Gilles de Montmorency-Laval,  seigneur de Champtocé (49), Machecoul (44), du château de Tiffauges (85) de Pouzauges (85)….. plus connu sous le nom de Gilles de Rais ( Gilles de Retz) en référence à son titre de baron de Retz, né au château de Champtocé-sur-Loire à une date inconnue (au plus tôt durant l'année 1405, peut-être vers le 1er septembre), mort le 26 octobre 1440 à Nantes, est un chevalier et seigneur de Bretagne, d'Anjou, du Poitou, du Maine et d'Angoumois.

Généalogie Gilles_de_Rais_maréchal de France

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Chabot Branche des seigneurs de Retz

 Girard 1er Chabot épouse Théophanie de Montfort puis Eustachie de Retz.

Enfants: Girard II Chabot, Guillaume (alias Geoffroi) Chabot, Raoul Chabot, Eustachie Chabot.

Girard II Chabot dit de Retz

1245/ 1296, baron de Retz, Machecoul, la Mothe-Achard, la Maurinière, Falleron, Froidfond, Château-Gonthier.

Epouse: 1er Emma de La Jaille de Château Gonthier

2e Jeanne de Craon, dame de Brion et Chalocé (fille de Maurice IV et d'Isabeau de Lusignan, dame de Chantocé, fille du comte de Marche)

3e Marguerite des Barre (fille de Jean, seigneur d'Oissery au diocèse de Senlis, et d'Isabelle veuve de Renaud de Pomponne)

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Foulques de Laval, seigneur de Chaloiau en Bourgogne, signala son courage dans les querelles de Charles de Blois et de Jean de Montfort ; il combattit jusqu’à la dernière extrémité pour Charles de Blois ; il fut fait prisonnier dans une rencontre à la tête de quatre cents Chevaliers. Ce désastre accabla Charles de Blois qui avait une confiance singulière en la valeur de Foulques de Laval. Foulques élargi de sa prison, ramena sous l’obéissance de Charles de Blois, les forteresses de Beauvoir, de Lampan, de l’Ile-Chauvet et de Bouin. Il épousa Jeanne Chabot de Rais, fille de Gérard Chabot III du nom, seigneur de Rais et de Marie de Parthenai. Il mourut en 1360, laissant :

1° GUI de Laval, seigneur de Chaloiau et de Blazon, qui suit.

2° MARIE de Laval, allié à Guillaume Sauvage, chevalier, seigneur du Plessis-Guéris.

3° PHILIPPE de Laval ? épouse d’Alain de Saffré, chevalier, seigneur de Saffré.

 

GUI de Laval, seigneur de Chaloiau, de Blazon, de Chemillé…., surnommé Brumor, fut l’un des plus intrépides chevaliers de son siècle ; il rendit les plus grands services à Charles V contre les Anglais et les Navarrois. Il fut pris en allant reconnaitre Evreux en 1364. Telle était l’estime que le Roi avait pour Gui de Laval, qu’il l’échangea contre Guillaume de Graville, l’un des plus grands capitaines de l’Angleterre. Gui de Laval ne cessa de combattre pour son prince jusqu’à sa mort arrivée en 1383. Il avait épousé

1° Jeanne de Montmorenci, fille de Charles de Montmorenci, maréchal de France, et de Jeanne de Rouci, dont il n’eut point d’enfants ;

2° Tiphaine de Husson, nièce du connétable du Guesclin, il en eut :

1° FOULQUES de Laval II du nom, mort à la fleur de son âge sans avoir été marié.

2° GUI de Laval, seigneur de Blazon, qui suit.

 

Gui de Laval, seigneur de Blazon, de Rais, de Chaloiau, de Chemillé, d’Ingrande, de Chantocé,…, servit dans toutes les guerres de son temps. Il quitta le nom et les armes de Laval, pour prendre celle de Rais, en vertu de la donation qui lui fut faite de tous les biens de la maison de Rais, par Jeanne, dame de Rais ; Gui épousa Marie de CRAON, fille et héritière de Jean de CRAON, seigneur de Chantocé, d’Ingrande, de la Benaste,…. Il mourut en 1416 à la fleur de son âge, laissant deux fils :

1° GILLES, sire de Rais, qui suit.

2° RENE de Laval, seigneur de la Suze et de Rais ; il épousa Anne de Champagne dont il eut pour fille unique, Jeanne de Laval, dame de Rais, de la Suze,.. alliée à Gui de Chauvigni, vicomte de Brosse, seigneur de Châteauroux : elle n’en eut qu’un fils appelé André de Chauvigny, seigneur de Rais, qui épousa Louise de Bourbon, princesse de sang, fille de Gilbert de Bourbon, comte de Montpensier, viceroi de Naples, et de Claire de Gonzague. Il n’en eut point d’enfants : elle se remaria à Louis de Bourbon, prince de la Roche sur Yon.

 

Gilles de Laval baron de Rais Château de Tiffauges

GILLES, sire de Rais, de Blazon, de la Benaste, le Coustumier, Bourneuf, l’Ile de Bouin, Ingrande, Chantocé, la Mothe Achard, la Mauvière, Pornit, S. Etienne de Mallemont, le Loroux-Botereau, de Chabanois, de Confolant… maréchal de France, gouverneur et lieutenant général de Bretagne.

Il demeura jeune sous la tutelle de  Jean de Craon son aïeul maternel, qui l’abandonna à lui-même, sans se mêler de son éducation. (il avait des biens immenses, près de 60 mille livres de revenu, fortune qui doit paraitre d’autant plus éclatante, que l’apanage des frères des ducs de Bretagne ne montait alors qu’a six mille livres de rente). La valeur et de grands talents pour la guerre, joints à la splendeur de sa naissance, annonçaient la plus brillante destinée au sire de Rais ; il est constant que s’il eût achevé sa carrière comme il la commença, on le regardait aujourd’hui comme un héros. A peine âgé de dix-sept ans, il alla combattre les Anglais avec une réputation extraordinaire de valeur. Dans tout le cours de la guerre de Charles VII contre les oppresseurs et les tyrans de la Patrie, il fit des prodiges de valeur, ce fut surtout au siège d’Orléans qu’il signala le plus son courage ; il fut chargé de la conduite de l’armée avec la célèbre Jeanne d’Arc, les sires de Gaucour et de Sainte-Sévere pour délivrer cette place, du salut de laquelle dépendait celui du Roi et de la Nation. On sait quel fut le succès de cette grande entreprise.

Jeanne d’Arc comporta en héroïne, mais elle fut bravement et vaillamment secondée par les sires de Rais et de Gaucour. Le premier ne contribua pas moins à la défaite entière de l’armée Anglaise à Patay, qu’a la délivrance d’Orléans. En 1429, il fut honoré du bâton de maréchal de France ; il avait à peine 25 ans ; il fut un des principaux chefs de l’armée qui conduit le roi à Reims ; il eut l’honneur de représenter un des pairs de France au sacre de ce Prince qui le créa Comte ; le reste de la guerre ne lui fut pas moins glorieux que les campagnes dont on vient de parler. On le voit partout combattre avec le connétable de Richemont, et contribuer avec éclat à ses victoires et a ses conquêtes. Heureux, s’il n’eût pas fouillé une vie commencée avec tant d’éclat par les plus grands excès. Le luxe, la flatterie furent l’origine de ses malheurs : élevé, comme on a vu en 1429, à la dignité de maréchal de France, son premier soin fut de lever et d’entretenir à ses dépens une compagnie de deux cents hommes d’armes : il s’en faisait suivre partout, c’était sa garde ; il s’attacha une troupe de Comédiens, de Troubadours et de Ménétriers, qui représentaient tous les jours devant lui des spectacles qu’on appelait alors Mystères. Le gout qu’il avait pour les cérémonies de l’Eglise et la musique, l’engagea à former une espèce de Chapitre, composé de trente Chapelains et Musiciens ;  les habits, les ornements qu’il leur donna, étaient magnifiques : tout ce qui sert aux offices divins, calices, burettes, plats, encensoirs, chandelier, croix, orgues, lui avaient couté des sommes prodigieuses : sa maison était remplie d’un nombre infini de valets : sa table chargée des mets et des vins les plus exquis, était ouverte à tout le monde ; on ne voyait dans sa conduite qu’un mélange bizarre de superstitions, de débauches et de profusions. Quelques grands que fussent ses revenus, on conçoit qu’il les épuisa bientôt. Pour soutenir ce faste insensé, il vendit, il engagea à vil prix la meilleure partie de son domaine.

Jean V, duc de Bretagne, acheta de lui la terre de Chantocé cent mille écus d’or ; elle en valait peut-être le double. Celles de la Benaste, de la Mothe-Achard, la Mauvière, Parnit, S.Estienne de Mallemont, le Loroux-Botereau furent vendues au même Prince pour la moitié de leur valeur. Rien ne prouve  davantage l’égarement de la raison du maréchal, qu’une si étrange dissipation. Ses parents, le comte de Laval, ceux de sa femme (il avait épousé Catherine de Thouars, seigneur de Puisanges, de Chabannois, de Confolant) obtinrent sans peine du Parlement un arrêt qui défendait à qui que ce fût d’acheter les terres du sire de Rais, sous peine de perdre les hommes sui lui seraient donnés : cet arrêt fut signifié au duc de Bretagne, par le comte de Laval son gendre. Non-seulement le duc se moqua de l’arrêt, mais il ôta au comte de Laval la Lieutenance générale de tous ses Etats, pour la donner au maréchal : il contracta aussi avec ce dernier, le 2 novembre 1437, une alliance ou fraternité d’armes.

Cependant le sire de Rais que le duc de Bretagne flattait ainsi dans ses passions, ne mettait plus de bornes à ses crimes. Les misérables dont il était environné et surtout quelques Italiens auxquels il avait donné confiance, lui persuadèrent de se défaire des malheureuses victimes de sa lubricité ; ils l’engagèrent aussi à tenter le grand œuvre, et enfin à avoir recours au Diable, pour trouver des trésors ; mais le Diable qu’il invoqua, et à qui il promit tout, excepté sa vie et son âme, ne lui donna pas la satisfaction de lui apparaitre. On ne parle de ces scènes absurdes que pour donner une idée de la folie du maréchal ; elle était telle que souvent il courait seul dans les rues.

Cependant sur le cri public, le Maréchal est arrêté à Nantes en 1440, jugé et condamné à périr dans les flammes. Non-seulement le duc de Bretagne dont il était le lieutenant général, le frère d’armes, l’abandonna ; mais ce fut lui qui le poursuivit avec le plus de rigueur. Le Maréchal, dans les ventes insensées qu’il lui avait faites de ses terres, avait stipulé qu’elles lui seraient rendues, pourvu qu’il remboursât le duc en dix ans. Etait-ce la crainte d’être remboursé, ou l’horreur des  excès de Rais qui excitait le zèle de Jean V ? Quoi qu’il en soit, on fit à Nantes une procession générale, pour obtenir au Maréchal la force et le courage de soutenir un si terrible supplice : le duc son parent, et qui avait été si longtemps son ami, assista à l’exécution. On retira son corps, avant qu’il eût été endommagé des flammes ; et en considération de sa haute naissance, de ses exploits, et du repentir qu’il avait témoigné, il fut enterré avec une pompe magnifique en l’église des Carmes de Nantes. Sa veuve se maria à Jean de Vendôme, vidame de Chartres. Il avait eu une fille, appelée Marie de Laval, qui épousa 1°, Prégent de Coétivi, amiral de France ; 2° André de Laval amiral et maréchal de France.

 

 


 

Procession du Cortège du Roy, 1429, Sacre de Charles VII (Gilles de Laval - Les Otages de la Sainte Ampoule)

La journée du sacre fut remarquable pour Gilles de Rais, à raison du rôle qu'il y joua et de la charge de maréchal qu'il obtint. Désormeaux, après le P.

 

Le mystère du siège d'Orléans - Jeanne d'Arc, Gilles de Rais - Château de Tiffauges -
Ce mystère, pièce de théâtre religieux de la fin du Moyen Age, met en scène le siège d'Orléans par les Anglais en 1428-1429 et la levée de ce siège par l'intervention victorieuse de Jeanne d'Arc. On dit qu'elle pourrait avoir été inspirée par Gilles de Rais.

 

Le souvenir de Gilles de Rais à Orléans (Compagnon d'armes de Jeanne d'Arc)

Gilles de Rais et les fêtes de Jeanne d'Arc à Orléans La vie de Gilles de Rais touche Orléans de deux manières. Il fut tout d'abord en 1429 un des compagnons de Jeanne d'Arc et parmi les plus importants de ses capitaines.