, manibus propriis subter firmavimus et honorum virorum subscriptionibus roborare decrevimus. S. Guarini abbatis, commutationi facte. S. Richardi, Trutgaudi, Ansoarii, Geraldi, Emmoni, Bernardi, Alexandri, Godini, Frotarii, Amici, Silifredi:

 Data in an no primo Odoni regis post obitum Carolomanni regis (b), mense ocrobrio.

 

Pour les intérêts des deux parties, il a été convenu et convenu entre le vénérable Vuarinus, abbé du monastère Saint Junien de Nouaillé et de la même congrégation, ainsi que, d'autre part, un certain homme nommé Ebbon et son épouse nommée Wisengarde, qu'entre eux leurs terres dans le pays du Poitou, dans le presbytère de Vivonne, au-dessus de la rivière Clouère, ils devaient traverser ou faire la navette : c'est ce qu'ils ont fait.

En premier lieu, le vénérable homme Warinus, l'abbé, ou la congrégation déjà mentionnée de Saint-Junien, dans les régions d'Ebbon, et sa femme nommée Wisengarde, donnèrent leur alode dans la ville de Mesgon, avec le château lui-même résidant là, ou les prairies au-dessous du château lui-même, ainsi que le cultivateur de farine lui-même qui y adhère, ainsi que la terre elle-même faisant face au même endroit, moins ou plus d'acres, 16, qui sont adjacents, sur trois côtés dans le circuit de la rivière Clouère, et sur le quatrième front la frontière de Saint-Pierre ou la porte du camp dans son intégralité.

De la même manière, Ebbon et sa femme donnèrent Wisengard aux parties de Sancti Juniani, ou à l'abbé et à sa congrégation, dans le village même, ou dans le presbytère susmentionné, au-dessus de la rivière même, de leur propre enceinte où Aynarus a été vu rester, avec le village lui-même ou le champ lui-même, qui rejoint là le front supérieur jusqu'à cette voie publique supérieure :

La superficie des terres arables y est estimée à moins de 25 acres ; et dans un autre lieu, à cette route appelée Salinaria, ils furent rejoints 3 ; et dans ces pâturages ou toute notre portion de bois, quelque bien que nous ayons obtenu d'Ainarius ou de sa sœur Godelinda, nous vous remettons le tout par cette charte d'échange ; et dans un autre endroit, dans la ville appelée Vitriacus, au-dessus de la rivière Clain, notre pré est plus ou moins uni à deux, et il est adjacent d'un côté au pré de Rainfred, de l'autre côté et sur deux fronts au pré du frères du monastère.

Mais chacune de ces choses qu'il a reçues, qu'il l'ait, la garde, la possède et à partir de ce jour tout ce qu'il veut, sans le céder à personne.

 

Il nous a plu des deux côtés d'insérer ou d'y ajouter que s'il existait nous-mêmes ou l'un de nos héritiers ou successeurs, qui avait tenté de générer une quelconque calomnie contre les basses mutations écrites dans une seule teneur par quelque talent, il le ferait payer 2 livres d'or, 20 livres d'argent ensemble, et sa répétition devient vaine et vexatoire.

Et afin que cet échange continue à tout moment de manière ferme et stable, soutenu par la Constitution, nous l'avons confirmé ci-dessous de nos propres mains et avons décidé de le renforcer avec les signatures d'hommes honorables. A l'abbé de S. Guarini, faites un échange. S. Richard, Trutgau, Ansoari, Gerald, Emmon, Bernard, Alexander, Godinus, Frotari, Amici, Silifred :

 Daté de la première année du roi Odon après la mort du roi Charles, au mois d'Octobre.

 

 

 

(a). Ce mot a ici un sens différent de celui qui lui est donné dans le glossaire de Du Cange.

(b). Eudes a été élu roi de France à la fin de l’année  887, après la déposition de Charles le Gros; Carloman était mort le 6 décembre 884.

 

 

 

1077 ou 1078. Maingaud donne à l'abbaye de Nouaillé des vignes et un droit de justice qu'il tenait déjà, semble-l-il, en bénéfice du monastère  (cf. n° 123).

A. Or. parch., 0,280 x 0,510, Arch. Vienne, H, Nouaillé, n° 105. — Au dos, cotes des XIe et XVIIe siècles ; cette dernière : « ancienne donation faite à l'abbaye de Nouaillé, sert pour l'histoire ».

B. Copie du XVIIe siècle, de D. Estiennot, Bibl. nat., ms. lat. 12757, p. 587, d'après A. 

C. Copie du XVIIIe siècle, de D. Font., t. XXI, p. 453, d'après A, qui était alors dans les archives de l'abbé de Nouaillé, layette 11.

.,. Igitur omnis homo, quamdiu in hanc herumnosam corruptibilemque vitam degere videtur, cum omni vigilancia sibi providere studeat in hoc seculo ne forte videatur mendicare in futuro, faciat sibi hic amicos de mamona iniquitatis, ut cum ab huius ergastulo carnis solutus fuerit, ab eis recipi se gaudeat in caelestibus regni cubiculis, clam reponat helemosinam in sinu pauperi ut in extremo magni diei iudicii in dextris positus vocem illam desiderabilem a iusto indice mèreatur audire :Venite, benedicti patris mei, percipite regnum quia esurivi et dedisti michi manducare et cetera.

 Quam ob rem ego in Dei nomine Maingodus, ut a pio domino remunerare merear, baratrumque devitare et celorum regnum queam possidere, necne et pro requiem genitoribus meis, ex meo beneficio aliquam partem tribuo ad cenobium beati Iuniani quod a priscorum nostrorum vulgo appellatur, Nobiliacus omne beneficium quod pertinere videtur ex hereditario beati Iuniani ad eundem cenobium relinco proprium, id est iuctos vinearum v et dimidium, simul et iudiciariam potestatem, excepto quod si abbas loti istius alicui homini dare aut vendere voluerint, melius est pro mercede abbati vel senibribus in servicio quamdiu vixerint, teneant et possideant.

Omne autem fevum dimitto, annuentibus nepotibus meis, id est, Samuele Tetardo et filio fratris mei Mauricio simul et aliis parentibus meis et amicis.

 Dimitto etiam fevum quem habebat Willelmus de Maceriolas apud Nobiliacum de me.

Testes : Samuel Tetardus, Mauricius, Iohannes Bastardus, Martinus de Castello Achardi, Petrus Ruifo, Guillelmus de Maceriolas, Maingodus Gunduinus.

Hanc autem tradidi cessionem manibus Huncberti abbatis et monachorum. Gulielmus et Petrus Remigius interfuerunt.

 

 L'abbé de Nouaillé est Ucbert, qui succéda à Pierre. Chron. de S. Maixent, dans Marchegay et Mabille, Chron. des Eglises d'Anjou, p. 393. Or Pierre paraît encore en 1077 (supra, n° 126), et Bertrand est déjà abbé en 1078 (infra, n°148).

 

1091-1151. Notice de la concession faite par Hugues de Château-Larcher, vicomte, à l'abbaye de Nouaillé, en présence de l'abbé Geoffroy et des religieux, de ce qu'il possédait dans le bois de Bourneau.

Il reçoit en échange un cheval du prix de quarante sous et vingt sous de monnaie.

A. Notice or. parch., 0,14x0,245, Arch. Vienne, H. Nouaillé, n° 144. — Au dos, cote du xme siècle.

B. Copie du XIIe siècle, dans une des- pancartes citées, n° 131, d'après A.

C. Copie du XVIIe siècle, de Gaignières, Cartularium, Bibl. nat.,. ms. lat. 5450, p. 100, d'après A.

D. Copie du XVIIIe siècle de D. Font., t.XXI, p. 547, d'après A.

Quum ratione et traditionibus patrum precedentium mos hantiquitus habetur facta conventionesque hominum tradi memorie scriptorum, ne in posteris prolixitate temporum oblivioni ducantur, nos eorum exempla imitando, necessarium fore credimus ut ea que agimus, scribendo verissime prout poterimus, explicemus.

Quapropter notum fieri volumus tam futuris quam presentibus Ugonem Castri Achardi, vicecomitem (b), dédisse adque concessisse Deo et beate Marie sanctoque Iuniano, in presentia domni Gauffredi abbatis simulque fratrum ibidem Deo deservientium ea que in nemore Bornelli habebant et que amodo adquirere dono vel emptione poterunt.

 In qua concessione abbas supradictus illi hequm precii quadraginta solidorum, nec non et viginti nummorum solidos dédit.

Huius vero rei testes extiterunt legitimi : S. Gauffredi, abbatis. S. Raginaldi, monachi. S. Ademari, monachi. S. Iordanis de Castro Achardo. S. Gaufredi de Chot. S. Iohannis, clerici. S. Rainardi. S. Letherii Papebo. S. Goscelini Yvum.

 

 

 

(a). G., abbé de Nouaillé, qui paraît dans cet acte, est Geoffroy qui succéda à Bertrand, mort en 1091. V. la note n° 163.

 

Raoul était déjà abbé le 26 mars 1116 (v. infra, n° 199) et le Gall. Christiana, t. II, col. 1241, place sa mort en juillet 1115, d'après le nécrologe de la Grande-Sauve. Pierre, évêque de Poitiers, mourut également en 1115, Chron. de S. Maixent, t. c, p. 426, Gall. Christ, t.- II, c. 1170.

 Le donateur Hugues ne signe pas l'acte, mais Jourdain, l'un de ses fils.

Drochon, Château-Larcher et ses seigneurs, dans Mém. de la Soc. des Ant. de l'Ouest, lre série, t. XXXIX, 1875, p. 206.

 Il semble donc que la notice n'est pas contemporaine de la donation, mais la présence dans l'une et l'autre de l'abbé Geoffroy et l'absence de toute autre indication chronologique obligent à les placer toutes deux entre les mêmes dates extrêmes.

(b). A quel titre Hugues de Château-Larcher est-il dit vicomte, on ne peut le dire mais il n'y a pas lieu de retenir la lecture et l'hypothèse de D. Fonteneau, t. XXI, p. 547, qui suppose une faute du scribe ayant mis Adardi pour Adraldi, et attribue la donation à Hugues, vicomte de Châtellerault.

 La lecture Achardi est certaine ; Hugues, vicomte de Châtellerault est mort, et son fils Boson est vicomte en 1070, lorsque Geoffroy n'était pas encore abbé de Nouaillé, et Hugues II, ne devint vicomte qu'en 1151 ou plus tard. D. Chamard, Chronologie historique des vicomtes de Châtellerault, dans Mém. de la Soc. des Ant. de l'Ouest, 1er série, t. XXXV, 1870-71, pp. 97, 108,

 

Hugue succéda à Ecfroy 2 son père et jouit longtemps de cette vicomté puisque nous le retrouvons dans une charte, de la fondation des religieuses de Saintes en 1047 avec Roux de Châtellerault que l’on croit être son frère. Il était encore en 1065 et au-delà.

 

Il y a aussi une charte pour Bourgeuil en cette même qualité en 1066. Il y en a plusieurs de ce nom (Besly)

C'est une notice de Saint-Florent de Saumur qui nous fait savoir que Hugues Ier était un puîné de la famille de La Rochefoucauld.

 Cette notice consigne le règlement intervenu vers 1080, d'un différend pendant depuis un certain temps entre cette abbaye et le vicomte Boson.

 La cause du contentieux était la donation à Saint-Florent de Saumur, une vingtaine d'années auparavant, d'une terre sise à Couture-d'Argenson (15), donation effectuée par trois « nobles hommes » qui avaient reçu cette terre en hereditas fraterna : Guy de La Rochefoucauld, son frère Adémar et leur neveu Hugues Bardun.

Le vicomte Boson réclamait « le quart de la friche » car il était, comme Hugues Bardun, neveu de Guy et d'Adémar, « mais d'un autre frère » (16).

Boson 2 en 1090 se trouve Vicomte de Châtellerault, sa femme s’appelait Aenor (Aliénor de Thouars).

Cette proportion correspond bien à un partage entre quatre frères.

 Guy et Adémar sont bien connus d'autre part comme fils de Foucaud de La Roche. Ce dernier a donc eu deux autres fils : le père de Hugues Bardun et Hugues Ier père de Boson II.

 La notice signale que Boson alléguait qu'il était enfant lors de la donation — ce qui est exact — et que, par la suite, il avait vécu « loin de la région ».

 On aimerait en savoir davantage sur ce dernier point mais on soupçonne que son père avait cessé toute relation avec ses frères aînés.

C'est un fait que le vicomte Hugues n'apparaît pas en compagnie des La Rochefoucauld alors que Boson se manifeste avec eux au début de son principat, précisément à l'occasion de la donation de l'église de Couture-d'Argenson et d'un « bois d'Argenson » à Saint-Florent de Saumur.

Cette rupture des relations familiales doit s'expliquer par un remariage car Foucaud de La Roche s'est certainement marié deux fois.

Nous ne pouvons le prouver par les textes parce qu'un seul document mentionne une épouse de Foucaud, qui s'appelait Jarsend.

Il est cependant évident qu'un fils puîné de Foucaud de La Roche ne peut avoir hérité de la vicomté de Châtellerault que par sa mère, et ce à condition que celle-ci ne soit pas mère des aînés de Foucaud, qui étaient Guy et Adémar.

D'un premier mariage, Foucaud de La Roche a eu Guy, Adémar et le père de Hugues Bardun ; d'un second, avec l'héritière de Châtellerault, est issu le vicomte Hugues Ier.

Il est possible que Jarsend ait été la mère de Hugues Ier car son nom est tout proche de Gersend, qui était celui de la femme du vicomte Airaud. On aurait alors affaire à un nom de tradition familiale.

 

 

Seigneurs et propriétaires du château et donjon de Château- Larcher.

(857-1876.)

1. – 857. – Emmoin, seigneur de la villa Mesgon.

2. – 888. Ebbon ler, seigneur de la villa Mesgon.

3. – Vers 950. – Haribaud, seigneur de la villa Mesgon, père d'

4. – 969. – Ebbon II, seigneur de la villa Mesgon, Oda sa femme.

5. – Vers 996. ACHARD, seigneur de Chastel-Achard – Amélie, sa femme.

6. – 1038. Jourdain Ier de Chastel-Achard.

7. – 1078. Martine de Chastel-Achard.

8. – 1085.– Boson ler de Chastel-Achard. – Cécile, sa femme.

9. – 1092. Jourdain Il de Chastel-Achard. – Amélie de Mortemer, sa femme.

10. –  1118. – Hugues Foucaud. – Samuel de Mortemer marie sa fille Amélie avec

11. – 1127. – Boson II de Chastel-Achard.

12. – 1127. – Boson III de Chastel-Achard. – Marguerite de Jousserand, sa femme.

13. – Vers 1188. Hugues IX de Lusignan, seigneur de Chastel-Achard. Mahault ou Mathilde d'Angoulême, sa femme.

14. – 1206. – Hugues X de Lusignan, seigneur de Château Achard. Isabelle d'Angoulême (veuve de Jean Sans-Terre), sa femme.

==> Sceau d’Hugues X de Lusignan, d’ Isabelle d'Angoulême et famille

15. – 1242. – Saint Louis roi de France, et Alphonse comte de Poitou, son frère, seigneurs de Château-Achard  pendant quatre ans.

==> Il y a 780 ans, Saint-Louis, roi de France livrait Bataille à Taillebourg et Saintes (juillet 1242)

16. – 1246. Hugues X rentre en possession de sa terre.

17. – 1251. Geoffroy Ier de Lusignan de Cognac seigneur de Château-Achard. -Jeanne, sa femme.

18. – 1263.– Jean Ier d'Harcourt, seigneur de Château-Achard. -Jeanne, sa femme, veuve de Geoffroy de Lusignan.

19. – 1268. Geoffroy II de Lusignan, seigneur de Château-Achard. – Perrenelle de Sully, sa femme.

20. – 1316. Drocon de Mello, chevalier, seigneur de Château-Achard.

21. – 1318. – Maurice de Craon, seigneur de Châtel-Achar. – Isabelle de Lusignan, sa femme.

22. – 1324. – Jacques de Craon, seigneur de Châtel-Achar. –Marguerite de Mello ou de Mellon, sa femme.

23. – 1333. Hélie et Guillaume de la Vergue, frères, seigneurs de Chastel-Achard.

24. – 1372. – Guichard d'Angle, seigneur de Château-Acard. –Jeanne Payen de Montpipeau, sa femme.

==> Histoire du Poitou: LE POITOU PENDANT LA GUERRE DE CENT ANS (1340-1453).

25. – 1374. – Renault VI de Pons, seigneur de Château-Acard. Marguerite de la Trémoille, sa femme.

26. – 1379. – Guillaume de Chenac on Chanac, seigneur de Châtellacher.

1379, 10 juillet - Contrat d’acquisition de Chastel-Achard (Château-Larcher) par Guillaume de Chenac sur Renaud de Pons, XXXIX, 542.

27. – 1384. – Bertrand de Chenac, seigneur de Chastellacher. Marguerite de Rochechouart-Mortemart, sa femme.

28. – 1390. – Hélie de Chenac, seigneur de Chastellacher. – Marie de Culant, sa femme.

29. – 1427.– Guy de Chenac, seigneur de Chastellacher.

30. – 1431.Odet de Rivière, seigneur de Chastellacher. Blanche de Chenac, sa femme.

31. – Jeanne de Maillé seigneur de Chastellachair, veuve de Amaury de Teigne et de Sandebault d'Oradour, remariée en troisièmes noces avec Guy Frottier de la Messelière.

1447-48, 9 janvier - Échange par lequel Geoffroy Taveau, seigneur de Mortemer et de Lussac, cède à Jehanne de Maillé, femme de Sandebaud d’Oradour, autorisée par lettres royaux, l’usufruit qu’il possède sur la terre de Château-Larcher, et reçoit en contre-échange l’hôtel et terre du Bouchet-en-Brenne et toutes les terres, seigneuries et revenus appartenant à ladite de Maillé dans le pays de Brenne et de Berry, XXXIX, 547.

32. – 1449. Geoffroy Taveau de Mortemer, usufruitier de la seigneurie depuis 1420. Guyenne de Chabannais, sa femme.

33. –  1463.– Pons ou Poncet de Rivière, seigneur de Châtelacher.

34. – Vers 1482. – Jean Ier de Pardailhan, seigneur de Châtel- Archier. N. de Rivière, sa femme.

35. –  1490. – Jean II de Pardailhan, seigneur de Ghâtellaeher.

36. – 1498. Pierre d'Anché, seigneur de Châtellacher. Isabeau de Pardailhan, sa femme.

1498 - 99, 31 janvier. Lettres d’anticipation pour Isabeau de Pardailhan, demandeur en retrait lignager contre Antoine d’Aubusson, pour la terre de Château-Larcher, XXXIX, 535.

1501, 1er juin. Aveu et dénombrement de la seigneurie de Maugué, rendus par Pierre de Maugué à Isabeau de Pardailhan, dame de Château-Larcher, XXXIX, 493.

37. – 1504. – Aimery XV de Rochechouart-Mortemart, seigneur de Châtellacher. Jeanne de Rochechouart- Pontville, sa femme.

38. –1518. – Jeanne de Rochechouart, sa veuve.

39. – 1538. – François de Rochechouart-Mortemart seigneur de Châtellacher. Renée Taveau de Mortemer, sa femme.

1556, 17 décembre. - Dénombrement du fief des Hautes-Vergnes rendu par Jean Gourjault, à cause de Françoise Taveau son épouse à Jeanne de Rochechouart (veuve d’Aimery XV), dame de Château-Larcher, XXXIX, 428.


 1558, 14 avril. - Aveu et dénombrement de la terre et seigneurie de Château-Larcher rendus au roi, à cause de sa comté de Poitou, par François de Rochechouart, XXXIX, 400.

40. – 1569. -René Ier de Rochechouart-Mortemart, seigneur de Châtellacher. Jeanne de Saulx- Tavannes, sa femme.

41. –  1587. – Jeanne de Saulx, sa veuve, dame de Château-Larcher.

1595, 10 juillet. - Aveu et dénombrement des domaines de Cujalais, la Jarrige et l’Huilerie, rendus par Magdeleine de Pardailhan veuve de Jacques de Borulhan, à Jeanne de Saulx, veuve de René de Rochechouart, à cause de sa seigneurie de Château-Larcher, XXXIX, 413.

1617, 15 août. - Dénombrement du domaine de la Randonnière rendu par Pierre de Mayré à René de Rochechouart, seigneur de Château-Larcher, XXXIX, 442.

42. – 1620. – René II de Rochechouart-Mortemart, seigneur de Château-Larcher. – Jeanne de Beaux-Oncles de Cigogne, sa femme.

1625, 4 septembre. - Dénombrement de la seigneurie de la Clielle rendu par Isaïe Brochard à René de Rochechouart, comme seigneur de Château-Larcher, XXXIX, 446.

43. – 1638. – Gabriel de Rochechouart-Mortemart, seigneur de Château-Larcher. – Diane de Grand-Seigne sa femme.

==> Time Travel 1666 ; Lussac les châteaux - Gabriel de Rochechouart de Mortemart et Madame de Montespan, la favorite du Roi-Soleil

44. – 1675. – Louis Victor de Rochechouart-Mortemart seigneur de Château-Larcher, maréchal de France. – Gabrielle- Louise de Mesme, sa femme.

45. – 1686. – Louis de Rochechouart-Mortemart, seigneur de Château-Larcher. – Marie-Anne de Colbert, sa femme.

1714. Extrait du registre des rentes dues à la seigneurie de Château-Larcher, XXXIX, 535.

46. – 1744. – Pierre de Pioger, seigneur de Brosse et de Château-Larcher. Marguerite-Mariette sa femme.

47. – 1734.– César de Saint-George- Vérac seigneur de Château-Larcher. Catherine-Marguerite de Pioger, sa femme.

48. – 1744 – François-Olivier de Saint-George-Vérac, seigneur de Château-Larcher. – Elisabeth-Marguerite de Rien-court, sa femme.

49. – 1753. – Charles-Olivier de Saint -George-Vérac, seigneur de Château-Larcher. – Marie-Charlotte-Sabine de Croy-d'Havré, sa femme.

1770, mai. Lettres patentes qui permettent au sieur de Cressac de fonder une maison de charité dans la paroisse de Château-Larcher, XXXIX, 556.

50. – 1783. – Benjamin-Louis-Êléonor Frottier de la Coste-Messelière. Justine-Elisabeth de Saint-George- Verac sa femme.

 

1791. La Révolution vend le château à divers particuliers et le donjon à

1 – 1794 Alexis Brossac gendre de Pierre Anginoux maire de Château-Larcher, qui le détruit.

2. – 1814. – M. Eutrope de Cressac accepte en paiement le donjon ruiné et à demi démoli.

3. – 1824. M. le vicomte Barthélémy de Cressac.

4. – 1844. Mlle Célinie-Françoise de Cressac, mariée au marquis de Tryon-Montalembert.

5. – 1870. – M. Albert-Candide Boutillier du Retail, juge à Tours.

 

Foire médiévale Château Larcher

 

Rendez-vous les 16 et 17 septembre 2023

pour la XIX ème édition de la Foire médiévale

 

Renseignements d'ordre général

Association ECLA
4, rue de la Mairie
86370 CHÂTEAU-LARCHER

Site internet : www.ecla-asso.fr

Email : contac@ecla-asso.fr

 

 

 

 

 

Mémoires de la Société des antiquaires de l'Ouest

 

 

 

 ==> Légendes limousines : Les Légendes de Montbrun, Richard Cœur de Lion – Hugues X de Lusignan seigneur de Crozant

 

 

 


 

(1) Archives historiques du Poitou, t. III, p. 402.

 (2) Dom Fonteneau, t. XXI, p. 127.

(3) Cartulaire de Saint-Cyprien, p. 247.

(4) La viguerie [vicaria] formait un territoire correspondant à notre canton actuel. C'était le siège d'un viguier ou vicaire, délégué temporaire du comte, au nom duquel il rendait la justice. Château-Larcher était dès lors dans la viguerie de Vivône.

(5) Dom Fonteneau t. VI, p. 289 et suiv. Cf. Cartul. de Saint-Cyprien p. 248.

(6). Voir la charte de fondation du prieuré.

(7) Op. cit., dans Bull. de la Soc. des Antiq. de l'Ouest, 4e série, II (1953), p. 438.

(8) Chartes de Nouaillé. n° CLXXI (1092-1115).

(9) Ibid., n° CCXXV (1198-1199).

(10) AV, H Nouaillé. 27. 5 février 1351, nouv. st.

(11) Sidney PAINTER: The Lords of Lusignan in the Eleventh and Twelfth Centuries, dans Spéculum, XXXII, 1957, pp. 44 ss.

Hugues IX est le premier de la famille de Lusignan, pour lequel nous avons la certitude qu'il a été seigneur de Château-Larcher.

A. DROCHON, Château-Larcher et ses seigneurs, recherches historiques, dans Mémoires de la Soc. des Antiq. de l'Ouest, 1" série, XXXIX (1875), pp. 218 ss.

(12) « Ego Ugo de Liziniaco (….) terrain que dicitur de Ioarena, que de jure et possessione ecclesie beati Iuniani Nobiliacensis ab ecclesie fundamento esse dinoscitur, in qua quedam habebam per violentiam et obtinebam, pauca satis, recognovi iniustum esse sic possidere », Chartes de Nouaillé, n° CCXIV (1152XI" 2).

 Notons que les Lusignans possédaient aussi le château de Vivonne aux XIe et XIIe siècles. PAINTER, op. cit., p. 31.

(13) Cette auberge relevait de Cercigny.

(14) Géographie de la Vienne, p. 165.

(15). Couture-d'Argenson, canton de Chef-Boutonne. Deux-Sèvres. -

(16). Chartes poitevines de Saint-Florent de Saumur, n° 78, Arch. hist. Poitou, t. II, p. 108-109 ; sans date ; vers 1080.