Poitou Parthenay - L'Archevêque, branche du parc – Soubise (Mouchamps et Charente-Maritime)

Situé sur la commune de Mouchamps, le Parc-Soubise fut la demeure principale de la famille de Parthenay-Larchevêque.

Après le décès de Jean V de Parthenay seigneur de Soubise (1566), il passe par sa fille, Catherine de Parthenay,qui l'apporta, par son mariage en 1575 avec René II vicomte de Rohan, à une branche de la famille de Rohan-Chabot.

La seigneurie passa ensuite par alliance à une branche de la maison de Rohan et fut érigée par lettres patentes (non enregistrées) de Louis XIV datées de mars 1667 en principauté de Soubise en faveur de François de Rohan (1630-1712). Cette branche de la famille de Rohan qui porta le titre de prince de Soubise s'éteignit en 1787.

Catherine de Parthenay participa au siège de La Rochelle, côté Huguenot et fit construire au début du XVIIe siècle l'hôtel qui se trouve en face de l’église appelé l’hôtel des Rohan.

 Parthenay - L'Archevêque, branche du parc – Soubise

XIIIe.— Parthenay-l'Archevêque (Guyon), fils puîné de Louis et de Jeanne de Beaumont, sa seconde femme, Sgr du Parc-Soubise, Mouchamps reçoit un aveu en cette qualité le 12 janvier 1395, et était, ainsi que Berthelon, son frère, sous la tutelle de sa mère ; il obtint, le 30 novembre 1439, des lettres patentes de Charles VII, qui changent le marché de sa terre de Mouchamps du jeudi au samedi.

Il épousa, en 1416, Jeanne alias Louise DU PLANTIS, fille de Gauvain, Chev., et d'Aliénor de Bazoges, qui était sa veuve le 31 janvier 1444, et transigeait comme telle, ainsi que Bertrand, son fils ainé, avec l'abbé de la Grennetière.

Ils furent l'un et l'antre inhumés dans l'église de cette abbaye, proche de la grille du chœur, sous des tombes élevées et ornées de leurs effigies.

Leurs enfants furent : 1° BERTRAND, Ec., Sgr de Soubise, marié: 1° à Jeanne RABASTEAU. fille de Jean, président à mortier au parlement de Paris, conseiller d'Etat, etc., etc.; 2° à Marie HARPEDANNE , fille de Jean, Chev., Sgr de Belle ville, etc., et de Marguerite de France dite de Valois.

Louis XI lui avait donné les revenus de la prévôté de Poitiers, pour l'indemniser des droits qui, lui appartenaient dans la baronne de Montaigu. Il eut du premier lit :

Louis, mort sans postérité, et Agnès morte sans alliance ; -2° Louis, mort sans alliance ; — 3° JEAN, qui suit; — 4° JEANNE ; — 5° LOUlSE ;  6° ANDRÉE; — 7° MARIE; — 8° FRANÇOISE, qui assistait à la transaction du 31 juillet 1444, passée par sa mère et son frère avec l'abbé de la Grennetière.

XIVe. — Parthenay-l'Archevêque (Jean), Sgr du Parc-Soubise, Mouchamps, recevait un aveu comme Sgr de cette terre le 30 septembre 1502.

Il épousa Marie d'ESTAMPES, et était mort avant le 4 avril 1505, date du mariage de Nicole, l'une de ses filles, qui épousait à cette époque Louis le Roux, Sgr de la Roche-des-Aubiers, etc. Les autres enfants étaient : 1° JEAN, qui suit;—2° FRANÇOIS, mort sans alliance, et qui assistait au mariage de sa sœur Nilcole; — 3° PHILIPPE, — et 4° NICOLE, précitée.

XVe. - Parthenay-l'Archevêque (Jean ) Sgr du Parc-Soubise, Mouchamps, reçut le 1er juin 1518 un aveu comme Sgr de Soubise. Il épousa Michelle DE SAUBONNE, qui avait été gouvernante, Renée de France, épouse d'Hercule d'Est-; duc  de Ferrare, et qui était sa veuve le 21 avril 1525, et tutrice de JEAN, son fils mineur. Ses autres enfants étaient :  2°CHARLOTTE;—3° ANNE, mariée en 1533 à Antoine sire de Pons, Cte de Marennes. Anne suivit sa mère qui accompagna Renée de France à la cour de Ferrare; elle se fit remarquer dans cette cour, une des plus polies de l'Europe, par ses talents et ses connaissances; ayant dès son enfance étudié la langue latine, elle fit de rapides progrès dans la langue grecque, et fut réputée l'une des plus habiles hellénistes de son époque.

Le savant Lelio Giraldi, auteur de l’Histoire des poëtes, lui dédia son second dialogue.

Cet amour pour les connaissances inhabituelles chez les personnes de son sexe, lui fit étudier aussi la théologie et les livres saints, et, séduite par la nouveauté  des doctrines des réformateurs, elle embrassa la religion prétendue réformée, dont elle fut l'un des soutiens les plus habiles.

 Clément Marot lui consacra des vers, et bien d'autres écrivains lui ont rendu hommage ; 4° Renée, épouse de René de Fonsegue, Sgr de Surgères.

XVIe. — Parthenay-l'Archevêque {Jean de) Sgr de Soubise. Les principes de la religion reformée ; qu'il puisa, ainsi que sa soeur, à la cour de Ferrare, séduisirent; il fut un ardent apôtre de la réforme et jeta même les yeux sur Catherine de Médicis, qu'il espéra un moment entraîner dans l’erreur. Pour qui connaît la politique astucieuse de la veuve de Henri II, le semblant d'attention que aux prédications huguenotes de Soubise est une chose si bien dans ses habitudes de duplicité, que l'on eût lieu de s'étonner s'il en eut été autrement.

Mais ce nouvel apôtre dut être promptement détrompé des espérances qu'avait pu lui faire concevoir la royale prosélyte. Lorsque la guerre éclata, le prince de Condé lui donna le commandement de la ville de Lyon (1662), où le duc de Nemours l'assiégea inutilement par les armes, et la reine mère par les négociations. Il était chevalier de l'ordre du  Roi et gentilhomme ordinaire de sa chambre, commanda l'armée française en Toscane pour le roi Henri II, prenait, le 20 juin 1565, le titre de chambellan du roi et son lieutenant en Italie en la ville de Parme, et mourut en 1566, âgé de 54 ans.

Il avait épousé Antoinette BOUCHAUD D'AUBETERRE. Cette  dame , ayant appris que l'on avait le projet, en présence de la résistance opiniâtre que faisait son époux dans Lyon, de la conduire sous les murs de cette ville, et de l'y poignarder avec sa fille unique Catherine, s’il ne voulait rendre la place, lui écrivit de la laisser périr plutôt que de trahir sa cause.

CATHERINE, leur fille unique, épousa : 1°en 1568, Charles de Quenellec, baron du Pont, dont elle était sur le point d'être séparée pour cause d'impuissance, lorsqu’elle fut enveloppé dans le massacre de la St-Barthélemy.

Catherine le pleura et composa des élégies sur sa mort ; elle se remaria en 1575 à René II, vicomte de Rohan. Digne fille de sa mère, elle écrivait à son fils, de la Rochelle, dans laquelle elle était renfermée avec sa fille pendant le siège qui fit tomber aux mains de Louis XIII ce dernier boulevard du protestantisme en France, « qu'il continuât comme il avait commencé, et que la considération des extrémités où elle se voyait réduite ne le fit relâcher de rien au préjudice de son parti, quoi qu'on pût lui faire souffrir et cependant elle était âgée de 74 ans environ, et réduite à vivre de chair de cheval et de 4 onces de pain par jour; elle poussa l'héroïsme jusqu'au bout, refusa d'être comprise dans la capitulation et fut conduite avec sa fille Catherine au château de Niort le 2 novembre 1628.

L'on eut sans doute honte de faire la guerre à une femme, et surtout à une femme de son âge, car il n'est pas à croire qu'elle se soit laissé abattre après les preuves d'énergie qu'elle avait données.........

 

ARMOIRIE

Portait le burelé d'argent et d'azur à la cotice de gueules en bande brochant sur le tout — Marchegay.

 

 Henri IV au château du Parc de Soubise, de la famille Parthenay – l’Archevêque (Time Travel 1587) <==.... ....==> Catherine de Parthenay, fille de Jean de Parthenay-Larchevêque, seigneur de Soubise