la légende de Mélusine et de Geoffroy de Lusignan la Grand'Dent seigneur de Vouvant

Geofffoy mourut sans postérité vers juillet ou aout 1248. Par son testament, fait en janvier de la même année, il choisit sa sépulture dans l’église de Vouvant, ou il fonda une chapellenie.

La chapelle latérale de gauche porte encore le nom de Luzignan.

On lui éleva, mais bien plus tard, dans la cathédrale de Maillezais, un tombeau que l’on voyait encore du temps de Rabelais.

La chapelle de la vierge de l’église de Vouvant, tombeau de Geoffroy de Lusignan (surnommé la Grand’Dent)

Ce monument était surmonté de la représentation de Geoffroy, que Pantagruel, faisant ses études à Poitiers, alla visiter, et dont « il eut quelque peu de frayeur, car il était en imaige comme d’ung homme furieux, tirant à demi son malchus de la guiaine. »

La tête de la statue est au musée de Niort.

 

Datation paléographique proposée du XIe siècle de l’inscription de la chapelle de Vouvant

La chapelle de la vierge de l’église de Vouvant, tombeau de Geoffroy de Lusignan (surnommé la Grand’Dent) (3)

Disposition horizontale sur quatre lignes, sans cadre ni réglures. Ecriture irrégulière composée de capitale (la seule onciale est le second N de nunc). Les deux points après ATQ ne sont pas un signe de ponctuation, mais plutôt le signe de l’abréviation du mot atque. Tilde en forme d’accent circonflexe renversé dans quonda. Seule la croix finale peut servir de ponctuation.

 

QVONDAM PRECLA

RVS SED NVNC CI

NIS  ATQE FAVIL

A +

 signifiant autrefois célèbre, maintenant cendre et poussière.

 

 

Ce texte très court s’inspire de deux passages bibliques tirés de job pour offrir une réflexion morale sur la fragilité de l’existence : assimilatus sum favillae et cineri (XXX, 19) et ago paenitentiam in favilla et cinere (XLII, 6).on trouve une formulation très proche dans un poème épigraphique : hic jaceo infelix cinis et combusta favilla.

La chapelle de la vierge de l’église de Vouvant, tombeau de Geoffroy de Lusignan (surnommé la Grand’Dent) (2)

(Photo : Citée Médiévale Vouvant : Balades contées au pays de Mélusine et des légendes.)

 

 

L’écriture peut correspondre au XIe siècle. Selon la tradition, cette inscription aurait accompagné les cendres de Geoffroy de Lusignan dit la Grand’Dent, comte de Jaffa de 1186 à 1193, puis seigneur de Vouvant mais elle peut difficilement dater de la mort de Geoffroy de Lusignan. Si elle devait être placée au XIIe ou au XIIIe siècle, elle serait vraiment très archaïque.

De ce fait, on ignore pourquoi la tradition locale la rattache à la personne de Geoffroi de Lusignan ; si tel était le cas, il ne pourrait s’agir que du remploi d’une inscription antérieur, mais il faut plutôt envisager une erreur d’attribution (peut-être due au fait que la chapelle où l’on trouve l’inscription porte effectivement le nom de Lusignan).

 

 

 

Corpus des inscriptions de la France médiévale.

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