le port de Cognac, ancien port saulnier des Lusignan

A trois reprises la puissante abbaye de la Couronne, près d’Angoulême, s’assure des domaines importants dans les salines saintongeaises. Une charte de cette abbaye mentionne, en 1182, le prieuré de Disail, dit «  La Petite Couronne » à Avert, près des marais salants de la Seudre.

L’abbé Robert (1194-1210), acquit à Ribérou, dans les marais de la Seudre, un terrain ou il fit construire une maison pour serrer le sel et loger les frères qui en feraient la récolte.

En 1274, une donation confère à l’abbaye 69 aires de marais salants, à la Chevalordre près Mérée en Oléron. De même, pour Saint-Cyprien ou Saint-Nicolas de Poitiers, les moines nous apparaissent comme premiers importateurs de sel de l’Ouest. Les établissements religieux semblent avoir établi ainsi les premiers courants commerciaux réguliers entre la côte et l’intérieur du pays où ils distribuaient le sel. Très probablement aussi, ce commerce se faisait-il déjà en Charente, du moins pour l’abbaye de la Couronne qui a édifié, au cours du XIIe siècle, Saint-Michel d’Eutraigues, près du port Bassau (1137)

Les grands seigneurs s’y intéressèrent aussi, en particulier les Lusignan qui établirent un port saulnier important à Cognac.

De là partaient les convois de sel pour aller vers l’Angoumois, la Marche et le Poitou, domaines des Lusignan.

D’ailleurs, en Saintonge, les Lusignan ont des marais salants, en particulier à Marennes. Un de leurs principaux revenus est celui qu’ils retirent des droits sur les sels, aux portes de Cognac et de Bassau, et des taxes prélevées sur les « minages » ou on vend le sel à côté du blé.

En 1235, l’abbaye récemment installée à Obesine d’Angoulême reçoit d’eux, le don de soixante boisseaux de sel et quarante autres à prendre aux ports saulniers d’Angoulême et Cognac.

Ces grands feudataires, solidement installés aux XIIe et XIIIe siècles sur la Charente moyenne, et qui avaient des intérêts en Poitou et dans la Marche semblent avoir compris l’intérêt économique qu’il y  avait à organiser un trafic important sur la Charente, dont ils ont amélioré la navigation. Avant les rois, ils ont songé à tirer des revenus de la rente du sel dont le trafic, à travers leurs domaines, pouvait être aisément taxé.

Boissonnade nous montre que, déjà au XIIe siècle, « des barques plates ou gabarres » sillonnant sans cesse la Charente, amenaient le sel des marais de Saintonge aux ports saulniers de Cognac, de Bassau et de Saint-Cybard d’Angoulême, ou des charrois entiers venaient pour l’approvisionnement de la France centrale.

Selon cet érudit, le commerce du sel est déjà organisé au XIIIe siècle à peu près tel qu’il restera jusqu’à la fin de la grande navigation fluviale. Seules changèrent les modalités du commerce, qui devint un monopole d’état, quand Philippe VI par ses ordonnances de 1331 et 1343, généralisa l’impôt sur le sel.

Les marais salants fournissaient le sel aux greniers royaux de Charente, qui devin ainsi l’entrepôt du sel des pays dédîmes de Saintonge, d’Angoumois, du Limousin, de la Marche et de quelques élections de l’Auvergne qui s’approvisionnaient aux ports sauniers de Cognac ou d’Angoulême. Une partie du sel était parfois réexpédiée, plus loin encore, vers les pays de grande gabelle ou le sel était très cher.

 

Faire du sel à la période gauloise

À l'âge du Fer, le sel est extrait par évaporation de l'eau salée dans des récipients en argile cuite (augets) disposés sur des fourneaux. Les augets contenant la saumure sont maintenus en suspension au-dessus d'une source de chaleur, grâce à des pilettes en argile.

Une « cuisson » pouvait durer au moins 24 h, au terme de laquelle les blocs de sel étaient extraits en fracturant les augets. Ce type de production est attesté sur toute la côte atlantique. Il a connu un essor important durant la période gauloise et semble avoir périclité au début de la période romaine, sans doute remplacé par les marais salants.


Les vestiges les plus courants retrouvés lors des fouilles archéologiques sont les pilettes et les augets, comme à Andilly, mais certains sites ont également livré des fours de cuisson, notamment sur la commune d'Esnandes. C'était, pour cette région maritime, une source de richesse et d'échanges.

 

La Rochelle, le port d'Aliénor d'Aquitaine <==.... ....==> La Gabelle des Ducs d’Aquitaine

==> le château-fort de Saint-Jean-d'Angle construit par Guillaume de Lusignan et Mélusine pour la protection de l’or blanc

 


 

 

Recherches Historiques sur le moyen âge en Poitou; Les anciens sires de Lusignan, Les premiers Seigneurs des Marais Poitevin
L'ancienne famille de Lusignan, vassale des Comtes de Poitou, et par suite des rois d'Angleterre au moyen âge, a produit de nombreux rameaux et a été féconde en personnages illustres.....

 

Actualité | Une ferme gauloise à Andilly, en Charente-Maritime

En 1995, lors d'un survol aérien, le site est découvert par Jacques Dassié (spécialiste d'archéologie aérienne), à la périphérie du bourg d'Andilly (Charente-Maritime), rue Saint-Nicolas. L'intervention actuelle a permis de mettre au jour la totalité d'une ferme gauloise.

https://www.inrap.fr

 

RESERVE BIOLOGIQUE DEPARTEMENTALE DE NALLIERS

Aux portes du Marais poitevins, la Réserve de Nalliers - Mouzeuil-Saint-Martin aménagée par le Département de la Vendée constitue un vaste espace de 132 hectares d'une richesse exceptionnelle. Cet ensemble écologique vous entraîne dans l'univers préservé de la vie du marais poitevin du XIXe siècle.

http://www.sitesnaturels.vendee.fr

 

Le Train des Mouettes - Train touristique au coeur du marais

De Saujon à La Tremblade, un voyage en train à toute vapeur à travers les marais de la Seudre. Revivez les transports de l'époque avec nos trains à thème.

https://www.traindesmouettes.fr

 

→ Bienvenue à Fouras-les-Bains la presqu'île en Charente Maritime

Fouras-les-Bains, station balnéaire, est située à l'embouchure de la Charente, face aux iles de Ré, Oléron, Aix et Madame, à proximité de La Rochelle, Rochefort et Chatelaillon Plage. Fouras-les-Bains : ses cinq plages de sable fin, ses trois ports, protégés par les îles d'Aix, Oléron et Ré.

http://www.fouras.net

 

Fort Boyard : Croisières au départ de l'île d'Oléron

Le Fort Boyard n'étant pas accessible au plublic, profitez d'un large éventail de croisières en partance de l' île d'Oléron ( Port de Saint-Denis d'Oléron ou Boyardville) pour vous rapprocher au plus près de ce majestueux vaisseau de pierre.

https://www.ile-oleron-marennes.com

 

2 - Richard Cœur de Lion

Richard naît en 1157 à Oxford. Troisième fils d'Henri II Plantagenêt et d'Aliénior d'Aquitaine, il grandit à la cour de sa mère à Poitiers, d'où le surnom donné par ses contemporains : 'Richard le Poitevin'. En 1170, à 13 ans, il hérite du duché d'Aquitaine et doit faire face aux turbulents seigneurs du Poitou prompts à la révolte.

http://www.chateaudetalmont.com