Time Travel - Les origines de la guerre de Cent ans et les débuts de l'artillerie à poudre (2)

En 1328, le roi de France Charles IV, dit « le Bel » meurt sans héritier.

 Le roi d’Angleterre Édouard III Plantagenêt dit « Prince Noir », descendant de Saint Louis et Petit-fils de Philippe le Bel par sa mère Isabelle de France, peut revendiquer ses droits sur la couronne de France.

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Mais les barons français lui préfèrent Philippe de Valois, un prince plus expérimenté et cousin de Charles IV, qui devient roi sous le nom de Philippe VI.
Philippe VI confisque la Guyenne (Aquitaine) à Édouard III, ce qui réveille les prétentions du roi d’Angleterre. Le 7 octobre 1337, la guerre de cent ans a commencée, Édouard III se déclare l'héritier du trône de France  en remportant la bataille navale de L'Écluse le 24 juin 1340 puis la bataille de Crécy le 26 août 1346 qui voit les chevaliers du royaume de France vaincus par les archers ennemis
Elle durera 116 années de 1337 à 1453 entrecoupées de longues trêves.

Qui se souvient de la malédiction du Grand Maître du Temple, Jacques de Molay prononcé sur le bûcher où Philippe le Bel l'avait envoyé après un procès inique ?

"Pape Clément ! Chevalier Guillaume ! Roi Philippe ! Avant un an, je vous cite à paraître au tribunal de Dieu pour y recevoir votre juste châtiment ! Maudits ! Maudits ! Maudits ! tous maudits jusqu'à la treizième générations de vos races ". ==> Mille ans de l’Histoire de Chinon (tour du Coudray de la forteresse Royale)

Dans ce contexte troublé, l’artillerie à poudre apparait timidement dans les guerres de siège en Occident grâce à sa puissance de feu et sa simplicité de mise en œuvre. Elle est d’abord utilisée pour la défense des forteresses. C’est pendant le siège de Metz de 1324, qu’eut lieu le premier usage notable de canons. Une couleuvrine et une serpentine au moins ont été utilisées durant le siège.

( Back to the Future; Tiffauges 1367 (La Maisnie de l'Hermine 360)

 

L'ARTILLERIE AVANT L'INVENTION DE LA POUDRE.

Time Travel - Les origines de la guerre de Cent ans et les débuts de l'artillerie à poudre ARMEDIEVAL bataille Pont de Cé

ARMEDIEVAL bataille Pont de Cé

L'Artillerie a composé, dans tous les temps, un corps très-considérable en France, même avant l'invention de la poudre qui, suivant plusieurs auteurs, aurait eu lieu en Europe vers 1330.

Dès les temps des Croisades, tous les instruments de jet s'appelaient Engins et Artillerie, d'où le mot d’Artiller (Artilleur) aux faiseurs d'Arcs, de Flèches, Arbalètes et autres machines et armes de guerre. Le mot Artiller ou Artilleur est donc plus ancien que l'invention de la poudre.

De 1291 à 1327, on voit déjà des Maîtres d'Artillerie, dont plusieurs sont en même temps châtelains de forteresses. A cette époque on voit aussi des Maîtres et Fabricants d'Artillerie, des Préposés aux Artilleries, des Gardes et Visiteurs de l'Artillerie.

Le Couillard ARMEDIEVAL bataille Pont de Cé

( Le Couillard ARMEDIEVAL bataille Pont de Cé)

Au Moyen-Age, l'Artillerie n'était point un corps militaire; quand une entreprise militaire exigeait l'emploi des machines, on avait recours à des maîtres-ouvriers qui fournissaient tout ce qui était nécessaire et embauchaient pour la campagne un certain nombre de compagnons de divers états.

Lorsque les armes à feu commencèrent, au 14e siècle, à se substituer aux anciens engins, il se forma dans beaucoup de villes une nouvelle corporation d'ouvriers, sous les noms de Bombardiers, de Canonniers, de Poudriers, etc.

Pendant qu'ils étaient en campagne, les maîtres-ouvriers et leurs ouvriers étaient sous les ordres du Grand-Maître des Arbalétriers ; l'officier revêtu de cette charge, créée par Saint Louis, avait le commandement supérieur de tous les hommes de pied (archers) de l'armée et prenait rang immédiatement après les Maréchaux de France.

 Il avait en même temps la direction des Engigneurs, ouvriers, pionniers, de tous les hommes, enfin, chargés des travaux de guerre et de l'exécution des machines de jet et de percussion.

Il ne faut pas confondre l'Artillerie des Anciens avec celle du Moyen-Age : le principe moteur de l'Artillerie ancienne était la torsion des câbles de nerfs, de boyaux, de crins, etc., et les machines de guerre s'appelaient Scorpions, Balistes et Catapultes.

Scorpion ou baliste Saintes Les 2000 ans de l’arc de Germanicus

(Scorpion ou baliste La Légion VIII Augusta Saintes Les 2000 ans de l’arc de Germanicus)

Le Scorpion était la plus petite de ces machines et ne lançait que des traits; la Baliste lançait des projectiles de toutes grosseurs, pierres énormes, gros traits et même des poutres armées de fer; la Catapulte, appelée aussi Onagre, lançait des pierres suivant une trajectoire parabolique.

La Baliste et la Catapulte étaient aux Arcs et aux Frondes ce que nos Canons et nos Mortiers sont au Fusil.

Cette Artillerie des Anciens paraît avoir disparu pendant les siècles de barbarie qui durent effacer tous les souvenirs de la civilisation romaine.

Au Moyen-Age, on ne se servait plus, dans les sièges, que de deux espèces de machines : le Trébuchet et l'Arbalète à tour.

Le Trébuchet, ou Arbalète de jet, était une simple bascule composée d'une longue poutre, appelée Verge ou Flèche, tournant autour d'un axe horizontal porté sur des montants ; à l'une des extrémités de la Verge on fixait un contre-poids considérable, et à l'autre, une fronde contenant le projectile.

Le Trébuchet a aussi été appelé Pierrier ou Périère, Mangonneau, Engin à verge, Frondibale.

Time Travel - Les origines de la guerre de Cent ans et les débuts de l'artillerie à poudre L'Arbalète à tour, ou Arbalète de trait Couldray Salbart

(Arbalète à tour - château Coudray Salbart)

L'Arbalète à tour, ou Arbalète de trait, était une grande arbalète dont l'arc, en bois, en corne ou en acier, monté sur un fût en bois, avait quelquefois jusqu'à 10 mètres de longueur; les dimensions de cet arc ne permettaient pas de le bander à la main, et un appareil approprié à cet usage était placé en arrière de la machine.

 Elle reçut aussi une foule de noms divers, comme Ribaudequin, Ribaldequin, Arbalestre de passe, etc.

Le Trébuchet ARMEDIEVAL Bataille du Roi René

Le Trébuchet avait un tir courbe comme nos Mortiers; les Arbalètes à tour, un tir rasant comme nos Canons.

Les Trébuchets lançaient des pierres d'un très-grand poids, armées quelquefois d'une mèche incendiaire, des tonneaux remplis, soit de feu grégeois, soit de matières en putréfaction;

les Arbalètes à tour lançaient de petites pierres rondes, mais plus souvent des traits empennés armés d'un fer pyramidal, appelés Carreaux, et souvent munis d'une pelote incendiaire; ces traits incendiaires se nommaient Falariques.

Dans la guerre de siège, les moyens réguliers d'approche étaient des constructions mobiles en bois qui servaient à couvrir les gens d'armes, les gens de trait et les travailleurs chargés d'aplanir le terrain , de saper les murs ou d'approcher les matières incendiaires;

les Mantelets étaient des parapets roulants en bois; de grands Manteaux servaient à couvrir les machines de jet; des allées couvertes ou Galeries, établies à demeure au-dessous du sol, conduisaient vers les machines ou leurs gardes.

Les larges ou Pavois étaient des espèces de grands boucliers portatifs qui abritaient les hommes de trait chargés d'éloigner les défenseurs de leurs créneaux.

 Les Maisons et les Tours roulantes, déjà en usage dans l'Antiquité, étaient employées sous différents noms, tels que Tortues, Chats, Chats-Chastels, Truie, Fouine, Beffroi, et ont varié de mille manières au Moyen-Age ; il y en avait de plus élevées que les murailles ou même que les tours de la place, et on les faisait rouler jusqu'au pied des murs; elles contenaient des hommes munis de pics pour percer le mur, ou étaient armées, dans le bas, d'un Bélier ou Mouton , ou d'une Tarière, pour faire brèche.

Le Mouton était une longue poutre portant à un bout une tête de bélier en métal; la Tarière était une poutre armée d'un fer pointu. Les étages supérieurs étaient garnis de machines de jet et d'Archers.

Le Corbeau démolisseur, longue pièce de bois armée d'un harpon en fer, ou de faux, suspendue entre deux montants, servait à abattre les murailles et arracher les créneaux. On appelait Bastides ou Bastilles, les camps entourés d'une enceinte que les assiégeants formaient autour d'une place.

Attaque au Trébuchet château Coudray salbart Time Travel - Les origines de la guerre de Cent ans et les débuts de l'artillerie à poudre

Contre les machines d'approche et les machines de jet, les assiégés employaient les mêmes machines de jet et les sorties.

Telles furent les principales machines qu'on employa pendant tout le Moyen-Age avant l'Artillerie à feu et depuis, concurremment avec elle, jusque vers la fin du 15° siècle, car l'effet des premières bouches à feu ne différait guère de celui produit par les anciennes machines ; aussi la transition entre l'Artillerie des Anciens et celle qui lui succéda à l'époque, de l'invention de la poudre, ne se fit-elle pas subitement, et, pendant deux siècles, on se servit de l'une et de l'autre.

Dans la guerre de campagne, avant l'emploi de la poudre, on plaçait, en avant de l'Infanterie, des espèces de petites Arbalètes à tour, appelées Espringoles ou Espringales, qui lançaient des pierres et des dards nommés carreaux. On employait aussi des espèces de Trébuchets, portés sur des roues et nommés Engins volants, lançant des pierres enflammées.

L'Infanterie se servait l’Arcs et l'Arbalètes de main; les traits qu'on lançait avec ces armes étaient des Carreaux de petite dimension nommés Virelons; on se servait également de l'Arbalète pour lancer des cailloux et des balles en plomb ou en fer.

 

CHAPITRE II

DE PHILIPPE DE VALOIS A LOUIS XI.  (1328 à 1461.)

C'est à la bataille de Crécy, en 1346, que figurèrent pour la première fois, à ce qu'il paraît, des bouches à feu en rase campagne, dans les rangs des Anglais.

Les Enguigneurs Anglais Time Travel - Les origines de la guerre de Cent ans et les débuts de l'artillerie à poudre

(Les Enguigneurs Anglais- Château d'Angles sur l'Anglin)

Nous admettons que l'usage du Canon remonte à Philippe de Valois, de 1335 à 1345.

Les premiers Canons dont l'histoire fasse mention étaient de si petit calibre qu'on pouvait, à la rigueur, les considérer comme des armes à feu portatives, si la grossièreté de leur construction ne les eût rendus difficiles à manier et à transporter.

Bâton à Feu - Maisnie de L’Hermine Time Travel - Les origines de la guerre de Cent ans et les débuts de l'artillerie à poudre

(Bâton à Feu - Maisnie de L’Hermine - Château de Tiffauges)

 Cette première Artillerie à feu consistait en petits tubes de fer, lançant des balles de plomb d'un faible diamètre, ou, plus souvent, des traits (carreaux). Ces petits Canons étaient transportés sur des chevaux ou sur des charrettes, puis tirés à la main, ou on les plaçait à poste fixe sur des chevalets ou sur des roues. Souvent, on les plaçait au nombre de deux, de trois ou de quatre, sur un train à deux roues, garni d'un mantelet de bois pour protéger les Canonniers, et la partie antérieure était armée de fers de lances et d'artifices.

Cette espèce de voiture, traînée par des hommes ou un cheval, se nommait Ribaudequin. L'Arquebuse à croc, du poids de 50 à 100 livres, pour l'exécution de laquelle il fallait deux hommes, était portée par un chevalet en bois et y était retenue par un croc.

couleuvrine à boite Time Travel - Les origines de la guerre de Cent ans et les débuts de l'artillerie à poudre

(couleuvrine à boite - Château Saint Mesmin - La Maisnie de l'Hermine)

Les Couleuvres ou Couleuvrines étaient des Canons à main ou à fourchette, du poids de 20 à 24 livres environ; plus tard, lorsque les qualités du bronze furent mieux connues, on augmenta successivement les dimensions de ces armes, au point qu'on cessa de les regarder comme armes à feu portatives, et elles conservèrent alors le nom de Couleuvrines.

Les Canons en usage au 14e siècle, par leur petit calibre, pouvaient être dirigés contre des hommes couverts d'armures, mais n'avaient pas assez de puissance pour être employés contre des obstacles résistants.

Cependant, vers la fin du 14e siècle, les bouches à feu avaient augmenté beaucoup en nombre et en puissance, mais comme à cette époque la métallurgie était peu avancée et que l'on ne savait guère couler les métaux, les pièces étaient construites avec des barres de fer brasées entre elles et maintenues par des cercles de même métal; ces pièces s'appelaient Bombardes ou Pierrières. Il y en avait qui étaient ouvertes par -dessus, à la culasse, pour recevoir une boîte en fer contenant la charge, qu'on ajustait au canon et qui était retenue contre la culasse par un coin.

On chargeait ces Bombardes d'une poudre grossière et malpropre ; elles tiraient sous de grands angles et lançaient des blocs de pierre, des boulets grossièrement taillés et des projectiles incendiaires; à ces derniers, la pierre avait un piton en fer recevant une corde d'étoupes enduite d'huile et de résine. L'âme de ces Bombardes était le plus souvent conique, afin de pouvoir utiliser les boulets de divers diamètres et en projeter plusieurs à la fois; lorsque les Canons avaient cette forme, on les nommait encapannés.

Les poids des boulets, d'abord de 5 à 10 kilogr., furent augmentés progressivement jusqu'à 600 kilogr. Souvent la pièce éclatait et causait plus de dangers à ceux qui s'en servaient qu'à l'ennemi. Les premiers boulets, en pierre, sont rapidement remplacés par des projectiles en fer qui, souvent, sont chauffés au rouge afin d’incendier les fortifications attaquées. D’où l’expression “tirer à boulet rouge

Ces grosses Bombardes étaient souvent construites de plusieurs morceaux se vissant l'un à l'autre et se démontant pour le transport; pour le tir, on plaçait les pièces sur des poutres, et, afin de les empêcher de reculer, on plaçait, derrière, un heurtoir affermi par des pieux; cette habitude des premiers temps fut abandonnée sous Charles VII; ou bien, on les encastrait sur des supports en bois, ou on les montait sur des plate-formes à roulettes auxquelles elles étaient liées par des cordes ou des chaînes.

On garantissait les pièces des projectiles ennemis avec les moyens employés pour les anciennes machines, et on les faisait avancer à couvert sous des abris roulants ; on se bornait souvent à construire devant les pièces des parapets en bois nommés Manteaux, garnis de portières d'embrasures.

Siège du Château Saint Mesmin Time Travel - Les origines de la guerre de Cent ans et les débuts de l'artillerie à poudre

compagnie Belge, Fer de Lance Siège du Château Saint Mesmin

Dans les sièges, les batteries de l'attaque employaient de préférence le tir courbe pour détruire, par des pierres et des artifices incendiaires, les édifices et les abris des habitants ou de la garnison. On n'employait, en général, le tir de plein fouet que contre les portes qui étaient la partie la plus vulnérable des fortifications d'alors ; aussi les portes des villes furent-elles bientôt fortifiées par un rempart en terre qui prit le nom de Bouleverd ou Boulevard.

Canons et Bouches à Feu Bombardelle Fauconneau à l'assaut de la forteresse royale de Chinon

(Canons et Bouches à Feu Bombardelle Fauconneau à l'assaut de la forteresse royale de Chinon)

Pendant la première moitié du 15e siècle, l'Artillerie fit des progrès remarquables et proportionna la force de la poudre à la résistance des bouches à feu ; on employait de préférence le fer forgé pour les Bombardes de gros calibre, sans cependant exclure un alliage de cuivre que d'autres nations employaient déjà.

Les formes des bouches à feu variaient beaucoup; on fit des Bombardes pesant jusqu'à 20,000 livres; immédiatement après les Bombardes, appelées aussi grands Canons, venaient dans l'ordre des grandeurs, des Canons moins gros, nommés Veuglaires, puis les Crapaudeaux, les Serpentins et les Couleuvres ou Couleuvrines, les Ribaudequins, dont l'usage s'était conservé et qui prirent le nom d'Orgues, enfin les Arquebuses à croc, une des plus anciennes des petites armes à feu.

Une bouche à feu plus courte que la Bombarde et destinée à lancer des pierres sous de grands angles, reçut le nom de Mortier, mais ces bouches à feu ne paraissent pas avoir été employées en grande quantité à cette époque.

On avait aussi appris à faire lancer par les Canons de la mitraille en pierre ou en fer, des balles à feu, des boulets en plomb chauffés au feu et divers projectiles incendiaires. Une autre innovation, des cercles de fer renforçant les boulets de pierre, permit de battre plus énergiquement les murailles et faire tomber les tours.

Malgré tous ces progrès, les affûts étaient toujours très-défectueux et variaient de mille manières; les principes de la composition et de la décomposition des forces étaient entièrement inconnus, et le tâtonnement était le seul moyen d'arriver à améliorer ces affûts.

Time Travel - Les origines de la guerre de Cent ans et les débuts de l'artillerie à poudre bombarde la hire forteresse chinon

( Bombarde "la Hire" A l'assaut !" la Forteresse royale de Chinon travaille avec la société Armédiéval dirigée par Renaud BEFFEYTE.)

On menait en campagne indistinctement les plus grosses Bombardes comme les plus petits Canons ; les différentes figures font voir qu'il y avait à cette époque de bien gros et de bien petits calibres portés sur roues.

Pendant la guerre de l'Indépendance contre les Anglais, deux hommes éminents, Jean Bureau, Maître-Général de l'Artillerie, et Gaspard Bureau, son frère, qui lui succéda en 1444, apportèrent tous leurs soins à perfectionner les bouches à feu et la conduite des sièges. On employa les métaux coulés pour la fabrication des pièces et des boulets; l'âme des pièces devint cylindrique, et la forme nouvelle de ces Bombardes leur fit donner le nom de Canons; l'emploi du bronze commença à exclure le fer forgé et la poudre fut aussi perfectionnée.

C'est vers 1450 que l'on commença à employer des boulets en fonte de fer, au lieu de boulets de pierre ; ce boulet plus dur ne se brisa plus, et put pénétrer dans la maçonnerie.

Mais si l'Artillerie de siège et de bataille avait déjà acquis une certaine importance, les armes à feu portatives étaient encore bien inférieures, en rase campagne, aux anciennes armes de jet et l'Arc conserva toute sa supériorité. Cette supériorité de l'Arc ou de l'Arbalète se conserva en France jusqu'à François 1er.

Léonard de Vinci 500 ans présentant sa ribaudequin à François 1er - Time Travel - Les origines de la guerre de Cent ans et les débuts de l'artillerie à poudre

 

(Clos Lucé - Léonard de Vinci 500 ans présentant sa ribaudequin à François 1er)

Pour la guerre de siège, la supériorité des bouches à feu sur les machines de jet anciennes fut longtemps contestée; on employait simultanément ces deux espèces d'armes dans l'attaque et la défense des places. Mais par suite des améliorations apportées à la fabrication des pièces et des boulets, l'exécution des bouches à feu devint plus facile, leurs effets plus puissants, et l'on abandonna définitivement, vers la fin du 15e siècle, les anciennes machines qui, pendant près de deux siècles, avaient rivalisé avec la nouvelle Artillerie......

 

Esquisse historique de l'artillerie française depuis le moyen-âge jusqu'à nos jours,avec un atlas de... planches dessinées par A. de Moltzheim

 

 

 

Histoire du Poitou: LE POITOU PENDANT LA GUERRE DE CENT ANS (1340-1453). <==.... ....==> 1372 Guerre de cent-Ans - les jeux des chevaliers pendant la campagne de Philippe le Hardi - Poitou, Angoumois, Aunis, Saintonge

 


 

Le Tonnellon ARMEDIEVAL PUY DU FOU

(Le Tonnellon ARMEDIEVAL PUY DU FOU)

Créé en 1992 lors de la réouverture au public , le Conservatoire des machines de guerre du Moyen Âge dispose de la plus importante collection d’engins d’attaque, de défense, mais aussi de construction (grues), dont la plupart sont en fonctionnement. Depuis 1995, Conservatoire des machines de guerre du Moyen Âge est géré par le conseil général de la Vendée.

Le travail réalisé au château de Tiffauges n’aurait pu avoir lieu sans l’aide précieuse du spécialiste et expert Renaud Beffeyte, directeur d’Armedieval.

Quelques mots de Renaud BEFFEYTE sur son travail  : En 1984, alors directeur d'Armedieval, entreprise spécialisée dans la charpente traditionnelle, je me suis lancé dans la recherche des machines de siège médiévales et particulièrement du Trébuchet dont les secrets de construction s'étaient perdus depuis un demi-millénaire. Mais il ne m'a pas fallu moins de 3 ans de recherches pour pouvoir enfin réaliser un Trébuchet fonctionnel de taille réelle qui projetait, en accord avec les textes d'époque, des boulets de pierre de 80 Kg à plus de 200 m.

 

Beffroi: connu depuis l'antiquité sous divers noms (sambuque, hélépole, truie, tour roulante, etc.) cet engin permet d'attaquer au sommet des murailles et de s'y introduire. On a pu avoir des beffrois avec bélier à la base et trébuchet à son sommet. Le plus souvent des archers se plaçaient dans les étages intermédiaires.