Canalblog Tous les blogs Top blogs Tourisme, Lieux et Événements Tous les blogs Tourisme, Lieux et Événements
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
PHystorique- Les Portes du Temps
TRADUCTION
Articles récents
Derniers commentaires
13 février 2026

Le 6 janvier 1169 Traité de Montmirail : Henri II conclut avec le roi de France Louis VII une paix perpétuelle consacrée par une promesse de mariage entre Richard (11 ans) et Alix (9 ans), une fille de Louis VII.

Les premières fortifications de Montmirail remontent effectivement au XIe siècle, période de consolidation féodale après les invasions vikings et les troubles du Xe siècle.

 

La région, initialement sous influence de l'évêque de Chartres (qui y avait fait construire des défenses primitives contre les Normands), passe progressivement sous contrôle seigneurial local.

 

Guillaume Ier Gouët (dit « Gogietus » ou « le Vieux », né vers 1025, mort après 1059/1060) est le fondateur de la dynastie.

 

Il unit les terres par son mariage avec Mahaut (Mathilde) d'Alluyes (veuve de Geoffroy de Médène), fille de Gauthier d'Alluyes.

 

Cela lui permet de contrôler Montmirail, Authon, La Bazoche-Gouët, et d'autres fiefs.

 

Il est souvent crédité de la première unification du Perche-Gouët et probablement des premières constructions défensives solides à Montmirail (un château primitif en bois puis en pierre pour protéger ses domaines).

 

Guillaume II Gouët (dit « le Vieux » ou d'Alluyes, né vers 1050-1060, mort vers 1118-1120) est son fils.

 

Il consolide et développe ces fortifications au XIe siècle tardif/début XIIe. Sous sa « régence » (ou plutôt son règne/seigneurie, car il est majeur), le site devient plus fortifié : motte castrale renforcée, enceinte, peut-être des tours ou palissades.

 

Les sources locales (comme l'article d'Ouest-France de 2023) attribuent explicitement à Guillaume II les premières fortifications notables de Montmirail.

 

La position géographique de Montmirail — sur un éperon rocheux dominant la vallée de l'Huisne, avec des pentes naturelles et des aménagements en « paliers » (terrasses successives, fossés, remparts concentriques) — en faisait un site naturellement défendable et stratégique. Cela permettait de contrôler les routes entre le Maine, le Perche proprement dit (Grand Perche au nord) et le Dunois/Beauce à l'est.

 

Développement du bourg et capitale du Perche-Gouët

 

Sous la famille des Gouët (ou Goët, Gouët d'Alluyes), qui règne sur Montmirail pendant plus de 600 ans (jusqu'au XVIIe siècle environ), le bourg se développe autour du château : Artisanat, marché, église (Saint-Jean-Baptiste, puis prieuré).

 

Le château évolue : du XIe siècle (défensif) au XIIe-XIIIe (plus résidentiel), puis au XVIe-XVIIe (style Renaissance/classique sous les familles ultérieures comme les Créquy ou Matignon).

 

Le Perche-Gouët (ou Perche-Gouët) tire son nom de Guillaume Ier Gouët. Il se compose traditionnellement de cinq baronnies (sous l'Ancien Régime, jusqu'en 1790) :

  • Montmirail (dite « la Superbe ») : la capitale et la plus prestigieuse.
  • Alluyes (dite « la Riche »).
  • Brou (dite « la Noble »).
  • Authon (dite « la Gueuse », pauvre).
  • La Bazoche-Gouët (dite « la Pouilleuse », misérable).

 

Ces cinq baronnies formaient une entité cohérente de 35 paroisses environ, vassale nominale du comte du Perche ou de l'évêque de Chartres, mais de facto autonome sous les Gouët.

Guillaume III (petit-fils de Guillaume Ier) renforce cette unité par des guerres contre les comtes du Perche voisin.

 

Importance stratégique

Montmirail domine la région grâce à :

Sa topographie défensive (éperon, paliers naturels/artificiels).

Sa position de marche : frontière entre influences normandes/mancelles (ouest), capétiennes (est) et Plantagenêts (sud-ouest via le Maine/Anjou).

 

Au XIIe siècle, le château accueille même une rencontre historique en 1169 : entre Louis VII (roi de France), Henri II Plantagenêt (roi d'Angleterre) et Thomas Becket (archevêque de Canterbury), sous Guillaume IV Gouët.

 

 

1168. les barons d'Aquitaine et de Bretagne prennent les armés contre Henri II.

Vers le même temps, l'ennui de la domination du roi d'Angleterre se fit sentir aux habitants de l'Aquitaine, surtout à ceux du Poitou et de la Marche de France qui, sur un pays montagneux, avaient plus d'âpreté dans l'humeur, et plus de moyens pour soutenir une guerre patriotique  (1).

 

Le roi d'Angleterre, quoique mari de la fille du comte de Poitou, était un étranger pour les Poitevins, et ceux-ci voyaient impatiemment des magistrats de race étrangère abolir ou violer les anciens usages de leur pays par des ordonnances rédigées en langue angevine ou normande.

 

 Plusieurs de ces nouveaux magistrats furent chassés, et l'un d'entre eux, originaire du Perche, et comte de Salisbury, en Angleterre, fut tué à Poitiers par le peuple (2).

 

Il se forma une grande conspiration populaire sous la conduite des principaux seigneurs et des hommes riches du nord de l'Aquitaine : le comte de la Marche, le duc d'Angoulême, le vicomte de Thouars, l'abbé de Charroux, Aymery de Lezinan ou Luzignan, Hugues et Robert de Silly (3).

 

 

  • Le comte de la Marche : Audebert IV de la Marche. Il est comte de la Marche jusqu'à sa mort le 29 aout 1180 à la croisade.

 

A la fin, se voyant dépouillé d'un côté par le sire de Lusignan, de l'autre par Henri II roi d'Angleterre, il vendit à ce dernier ce qui lui restait, par traité passé le 17 décembre 1177, à l'abbaye de Grandmont, moyennant quinze mille livres angevines, vingt palefrois et vingt mulets. (Roger de Hoveden , Jean Broropton.)

 

  • Le comte d'Angoulême : Le titre de "duc" n'existe pas encore pour Angoulême au XIIe siècle (le comté devient duché seulement au XVIe siècle). Il s'agit donc du comte d'Angoulême : Guillaume VI Taillefer (ou Guillaume VI d'Angoulême). Il règne de vers 1144/1150 jusqu'à sa mort en 1181. Fils de Vulgrin II, il est un vassal turbulent des Plantagenêts, souvent en rébellion ou en négociation. En 1168, il est en place et impliqué dans les affaires poitevines.

 

 

  • Le vicomte de Thouars : Geoffroy IV de Thouars (parfois numéroté différemment selon les généalogies, mais actif à cette période). La maison de Thouars est une puissante vicomté poitevine. Geoffroy IV (ou un Geoffroy proche) est vicomte vers le milieu du XIIe siècle ; son fils Guillaume VII lui succède plus tard (vers 1180-1190). La famille est alliée ou rivale des Lusignan et des Plantagenêts ; en 1168, le vicomte est loyal ou neutre dans les troubles poitevins.

 

  • L'abbé de Charroux : L'abbaye Saint-Sauveur de Charroux (Vienne), importante et prestigieuse au XIIe siècle (elle fut un temps liée aux comtes de la Marche). Les listes d'abbés pour cette période précise sont fragmentaires, mais vers 1160-1170, l'abbé est probablement Pierre ou un successeur proche de l'abbé Gautier (attesté vers 1150-1160). Les sources ne donnent pas un nom précis pour exactement 1168, mais l'abbé est un personnage ecclésiastique influent dans la région de la Marche et du Poitou, souvent impliqué dans des arbitrages ou confirmations de chartes.

 

  • Aymery de Lezinan (ou Luzignan, Lusignan) : Il s'agit d'Aimery (ou Aymery) de Lusignan, troisième fils de Hugues VIII de Lusignan "le Brun". Né vers 1150-1160, il est un seigneur poitevin turbulent. En 1168 précisément, il participe à la grande révolte poitevine contre Henri II Plantagenêt (avec ses frères Geoffroy et Guy). Il est exilé ou fuit vers Jérusalem après la répression (prise de Lusignan par Henri II en 1168). Plus tard, il deviendra roi de Chypre (1196-1205) et roi de Jérusalem (1197-1205). En 1168, c'est un jeune seigneur rebelle, pas encore majeur dans ses titres futurs.

 

  • Hugues et Robert de Silly : Ce sont probablement Hugues de Silly et Robert de Silly, deux frères ou parents proches, chevaliers ou seigneurs locaux du Poitou (Silly ou Sillè est un lieu près de Parthenay ou Thouars, dans les Deux-Sèvres actuelles). Ils sont attestés dans des chartes poitevines du XIIe siècle comme vassaux ou participants aux affaires locales. En 1168, ils font partie de l'entourage nobiliaire poitevin, peut-être impliqués dans les révoltes ou les hommages à Henri II. La famille de Silly est mineure mais présente dans les cartulaires (ex. : alliances avec Thouars ou Lusignan). Hugues et Robert sont typiquement des milites (chevaliers) de second rang dans les troubles de 1167-1169.

 

 

 

Les conjurés poitevins se mirent, comme les Bretons, sous le patronage du roi de France, qui leur demanda des otages, et s'engagea, en retour, à ne point faire de paix avec le roi Henri sans les y comprendre (4) ; mais ils furent écrasés comme les Bretons, pendant que le Français restait simple spectateur de leur guerre avec l'Angevin.

 

Les plus considérables d'entre eux capitulèrent avec le vainqueur, le reste s'enfuit sur les terres du roi de France, qui, pour leur malheur, commençait à se fatiguer de son état d'hostilité contre le roi d'Angleterre, et désirait faire la paix avec lui.

 

Ces deux rois, après avoir longtemps travaillé à se nuire, se reconcilièrent en effet dans la petite ville de Montmirail en Perche (5).

 

Il y fut décidé que le roi de France garantirait à l'autre roi l'usurpation de la Bretagne, et lui rendrait les réfugiés de ce pays et ceux du Poitou ; qu'en revanche le roi d'Angleterre s'avouerait expressément vassal et homme - lige du roi de France, et que la Bretagne serait comprise dans le nouveau serment d'hommage (6).

 

Les deux rivaux se donnèrent la main et s'embrassèrent cordialement; puis, en vertu de la souveraineté nouvelle que le roi de France lui reconnaissait sur les Bretons, Henri II institua duc de Bretagne, d'Anjou et du Maine, son fils aîné, qui, en cette qualité, prêta serment de vasselage entre les mains du roi de France (7).

 

 Le roi Angevin affecta dans cette entrevue des sentiments de tendresse exagérés jusqu'au ridicule envers l'homme qui, la veille, était son plus mortel ennemi.

«Je mets, lui disait-il, à votre disposition, moi, mes enfants, mes terres, mes forces, mes trésors pour «en user, en abuser, les garder ou les donner à plaisir et à volonté (8). »

 

Il semblait que sa raison fût un peu troublée par la joie d'avoir en sa puissance les émigrés poitevins et bretons.

 

Le roi Louis les lui livra sous la condition dérisoire qu'il les reprendrait en grâce et leur rendrait leurs biens (9).

 

 Henri le promit, et leur donna même publiquement le baiser de paix, pour garantie de cette promesse ; mais la plupart finirent leur vie en prison ou dans les supplices.

 

Lorsque les deux rois se furent séparés dans cette apparence d'harmonie parfaite, qui pourtant ne fut pas de longue durée, Henri, fils aîné du roi d'Angleterre, remit à son jeune frère, Geoffroy, la dignité de duc de Bretagne, ne gardant que le comté d'Anjou :

 

Geoffroy fit hommage à son frère comme celui-ci l'avait fait au roi de France; puis il se rendit à Rennes pour y tenir sa cour et recevoir les soumissions des chefs et des riches du pays (10).

 

C'est ainsi que les deux ennemis héréditaires de la liberté des Bretons, les chefs de Normandie et de France, leur enlevèrent de commun accord la souveraineté de leur terre natale; l'Angevin se fit seigneur direct, le Français seigneur suzerain, et cette grande révolution s'accomplit sans violence apparente.

 

Guillaume aux Blanches-Mains assista à la conférence de Montmirail, qui ne devait aboutir à aucun résultat.

 

Nous possédons une lettre de lui dans laquelle il rend compte au Pape de ce qui se passa durant cette entrevue.

 

Il avait été arrêté que le Prince Richard, second fils de Henri II, épouserait la Princesse Adélaïde, la plus jeune des filles de Louis, et que cette Princesse serait aussitôt après remise à Henri pour être élevée à la Cour d’Angleterre (13).

 

 Comme les deux parties étaient alors en âge d’être mariées, Louis insista pour que le mariage fut consommé sans délai, à quoi Henri (qu’on dit avoir ressenti une passion criminelle pour la Princesse) montra une répugnance qui ne put jamais être vaincue.

 

Louis voyant toutes ses demandes sans effet, obtint du Pape d'interposer son autorité; et le Souverain Pontife menaça de mettre tous les domaines de Henri en interdit, s’il ne faisait pas conclure sur le champ le mariage.

 

Pour parer ce coup, Henri s’embarqua à Portmouth le 17 Août, et eut, le 21 Septembre, avec le Roi de France, une entrevue à laquelle assista le Légat du Pape, et d’où il se tira avec tant d’art, qu’il empêcha l'interdit, et éluda l'accomplissement immédiat du mariage de fon fils, en consentant à prendre la croix, et en s’engageant à partir pour une expédition sur la Terre Sainte (14) avec Louis , qui la prit aussi en même temps.

 

 

« Le roi d'Angleterre assura qu'il n'avait pas chassé de son royaume l'archevêque de Cantorbéry.

Il était libre d'y revenir en paix, d'y posséder les biens que ses prédécesseurs possédaient, et d'en jouir librement ainsi que de ceux qu'il lui avait promis...

 

Mais les réponses du roi, dit Guillaume aux Blanches-Mains, se combattaient, n'étaient pas nettes, et les légats de Votre Sainteté avaient peine à saisir et à enchaîner le Protée qui se dérobait.

 

Nous leur avons alors conseillé de prier le roi de répondre à Votre Sainteté par lettres patentes et d'y marquer ses intentions...

 

On interrogea ensuite le roi, pour savoir s'il permettait aux innocents qu'il avait persécutés de rentrer dans leurs biens. Par aucune raison on ne put l'amener à donner à ceux-ci la moindre satisfaction et consolation.

 

« Moi, Philippe, héritier de la terre de Goët (Perche-Goët) et seigneur, je fais savoir à tous, tant présents que futurs, que je dois garder, protéger et garantir les hommes de Lavaré (Lavareio), et que je les traite comme mes propres hommes, les défendant partout et de toutes mes forces contre quiconque.

 

En échange de cette garde et protection, ils me versent chaque année, à la fête de saint Nicolas, quarante sous angevins.

 

Et pour que cette coutume de les protéger ne semble pas avoir commencé de mon temps, je veux rendre public par le témoignage de ce présent acte que mes prédécesseurs, seigneurs de la terre d’Alluyes (Aloie), ont de père en fils, d’héritier en héritier, avant moi, eu coutume de les garantir, protéger et défendre.

 

Mais il est arrivé, par malheur et par hasard en mon temps, à Montmirail (Montemmiraulum), un grave malheur : à cause de la guerre entre les rois, Montmirail a été brûlé et pris de force et de violence par le roi d’Angleterre et ses hommes.

 

Lors de cette combustion et du pillage de mon château, certains hommes de Lavaré (L.) y ont participé et ont été vus.

 

À ce sujet, tous ces hommes ont été accusés ; comme ils n’ont pas pu se défendre tous contre cette accusation, ils ont fait droit envers moi pour toutes les fautes susmentionnées et tous les méfaits commis contre moi et ma terre.

 

Et pour être entièrement quittes et libérés de toutes ces affaires envers moi, ils m’ont donné dix livres angevines.

 

Moi donc, en échange de ces dix livres qui m’ont été donnés, je les ai entièrement quittés et libérés de tous les travaux dus, de toutes les fautes et forfaits commis envers moi, et je les ai repris en ma garde et protection, comme mes prédécesseurs les avaient eus en garde avant moi.

 

De plus, si par la contrainte de la guerre ou par toute autre nécessité ils étaient forcés de se réfugier dans mes châteaux et sur mes terres, je leur accorde, comme à mes propres hommes, d’y trouver refuge, et que leurs biens y soient protégés et garantis comme les miens sur toute l’étendue de ma terre.(15) »

 

 

Cette charte est tirée du Cartulaire de l’abbaye Saint-Pierre de la Couture au Mans (édition des Bénédictins de Solesmes, 1881, pp. 55-56, notice H30).

 

 

 

Le « roi d’Angleterre » mentionné est Henri II Plantagenêt ou son fils Richard Cœur de Lion, qui menèrent des campagnes dans la région (siège et destruction de châteaux comme Montmirail lors des guerres contre Philippe Auguste ou des seigneurs locaux).

 

Philippe est un seigneur de la lignée des Gouët (ou Goët), descendants de Guillaume Gouët, qui contrôlaient Montmirail et les environs.

 

Lavaré (aujourd’hui Lavernat ou un lieu proche) était une dépendance sous leur protection.

 

La charte montre un seigneur féodal typique : protection contre redevance, amnistie après des troubles de guerre moyennant finance, et confirmation de droits ancestraux.

 

 

 

Mais la paix fut de courte durée ; au mois de juin 1170, Louis entrait en ennemi sur les terres de son rival, et en 1173, avec l’aide d’Henri de Champagne et de Thibaut de Blois, il marchait à la conquête de la Normandie. Il prit et brûla Verneuil, mais dut battre en retraite.

 

 

Aujourd'hui, Montmirail est une « Petite Cité de Caractère », avec des vestiges médiévaux (église, portes fortifiées, château reconstruit au XVIIe siècle mais sur des bases anciennes).

Le Perche-Gouët reste une micro-région touristique et historique, avec des circuits thématiques autour des châteaux et des Gouët.

 

==> 1168 - Révolte Poitevine - Henri II Plantagenêt fait raser le château de Lusignan.

==> 1168 Attaque de l'escorte d'Aliénor d'Aquitaine et mort du comte Patrice de Salisbury

==> 18 novembre 1188 Conférence de Bonsmoulins - Philippe II Auguste (roi de France) à Henri II Plantagenêt (roi d'Angleterre) et son fils Richard Cœur de Lion

==> Moyen-Age Classique 1137 / 1204 période Aliénor d'Aquitaine

 

 

 

(1169) Monsmirabilis, Montemiralium

 

Montmirail, ch.-l. de con de l’arr. de Mamers. — A. de Monzmirail, v. 1050 (S.-Vincent, 835). — R. de Monmiraco, v. 1060 (Vivoin, p. 217). — . . . per castella .. . hoc est Montem Mirabilem, v. 1070 (Marmoutier, II, 123). — Castellum Montis Mirabilis, 1070-1076 (S.-Vincent, 314). — Castrum quod nominatur Monsmirabilis, v. 1090 (ibid., 201). — Apud Montemmiraulum, 1140 (Couture, 52). — W. cognomento Goiet de Monte Miralio, v. XII s. (Ord. Vital, II, 107). — Ad Mummiralium, v. 1175 (cartul. de N.-D. de Chartres, 88). — H. de Monmirail, 1194 (ibid., 121). — Muns Miraculi, XIIe s. (Annales angevines, p. 27). — Senescallvs de Monte Mirandi, 1202 (Lib. alb., 536). — Montmirail en Chartrain, 1385 (Doc. XIVe s., 287). — Mommirail, 1484 (Cartul. du Perche, p. 257). — Leprosaria de Monte Mira- bili, fin du XVe s. (Pouillés de la province de Sens, p. 2o4). — Montmiral, 1505 et 1706 (Cartul. du Perche, p. 259; Jaillot).

Anc. paroisse du diocèse de Blois (du diocèse de Chartres jusqu’en 1697), archidiaconé de Dunois, doyenné de Dunois au Perche. — Patronne : la Vierge (Assomption) ; présentateur : l’abbé de Saint-Calais; collateur : l’évêque du diocèse. — Province du Perche, dans le Perche-Gouet, dont cette ville était la capitale, généralité d’Orléans, élection de Châteaudun, grenier à sel de la Ferté. — La baronnie relevait de l’évêque de Chartres. — District de la Bazoge-Gouet en 1787. — District de la Ferté et chef-lieu de canton en 1790. — Arr. de Mamers et chef-lieu de canton de l’an m à l’an v. — Arr. de Saint-Calais et chef-lieu de canton de l’an vi à l’an x. — Arr. de Mamers et chef-lieu de canton en l’an x. — La forêt de Montmirail s’étend sur Montmirail et sur les communes de la Chapelle- Guillaume (Eure-et-Loir) et du Plessis-Dorin (Loir-et-Cher). — Cf. Saint-Nicoias, cne de Montmirail. Montmorillon, f., c” e de Parigné-l’Évêque. — Morillon (1861). Montmorin, b. et m., c ne de Crissé. — D. de Monte Morini (?), fin du xi e s. (S.-Vincent, 3o8). — Monmorin (Tr.). Montmorin*, 1., c ne de Rouperroux (Tr.).

 

(1). Script. Rer. Frac., tom. XVI, p. 373.

(2). Dolo Pictaviensium occisus est comes patricius Salisburiensis... (Script, fr. rer., tom. XIII, p. 311.)

(3). Pictavi et Aquitain ex majori parte contra regem.... (Ibid.)

(4). Pictavi ad regem Francorum venerunt, et obsides suos .. (Ibid.)

(5). Script, rer. fr., tom. XVI, p. 596.

(6). Restituitque rex Francorum, Anglico, Britones et Pictavos- ille promisit auxilium quod régi Francorum dux Normannoium praestare debet. (Ibid.)

(7). Sibi dextras et oscula dederunt. (Script, rer. franc, tom. XVI, p. 596.)

(8). Se, liberos, terras, vires, thesauros... omnibus uterelur, abuteretur, pro volontale retineret, auferret, daret quibus et quantum vellet pro libito. (Johan. Sarisberiensis epistola apud script, rer. fr., tom. XVI, p. 340.)

(9). Ibid., pag. 596.

(10). Script. rer. fr., tom. XVI, p. 596. et seq

(11) Materials, t. III. p. 96.

(12) Migne, CC. Col. 1426.

(13). Epist. J. Sarisbur. apud epist. S. T. Cantuarien. 1. 2. p. 66. epif. 268.

 (14). Hoveden, Annal, p. 326. — Benediét. Abbas. 1. i. p. 230-242.

(15) «Ego Philippus heres terre Goeti (Perche-Goet) et dominus tam futuris quam presentibus notifico quatinus homines de Lavareio custodire et garentire habeo, et quasi meos proprios homines ubique ab omnibus pro posse meo eos habeo defendere, unde pro custodiâ meâ, singulis annis in festo B. Nicholai, XL solidos Andeg. michi reddunt.

 Et ne talis consuetudo eos ita custodiendi videatur a meo tempore primum principium habuisse, hujus pagine testimonio volo publice manifestari quod predecessores mei terre Aloie (Alluye) domini, a patre in filium ab herede in heredem eos garentire, custodire et defendere ante me consueverunt. Sed forte, fortuitu in tempore meo apud Montemmiraulum (Montmirail) non minimum contigit infortunium, videlicet, ex guerra regum, Montemmiraulum fuisse combustum vi et violentia regis Anglie et suorum; cui combustion! et castelli mei depredationi aliquot homines de L. apparuerunt. Super quâ re accusati omnes homines illi, cum non potuissent de accusatione illa se omnes defendere, de omnibus eis supramissis et omnibus in me et in meam terram malefactis mihi jus fecerunt. Et ut de omnibus rebus penitus a me quitarentur x libros Andegavenses mihi dederent. Ego autem, pro illis x libris mihi datis, eos de omnibus operibus et de omnibus mihi forfactis penitus quitavi, et in custodia mea recepi, sicut eos in custodia habuerunt predecessores mei. Et insuper, si guerre coactione vel aliqua alia necessitate essent compulsi in castellis mei et in terrâ meâ, eis sicut et meis refugium habere concessi, et res suas sicut et meas per totam terram meam custodiri et garentiri » (Cartul. de Saint-Pierre de la Couture, p. 55-56, H30).

Commentaires
PHystorique- Les Portes du Temps