Géographie du Golf du Castrum Alionis devenu la cité engloutie de Châtel-aillon

Durant l'ère des hommes de la préhistoire, il semble bien que le golfe était encore entièrement occupé par la mer, car les traces du passage des humains ne se retrouvent que sur les coteaux continentaux ou dans les principales îles de l'aufractuosité littorale (a)

Par le même phénomène que pour le golfe de Poitou, la lumière ne se fait pas plus nettement à l'époque romaine. Les géographes grecs et latins ne prononcent d'autres noms que ceux du Canentèle, la Charente, fleuve auquel nous nous proposons de consacrer un examen particulier, du promontoire des Santons (15), et, dans les interpolations postérieures, du port des Santons (16). Toutefois, Strabon et Etienne de Byzance parlent de Mediolanum (17) comme métropole de la province.

Quelques auteurs ont supposé que ce Mediolanum aurait pu se confondre avec Montmeillan (18), cité aujourd'hui disparue du golfe.

Ils ont fait valoir, à l'appui de leur thèse, que Saintes ou Mediolanum, ville avec laquelle on identifie le Mediovaviov grec, n'était pas sur le bord de la mer et dans un pays aride et sablonneux, comme paraît l'affirmer Strabon. Mais, ainsi que Arcère l'avait reconnu, cette théorie ne saurait plus être soutenue. Il y a eu erreur de lecture, et la description désertique de Strabon s'applique non à Mediolanum, mais à une autre partie de l'Aquitaine (19).

 Pour préciser, il s'agit des Landes d'Arvert. En outre, il faudrait que Strabon eût ignoré Saintes, l'une des plus importantes villes romaines de l'Ouest de la France, si riche en monuments antiques et en souvenirs fameux. Cette supposition est inadmissible (20).

Mais les Romains n'en auraient pas moins installé des comptoirs sur le golfe d'Aunis, et nous trouvons des traces de leur industrie dans la périphérie: à Angoulins (21), Châtelaillon (22), Thairé (23), Ballon (24), Muron (25) et Fouras (26).

Des voies romaines sillonnaient les forêts du continent et des îles. On se rendait de Saintes à Muron par Taillebourg, Saint-Saturnin-de-Séchaud, Crazannes, Geay et Moragne (27). De Moragne à Genouillé, la route franchissait le fond du golfe, par conséquent déjà comblé en ce point; puis elle gagnait Muron, et, longeant la baie à flanc de coteau, traversait Landray, Ardillières, Ballon, Thairé, Mortagne-la-Jeune, Angoulins (28). Un chemin desservait l'île de l’Houmée (29).

Il apparaît de toute évidence que les atterrissements devaient être déjà considérables, ou plutôt il conviendrait de voir alors dans le golfe d'Aunis une sorte dévaste marécage auquel on pourrait, nous semble-t-il, appliquer la description de la Chronique du Langon: « En ce fort pays de marécages étaient eau salée et droite mer, non pas profonde (30), mais petits bateaux y allaient, car les terres n'étaient si hautes, et y péchaient-on force huîtres (31). »

Les îles devaient être boisées (32) et pour la plupart peu habitées «desertoe incoloe». Quelques falaises même devaient être d'accès difficile (33). De vastes forêts dressaient enfin leurs frondaisons sur les coteaux, à Marencennes, Landray, le Thou (34).

Au début du moyen âge, le port d'Angoulins, qui devait être situé au large de la pointe du Chay, sur l'emplacement où, dans la suite, fleurit sinon Montmélian ou Montmorion, du moins la cité disparue de Bazauges, était d'abord pratique.

C'est en ce port d'Angoulins qu'aborda la flotte qui portait le chef de saint Jean-Baptiste : « Cum non longe a terra se esse cognovissent, diverterunt ad portum qui appellatur Angolismensi, qui est situs in pago Alniensi, ibique euntes de navi ad terram, paulisper requiverunt » (35).

Ce document est le seul qui nous soit parvenu pour la période ténébreuse précédant le milieu du X° siècle.

Par contre, une centaine de chartes nous révèlent l'état du pays de 925 à l'an 1000. L'empâtement était déjà considérable (36); Les parties profondes du bassin étaient soudées à la terre ferme, les festons continentaux uniformisés; le golfe se comblait avec une prodigieuse rapidité. Aytré et la Jarne faisaient force sel (37).

Angoulins ne possédait pas seulement un havre fréquenté, mais ses salines étaient l'objet de contrats fréquents entre les abbayes et les propriétaires du sol, conquis sur les flots (38). Toutefois quelques jards se perdaient déjà, ainsi qu'en témoigne l'expression de vieille saline « salina vêtus » qu'on rencontre dans les parchemins (39).

Châtelaillon, station de défense, juchée dans une île de l’avant garde, était séparée de Saint-Vivien par le bras de mer d'Angoutte, dans le voisinage duquel s'étendaient des marais salants (40).

Voutron était un centre de l'industrie salinière et baigné de l'Océan. En arrière, de la Platière à l'Éguille (41), s'ouvraient des marais. D'immenses marécages (42) isolaient les îles de Trésuc, de Flay (43) et d'Albe (44), de la Lance, de Liron (45). A l'est de l'île d'Yves s'ouvraient des sartières et des marais déjà gâtés, de la Guillotière à Champon et la Cabane (46). Il en était de même à l'est du Breuil (47).

Cependant la mer s'insurgeait contre les calcaires, et entraînait les falaises d'Angoulins dans son sein. Le terme de rive brisée, employé dans une charte, est à cet égard singulièrement éloquent (48).

A cette date, le flot sapait aussi la citadelle des Alons, qui élevait ses remparts sur ce qui forme actuellement le plateau du Cornard, à 3 kilomètres de l'île d'Aix (49).

La cité de Chastel-Aillon (Castrum Allionis ) fut vraisemblablement fortifiée vers 800 sous les ordres de Charlemagne pour se protéger des Normands.

 

Durant le XVe siècle, les cartulaires nous apprennent que le bassin intérieur du golfe d'Aunis, au- delà des îles de Voutron, I'Houmée, Loire commençait à être occupé et exploité par les populations. Des canaux ou besses drainaient les eaux stagnantes vers l'Océan (50). Néanmoins l'expression « d'îles » était conservée pour les falaises qui surplombaient la plaine (51).

Les salines étaient toujours florissantes (52) à la Jarne (53), Angoulins, Voutron (54), Yves (55), Champon (56), Fouras (57); mais les marais de Thairé n'étaient plus utilisés (58).

 Le promontoire de Fouras, comme l'île d'Aix, était couvert de bois (59). Il en est, d'ailleurs, encore de même, au début du XIIe siècle, pour l'île de Flay (60).

 

Le XIIe siècle, qui vît le siège de Châtelaillon, nous fournit quelques précisions importantes pour l'histoire des variations du littoral saintongeais. S'il n'est fait que mention de la pointe du Roux sous la forme barbare de Roth (61), et des salines toujours en activité d'Angoulins (62), la documentation pour Châtelaillon est des plus riches.

Au sud d'Angoulins, dont le territoire s'étendait sur le plateau actuel de Sécheboue, un vaste marais s'était constitué, de Mortagne-la-Jeune à la mer, et de les Anglais à l'île de Châtelaillon, par l'agrégation à la côte d'un banc maritime et d'un cordon de galets (63). Le coi de Saint-Jean-du-Sable amenait à l'Océan les eaux venues des hauteurs de Salles et de Saint-Vivien.

Au midi du coi de Saint-Jean, à son embouchure même, se dressait le donjon, de l’Isleau (64). Des marécages étaient enserrés entre la langue littorale et Angoutte. D'Angoutle à Voutron s'ouvrait une zone mouillée, dite mer de Sainte-Germain ou de Mouillepieds (Mullepied) (65), qui s'étendait sur la Fondelay (66) et Muron.

La ville de Châtelaillon s'élevait au point occupé par une petite éminence rocheuse, à l'ouest de la dépression connue sous le nom de Grand-Port. Elle devait se prolonger sur le rocher de la Charge, jusqu'à une autre dépression nommée la Casse-au-Prieur. Le Grand-Pont se trouve circonscrit entre le rocher de la Charge à l’ouest, et les rochers et les marais de la Jambe à l'est. Plus à l'ouest encore, était le rocher de la Turge, Turris Julii (67), sur lequel devait être édifiée la porte des Poissons donnant accès à une grève fréquentée

 Au sud de Châtelaillon, la mer baignait le coteau sur deux kilomètres, vers Voutron. A Portpunay, confluait un coi, issant des marais de Mouillepieds. A l'ouest, et au pied de la colline de Voutron, des salines (68), dont celles de l'Echelle, séparaient le pays de Thairé des sylves d'Yves.

 

Aux XIIIe et XIVe siècles, nous voyons se perpétuer, en partie, les forêts des anciennes rives du golfe, à Salles (69) par exemple. Au fond de la baie, Saint-Germain-de-Marencennes et Muron ne pouvaient plus s'approvisionner facilement par la voie maritime, même aux jours d'inondations hivernales, semble-t-il, car le Roi de France juge, en1311, nécessaire de s'intéresser à la création d'un port, d'accès permanent, au Gué-Charraud, sous Marencennes. Il s'agit, cela va sans dire, d'un port fluvial relié à la mer par un chenal de tirant d'eau suffisant, el normalement entretenu (70)  à travers les marécages, qui occupaient le bassin intérieur du golfe (71).

Ce canal, qui utilisait le golfe, passait à l'ouest du Breuil, et de Saint-Laurent, pour aboutir dans le marais de Vergeroux et Rochefort. Une seconde branche effluait entre Yves et Touchelonge (72), une troisième près du Rocher (73); une quatrième au passage de Marouillet (74).

Après le XIVe siècle, il nous faut envisager avec précision les érosions qui firent disparaître la capitale de l'Aunis maritime.

S'il nous semble qu'il n'y ait pas lieu de rapprocher le Mediolaviov du géographe grec du Montmélian médiéval, il n'en va pas, du moins, que nous prétendions nier l'existence de ce bourg ; quoique nous demeurions surpris et intrigués qu'aucune charte n'en ait perpétué le souvenir (75).

On a placé Montmélian aux Mannes (76). J'attendrai pour adopter cette thèse qu'on m'ait prouvé qu'il y a cinq ou six siècles une cité importante ait pu avoir été engloutie, sans qu'aucune trace en ait subsisté sur ces quatre bancs calcaires, qu'on peut parcourir huit ou dix fois l'an, et qui surgissent alors des vasards environnants. La théorie qui a vu et voit dans les Mannes le Montmélian d'Amos Barbot suppose, effectivement, un affaissement, brusque ou lent, du sol, lequel n'est pas démontré et ne le sera vraisemblablement jamais.

Par contre, il est loisible de rechercher le Montmélian de la légende et de l'histoire sur quelque falaise écroulée ou quelque plateau envahi.

Le fait que le port d'Angoulins fut assez florissant au moyen âge m'avait conduit à penser que le village primitif d'Angoulins aurait pu se confondre avec le bourg de Montmélian, sinon en avoir constitué le noyau. Cette conviction s'est, fortifiée par la lecture d'un mémoire de l'érudit abbé Mongis, publié dans le recueil si précieux des Actes, archives et mémoires de la commission des arts et monuments historiques de la Charente-Inférieure.

M. l'abbé Mongis nous raconte (77) que la tradition parle d'un certain cimetière englouti de Montmorion, comme ayant existé sur le rivage des marais disparus de Coudrans. De Montmorion à Montmélian il n'y a qu'un pas, quant à la linguistique. En outre, il convient de remarquer que le même archéologue signale l'existence en ce lieu d'une île populeuse, dont, ajoute-t-il, «quelques familles gardent le souvenir», l'île Bazauges; je n'ai pas pu relever le nom dans les cartulaires.

Il me paraît naturel de conclure que Montmélian devait se trouver à l'ouest de la pointe du Chay actuelle (78).

Je juge, d'autre part, impossible que l'île d'Aix ait été reliée, en 1430, à Montmélian, fût-ce, comme l'a voulu Lesson, par «des bandelettes de terre placées hors de l'eau (79)». . De même, l'île d'Aix était sise assez loin de la pointe de Châtelaillon (80); je n'en dirai pas autant pour l'île d'Enette, dont, assurément, le platin devait s'étendre jusqu'à la balise fichée aujourd'hui sur le haut fond dit du Chiron, au vocable si caractéristique (81).

Au XVe siècle devait pâlir l'étoile de Châtelaillon, car nous ne voyons pas figurer ce nom dans les portulans, du temps, alors qu'est désigné le port naissant de Fouras (82); cependant,. Châtelaillon est encore nettement indiqué sur les cartes gravées du XVIe siècle (83), où l'on remarque la dénomination di tour de Carol.

Au XVIIe siècle, les salines d'Aytré étaient encore utilisées, et celles de la Jarne avaient fait place à des marais gâts, dont un écours portait les eaux à l'Océan, vers le Pont de la Pierre, au nord d'Angoulins (84).

L'ile du Chay s'était agglomérée au continent vers la station actuelle d'Angoulins, mais elle s'étendait à quelques centaines de mètres plus à l'Ouest qu'aujourd'hui  (85).

De même pour l'île de Châtelaillon., qui n'était pas encore engloutie en 1660, puisque un curé de Salles conte que, à cette date, on y voyait encore les vestiges de sept tours (86), et qu'en 1680 les tours étaient réduites à cinq (87).

Le marais mouillé de Salles-Sécheboue continuait à se déverser dans la mer par le coi de Saint-Jean (88) ; celui de Voutron, Thairé, et la mer de Saint-Germain par le coi des Fontaines (89).

La falaise se dressait bien plus à l'Ouest dans l'anse de Fouras (90).

Le marais de Liron-Champon issait par le coi du Dauphin (91). Les marais de Genouillé et de la Petite-Flandre étaient complètement desséchés (92).

De Touchelonge à Beauregard et à Enette, le rivage était beaucoup moins arqué qu'à notre époque (93). De même l'anse du fort n'était pas aussi creusée, et la falaise de la Nombraire à Fouras résistait aux attaques du flot (94)

A l'intérieur, le marais de l'Aubonnière communiquait avec la mer par le coi du Paradis (95).

Contrairement à des racontars traditionnels, l'île d'Aix est indiquée comme fort éloignée de la tour de Carol à Châtelaillon (96), mais Enet et l'Aiguille ne font qu'un dans certaines cartes (97), et les salines de l'Aiguille séparent l'île de la presqu'île de F'ouras (98). Toutefois Enette est nettement caractérisé comme un îlot effleurant (99).

Sur les Mannes, on comptait deux brasses d'eau (100), et les vasières devant Fouras n'étaient recouvertes que de 4.à 19 pieds d'eau (101).

A la fin du XVIIe siècle, on évaluait l'étendue des marais desséchés d » Voutron et Rochefort à 9,000 livres, ceux de la Petite Flandre à 17,900 livres, ceux de Muron à 3,593 livres, ceux de Genouillé-Moragne à 1,746 livres (102).

Les barques de faible tonnage remontaient encore jusqu'au Gué Charraud (103)

Au temps de Masse (104), c'est-à-dire à l'aurore du XVIIIIe siècle, les atterrissements devenaient beaucoup moins considérables, par le fait du comblement des anfractuosités ; mais la colère de Mélusine ne désarmait pas sur les calcaires d'Angoulins, de Châtelaillon et d'Enet.

La pointe du Roux continuait de s'éroder, mais on faisait toujours du sel dans les jars d'Aytré; la pointe de Ché s'effondrait chaque jour davantage, on pouvait descendre sur les vasards d'Angoulins. Sur la falaise de Saint-Jean-des-Sables la chapelle était sapée à sa base, si bien qu'en 1718 elle s'engloutissait dans l'océan (104)

Le cordon sablonneux du coi de Saint-Jean, à Châtelaillon, avait vu se développer une végétation marine et une garenne baignait ses pins sur la grève.

Châtelaillon s'en allait «chaque jour d'un denier», suivant l'expression pittoresque du terroir. Des fossés profonds qui séparaient l'île de la falaise du Vieux-Châtelaillon et subsistaient en 1700, il ne restait presque rien en 1710. La moitié des huit ou dix maisons qui demeuraient, comme des sentinelles jamais lasses, s'étaient écroulées en 1709 (105).

Le marais du Roi, au nord de Liron, était inondé durant toute l'année ; celui compris entre Agère, Liron et Saumoran seulement une partie de l'année, comme les marais d'Yves, de Fouras et de Saint-Laurent. Le marais au sud de Ciré était dans le même cas ; celui du Breuil tremblait seulement sous les pas.

Au XVIIIe siècle, alors que la falaise d'Angoulins continuait de s'effriter et la pointe du Chai de se morceler, le dernier vestige de la citadelle des Alons s'abat en 1730 (106). Les atterrissements à l'ouest de Voutron et dans l'anse de Fouras sont encore en pleine activité (107), mais les salines de la Cormerie ou Magnou demeurent prospères (108).

La pointe de l'Aiguille offre encore une certaine largeur (109).

L'île d'Enette subsiste, mais, semble-t-il, comme un platin envahi aux grandes marées (110).

Le rocher de Mannes, comme aujourd'hui, ne découvrait déjà qu'en malines (111).

Nous sommes ainsi parvenus jusqu'au XIXe siècle, à l'heure des cartes précises et des relevés savants.

L'action de l'Océan ne se démentira pas à Angoulins (112), à Châtelaillon (113), à Yves (114), au Cadoret, à l'Eguille et à Fouras (115). L'écorce terrestre est en proie à une éternelle gestation.

Bulletin de géographie historique et descriptive / Comité des travaux historiques et scientifiques

 

 

 

 

Fouras ou le château de César. — La légende de la ville blanche ou cité de Montmeillan.  <==.... .....==> Lacurie (abbé). Carte du Golfe des Santons, Pictons sous les Romains

 

 

 


 

(a)    dolmens de la Jarne (2), Salles (3), Saint-Vivien, Ardillières (4), Saint Germain-de-Marencennes (5), cromlech (?) du Chay (6), pierres closes de I'Houmée ( 7)— , gisements de silex de Saint-Germain-de-Marencennes (8), stations du Roux (9), d'Angoulins (10), de Châtelaillon (11), débris culinaires de Voutron (12), tombelles de Sigogne (13) et de Breuil-Magné (14).

 

 M. A. PAWLOWSKI, Imp. Nat., 1901, in-8° (Extr. du Bull, de Géog. hist. et. descripi., 1900, nos 1-2).

(1) MUSSET, Formation du pays d'Aunis, p. 46, dit, cependant: «Il est bien difficile de préjuger quels purent être, à l'époque celtique, les premiers points occupés, les centres de population. La recherche des stations préhistoriques, des mobiliers de cette époque, des débris culinaires des populations primitives, n'a donné, pour l'Aunis, que des résultats bien faibles.»

(2) Cf. Recueil de la Commission des Arts el Mon. hist, de la Charente-Inférieure, t. V, 1885, iu-8°.— CHAUDRUC DE CRAZANNES, Notice sur les mon. celtiques du dép. de la Charente-Inférieure, dans Bull, Monumental, t. I, 1834 , p. 52, rapproche la formation des coquilles de ce dolmen avec celle des falaises de ,Salles et Angoulins. A la Jarne, on signale une station robenhausienne vis-à-vis du château de Buzay.

(3) «A Cramahé.» MUSSET, Charente-Inférieure préhist., p. 96.

(4) PAYE, SOC. des Antiquaires de l'Ouest, 1838, p. 83. Tablettes des Charentes, 1838, n° 38. — LESSON, Ere celtique, p. 272.

(5) DE CRAZANNES, Bull, Monumental, t.I, 1834 , p. 55 «Pierre levée à Brette.» — LESSON, Fastes, p. 89.

(6) MUSSET, Charente-Inférieure préhistorique, p. 19 «Sept pierres sur la pointe du Ché».

(7) Abbé Ch. MONGIS, Les Pierres closes de I'Houmée, dans Soc. des .sciences naturelles de la Rochelle, 1874, p. 29-31, etItec. de la Commission des Arts el Mon. hist. de la Charente-Inférieure, passim. — MUSSET, Charente-Inférieure préhistorique, p. 85. — Bulletin monumental, t.I, p. 55; etc.

(8) MUSSET, Charente-Inférieure préhist., p. 8/1. —LESSON, Ere celtique, p. 27/1.

(9) Station néolithique. MUSSET, Charente-Inférieure préhistorique, p. 3o. Idem au Chiron-Joslain.

(10) M. Dabou à découvert une station néolithique au Nord-Est de la falaise du Chay : «tranchant de hache polie, grattoirs, nucléï el divers silex recouverts d'une belle patine blanche». Congrès pour l'avancement des sciences, La Rochelle, 1882, in-8°, p. 684. — MUSSET, Charente-Inférieure préhistorique, p. 32 : «Aux Chiralz comme au Ché. D'ailleurs il y a un moulin de la Pierre sur la roule d'Angoulins à l'Isleau, le Pont de la Pierre sur la route des Chiralz à l'ile de Chaux», id., p. 23.

(11) «Deux stations de silex à Portpunay», MUSSET, Charente-Inférieure préhistorique, p. 32.

(12) MUSSET, Charente-Inférieure préhistorique, p. 109.

(13) A Sigogne, MUSSET, Form, du, pays d'Aunis, p. 46.

(14) LESSON, Ere celtique, p. 273 «au Grand-Bois». — MUSSET, ouvr. cité, p. 53.

(15) PTOLÉMEE, liv. II, ch.vu; édit. Didot, p. 200. — COUGNY, Extraits des auteurs grecs concernant l'histoire des Gaules; Paris, 5 vol. in-8°, t.I, p.251, — MARCIEN D'HÉRACLÉE, Périple, 11, 21, édit. Didot, t. II, p. 552. — COUGNY, idem, p. 319.

(16) Cf. Pays d'Arvert, p. ai, et Golfe de Brouage el Pays Marennais, p. 17.-— Préface du PTOLÉMEE, de MULLER, édit. Didot, citée plus haut.

(17) La ville des Santons est Mediolanum; le sol de l'Aquitaine, voisin du bord de l'Océan, est, dans sa plus grande partie, sablonneux et maigre, fertile en mil, mais moins riche en autres fruits.» STRABON, Géographie, IV, 3 (Gaule Aquit.), édit. Didot, p. 158.

(18) «Med. qu'on a pu supposer Montmelian», LESSON, Fastes, p. 6. — GAUTHIER, Statistique, identifie Med, avec Montmelian, 2° part., p. 10.

(19) «La ville de Monmeillan serait-elle le célèbre Mediolanum Santonum? La position que Strabon indique serait très favorable au Mediolanum voisin de Châtelaillon, dont le terroir longeant la mer est peu fertile et présente une surface parsemée de sable et hérissée de cailloux.» ARCÈBE, p. 114

(20) «Ce que la version imprimée à Bâle en 1523, et les corrections de Surita sur l'Itinéraire d'Antonin attribuent à Mediolanum ne doit être appliqué, selon le texte, qu'à celle partie de l'Aquitaine Saintongeoise voisine de la mer, et non au Mediolanum Santonum qui ne peut être que la ville de Saintes.»

(21) MUSSET, Formation du pays d'Aunis, p.46— «La Turje est-elle la Turris Julii?» Bull, rélig. du Diocèse de La Rochelle, 1864-65, p. 536.

(22) «Joignant Chastelaillon fut trouvé de mon temps des médailles antiques et une pierre faite en ovale, de marbre blanc, contre laquelle étaient gravées plusieurs lettres effacées la plupart, dont on a tiré ce mot CASTRUM JULII». -A. THEVET, Cosmographie universelle; Paris, 1575, a vol. in-fol., t. II, p.51- LESSON, Fastes, p. 53. — MUSSET, Formation du pays d'Aunis, p. 46.

— Michel BÉGON a écrit: «Châtelaillon était anciennement une ville considérable qu'on prétend avoir été bâtie par Jules César, et dans laquelle les Romains entretenaient une forte garnison.» Mémoires sur la généralité de La Rochelle, édit. MUSSET, Tours, 1875, in-8°, p. 37. — «Thibaudeau a trouvé des agrafes et anneaux romains au pied des falaises.» Actes de la Commission des Arts et Mon. hist. de la Charente-Inférieure, t. VIII, 1885-1886, p. 3oo.

(23) «Peut-être mansion romaine.» LESSON, Fastes, p. 52.

(24) «A Flassay, tombeaux en pierres creuses.» LESSON, Fastes, p.46

(25) «A Muron, on a découvert des briques à rebords, des amphores, des tombeaux.» LESSON, Fastes, p. 84.

(26) «Monnaies.» LESSON, Légendes,p 101.

(27) «Le Chau (chemin ferré) et le Pillet attestent sa présence.» LACURIE, OUV. cité, p. 617.

(28) LACURIE, ouv. cité, p. 617.

(29) «Traces à Charras.» LESSON, Fastes, p. 5 et 62.

(30) Bry à 20 centimètres à Voutron. GAUTHIER, Statistique, passim,

(31) Golfe du Poitou, p. 22.

(32) Cf. Alfred MAURY, Histoire des grandes forêts de la Gaule et de l'ancienne France, Paris, 1850, in-8°, p. 287 et 288. Forêt de Rochefort citée:

(33) «Fortunat relate un fait curieux; c'est qu'au moment où saint Hilaire approchait d'une ile, qu'un texte nous dit être l'ile d'Yves, il apprit des habitants des terres voisines que cette ile était infestée de serpents énormes, tellement que toute proche qu'elle se trouvait, elle était inabordable, et leur semblait plus éloignée que l'Afrique elle-même.» MUSSET, Formation du pays d'Aunis, p. 48.

(34) BEAUCHET-FILLEAU , Recherches sur l'étendue des forêts formant les marches communes entre les Santons et les Pictons avant la complète romaine, dans Soc. de Statistique des Deux-Sèvres, 1874-1875, p411-412.

(35) De Revelatione capitis S. Joannis Baptistoe, auclore incerlo, dans MIGNE, Patrologie latine, Vie de saint Cyprien, t. II, p. 1018. — «La commune opinion et la tradition vulgaire est que le bâtiment sur lequel on avait embarqué le chef de saint Jean-Baptiste aborda à une anse qui est à l'Est et à un demi-quart de lune d'Angoulin Ennony (sic) [lire environ], où il restait encore en 1712 parties des vestiges d'une chapelle dédiée à saint Jean-Baptiste.» MASSE, Mém, abrégé sur Jean d'Angély, p. 64o.

(36) On cite dans des chartes diverses salines, dont on ne peut identifier une bonne partie.

 

(37) Vers. 950 Imbert et Rainilde, sa femme, donnent «L arcas et terre vacante medietatem in marisco Runciaco, in rem S. Martini, salis modium reddentes». REDET, Cart, de Saint-Cyprien de Poitiers, dans Archives du Poitou, t. III, p. 319-320

 — 967. Laurent donne «in marisco qui vocatur Agarnio salinas quantum sibi pertinetr. A. RICHARD, Charles et doc. pour servir à l'histoire de Saint-Maixent, dans Archives du Poitou, XVI-XVIII,p. 52. –

— 974. Letet donne «aliquid de salina que est sita in pago Aluinse, in marisco qui vocatur Aitriacus, hoc sunt aroe XXII ». DOM FONTENEAU, LXII, p. 127. FAYE, Vigueries, p. 392.—

Ch. de 967, 976, 982, 1004 parlant de la Jarne «terra salsa in marisco Agarni». DOM FONTENEAU, VI, 501 FAYE, p. 390,

982-985 «salina Sandraldi et alia Runcia vocata» (à la Jarne). Idem, p. 390. D. FONTENEAU, LXVI, 469 et 477.

 986 «Marisco qui dicilur ad gerviacus areas LXII» Cari, de Saint Cyprien, p. 312.

995. Achard donne «L are.e de terra salsa, est in marisco Agarni, modios solvant ad festum S. Johannis» Cart. de Saint-Cyprien, p. 315, et BESLY, Histoire des comtes de Poitou, p. 277.

(38) 928 ou 929. Gevarius, prêtre, «dédit salinam suam Ingolinis in rem S. Nazarii, ex omni parte terra S. Nazarii, quarto stuario publico, mod. I salis omni anno reddant.» REDET, Cart. de Saint-Cyprien de Poitiers, dans Archives, hist. du Poitou, t. III, p. 337.

934. Le comte Eble donne à Saint-Cyprien «una area ad salinas faciendas sub censu unii modii et est in Ingolinis, in villa Verzeria.» Cart. de Saint-Cyprien, p. 318-937.— «Adelelanus concède à Saint-Cyprien «salinam suam in marisco Golinis, in rem S. Nazarii, LVIII areas et vocatur salina vetere, cnm omni maratione, una parte terra ex ipsa hereditato alia salina Mofer, alia in circuitu sterio publico.» Idem, p. 316.

 937. «mariscus Golinis» LÉON FAYE, Recherches hist. sur les vigueries d'Aunis, Mém, des Antiquaires de l'Ouest, 1845, t. XII, p. 317 et DOM FONTENEAU, t. VI, p. 31

 «Higolinis, en 948 (Idem), V.

940 «Salinan id est LIX areas in marisco Medane, in loco Golinis, ex tribus partibus terra S. Nazarii, quarto publico, per singulos annos, Constantinus dedit, II modios (monachi) persolvant.» Cart. de Saint-Cyprien, p. 318.

941. Gérard et Adelgarde donnent «Ingolins el in locum qui vocatur Adillas Plancas XLI areas salis, uno latus ad ipsos heredes, de tribus estuario publico, censum II mod. salis solventes.» Cart. de Saint-Cyprien, p. 317. — Ablon, prêtre, donne «in marisco Golinis areas XL cum omni ministeria.» Cart. de Saint-Cyprien, p. 18.

951. Voir plus loin. — 990 «marisco Engolins in mare.» Cart. de Saint-Cyprien p. 322. —Cf. Charte de 973 ou 974, «in marisco Golins» Idem, p. 323.

(39) Cf. note 2.

(40)951, 969 ou 971. Ch. citée dans Bull, religieux du diocèse de La Rochelle; «mariscum adjacet Castro quod vocatur Allionis», p. 555, Cette charte est la suivante : «videlicet Vultrom, d'Yves marisco, qui circumque adjacet Castro quod vocatur Allionis, ecclesia, terra culta et inculta, Egolinis et fere omnibus que sunt a littore maris, ubi dudum idem venerabile caput allatum ab Àlexandria super lapidem primum applicuit usque ad locum ubi nunc requiescit.» MUSSET, Cart. de Saint-Jean-d'Angely, dans Archives d'Aunis et Saintonge, t. XXX,. p. 14.

 

— 907. Eble achète 74 aires de terrains «in marisco Maiez.» Archives de la Vienne, n° 5, et CHOLET, Notice sur les Seigneurs de Châtelaillon et Rochefort, dans Mémoires des Antiquaires de l'Ouest, 1853, t. XX, p. 176.

989. «Gurcellas, Antiziailus, Morensianus». Cart'. de Saint-Maixent, p. 24,

(41) 926. Ingobert vend «terram suam in pago Alniense sub villa que vocatur Vultron in marisco qui dicitUr Vinzella, in uno loco areas LI, de tribus partibus terra Sancti Maxentii, quarta stagno publico. Item terram desertam subtus Vinzellam villam ad areas faci endas.» REDET, Cart, de Saint-Cyprien de Poitiers, dans Archives hist. dit, Poitou, t. III, p. 52o.

925- 936. Du même, vente pour deux cents sols de «terra qui est in villa Vultron, in Alniso, in marisco Vinzella, in uno loco areas cxx, in alio II, de tribus partibus terra S. Maxentii, quarta stagno publico. In alio loco émit terram salsam ad areas faciendas in villa qui vocatur Vinzella.» Idem, p. 324..-

941. .Guillaume Tête d'Etoupe donne une saline «in marisco qui vocatur Vultron.» FAYE, Vigueries d'Aunis; p. 4o3.

 942. Don de Gilbert à «Vultrum». RICHARD, p. 28.

 954-986, «C areas cum illarum ministeria in pago Alniense euh villa que dicitur Vinzella. » Cart. de Saint Cyprien, p. 320.

955-956. Rainaldus donne «xxx areas in villa Conon, de tribus partibus terra S. Martini, quarta staguo publico». Idem, p. 320.

944-962. «Mariscum qui dicitur Escala areas L», RICHARD, p. 39.

964. «In marisco qui dicitur Scala areas salinarias c». RICHARD, p, 44. — Scala citée en 991 dans une charte. FAYE, p, 404 «in loco Scala salina».

(42) 951-968 ou 992. «Wuillelmus dédit in comitatu alniense in villa que vocatur Muronia cum ecclesia, cum insulis dividitur sloarius qui inch, oatur ad villam que vocatur Arcilerias usque ullram insulam que vocatur Flaviacus et revolvitur usque ad terram Morania, postquam revertitur ad sinistram partem per villam Ortitricam». Cart. de Saint-Jean-d'Angely, p. 15.

971 Carta de Gurtis Muronis cum ecclesiis, terris, puteis, pratis, marisco, aqua que vocatur Muronia.» Idem, p. 232.

(43) 966. «De insula que vocatur Tresuc (Treize-Oeufs)», villa vel insula que taxatur Tresuc.» Cart. de Saint-Maixent. p. 241. — (Cf. ch. do 989 ci-dessus). —

Cf. ch. de 990 ci-dessus.

(44)989. Notice des dons de Furalras. «In pago Alnienense insula quae appellatur Abla; insula altéra quae appellatur Tressuc.» Cart. de Saint-Jean-d'Angely, p.24.

990. Confirmation de Hugues-Capet «insulam que appellatur Abla, in ipso pago insula altéra que appellatur Tresuc» Registres de l'Echevinage de Saint Jean-d'Angely, dans Archives d'Aunis et Saintonge, t. XXIV, p. 29.

(45) Vers 1000. Lambert et sa femme Hélène donnent «LXXX areas in pago Alniso, in marisco qui dicitur Moins.» Cart. de Saint-Cyprien, p. 328.

(46) 940. Gausbert donne «areas LXII in marisco Moins (Yves) accingens Sterius a fronte ab una parte terre S. Johannis ex alio altéra heinna». A. RICHARD, Chartes et doc. pour servir à l'histoire de Saint-Maixent, dans Archives hist. du Poitou, t. XVI-XVIII, p. 28.

954. Senegonde donne «Salinam in marisco Inivia areas C et VIII». Cette charte parle de la saline du Comte. RICHARD, p. 45.

973. «villa que dicitur Ivia.» DOM FONTENEAU, t. VI, p. 423. «Autour sont les marais Salina Latus, Calceia, Gurba, Nova, Vetula Aiteldi, et Gerea, inter Yvia et Scala.» DOM FONTENEAU (975 à ioo4), t. LXII, p. 433, 473, 619, 567.

(47) 987-1011. Rainuze donne «Salinam que est. in accinctu Brul (le Brueil), in terra S. Stephani areas XLIIII» Cart, de Saint-Maixent, p. 98.

(48) «Il en est fait mention dans un acte de donation faite au monastère de Bourgueuil, dans une relation faussement attribuée à saint Cyprien, et dans une bulle du pape Pascal Ier, de l'an 1110, confirmative des dons faits à l'abbaye de Saint-Maixent par un duc d'Aquitaine.

«Ecclesias siquidem duas perpelualiler delegamus quoe sunt in territoro Alniensi in loco qui dicitur lngulinus supra ripam fractam, est autem una ex lus ecclesiis in honore Sancti Nazarii, altéra vero in honore Sancti Pétrin. ARCÈBE, p. 151.

(49)  Bull, religieux du diocèse de La Rochelle, p. 376. —-A. PAWLOWSKI, Châtelaillon à travers les âges, Rochefort, 1901, 6 p., extr. du Bull, de la Société de géographie de Rochefort.—Toutefois, en 1086, une notice des actes d'Eble de Châtelaillon parle de «mariscus qui cingit plurimam partem terris Fontis des lois usque ad stercum mali lupi». Cart. de Saint-Maixent, p. 197.

(50) 1080. «Bessa qua Vindocimenses monachi supradictas insulas (Alancia et Liro) circuire inceperunt». DOM FONTENEAU , XV, p. 372 , note: 12. — «Une charte de l'abbaye de Saint-Maixent fait mention d'une besse que les moines de Vendôme avaient commencé à faire creuser autour des îles de la Lance et de Liron, en Aunis, et dans laquelle on prenait du poisson». ARCÈRE, p24.

(51) 1023-1030. Guillaume d'Aquitaine donne «una insulella que dicitur Marancennes, laterationes vero sunt hujus insulse ex uno latere fiuvii Muroni ex alio latere terra S. Johannis, duobus vero frontibus adjacet mariscus» Cart. de Saint Maixent, p. 30.

 1062-97, confirmé en 1098 «cum insula Flaiaco». METAIS, Cart. de la Trinité de Vendôme, dans Archives d'Aunis et Saintonge, t. XXII, p. 76 et 79.

 1080. «Terra de Alantia et de Lironis, scilicet medietatem insularum et bessam — usque ad Sesmurum. » FAYE , Note sur quelques chartes relatives à l'église de Fouras, dans Antiquaires de l'Ouest, 1867-49, t. V,;p. 333.—

V. 1080. «Insula Abla», Cart.de Saint-Jean-d'Angely, p. 239.

(52) Au Xe et au XIe siècles sont citées les salines non identifiées Nova, Cracia, Parvula Cracia, Roselti, in Ponte, in Secum de Ponte, in Woalborel, la Longeta, in Calciato, Curba, Libota, Alvialonga, Kasnel, Bursalt, la Turjie, la Richer, Eldolo, Oriol, Adraldi, Constancia, Rotabulo. DOM FONTENEAU, LXII, p, 473 et 479. Bref des salines de 1009. Idem, p. 513.

(53) 1114. «Adportum de Runza.» Cart. de Saint-Maixent, p. 292. (?)

(54) 1076. Fouchard donne «in marisco Vultrunni c areas salinarias.» Cart. de Saint-Maixent, p. 164.

(55) 1000 à 1100. «Salina in marisco qui vocatur yva areas LXIV, Rotru et de alia parte terra S. Cypriani.» Cart. de Saint-Maixent, s. d. (XIe s.). «in marisco qui dicitur Yvia areas xxv cum omni maralione.» Cite terra Ricar, terra Stabilium. Idem, p. 88.

(56) 1074. Geoffroy de Saint-Maixent donne à Noaillé «v quarlerios vincarum, dimidium molendinum in mare, piscatoriam unam ad Pontem Natalis.» FAYE, Note, p. 33o.

1171. Gilbert de Rochefort donne à Saint-Jean d'Angely «levalgium et ribatgium ab esterio de Sebilo usque ad monesrium de la Besse de Ponte Natali et quicquid inter hec loca a mari projectum fuerit. » FAYE , Note sur Fouras, p. 33o. — DOM FONTENEAU, t. XIII, p. 245. — MASSIOU, t. II, p. 45.

(57) 1080. «Censum de Salinis Robelinii, et a salinis totam terram usque ad mare concedo, de piscatura Ponte Naau medietatem.... de salina Robelini inferius usque ad Aguillam.» FAYE Note, p. 332-333. —-CHOLET, Notice sur les seigneurs de Châtelaillon, p. 243.

(58) 1086. «Mariscus qui cingit plurimam partem terre Fontis dos Lois» Cart. de Saint-Maixent., p. 197.

(59) 1080. «Ecclesia S. Gaudentii cum terra que est a castello usque ad silvam et a silva usque ad mare» FAYE, Note, p. 332

(60) 1106. Traité entre l'abbaye de Saint-Jean-d'Angely et la Trinité de Vendôme au sujet de la terre «Faracum nomine, peafata terra dicta Flaviacus per médium divideretur — terra et sylvoe, praeter mariscum.» .METAIS, Cart. de la Trinité de Vendôme, dans Archives d'Aunis et Saintonge, t. XXII, p. 92.

(61) «Archimbaldus in eodem pago Alniensi concessit modia piscatoria in mare quae vocatur in roth.» Cart. de Saint-Sauveur-lez-Noaillé, dans ARCÈBE, p. 150.

(62) 1110. «Salina de Engolins.» Diplôme du pape Pascal II, Cart. de Saint-Maixent, ms. conservé à laBibl. d'Orléans, p. 25o-253.

 V. 1145. Une bulle papale parle des salines «de Engolinis» FAYE, Vigueries d'Aunis, p. 399. — DOM FONTENEAU , IX, 93.

(63) A. PAWLOWSKI, Châtelaillon, p. 3. .

(64) Cf. RICHARD LE POITEVIN, ci-dessous.

(65) 1114. Isembert de Châtelaillon rend : «medietatem de Mullepein exçlusa... et totum mariscum a prato primo et ex illo et ex nostra rippa a Colmundia et usque ad silvulam Aymerici Clerembaudi.» Cart. de Saint-Maixent, p. 284.

1114. Pierre Airaud donne «quicquid habebat in marisco de Mullepe.» Idem, p. 286. Cart. conservé à la Bibl. d'Orléans, p, 261.

(66) 1110. «Ecclesia de Fonte des lois cum terris ét vineis et pratis et mariscis » Cart. de Saint-Maixent, Bibl. d'Orléans.

(67) 1159. «Castrum Julii supra mare positum »ACHERY,Spiciledium, III, 502.— «Jussa sunt tentoria extendi in ypodromo ab ecclesia S. Romani usque ad introitum portae Pictavinae, quae respicit orientalem plagam. À parte vero australi obsidionem posuerunt circa littus maris bi qui funiculum maris inhabitant, quique cum navigis ad auxilium ducis vénérant. Obsiderunt tamen a prefata porta usque ad portam Piscium quae respicit contra faciem Oleronis. Est autem castrum illud supra, mare Oceanum positum, civis, ruris, fontibusque carens, excepto puteo uno extra muros, ad radicem montis posito, cui vocabulum est Pelenertus... Postulavit ut oppidum de Lilello sibi redderetur. Est autem oppidum illud situ firmum, aquis et paludibus undique circumdatum. Distat a Castro Julii duobus milliariis.» RICHARD LE POITEVIN, dans DOM BOUQUET,.Hist. de France, t. XII, p. 4i8. —MURATORI, Antiq. Italiae,.IV col. 1077 à 1108.— MADILLON, Schedoe V, 1160-1173.

1152. « Castrum Julii supra mare positum». Ch. de fondation dé Saint-Barthélémy de La Rochelle, dans Bull. religieux du .diocèse de La Rochelle, 1864-65, p. 535. — Le puits de Pelenert est mentionné : dans une charte de 1224-1234, sous la forme «terra ad Puteum de Palener» Cart. de Saint-Maixent, p. 63. — MASSE dit : «l'Ile de  Châtelaillon s'avançait jadis en mer; à.7 ou 800 toises, vestiges de murs et de l'ancien port.» (Renvoys, p. 10).

Le château devait tenir la tête de l'ile ou le milieu et la ville devait, être du côté de la mer à l'ouest. L'ile ne devait pas être à la même hauteur que le terrain du château, parce que les vestiges de l'ancien port sont peu élevés au-dessus, du plateau.» MASSE, in-4° 135, p. 247-248. — «Je vis à 5oo toises en mer les vestiges de murs au bout d'un rocher plat où l'on dit qu'était le port» Idem, p. 247. — Avant lui,.AMOS BARBOT avait écrit : «Jadis estoit assis sur une motte de terre dont il paroict (en 1575) une partie aboutissant par l'un de ses fronts à la mer qui l'avoisinoit et bornoit de trop près d'une part, ayant en cette part et descente vers ladicte mer un port et havre où se chargeoient les vins et aultres marchandises.» (Hist. de La Rochelle) 1199-1675, publiée par DENYS - D'AUSSY dans Archives d'Aunis et Saintonge, t. XIV, p. 25. — «La ville avoit 365 brasses ou toises de grandeur.» Idem, p. 25.

(68) 1110. «Salina de Vullra.» Diplôme du pape Pascal II, Cart. de Saint-Maixent conservé à Orléans, p. 252.

(69). Pierre Manitrole fait un acte pour son fief de Salles «arbergamentum de Salis... nemoribus, aquis, etc.» Cart. de Saint-Maixent, p. 33.

(70) Ratification royale d'une convention «super institucione cujusdam portus apud vadum Charrau» PAUL GUÉRIN, DOC. extraits du registre du trésor des chartes relatives à l'histoire de la Saintonge et de l'Aunis, dans Archives d'Aunis et Saintonge, t. XII, p. 65.

(71) «Je ai procédé tant avant que l'on y charroict et passoit vin et aultres marchandises , c'est assavoir de un lieu que l'on appelé Chalon en la paroisse d'Arzellère, jusques au Vergeroux au bor de ref en aiolles et charrières, portant de XII à XIII tonnaux de vin.»... Item que avant que ledit port fait nulle armée de navires de mer ne peust arriver ne prendre terre au lieu où ledit port est assiz, rie environs pour le grand foison de vase et d'aultre empeschement de l'yaue qui y estait en tous temps et lors estoit tout mare et ce présent la terre y est toute sechiée parce que les yaues sont escolées... Ou cas que ledit port seroit osté et les diz cours, chanaux et fossez reclos et empliz, les marées et les vases seroient comme paravant et n'y pourrait l'on prendre terre.» Registres de l'échevinage de Saint-Jean-d'Angely, déjà cités, p. 126. Un acte de l333 (idem) dit qu'on exportait par le gué Charraud plus de 24,000hl.. de vin par an. — MASSE, Mém. sur Surgères, 1700, parle des titres du procureur d'offices d'Ardillières qui possédait, en 1695, les lettres patentes du Roi (p. 17). «On tient pour chose assurée qu'à l'ouest de Muron, où il y avait les vestiges du château de l'Isleau, qui sont encore tout-entiers, il y avait proche de là un port considérable que l'on appelait des Amarres, mais l'on ne peut indiquer son véritable canal, s'il tombait dans la Charente ou au port Punay.» MASSE, Mém. sur Surgères, 1700, p. 19.

(72) MASSE, Mém. sur Surgères, 1700.

(73) MASSE, Mém. sur Surgères, 1700. Il passait à Portefache, «port fameux» en l'île d'Able. MASSE, Cartes.

(74) MASSE, Mém. sur Surgères, 1700.

(75) «A l'approche de laquelle ville de Châtelaillon estoit de ce temps là et qui en dépendoit une cité pour parler selon le susdict inventaire, nommé Montmélian, qui estoit entre Châtelaillon et l'ile d'Aix qui en despend et relève aussi, à laquelle cité et à ladicle isle on pouvoit aller par terre et à pied sec, de bassemer en passant sur quelques pierres, selon que rapportent les anciens au susdict procès-verbal, et avoir vu gens qui de leur temps y avoit passés» AMOS BARBOT, Histoire de la Rochelle, publiée par DENYS D'AUSSI-, Archives d'Aunis et Saintonge, t. XIV, p. 26.

(76) Abbé CHOLET, Mém,, dans dictes de la commission des arts et monuments historiques de la Charente-Inférieure, t. I, 1861-18671 p. 32, «peut être les Mannes. »

(77) «La côte des Coudrans formait une portion considérable emportée par la mer, une île populeuse disparue, l'île de Bazauges, dont quelques familles gardent souvenir. On parle en ce lieu d'un cimetière englouti de Montmorion. On dit que la terre de Coudrans fut un monastère de femmes, un -château.... Abbé MONGIS, Sépultures découvertes à Engoulins en 1875-1876, dans Rec. des Actes, Archives et mémoires de la commission des arts et monuments historiques de la Charente-Inférieure, Saintes, 1877, p. 388. «Dans la falaise on a trouvé des poteries, des os, des fossés, etc.» Idem, p. 290-292.

(78) Pointe très accentuée à l'O.-N.-O. do Châtelaillon, dans THEVET, Cosmographie universelle, Paris, 1575, 2 vol. in-fol., t. II, carte. — Pierre ROGIER, Pictonuni vicinarumque regionum fidissima descriptio, 1575. Bibl. Nat., Cartes, B. 1707.

(79) LESSON, Légendes de Saintonge, p. 100.— MASSE a cité, toutefois, des traditions assez typiques à cet égard: «L'île s'approchait d'Aix à portée de jet ou voix. En basse-mer de Malines, selon de bonnes gens, on passait d'une île à l'autre.» MASSE, in-4° 135, p. 241 — Du même: «Il est sûr que M. le baron de Châtelaillon, père de celui-ci, a dit à des personnes dignes de foi qu'un paysan lui avait rapporté que M. son Grand-Père avait épousé dans l'église qui était près de l'île d'Aix.» Idem, p. 247. —MASSE, in-fol. 131, 1718, a écrit également: «il y a environ l3o ans, il y a des gens qui ont traversé en basse-mer de Châtelaillon à l'île d'Aix.» (fol. 9). — Cf. Amos BARDOT, p. 36.

(80) «Et la terre d'elle (Olleron) y a aussi une isle qui s'appelle isle Days, à l'entour de la dicte, isle y a aulcuns rochiers et de petites isles, et à la tour d'elle est la tour de Châtelaillon, qui aultres foys a esté ville principalle et a esté fondée d'elle et toutes ses terres s'appellent la poincte de Scaintonges.» Jean ALLOFONSCe et , ROULLIN SECALART, Cosmographie, Bibl. Nat., Manuscrits, fonds français 676, f° 46 r°. — «Est autem posita inter territorium Alniense et insulam Oleronis, in loco ubi Charenta fluvius Oceano conjungitur, circa castellum quod Subisia vocatur, Habet ab Oriente Castrum Julii supra marc posilum, pene ad insulam redactum, quod ab eadem insula duobus milliariis abest. Habet, ab occidente castrum Oleronis quod ab eodem milliariis abest.» . Schedoe Mabillonii, dans Historiens de la France, t. XII, p. 419 (note b), Et Elie BERGER, Notice sur divers mss. de là Bibl. Vaticane,. Paris, 1879) in-80, fasc. 6 de la Bibl. des Écoles de Rome et d'Athènes, p. 46. (Ms, Fonds de la Reine Christine, n° 1911, fol. 81, r°, col. a). —

 Châtelaillon, est ainsi décrit par Ainos Barbot (Ms. La Rochelle, Fonds Saint-Germain 1060, «Auquel lieu de Châtelaillon, vers la mer, était bâtie l'église qui y était, là porte de laquelle faisait la dicte muraille de ville.» Abbé CHOLET, Mémoire dans Rec. des Actes de la commission des arts et monuments hist. de la Charente-Inférieure, I, I, 1861-1867, p. 31-32. — Pierre ROGIER, 1575.— LUCAS, fils de Jean CHAHTIER, Le Nouveau Miroir des voiages marins, Anvers, 1600, Bibl. Nat., GeDD,, vol. 314. «Il y a 8 brasses entre Châtelaillon et Aix.» — IDEM  dans, LUCAS JANSZ WAGENAER, Thrésorerie ou Cabinet de la Roulle Marinesque, Calais, 1601, obl.Bibl. Nat., Cartes, GeFF, 3426.

 

 

(81) En 1430, «Aix tenait à Fouras.» LESSON, Légendes, p., 101. — THEVET, déjà cité.— «L'île d'Enette a 106 toises de long, 20 à 30 de large; Il y aies vestiges d'une chapelle.» MASSE, 8e carré, p. 7.

(82) «Forat» Andréa BRANCO, 1436, dans NÔRBENSKJOLD, Periplus, Slockhohh, 1897.— «Four.» WAGENAEB, 1586.

(83) Pierre ROGIER, 1576, indique plusieurs îles (?) au nord de Châtelaillon. — WAGUNAEH, .Spéculum, Ley.de., Planlin, 1586, indique Châtelaillon et la tour de Carol (Dépôt de la Marine). —. J. HONDIUS, Gallia, 1600, Bibl, Nat,, -Caries B, 17.07.

(84) Carte des costes de Poitou, Aunis et La Rochelle, de l'ile de Ré et de ses forts, ms.s. 1. n. d (vers 1660), Bibl. Nat., Cartes, C. 12423— R. MELCHIOR TAVERNIER, 1637, Carte particulière des costes de Poittou, Aunis, et La Rochelle, Bibl. Nat., Est. ,.Va Charente-Inférieure. — Joannis LE CLERC., Carte du pays d'Aunis, ville et gouvernement de La Rochelle, 1621. — Archives Nat., NN 15, Saintonge. — Du même, Carte du païs de Xaintonge, même Dépôt. — SAMSON, La Saintonge vers le Septentrion avecq le pais d'Aulnis. —. V. 1650,;Bibl. Nat., Est. Vx 20 et Archives Nat., 20 Saintonge, — Plan de la ville el des environs de La Rochelle, Jehan Estienne Leduc, graveur, s. d. Bibl. Nat., Est., Qb. 24 Hennin.— Jod. HONDIUS, Pais de Xaintonge, Amsterdam, s. d. Archives Nat., Saintonge, N N 15. — N. BOUGUENAULT, Poitou, Bibl. Nat., Caries, GeDD 627.

 

 

(85) Melchior TAVERNIER, 1627. Carte du pais d'Aunis, ville et gouvernement de La Rochelle, Bibl. Nat.,' Est., Va, Charente-Inférieure, et Archives Nat., NN 15, Saintonge.— Coste d'Aunis, s.. d., Bibl. Nat., Est., Va Charente-Inférieure, Qb. 24, Hennin.

(86) ARCÈRE, p. 5. — A. PAWLOWSKI, Châtelaillon, p. 6. — Cependant Armand MAICHIN écrit, en 1671 : «A présent la ville est complètement absolument ruinée et détruite, et il n'en reste plus que le nom dans les anciens titres et les histoires, car la mer s'étant impétueusement jettée de ce côté-là en a miné et sappé à succession de temps les tours et les murailles.» Histoire de Saintonge, 1671, in-folio, p. 233. M. de Bruxelles, curé de Salles, m'a assuré qu'en 1660 il a vu encore sur pied les vestiges de sept tours de cette ancienne forteresse.» MASSE,-in 4° 135, p. 242.

(87) «En 1680, on y voyait encore cinq grosses tours du côté de terre et les fossés. Il n'y reste à présent que quelques débris qui sont tombés du haut d'un rocher qui se mine actuellement. La ville s'étendait fort loin en mer et avait un port.» MASSE, Mém, du 6° carré d'Aunis et Saintonge, p. 45. — «En 1680, je vis les restes d'une grosse tour, côté Nord, dont partie était tombée dans la mer. On voyait encore quelques courtines et partie d'une haute tour avec des murs de bonne maçonnerie de 7 à 8 pieds d'épaisseur». MASSE, in-4° 135, p. 242.

(88) HONDIUS, Poictou, Pictaviensis Comitatus, s. d., vers 1600. Bibl. Nat., Est., Vx 20. — «C'est le marais de Secheboue» dans Carte de la coste de La Rochelle à Brouaige et de l'isle d'Oléron, observée par le sieur de Chastillon, Melchior TAVERNIER, 1627. «Ce marais est limité à Secheboue, Pucilli, Roussoy, Empalle», Bibl. Nat., Cartes, GeDD, 627. — Gouvernement de La Rochelle, s. d., V. 1620, Ribl. Nat, Est., Va Charente-Inférieure. — HONDIUS, 1644, Carte du païs de Xaintonge, Bibl. Nat., Cartes, GeDD, 1197. — SAMSON, v. 1650.— N. DE FER, les Costes de France sur l'Océan, 1690 (Dépôt de la Marine).

(89) BOUGUENAULT, déjà cité, Gouvernement de La Rochelle., s. d. (v. 1627). Ms., Bibl. Nat., Est., Vx 20. — HONDIUS, 1644. — SAMSON, v. 1650. — P. DUVAL, La Rivière de Bourdeaux, etc. (v. 1660). Bibl. Nat., Cartes, Pf 85, B. 29. — En 1575, Amos BARBOT appelle ce coi celui de Marillet. Ouv. cité, p. a4.

(90) Melchior TAVERNIER, Carte de Chastillon, 1627, —Idem, Carte du païs d'Aunis.

(91) M. TAVERNIER, carte de Chastillon, 1627.— «Tous les marais et prairies étaient jadis baignés de la mer. On a construit des digues.» MASSE, Mém. du 8° carré, p. 1. — «Avant 1563, ils étaient inondés en malines.» Idem.

(92) En 1795. MASSE, Mém. ou description, 1721. — Mém. du 48° carré, 1719. Mém, du 8e carré, p. 1.

(93) M. TAVERNIER, carte de Chastillon, 1627. — Carte de l'embouchure de la Charente 1689, au 1/27000. A. G.

(94) Fouras, forteresse près La Rochelle, plan mss., Bibl. Nat., Est., Va Rochefort. — G., L'ancienne forteresse de Fouras, dicte le château de César, comme il se voict encore à présent, 1604. (Même Dépôt, même cote). — Carte de l'embouchure de la Charente, 1689, au 1/37000. A. G.

(95) Melchior TAVERNIER, carie de Chastillon, 1627.

(96) J. Aertz COLOM, Spiegel der Zee, Amsterdam, 1632 : De Custen van Poictou en Xaintoigne van de Cardinael de Rivier van Bourdeaux. Bibl. Nat., Cartes, GeDD, vo 313. —- BLAEU, Seespiegel, Amsterdam, 1631i. Bibl. Nat,, Cartes, GeFF, 829, — «Les sondes marquent à la fin du siècle 10 brasses entre Aix et Châtelaillon, et 7 entre Aix et Fouras.» Paul YVOUNET, Grand et nouveau miroir, ou Flambeau de la mer, Amsterdam Hendrik Donker, in-folio. Bibl. Nat. Cartes, GeDD 183. — Cf. Du même éditeur, Paskaert van Bretagne, Poictou en Xaintonge (Bibl. Nat., Cartes, GeDD 1297).

(97) Cours de la Charente, sur calque, s. d. (XVIIe siècle). Bibl. Nat., Cartes, C. 1855o (347).

(98) Carte de l'embouchure de la Charente et environs de Rochefort, s. d., Bibl. Nat., Est., Va Charente-Inférieure.

(99) Fouras, forteresse près La Rochelle, plan ms., Bibl. Nat., Est., Va Rochefort: «L'isle de Nel.» L'Epée, au N., est un banc. — Nouvelle carte marine croissante en degrés départie des costes de Poitou, Aunis et Saintonge, par N. DE VRIÈS, Amsterdam, by Ant. de Wintor en Claes de Vriès, geom. s. d., Bibl. Nat., Cartes, GeDD,vol. 163. — P. DUVAL, La Rivière de Bourdeaux avec les costes de Saintonge et Aunis, les Mes de Ré et d'Oléron (v. 1660) Ms. Bibl. Nal., Cartes, Pf 85 B 39. — Recueil des costes marit. du royaume, rédigé sur les cartes du Ghev. de Clairville, v, 1670 : «Carte topog. des costes maritimes d'Aunis et pays abonnés du gouvernement de Brouage.» (Bibl. Nat., Cartes, C. 15232).

(100) Carte de l'embouchure de la Charente, s. d.

(101) Places maritimes de France, Ms. Dépôt de la Marine, s. d. (XVIIe siècle).

(102) Michel BEGON, Mém. sur la généralité de La Rochelle, publié p. G,Musset, dans Archives d'Aunis et Saintonge, t. II, p. 74. • .

(103) « il y a 100 ans, il y avait encore des barques.» MASSE, Mém, du 48c carré, p. 7. — «La tradition vulgaire et plusieurs contrats font mention que les petits bâtiments ont remonté autrefois jusqu'à Marancennes, L'on assure qu'un homme mort depuis 15 ou 16 ans a dit, comme chose très sûre, avoir vu dans sa jeunesse une petite barque au port de Marancennes.» MASSE, Mém. sur Surgères 1700,p9.

(104) «Un habile géographe, qui connaissait bien le pays d'Aunis (Masse), fournit une preuve bien sensible des ravages que l'Océan fait en ce canton ; il a observé qu'on voyait, au commencement de ce siècle, les vestiges d'une chapelle dédiée à saint Jean, éloignée des bords de la mer de plus de dix toises en 1680. Cette chapelle était ruinée par les eaux en 1718.» ARCÈRE, p. 25. —• MASSE, passim, surtout, Mém, sur Saint-Jean-d'Angely, p. 64; «La commune opinion est qu'elle (l'abbaye de Secheboucq) a été bastie pour perpétuer en vénération de ce qui est dit de la chapelle ci-devant que les flots de la mer détruit insensiblement, et en 1680 ladite chapelle en était éloignée de ces rives plus de 10 toises, et en 1718 la mer l'a presque tout emportée.»

(105) »En 1700, les fossés de ce château qui séparaient la forteresse de la partie de l'ile qui subsiste, et qui étaient profonds, paraissaient encore en partie en leur entier. Au grand hiver 1709, tous les débris de tour qui étaient dans la mer, elle reste de l'escarpe furent détruits; 4 ou 5 maisons sur le-bord de ces fossés tombèrent. En 1698 il y avait encore neuf maisons. Il n'y en a plus que 4 ou 5.» MASSE, in-4° 135, p. 243-243.

(106) 24 mars 1730. Chute de la dernière tour de Châtelaillon, d'après COLIN, dans [Jourdau J. B. E. J.] Ephémérides historiques de La Rochelle, La Rochelle, 1864, in-S", p. 83.

(107) 1788. Carte de La Tour du Pin, au 86/4oo°. Mns. A. G.

(108) Carte des Armées du Roy, XVIIe" siècle. Mns. A. G.

(109)  1756. BLONDEAU, Carte de l'embouchure de la Charente, relative aux batteries, au 1/14400°. Mns. A. G. — Cartes d'Aunis, par LEBOZIER, 1767, Emb. de la Charente et projet pour la défense de cette rivière et Rochefort. Mns. A. G.

(110) Carte des Armées du Roy, XVIIe siècle. A. G. —BLONDEAU, 1756. «Elle a 70 toises sur 25.» De LA ROZIÈBE, Description, des costes des pays d'Aulnis el de la Saintonge. Mns. 33 pages, p. 3o. A. G.

(111) Carte des Armées du Roy, XVII° siècle. Mns. A. G.

(112)  «M. Gilbert, maire d'Angoulins, et M. Ledoux ont trouvé, dans un terrain emporté en 1873, à 3 mètres dans la mer, un squelette humain agenouillé dans la falaise.» Abbé MONGIS, ouv. cité, p. 292. L'abbé Mongis estime à 60 mètres la falaise enlevée par la mer à cette époque.

(113) «Au commencement de ce siècle, pendant les guerres de l'Empire, un fort s'éleva sur la pointe; à son tour, il s'est éboulé. Aujourd'hui (1853) un modeste corps de garde de douaniers a succédé à ces forteresses de deux âges, mais il ne repose pas sur leurs débris. Sur cette falaise, qui manque sous eux, tours ou bastions n'ont pas le temps de laisser des ruines, et comme des soldats frappés à leur poste ils tombent tout entiers.» DE QUATREFAGES, ouv. cité, p. 346-347. — «Des vieillards morts, il n'y a pas encore vingt ans, ont dit, à des personnes qui nous ont garanti le fait, qu'ils avaient vu sur la falaise une rangée d'ormeaux s'avançant vers la mer, et que tous, jusqu'au dernier, avaient disparu de leur temps.» Bulletin religieux du diocèse de la Rochelle, 1864-65. Les Ruines de Châtelaillon, p. 377.

(114) Constatations personnelles.

(115) Constatations personnelles.

 

 

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