Henri_IV_à_la_bataille_d'Arques_21_septembre_1589

Il n'arriva à Arques que quand tout était terminé, et le Roi le « conduisit par la main en tous les endroits remarquables pour les combats, bien quelors il n'y eust aucune délibération d'escrire ceste histoire (1) ».

C'est donc un récit « de première main », si j'ose dire, qu'il nous a laissé de ces combats (2), bien qu'il n'en ait pas été le témoin; et, à ce titre, son rapport est une source précieuse qui mérite d'être consultée à côté des relations de Rosny, de La Force et du duc d'Angoulême (le fils naturel de Charles IX) qui eux étaient présents (3).

En effet, ce sont les explications du Roi lui-même données sur le terrain qu'il nous transmet, au moins pour la journée capitale, celle du 21 septembre 1589, où la lutte fut si disputée et la situation un moment si critique. Henri IV, après cette affaire annonçait des « mémoires » à plusieurs correspondants (4).

Ce pourraient bien être les comptes rendus d'allure officielle qui sont insérés dans Duplessis-Mornay, et qui se retrouvent ailleurs (5).

Les communications faites à d'Aubigné viennent les compléter, et permettent de mieux comprendre comment se produisit la surprise qui faillit tout perdre, cette irruption des lansquenets ennemis derrière les retranchements royaux, qu'ils avaient tournés en s'avançant sous bois. La version accréditée, qui les fait accueillir bénévolement dans le camp comme des transfuges, est moins vraisemblable, car elle suppose de la part des royalistes un excès de crédulité et d'imprudence. En tous cas ils ne tardèrent pas à leur tirer dans le dos.

 Il faut donc savoir que d'Aubigné est une autorité pour l'éclaircissement de cette journée fameuse, qui présente encore, il faut l'avouer, bien des points obscurs.

Il avait dû rejoindre le Roi avant le 21 octobre, date extrême du séjour de celui-ci à Dieppe (6), où il s'était attardé après la retraite de Mayenne (6 octobre) pour festoyer les contingents écossais et anglais envoyés à son secours par sa « bonne sœur » Elisabeth (7).

Mais d'autre part, il n'y a guère possibilité que d'Aubigné ait quitté Maillezais avant le 15 octobre, car jusque-là il y avait été retenu par une lourde responsabilité, la garde d'un prisonnier de marque, qui n'était autre que « le roi de la Ligue », Charles X, confié par Henri IV à sa fidélité. Et cela prouve qu'il ne lui tenait pas rigueur de son éloignement momentané, non plus que des brouilles antérieures.

 D'Aubigné en fait la remarque dans ses Mémoires, non sans fierté, et certainement aussi avec reconnaissance :

« Les colères que le Roy prenoit de telles choses n'empescherent point qu'estant mis sur le bureau où on logerait le Cardinal de Bourbon, le Roy déclaré de la Ligue, et qui battoit monaye en France, soubs le tiltre de Charles dixième, qu'on ne l'ostast de Chinon à M. de Chavigny pour le mener à Maillezais.

Et comme Monsieur du Plessis-Mornay allégua les grands mécontentements d'Aubigné et les perpétuelles riottes avec son Maistre, luy fut respondu que sa parole, prise comme il faut, estoit suffisant remede à tout cela (8). »

Il raconte ensuite les tentatives faites par les Ligueurs, pendant le séjour du Cardinal à Maillezais, pour corrompre l'incorruptible geôlier qu'il était.

Avant d'indiquer ces tentatives, il ne sera pas inutile de rappeler les circonstances dans lesquelles avait eu lieu ce transfert du roi de la Ligue, de Chinon à Maillezais. On comprendra mieux la responsabilité qui pesait sur d'Aubigné.

L'éditeur des Lettres-Missives d'Henri IV, Berger de Xivrey, avait eu l'imprudence naguère (en 1846) de contester la détention de Charles X à Maillezais, et de taxer d'invention et de hâblerie tout ce qu'en dit d'Aubigné (9).

C'est Duplessis-Mornay, observe-t-il, qui retira de Chinon le prisonnier — et cela est vrai — mais il ajoute que ce fut pour le remettre au gouverneur de Fontenay-le-Comte, M. de la Boulaye, des mains de qui il ne sortit plus jusqu'à sa mort; et cela est faux.

Les témoignages mêmes qu'invoquait Berger de Xivrey, à savoir les deux biographies de Duplessis-Mornay, celle écrite par sa femme, et celle que composa David de Licques (10), confirment au contraire la véracité de d'Aubigné.

Entre Chinon et Fontenay, le Cardinal a passé par Maillezais, et d'Aubigné en eut bien la garde pendant quelques semaines.

Ce point d'histoire a été parfaitement élucidé et établi dans une étude de la Revue du Bas-Poitou, parue en 1896 sous la signature de M. E. Bourloton (11). Ce ne sont pas, en effet, les documents qui manquent sur la détention du roi de la Ligue à Maillezais.

 En dehors des deux biographies consacrées à Duplessis, dont je viens de parler, elle est prouvée par les Mémoires mêmes de Duplessis-Mornay, par un manuscrit de la Bibliothèque de Poitiers (le mémoire inédit de B. Aubery, seigneur du Maurier (12) qui relate le transfert dans la place de d'Aubigné ; enfin on a des détails sur le séjour que le Cardinal y fit dans le récit de sa vie, publié peu après sa mort par le bénédictin Dom Jacques du Breul (13).

D'Aubigné ne s'est donc pas vanté en s'attribuant l'honneur de cette charge, et de cette marque de confiance que lui donna son maître.

Quelles raisons avait eues Henri IV de ne pas laisser Charles X à Chinon, dans quelles conditions fut-il amené à Maillezais, et comment y fut-il traité ? C'est ce que nous allons exposer succinctement.

Le cardinal de Bourbon avait été proclamé roi par le parlement ligueur de Paris, toutes chambres réunies, le 7 août 1589, en « y observant les promulgations et cérémonies les plus authentiques et authorisantes qu'ils pouvoyent inventer. La Cour des monnoyes fit forger des pièces d'or et d'argent sous le nom de Charles X, et les arrests de la Cour travailloyent à ce mesme titre, commençans par : Charles, par la grâce de Dieu, roi de France, etc. De mesme style toutes les commissions avec un charactère de son nom imprimé (14) ».

On comprend qu'on ait tenu aux formes, afin de donner une apparence de réalité à cette royauté fictive, à cette royauté en peinture, dont on voulait faire un épouvantail pour les légitimistes qui suivaient Henri IV.

 Mais le roi de la Ligue n'était qu'un fantôme de roi, puisqu'il était en prison, aux mains de ses adversaires, et tant qu'il y resterait. C'est Henri III qui l'avait mis à l'ombre, dès le 23 décembre 1588, le jour de l'assassinat du duc de Guise, en le traitant de « marotte, vieil fol, et sotte teste (1)5 » parce qu'il faisait déjà acte de prétendant, depuis que la disparition de François de Valois ouvrait l'accès du trône à un successeur huguenot.

En fait, ce Bourbon médiocre et honnête n'avait pas d'ambition personnelle, et n'était que le jouet ou l'instrument de celle des autres. Lui-même se serait volontiers contenté de demeurer un Prince de l'Église, et de continuer à jouir des agréments de son archevêché de Rouen et de sa villégiature seigneuriale de Gaillon (16). Dans ses prisons successives il en conserva toujours, le pauvre homme, un souvenir nostalgique.

Il avait été enfermé d'abord au château d'Amboise et assez maltraité. Il passa ensuite, après deux étapes ou stations intermédiaires, à Chinon, sous la garde de François le Roy de Chavigny (17). Mais celui-ci se faisait déjà vieux, il était devenu aveugle quelques mois avant l'avènement d'Henri IV, mauvaise condition pour exercer une surveillance vigilante. Il est vrai que Mme de Chavigny, encore jeune, avait des yeux pour son mari, et c'était elle le véritable gouverneur de la place. Mais elle était intrigante et offrait peu de garanties. Très sollicitée par tous ceux qui avaient un intérêt politique (les Ligueurs (18) ou familial (les neveux du Cardinal (19) à l'élargissement du prisonnier, elle était bien capable de céder au plus fort enchérisseur.

Henri IV résolut de la soustraire à cette tentation en lui retirant le gage dont elle appréciait trop la valeur, et il chargea Duplessis de négocier avec elle la remise du prisonnier.

Nous voyons par les Mémoires de celui-ci que, dès le 11 août, il s'y employait activement: « Nous debvons empescher autel contre autel, disait-il. Il y va de tout (20). »

Quoique malade d'une fièvre tierce qui lui dura quatre mois (21), il se fit porter par eau dans une île de la Loire, à Montsoreau, et il y eut une entrevue secrète avec Mme de Chavigny, en présence de la duchesse d'Angoulême (22), la fille naturelle d'Henri II.

Les conditions du marché furent arrêtées, il fallut y mettre le prix pour « désintéresser » Mme de Chavigny. Elle ne demanda pas moins de vingt-deux mille écus de dédommagement, partie comptant, partie à terme (23).

Cette entrevue de Montsoreau, dont ni Mme de Mornay, ni David de Licques, n'indiquent la date, est probablement antérieure au 24 août, jour où Henri IV écrit à Duplessis :

« J'envoye par le sr de Montbazin au sr de Chavigny sa descharge pour mon oncle le cardinal de Bourbon, et le prie de vous le deslibvrer. S 'il est besoing que vous y aillés en personne, comme je pense qu'il ne le vouldra pas faire aultrement, vous y irès (24)... »

Pour en prendre livraison, non pour traiter des conditions de la remise, car il semble que tout soit réglé déjà et l'accord réalisé. Cependant quelques difficultés durent subsister jusqu'au 1er septembre, dont on trouve l'écho dans deux lettres de ce jour, l'une du Roi, l'autre de Duplessis, et qui se croisèrent (25).

Du Plessis vint lui-même chercher le prisonnier le jour convenu, le 3 septembre. Il avait pris des précautions militaires extraordinaires pour parer à toute tentative d'enlèvement par les Ligueurs.

MM. de la Boulaye (lieutenant du roi en bas Poitou), de Parabère (gouverneur du château de Niort) et de Chouppes étaient en bataille en face de Chinon, de l'autre côté de la Vienne « avec de belles forces ». Le Cardinal essaya de moyens dilatoires, alléguant « qu'il n'avoit pas sa littière, ses muletz. son carrosse ». Rien n'y fit.

Duplessis avait tout prévu et pourvu à tout. Il fallut « partir dans demy heure ». Mais à la première étape, à Loudun, où l'on parvint le soir même, Duplessis se sentit incapable d'aller plus loin. Il avait déployé en toute cette affaire une activité et une énergie épuisantes dans l’ état de santé où il était. Il dut s'arrêter et confier à MM. de La Boulaye et de Parabère le soin d'achever sa mission, et de conduire le prisonnier à Maillezais (26).

Le procès-verbal de la remise du Cardinal entre leurs mains se trouve dans les papiers de Duplessis. Le voici :

« Nous soubsignés, sieurs de la Boulaye et de Parabère, déclarons et recognoissons par ces présentes, que le sieur Duplessis ayant receu monseigneur le cardinal de Bourbon le dimanche, 3e de septembre, des mains du sieur de Chavigny par le commandement du roy, et icelui conduict avec nous du chasteau de Chinon, jusques en cette ville de Loudun, où il seroit demeuré malade sans pouvoir passer plus oultre, nous aurait à ceste occasion remis icelui seigneur cardinal, pour le conduire jusques au lieu de Maillezais, comme il auroit esté advisé d'ung commun advis, pour plus grande seureté, de laquelle conduicte nous nous sommes chargés, pour le désir qu'avons de servir sa majesté en une occasion si urgente et si importante. En témoing de ce, nous avons signé la présente à Loudun.

Du 4 septembre 1589.

Ainsi signé, La Boulaye, Parabère  27».

 

 

 

==> Détention du Roi de la Ligue Charles X au palais épiscopal de Maillezais par l'évêque et seigneur d’Aubigné (Time Travel 1589).

 


 

 

Charles Ier de Bourbon (22 septembre 1523 - 9 mai 1590), Charles X selon la Ligue, cardinal de Vendôme, était un prince de sang de la maison de Bourbon.

Au cours de sa carrière ecclésiastique, il devient abbé commendataire de plus de vingt abbayes. L'accumulation de ces bénéfices fait de lui un des plus riches princes d'Europe.

Bien que dénué de caractère et d'intelligence, il fut un personnage important des guerres de religion.

En 1585, la Ligue catholique l'imposa au roi Henri III comme héritier de la couronne de France à la place de son neveu protestant le futur Henri IV.

Lors des États généraux de 1588 à Blois, il est mis en arrestation sur l'ordre du roi. À la mort de ce dernier, alors qu'il est toujours séquestré, il est reconnu par les ligueurs comme le seul roi de France légitime. Il est proclamé par le Parlement de Paris sous le nom de « Charles X » en 1589.

Il meurt l'année suivante à l'âge de soixante-six ans.

1. Histoire, t. VIII, p. 165.

2. Au tome VIII, de la page 156 à la page 165. C'est le chapitre n du livre XIII (dans l'édition Ruble) intitulé : Ce qui se passa à Arques et vers Dieppe.

3. Voir : les (Economies royales dans la collection Michaud et Poujoulat, 2e série, t. 1 des Mémoires de Sully, chap. XXVIII, p. 72-73 ; les Mémoires de La Force, édition du Marquis de la Grange, 1843, t. 1, p. 68 à 95; les Mémoires d'Angoulême, au t. XI delà collection Michaud et Poujoulat, 1er série, p. 73 à 84.

4. Cf. Lettres-Missives, t. III, p. 42 à M. de Vivans, du 23 septembre, et p. 48 à M. de Lestelle, du 28 septembre.

5. Cf. Mémoires de Duplessis-Mornay, t. IV, p. 419-425, et t. V, p. 1 à 35. Ce second document est également inséré dans les Mémoires de la Ligue (édition d'Amsterdam, 1758) au t. IV, p. 48 à 73 sous le titre Vrai Discours de ce qui s'est passé en l'armée conduite par S. M. très chrétienne, depuis son avènement à la couronne jusqu'à la fin de 1589.

63. Cf. Lettres-Missives. t. III. p. 42 et la note.

7. Débarquement des Ecossais le 30 septembre, des Anglais le 2 octobre. Cf. Lettres-Missives, t. III, p. 53, précisions fournies par Henri IV dans une lettre à M. de Saint-Aulaire.

8. Mémoires, éd. Réaume, t. I, p. 71-72.

9. Cf. Lettres-Missives d'Henri IV, t. III, p. 28, note 2.

10. Le récit que Mine de Mornay (Charlotte Arbaleste) a laissé do la vie de son mari, occupe le premier volume des Mémoires de Duplessis-Mornay, dans l'édition de 1824 (Treuttel et Wurtz). Quant à David de Licques, il n'a pas signé son Histoire de la vie de Messire Philippe de Mornay (Leyde, 1647, in-l°).

11. E. BOURLOTON, le Roi de la Ligue à Maillezais (6 septembre-15 octobre 1589), Revue du Bas-Poitou. t. IX, 1896.

12. Bibliothèque de la ville de Poitiers, ms. n 250.

13. La vie de Mgr l'illustrissime Prince et révérendissime Cardinal Charles de Bourbon. Paris, P. Chevalier, 1612, plaquette in-4 de 15 pages.

14. Histoire, t. VIII, p. 149 et note 3. Pour ce qui est des monnaies frappées au nom de Charles X, on trouve de curieuses précisions dans l'étude de E. Bourloton, dues à une communication d'un numismate, M. Farcinet : on frappa à l'effigie de Charles X deux variétés d'écus et un demi-écu d'or, deux variétés de francs, des quarts d'écu et des huitièmes d'écu en argent, des doubles sols parisis, des douzains et des liards en billon, des doubles tournois et des deniers tournois en cuivre. Cette frappe fut continuée à Nantes jusqu'en 1598, bien longtemps après la mort du cardinal de Bourbon.

15. Cf. Histoire de D'AUBIGNE, t. VII, p. 393, note 4.

16. Sur la Seine (Eure), la maison de campagne des archevêques de Rouens.

17.. Cf. Histoire universelle, t. VIII. D. 149. Note  5

18. Voir l'article de E. Bourloton : le gouverneur du Berry, La Châtre, lui offrait en leur nom une forte somme.

19. Voir dans les Mémoires de Duplessis-Mornay (t. IV, p. 517-518), la reproduction d'une lettre adressée de Tours le 6 août 1589 à M. de Chavigny par les neveux du cardinal de Bourbon, le cardinal de Vendôme et le comte de Soissons.

20. Lettre à M. du Pin, L IV, p. 399.

21. Cf. sa Vie par Mme de Mornav. p. 176 des Mémoires de Duplessis t.1

22. La première négociatrice du « traité des deux rois » en 1589. ..

23. Cf. DAVID DE LICQUES, Histoire de Duplessis-Mornay (Leyde, 1647, 4°, p. 139-140 et Mémoires de Mme de Mornay, t. 1 des Mémoires de Duplessis, p. 180. Quoi qu'en dise Bourloton dans son article, les chiffres donnés par Mme de Mornay sont parfaitement d'accord avec ceux que fournit une lettre de Duplessis lui-même, écrite longtemps après à Louis XIII, le 20 janvier 1622, pour faire valoir ses services passés (Bibliot. Nat., Départ, des ms. collection Dupuy, t. 349, fo 61 verso). Il n'y grossit pas pour les besoins de la cause les sommes dont il s'était porté personnellement garant envers M. de Chavigny.

24. Lettres-Missives, t. III, p. 28-29.

25. Cf. Lettres-Missives d'Henri IV, t. III, p: H5, et Mémoires de Duplessis-Mornay, t. iv, p. 405-408 qui reproduisent aussi la lettre du Roi. Les éditeurs des Mémoires concluent d'une phrase de cette lettre que la négociation de Duplessis avec M. de Chavigny ne devait pas encore être commencée, parce que Henri IV parle du retour près de lui — à Darnétal (Rouen), où il était- de M. de Manon (frère du surintendant d 'O), qui lui avait rapporté des Mémoires de M. de Chavigny « auxquels, dit-il, je pourvoiray; ce pendant je vous prie de traicter avec luy — et faire en sorte que nous tirions cest homme de là, à quoy ne faut rien espargner ». Ça ne prouve pas que l'entrevue de Montsoreau n'ait eu lieu qu'après réception de cette lettre, car alors la remise du prisonnier aurait été plus tardive qu'elle ne le fut — mais on peut en induire peut-être que quand M. de Manon avait quitté Chinon, Duplessis ne s'était pas encore rencontré avec Mme de Chavigny. Ni elle, ni son mari n'avaient «rien voulu faire. » avec M. de Manon, comme nous l'apprend Mme de Mornay (Vie de Duplessis, t. 1 des Mémoires, p. 180).

26. Cf. Vie de Duplessis, par Mme de Mornay, p. 181-182 du t. 1 des Mémoires. On trouve des confirmations plus ou moins détaillées de toutes ces circonstances dans David de Licques, dans le ms. Aubery de la Bibliothèque de la ville de Poitiers (n° 250) et dans la Vie du Cardinal, par Dom Jacques de Breul (cf. références et citations dans l'étude de Bourloton).

27. Cf. Mémoires de Mornay, t. IV, p. 408-409.