Juin 1451 Permission de relever les fortifications du Plessis-Sénéchal en la châtellenie de Lusignan, octroyée à Jean de Mortemer, seigneur dudit lieu et de Couhé.

Jeanne de la Marche, dame de Couhé et de Peyrat, épousa Pierre de Joinville, dont elle eut une fille, Jeanne de Joinville de Vaucouleur, à laquelle les généalogistes donnent pour époux Roger de Mortemer.

Nous pensons que c'est plutôt la dernière des Lusignan elle-même qui s'allia en secondes noces à un Mortemer; car sur le sceau dont elle se servait vers la fin de sa vie, on remarque au franc- quartier de l'écu les armes de cette famille.

Sceau de Jeanne de la Marche, dame de Couhé et de Peyrat

Les Lusignan, par suite de leur parenté avec la maison régnante d'Angleterre, avaient depuis quelques générations contracté plusieurs alliances dans ce pays, où se trouvait maintenant, dans la personne du comte de Pembrock, le dernier représentant mâle de l'illustre famille poitevine.

Mortemer était aussi Anglais, et parent du trop fameux comte Roger, auquel sa révolte contre Édouard II et sa liaison avec la reine coûtèrent la vie en 1330.

Jeanne de la Marche, qui était encore dame de Couhé au mois d'août 1322, mourut dans le courant de cette année ou de la suivante.

Elle avait désigné pour héritier son petit-fils Geoffroy de Mortemer, qui, dans un acte du 14 septembre 1323, prend le titre de seigneur de Couhé et de Peyrat.

 Amené en France à Page de cinq ans, il y avait été élevé et s'y fixa par son mariage avec Jeanne de Lezay. Il vivait encore en 1372, mais quatre ans après Couhé avait pour châtelain son fils Jean.

 Celui-ci, marié à Jude de l'Isle, laissa pour héritier un fils portant comme lui le prénom de Jean.

Jean épousa d'abord Perrenelle de Parthenay, sœur de père de Jean Larchevêque, sr de Taillebourg et de Soubise.

Ce dernier épousa en secondes noces Philippe de la Rochefoucault, qui, vers 1454, était veuve et tutrice de ses enfants mineurs.

 

La succession fut l'occasion d'un procès intenté à Jeanne d'Anduze veuve de Jean Larchevêque par le sr de Couhé, ayant le gouvernement et administration de Jeanne de Mortemer, sa fille, et ses beaux-frères, Guy Larchevêque, seigneur de Mouchamps et du Parc-Soubise, Jean Jousseaume, seigneur de la Forêt-sur-Sèvre et de Commequiers, et René Jousseaume, chevalier, ayant le bail des enfants de feu son fils, René Jousseaume le jeune. (Arrêt du 6 mars 1423 n. s., Arch. nat., Xia 9190, fol. 216.)

A la fin de cette année, Jean de Mortemer et Briand Meschin, écuyer, son capitaine de Couhé, étaient poursuivis par l'abbé et les religieux de Notre-Dame de Valence, pour excès et violences (X2a 68, fol. 17, 18 vo), affaire dont il a été question déjà dans une note relative à B. Meschin (voy. notre t. VII, p. 12 n.).

Cf. aussi un accord conclu, le 19 mars 1444 n. s., entre Jean Coussot, abbé, et l'abbaye de Valence, d'une part, et le sr de Couhé, d'autre, au sujet de quelques arrérages de rentes dues par ce dernier, touchant la moyenne et basse justice que l'abbé et les religieux prétendaient sur leurs hommes, et au sujet d'autres droits. (Coll. dom Fonteneau, t. XXVII, p.. 74.)

 

L'aîné de ceux-ci, Philippe de Mortemer, baron de Couhé, mourut sans postérité après l'an 1500, et cette terre passa alors à ses neveux Jacques et Gui ou Guyot et à sa nièce Anne Saint-George.

 

Juin 1451 Permission de relever les fortifications du Plessis-Sénéchal en la châtellenie de Lusignan, octroyée à Jean de Mortemer, seigneur dudit lieu et de Couhé

En 1451, Jean de Mortemer, seigneur de Couhé et du Plessis-Sénéchal, a reçu l'autorisation du roi Charles VII de restaurer les fortifications d'un premier château fort, construit à une époque inconnue, peut-être au 13e ou au 14e siècle.

 

Charles, par la grace de Dieu roy de France. Savoir faisons à tous, presens et avenir, nous avoir receue la supplicacion de nostre amé et feal chevalier, Jehah de Mortemer, seigneur de Couhé et du Plesseis Seneschal en la chastellenie de Lezignen, contenant que ledit lieu du Pleisseis Seneschal souloit d'ancienneté estre fort, et y avoit une belle place ; la quelle, à l'occasion des guerres et divisions qui, dès longtemps a, ont esté en nostre royaume, a esté destruite et desemparée.

Pour laquelle cause, ledit suppliant et ses hommes et subgiez dudit lieu, durans ces presentes et derrenières guerres, ont eu beaucoup à souffrir et soustenir de graves pertes et dommages, à cause des pilleries et roberies que les gens de guerre qui ont esté et sont en ce royaume leur ont fais et faisoient.

Et pour à ce obvier, avoit advisé, tant pour la seurté de sa personne que aussi de sesdiz hommes et subgiez, et afin aussi que en cas de neccessité ilz se puissent, eulx et leurs biens, retraire seurement ou temps avenir en ladicte place, de icelle fortiffier, mais il ne vouldroit ne oseroit ce faire pour doubte de mesprendre et d'encourir nostre indignacion, sans avoir prealablement nostre congié et licence de ce faire, si comme il dit, en nous humblement requerant icellui. Pour ce est il que nous, ces choses considerées, qui voulons tousjours la salvacion de noz povres subgiez et les garder et preserver de dommage le plus que povons, audit suppliant, pour ces causes et autres à ce nous mouvans, et pour consideracion aussi des bons et aggreables services que ledit suppliant et pluseurs ses parens et amis nous ont faiz ou fait de noz guerres et autrement, avons donné et octroyé et par la teneur de ces presentes, de grace especial et auctorité royal, donnons et octroyons congié, licence et auctorité de fortiffier et emparer ladicte maison et place du Plesseis Seneschal, et de y faire fossez, murailles, paliz, pont leveis, barbacanes, freiches et toutes autres choses qui à chastel ou maison fort doivent competter et appartenir, pourveu que ladicte fortincacion ne soit aucunement dommageable à noz pays et subgiez.

 Si donnons en mandement par ces presentes au seneschal de Poictou, ou à son lieutenant, et à tous noz autres justiciers et ouieiers ou à leurs lieuxtenans, et à chascun d'eulx, si comme à luy appartendra, que, appellé nostre procureur oudit pays de Poictou, et autres qui pour ce feront à appeller, s'il leur appert ladicte fortiflicaeion n'estre aucunement dommageable à nous ne à noz diz subgiez, ilz de nostre presente grace, congié, licence et octroy facent, seuffrent et laissent ledit suppliant joïr et user plainement et paisiblement, sans lui mettre ou donner, ne soufïrir estre mis ou donné aucun destourbier ou empeschement au contraire ainçois tout ce qui auroit esté ou seroit fait au contraire, faictes tout repparer, ramener et remettre tantost et sans delay au premier estat et deu.

Car ainsi nous plaist il estre fait.

Et afin que ce soit chose ferme et estable à tousjours, nous avons fait mettre nostre seel à ces presentes. Sauf, etc.

Donné audit lieu de Lezignen, ou mois de juing l'an de grace mil cccc. cinquante et ung, et de nostre règne le xxix".

Ainsi signé Parle roy. Chaligaut. Visa. Contentor. Chaligaut.

 

Destruction du Château

Un cadran solaire, daté de 1610, l'aménagement d'un jardin d'agrément et une petite cloche datée 1631, témoignent probablement d'une campagne de travaux dans le 1er quart du 17e siècle.

 En 1663, Jacques Foucher, conseiller du roi, grand sénéchal du comté de Civray, a obtenu des lettres patentes érigeant la seigneurie du Plessis-Sénéchal en marquisat sous le nom de Foucher-Circé.

Ses descendants ont vécu à Circé entre 1669 et 1739.

Puis la propriété est saisie et vendue en 1753 au comte de Carvoisin, marquis de la Mothe-Saint-Héray.

 A partir de cette époque, elle devient une ferme de rapport.

Elle reste dans cette famille jusqu'en 1886, date à laquelle elle est acquise par Gilbert, notaire à Lezay.

Elle comprenait, outre le château et les terres qui en dépendaient, deux moulins à eau, une tuilerie avec un four-à-chaux, une métairie à Pié-Baché avant 1832, et les fermes du grand et du petit Pinier après la Révolution.

De 1911 à 1912, cette propriété a été vendue par lots : quatre cultivateurs, dont l'un était le fermier, se sont rendus acquéreurs du domaine.

Le château a été démoli et les matériaux en provenant ont été utilisés pour de nouvelles constructions.

Armoiries : Fascé d’or et d’azur de 6 pièces, au chef tiercé en pal, au 1 tranché d’or et d’azur, au 2 palé d’or et d’azur, au 3 taillé d’or et d’azur, à un écusson d’argent à la bande de gueules posé en cœur.

 

 


Premier pont de la Sèvre Niortaise

La Sèvre Niortaise prend sa source près de Sepvret dans les Deux-Sèvres, traverse Niort, puis descend dans le marais poitevin dont elle forme la principale artère hydraulique, pour finir par se jeter dans l'océan Atlantique dans l'anse de l'Aiguillon en face de l'île de Ré.

 

Notes sur Couhé et ses environs, par A.-F. Lièvre

 

 

 

ARCHITECTURE MONASTIQUE. Abbaye de Valence, Commune de Couhé-Verac. — XIIIéme siècle<==

Guy de Lusignan Seigneur de Couhé, Acte d’échange des châtellenies de la Fere en Tardenois et de Frontenay, diocèse de Saintes <==

Août 1310 Philippe le Bel s'engage à donner à Jeanne de Lusignan les terres de Couhé, de Peyrat, Saint-Hilaire et de Pontarion<==

L'église prieuré Saint-Martin de Couhé - Droit de foires et marchés des Halles de Couhé. <==

Poitou : Parthenay - L'Archevêque, branche du parc – Soubise (Mouchamps et Charente-Maritime) <==

Le Marais Poitevin et la navigation sur la Sèvre Niortaise (Time Travel)<==

Sur la Terre de nos ancêtres du Poitou - Aquitania (LES GRANDES DATES DE L'HISTOIRE DU POITOU )<==