Voies romaines via Romana Cœsarodunum

Le but de cette étude étant de faire connaître, à côté du tracé commun des voies romaines en Touraine, les modifications et les additions que nous avons été amenés à y faire, nous ne nous arrêterons pas aux considérations générales que tout le monde connaît.

GRANDES VOIES.

 Les grandes voies qui passaient en Touraine sont au nombre de 9

1° La voie de Genabum (Aurelianum - Orléans) à Juliomagus (Angers) ;

2° d° Autricum (Chartres), à Cœsarodunum (Tours);

3° d° Sundinum (sub dinnum le Mans )à Cœsarodunum ; (sur la photo, tracé n°9)

4° d° Limonum (Poitiers) à Cœsarodunum ; (sur la photo, tracé n°2)

5° d° Lucca (Loches) à Cœsarodunum ;

6° d° Avaricum (Bourges)  à Cœsarodunum ; (sur la photo, tracé n°11)

7" d° Genabum (Orléans)  à Portus de Pilis (Port-de-Piles) et Limonum (Poitiers) ;

8° d° Portus de Pilis à Argentomagus (Argenton-sur-Creuse);

9° d° Avaricum à Rupes de Posayo (Roche-Posay).

1° Voie de Genabum à Juliomagus.

Cette voie, venant de Genabum, suivait la rive droite de la Loire, entrait dans la Civitas un peu avant Cangeium, traversait la Cisse, puis la Remberge à Poceium, passait sur le haut de la côte à .Navicellae, Vobridius, Rupes Corbonis, Andoenus, et à S. Symphorianus, où se trouvait un embranchement qui descendait aux ponts sur la Loire et pénétrait dans Coesarodunum. Sur la hauteur, la route se poursuivait à l'Ouest par S. Cyriacus, Malliacensé, Pila Alingavia, S. Michaelus, Patricius. A cet endroit, la route descendait dans la plaine, s'éloignait un peu au nord de la Loire et passait à Burgolium, traversait la forêt et se dirigeait vers Juliomagus (1).

(1) Walckenaër, Géographie des Gaules, T. Ier – De Caumont, Bull. monumental 1846.- La Sauvagère, Receuil d’Antiquités.- Mabille, Divisions territoriales de la Touraine (voies romaines)

 

Comme la plupart des routes romaines, celle-ci resta longtemps la seule en usage elle est désignée dans une charte de Henri II, roi d'Angleterre, sous le nom de Route d’Angers.

La partie comprise entre Saint-Symphorien et Nazelles est confirmée par les restes qu'on en trouve encore et est mentionnée dans une charte du chapitre de Saint-Martin de 1209.

A Nazelles, cette voie était coupée par la routé venant d'Autricum qui fournissait une nouvelle direction pour entrer à Coesarodunum par Amboise où l'on passait la Loire sur un pont de bateaux dont parle Grégoire de Tours. Cette voie traversait Montlouis et était préférée par les voyageurs qui se trouvaient plus à l'aise à l'abri du coteau sud de la Loire. Cette direction est confirmée par la porte qui servait d'entrée dans le castrum de Tours et qui portait le nom de Porte-d’ Orléans (1)

2° Voie de Autricum à Coesarodunum

La route qui reliait Cœsarodunum à Autricum entrait en Touraine presqu'au même endroit que la Brenne, faisait un angle à Solonomacum où elle traversait la Grenessia, puis la Glaudessa, se dirigeait sur Morani, Autrechia, longeait la forêt de Blemars et faisait un nouveau coude pour aller à Navicelle où elle croisait la route de Genabum. Là, elle traversait la Cisse, puis la Loire à Ambasia et revenait directement sur Coesarodunum en traversant Mons Laudiacus.

Les restes les plus précieux subsistent auprès de Sonnay, Autréche et Noizay, et viennent d'ailleurs confirmer l'ancienneté de cette route qui fut suivie par les disciples de saint Léger, transportant son corps du pays d'Autun à Saint-Maixent, en Poitou.

 

(1) Charte de Charles-le-Chauve.

 

M. l'abbé Bourassé, dans ses études sur les voies romaines, donne un autre point d'arrivée à cette -voie.Il la fait passer à Monnaie et aboutir à Saint-Barthélémy, au-dessus de Saint-Symphorien.

L'itinéraire que nous fournissons nous semble plus vraisemblable et appuyé sur les données certaines des restes romains des communes de Montreuil et de Nazelles et sur un texte précis de 678 que cite lui-même, M. l'abbé Bourassé (1).

3° Voie de Sundinum à Coasarodunum.

Bricca était le point où la route du Mans, entrait dans la Civitas. De là, elle allait en ligne droite à Sutrinum, puis à Fundetae et à S. Cyriacus où elle s'embranchait sur la route de Juliomagus pour rentrer à Caesarodnnum par les ponts en face de S. Symphorianus A sutrinum, il y avait un léger embranchement de quelques lieues qui venait à un lieu appelé encore aujourd'hui les Haies-Rouges.

Cette voie, dont les restes ont presque tous disparu d'une façon complète, n'a laissé de souvenirs que dans la tradition et dans les textes qui en ont été conservés. Son existence n'en est pas moins prouvée, d'abord par les noms de Chemin de César et de Chemin des Romains, qu'elle porte encore aujourd'hui.

Quelques vestiges, à peine reconnaissables, se rencontrent au Serain, aux Haies-Rouges et à Bresches. Enfin, une charte de Marmoutiers, de D. Housseau, datée de 970, trace sa direction.

(1) Bourassé, Essai sur les voies romaines en Touraine. Mabille, Divisions territoriales de Touraine.

 

Le raccordement se faisait à Saint-Cyr, sur la route de Juliomagus et l'entrée à Tours se faisait au point commun nécessité par le pont de bateaux situé au bas de Saint-Symphorien et dont Grégoire de Tours atteste l'existence.

Le petit chemin qui, aujourd'hui, monte de l'église au cimetière, n'est autre que celui qu'ont foulé les Gaulois, les Romains et les Francs c'est là que furent marqués les pas de Saint-Martin et de Saint-Gatien, et c'est à quelques centaines de mètres de là, dans ce lieu solitaire et désert, fréquenté seulement par les passants et les voyageurs, que le grand thaumaturge des Gaules fonda la petite abbaye de Saint-Barthélémy et celle si célèbre de Marmoutier (1).

4° Voie de Limonum à Caesarodunum.

Des discussions se sont engagées au sujet de la vraie direction de cette voie. On a nié longtemps la direction vers Montbazon et Sainte-Catherine, faute de documents.

Nous allons en indiquer le parcours et nous exposerons les raisons déterminantes ensuite.

Le chemin venant de Limonum entrait en Touraine à Portus de Pilis, à la jonction de la Vienne et de la Creuse, dans le seul but de n'avoir qu'une fois la rivière à traverser. Elle montait presque directement vers S. Catherina de Fero Bosco, et vers Mons Basonis. Elle descendait la côte du Cher à Grandmont et entrait à Tours par la porte du Sud qui se trouvait à gauche des arènes.

(1) De Caumont, Bulletin monumental 1846. La Sauvagère, Recueil d'antiquités. L'abbé Bourassé Essais sur les voies romaines en Touraines. Mabille, Recherches sur les divisions territoriales de la Touraine.

 

Si les traces sont rares pour reconstituer cette ligne, faut-il pour cela dire qu'elle n'a pas existé ?

En s'appuyant sur les restes que l'on aperçoit aux deux points d'arrivée, Portus de Pilis et Ballatedo, ne doit-on pas évoquer les souvenirs de l'histoire ?

 Ne savons-nous pas que les Sarrasins, maîtres du Midi et du Poitou, convoitant les richesses de Saint-Martin de Tours, s'avancèrent en Touraine jusqu'à Miré et que ce fut là que Charles Martel, à la tête de ses soldats, leur infligea cette défaite terrible qui fut le signal de la libération du territoire ?

Nous savons aussi que ce fut dans l'église de Sainte-Catherine-de-Fierbois que Charles Martel, vainqueur, déposa cette terrible épée qui lui valut son surnom. Plus tard, en 1562, pendant les guerres de religion, les Huguenots, chassés de Tours, suivent le même chemin. Ces circonstances qui ont bien leur valeur, prouvent que la voie d'Aquitaine présentait le même caractère qu'on remarque dans maints endroits, c'est-à-dire qu'elle était double.

De Caesarodunum  ne pouvait-on pas aller à Avaricum par le Cher et Montrichard et par la ligne qui se raccordait a la Roche-Posay en passant par Bennacum ?

Au Nord, Lutecia était reliée avec nous par Orléans et la Loire et par Chartres et Sonnay. Les exemples sont nombreux et dans le même ordre d'idées, on peut affirmer qu'il y avait deux voies pour aller à Limonum, l'une primitive par Loches, l'autre par Sainte-Catherine-de-Fierbois, construite plus tard pour éviter aux voyageurs le grand détour de Loches (1).

(1) Charte de Saint-Martin, de 1272- Mabille, Recherches sur les divisions territoriales de la Touraine. L'abbé Bourassé, Essais sur les voies romaines en Touraine.

5° Voie de Lucca à Caesarodunum.

Cette route à Lucca s'embranchait sur la grande voie qui reliait Limonum à Genabum par Portus de Pilis. Elle passait à Cornillium, Cambortus, en suivant la rive gauche de l'Indre jusqu'au Fau-Reignac et Cormaricus où elle passait sur la rive droite, s'éloignait à quelques kilomètres d'Evena, pour regagner le Cher à Venciacus (Saint-Avertin), le traverser et entrer dans Tours ensuite. Ainsi que nous venons de le dire dans le paragraphe qui précède, il y avait deux routes pour aller de Caesarodunum  à Limonum ; celle que nous traçons ici fut évidemment la première construite, à cause des facilités de communication qu'elle présentait, en opposition avec l'obstacle longtemps insurmontable du passage de l'Indre à Montbazon et des hauteurs qu'il fallait franchir. Il existe maintes relations de voyages et, entre autres, celles du transport du corps de Saint-Léger, qui attestent l'existence de cette route fort ancienne et fort fréquentée.

M. l'abbé Bourassé indique qu'elle franchissait l'Indre au Fau-Reignac nous croyons que Mabille est plutôt dans le vrai et cela pour plusieurs raisons.

D'abord, le passage de l'Indre à Cormery est indiqué par le point de jonction, à cet endroit, sur la rive gauche, avec la voie vicinale qui longeait l'Indre venant de Rotomagus.

Puis, le passage de l'Indre au Fau n'a été établi que beaucoup plus tard, c'est-à-dire quand, reconnaissant qu'il était mal commode pour les voyageurs de Genabum et de Chartres d'aller à Tours pour se diriger sur Limonum par Loches, l'administration romaine fit établir une voie secondaire qui, partie d'Amboise, passa à Bléré, vint franchir l'Indre au Fau, et se raccorda à la grande voie.

Nous croyons donc que ce trace est le plus vrai et le plus rationnel (1).

 

6° Voie d’Avavicum à Caesarodunum.

Cette voie, qui mettait en commination la Touraine avec le Berri et le Centre, suivait presque dans tout son cours la rive droite du Cher.

Elle passait à Tasciaca et à Montrichardus, puis à Cisomagus, à Severiacus, à La Croix, près Briotreis, quittait les rives du Cher pour passer au pied du Sanctus Martinus de Bello, de Nouis, et venait se bifurquer à Mons Laudiacus,  sur la route qui reliait Tours à Amboise.

Dans Tours, cette voie traversait la ville dans sa longueur sous le nom de Grande-Rue ; elle aboutissait à Sainte-Anne où elle franchissait le ruau sur le Pont-Aymeri, puis le Cher sur le pont à voie, appelé depuis, par corruption, le pont à l'oie. Elle continuait ainsi à l'Ouest vers Chinon.

Dans une charte de 910, cette route est appelée via publica et était l'une des plus fréquentées de Touraine.

A Montlouis se trouvait l'embranchement qui conduisait au Berri. C'est par là que les Bituriges envahissaient, dans leurs incursions, le territoire des Turones. De tout temps, cette voie fut considérée comme importante et sa possession fut souvent disputée par les seigneurs du pays. L'antiquité de cette voie remonte aux premiers siècles les restes gallo-romains qu'on voit encore à Tasciaca (Thésée), prouvent l'importance des habitations qui s'y groupaient.

(1) Mabille, Recherches sur les divisions territoriales de la Touraine. Charte de St-Martin, 1272.

 

 On sait d'ailleurs que cette station était marquée sur la carte théodosienne. C'est encore sur cette voie, aux environs de Montlouis et de Saint-Martin-le-Beau, qu'en 838, les Normands qui remontaient la Loire furent si bien battus et refoulés par nos peuplades. De plus, le fait de voir au VIe siècle saint Brice arriver de Rome par Bourges en suivant cette voie, nous prouve clairement que c'était la grande route qui unissait Tours à la capitale de l'Empire (1).

7° Voie de Genabum à Portus de Pilis.

Pour éviter un détour énorme aux transports et aux voyageurs qui, de Genabum, se dirigeaient vers l'Aquitaine, une route avait été construite venant de Genabum, passant à Pontlevoy, traversant le Cher à Monttrichardus et le bois d'Aiguevives.

Sur la lisière du bois, elle rencontrait Cerate, puis après avoir franchi le ruisseau d'Epeigné, elle passait à Legium, à Geniliacus, sur l'Indrois qu'elle traversait, ainsi que la forêt de Loches, pour arriver à Belli-Locus et Lucca.

L'Indre ainsi traversée, la voie se dirigeait en droite ligne sur l'Estrigueil à Varennes, et suivait la rive droite jusqu'à Sirojalense, où elle prenait la rive droite de l'Evres et aboutissait à Luggogulus, Marray et Portus de Pilis. A ce point, elle se greffait sur la ligne du Limonum, allant vers Châtellerault. (==>Après le concile de Beaugency de 1152, la duchesse Aliénor d’Aquitaine déjoue par deux fois des tentatives d’enlèvement)

(1) Grégoire de Tours,  T. II., C.1. André Salmon, Bibliothéque de l'Ecole de Chartres, 1857. Charte de Saint-julien du XIe siècle. Mabille, Recherches sur les divisions territoriales de Touraine.

 

La route primitive était celle qui, venant de Tours, passait à Loches et se dirigeait ensuite sur Port-de-Piles. La ligne de Montrichard à Loches ne fut construite que plus tard et n'est, pour ainsi dire, qu'un raccordement. A partir de cette époque, et surtout après la construction de la grande voie de Tours à Poitiers par Montbazon, la ligne primitive de Loches fut beaucoup moins fréquentée à cause du grand détour qu'elle faisait faire aux voyageurs venant de Paris ou de Chartres, et même de Tours. C'est pourquoi nous ne la donnons que comme un raccordement sur la grande ligne de Genabum à Limonum (1).

8° Voie dePortus de Pilis à Argentomagus.

 Cette voie, qui semble être le prolongement d'une autre plus secondaire, venait de Condate et Caino, partait de .Portus de Pilis et suivait la rive droite de la Creuse en passant par Haia, Abiliacensis, Guerchia, Barrou, Rupes de Posayo, Iciodorum et Turnomagus, sur la limite de la Civitas, allant vers Argentomagus.

La direction de cette route est attestée par les textes anciens et par les dispositions naturelles de son cours. Il est évident qu'une voie était indispensable sur les bords de la Creuse, pour relier la navigation des pays au midi du nôtre aux grandes voies et aux grands centres (2).

(1) Mabille, Notice sur les Divisions territoriales de la Touraine.  L'âbbé Bourassé, Essai sur les voies romaines.

(2) Mabille, Notice sur les divisions territoriales la Touraine.

 

9° Voie d’Avaricum à Rupes de Posayo.

Des restes font supposer qu'une voie existait dans la direction que nous allons préciser elle s'expliquerait assez par le défaut de communications autres, en ce qu'elle reliait le centre à la route de la Creuse et peut-être même à Limonum.

Elle partait de Rupes de Posayo, montait à Proillum où elle traversait la Claise, descendait sur la rive droite jusqu'à  Bosciacum,  puis traversait toute cette partie de landes et de marécages qui était alors presque complètement boisée, se dirigeant vers Brennacum puis avaricum. Cette voie qui rencontrait celle de Port-de-Piles à Argenton, à Rupes de Posayo, s'arrêta longtemps à cet endroit sans traverser la Creuse.

Les voyageurs venant d'Avaricum remontaient jusqu'à Port-de-Piles, où ils prenaient la route de Poitiers. Le passage de la Creuse présentait à cet endroit de grands dangers en bac la navigation était très difficile et, d'un autre côté, la rive opposée présentait un rocher à pic d'une assez grande hauteur; il était difficile de frayer un chemin au-delà.

Les Romains essayèrent plusieurs fois d'y construire un pont toujours des crues violentes et imprévues vinrent emporter et détruire les ouvrages commencés. Ce ne fut donc que plus tard, quand on eut, par de grands travaux, amélioré les conditions du passage, qu'on construisit une voie au-delà de la Creuse qui se dirigeait vers Châtellerault et Poitiers.

Nous devons ajouter que nous constatons en 1185, l'existence d'un pont à la Roche-Posay (1).

(1) Charte de l’abbayede Merci - Dieu du XII° siècle. Carte de Cassini, De Caumont, Bulletin monumental-  Mabille, Notice sur les divisions territoriales de la Touraine.

 

10° Voie supposée de Lucca  à Proilliuna.

Nous n'avons pas osé, en présence de l'incertitude du tracé et même de l'existence de cette voie, affirmer sur notre carte autrement que par un trait pointillé, la ligne qu'elle semblait suivre.

M. l'abbé Bourassé la fait partir de Lucea, passer à Saint-Seno (Saint-Senoch), traverser la Claise sur un pont spécial et aboutir à Cambonus sur la route de Portus de Pilis à Argentomagus.

Les restes très affaiblis de cette route ne permettent pas d'avancer une certitude d'autre part, les documents sont rares.

D'un autre côté les apparences et le raisonnement sont en complète opposition au tracé indiqué, quant au point d'arrivée.

Nous savons, trop combien nos pères considéraient, avant de tracer une route, quels seraient les obstacles qu'ils rencontreraient, et il ne nous semble pas possible qu'ils se seraient décidés à installer un pont sur la Glaise, pendant que quelques lieues au-dessous se trouve Proillium (Preuilly), qui en possède un pour le passage de la voie de Rupes de Posayo à Avaricum.

 

 Nous pensons donc que la route indiquée ci-dessus devait, en sortant de Saint-Seno, aboutir directement à Proillium.

Carte Routière de la CIvitas Turonum haut

Carte Routière de la CIvitas Turonum

Carte Routière de la CIvitas Turonum bas

 

 

Les Ports

Portus Ambasiae = Amboise ; Portus Navicellae = Nazelles..... (La Loire et les fleuves de la Gaule romaine et des régions voisines)

 

Bois et Forêts

Les immenses forêts qui couvraient totalement de certaines parties de la Civitas Turonum, fournissaient également, par le bois qu’on en extrayait pour la construction des maisons, des ponts, des bateaux, etc. ,un aliment important à la navigation. Nous dressons, ci-dessous, la liste du plus grand nombre de bois et forêts que nous avons pu retrouver ; les chiffres sont ceux portés sur notre carte N°1, pour faciliter les recherches.

Liste des Bois et Forêts de la Civitas Turonum

  1. Aquae Vivae Silva – Forêt d’Aiguevive.
  2. Foresta Ambasiae – Forêt d’Amboise.
  3. Bois de Verneuil.
  4. Numus aquilonarium (est sans doute la forêt de Blémars actuelle)
  5. Bois de Thuré.
  6. Foresta Belli Montés (se confond avec la forêt de Brouart).
  7. Foresta de Guastina – Forêt de Gatines.
  8. Foresta Blimardi – Forêt de Blémars.
  9. Foresta de Bort – Forêt de Bort.
  10. Silva Brenniae – Forêt de Brenne.
  11. Numus Brunissiacum – Forêt de Breschenay.
  12. Boscus de Capella – Bois de la Chapelle- Blanche.
  13. Boscus Francus – Bois-Franc.
  14. Boscus Ogerii – Bois Oger.
  15. Foresta Burgulli – Forêt de Bourgeuil.
  16. Cavimontensis foresta – Forêt de Chaumont.
  17. Canevosa Silva – Forêt de Chenevose.
  18. Numus Castellis – Forêt de Château-la-Vallière.
  19. Silva Caynonus – Forêt de Chinon.
  20. Numus Lochiae – Forêt de Loches.
  21. Numus Sancti Menardi – Bois de Saint-Ménard
  22. Numus de Parigny – Bois de Parugny.
  23. Numus de Parcellis – Bois de Parçay.
  24. Foresta de Sempliciaco.
  25. Foresta Splento – Le boi de Planche.
  26. Numus Spunantia – La forêt de l’Epinat.
  27. Boscus de Vedde – Le bois de Vede.
  28. Forêt de Preuilly.
  29. Forêt de Richelieu.
  30. Forêt de la Haye-Descartes.
  31. Forêt de la Roche-Posay.

Recherches sur les voies de communication de l'ancienne province de Touraine / Auguste Chauvigné


 

==> Gaule - Cartes Voies Romaines

==> Peutingeriana Tabula Itineraria, du terrain au virtuel (carte)

==> Chronologie des ROIS, COMTES, DUCS, etc. qui ont gouverné La TOURAINE