L’église Notre Dame du château de Mirebeau dans le Poitou – Un 25 décembre 1793 sous la Terreur

A l’origine Notre Dame du Château, l’église apparait dans la première moitié du 11e siècle.

 L'église Notre-Dame-du-Château, diocèse-de Poitiers, généralité d'Anjou, était, de temps immémorial en titre de paroisse. Il y avait un curé et des chapelains ; elle était enfermée dans l'enclos de l'ancien Château, ainsi que l'église Saint-Hilaire. — On voyait encore, au XVIIe siècle, les vestiges des murs et des fossés qui entouraient les deux églises.

Celle de Notre-Dame a été pendant longtemps appelée, par tradition, Notre-Dame-du-Château.

 Le Chapitre de l'église avait été confirmé par le pape Innocent III, en 1202.  

L'EGLISE NOTRE-DAME-DU-CHATEAU et la famille de Blason.

 « Maurice de Blazon, de l'illustre maison de Mirebeau, fonda le Chapitre de Notre-Dame de cette ville à la prière de Thibaud de Blazon, seigneur de Mirebeau, son oncle. Il paraît que la Charte de fondation, que l'évoque donna à ce Chapitre portait le droit d'oblation, que les évêques de Poitiers avaient déjà dans l'église de Saint-André.

Un autre Thibaud de Blazon, seigneur de Mirebeau, sénéchal de de Poitiers vers 1230, fonda dans cette église une messe, pour tous les jours de l'année, et un service anniversaire pour le repos de son âme et pour celle de l'évêque Maurice, son oncle.

 En 1376, la Seigneurie de MIREBEAU est érigée en  baronnie comptant 114 fiefs et  relevant de la Sénéchaussée d’Angers.

L’église fut pillée et incendiée en 1568, pendant les guerres de Religions

Suivant la tradition et l'opinion commune, Maurice de Blason, évêque de Poitiers, fut inhumé au milieu du choeur de Notre-Dame de-Mirebeau.

Quelques anciens ont rapporté au XVIe siècle, dit Thibaudeau, avoir vu, avant les premiers troubles des protestants, au milieu du choeur sur un tombeau, la figure en bois d'un évêque, ayant la mitre et la crosse.

« Un homme de plus de 90 ans assurait alors avoir vu, après l'embrasement de cette église, les soldats fouiller la terre du tombeau, et qu'il en avait retiré une crosse en bois où il y avait quelques pierreries ; d'autres ont assuré qu'il y avait quelques ornements d'évêques. »

(THIBAUDEAU).

 

L’église est reconstruite dès 1573. Une inscription aujourd’hui disparue rappelait ces événements.

 

En 1628, la baronnie de Mirebeau fut acquise par le Cardinal de Richelieu, qui ordonnera de détruire le Château.

Cette baronnie sera unie en 1631 au duché-pairie de Richelieu, dont le tribunal ducal relevait à la fois du Parlement de Paris et de la Sénéchaussée de Saumur.

La tradition, qui a probablement sa raison d'être, appelle maison de l'Evêque, une maison située sur la place d'arme de Mirebeau, laquelle a conservé une tour polygonale qui renferme un escalier remarquable.

Une maison de fermier, dans une autre partie de la ville, a conservé le nom de l'Evêquault. — Il est probable que ces désignations indiquent que ces propriétés ont appartenu à l'évêque de Blazon.

 

 

Mirebeau sous la Révolution Française

En 1789, lors de la Révolution française, l’Assemblée constituante ordonne la création de départements.

 C’est ainsi que MIREBEAU, située à la croisée de trois anciennes provinces Anjou, Touraine et Poitou  fut détachés de la Sénéchaussée de Saumur pour rejoindre le nouveau département de la Vienne. Les habitants de Mirebeau accueillent favorablement les avancées de la Révolution française. Ils plantent ainsi un arbre de la liberté, symbole de la Révolution. Il devient le lieu de ralliement de toutes les fêtes et des principaux événements révolutionnaires, comme le serment de haine à la royauté. Le château est transformé en prison pour hommes, puis devient une ferme.

Pour mieux comprendre la Terreur, trop longtemps perçue comme un phénomène purement politique, parisien, œuvre d'une minorité de sans-culottes, il importe de renverser la vapeur en partant du terrain, des réactions de la masse des Français, des ruraux.   

C'est en cela que l'étude des archives des institutions révolutionnaires locales s'avère fructueuse. Les registres de délibérations municipales, ceux des comités de surveillance révolutionnaires ruraux, de quelques sociétés populaires, les archives des tribunaux de districts et des justices de paix encore inexploitées, permettent de saisir l'activité des pouvoirs locaux mais aussi plus largement les réactions des populations rurales dans leur adhésion ou leurs résistances aux mesures “terroristes”. Il importe évidemment d'analyser ces sources avec précaution ; dans le climat de peur ou au moins de méfiance de l'an II, les autorités font assaut d'obéissance et d'alignement idéologique. De ce fait le discours maximaliste et extrémiste de nombreuses sources ne doit pas toujours être pris au premier degré ; il demande une double lecture et traduit largement des apparences.

Cette étude s'inscrit dans le cadre de la Vienne. Ce département rural qui a suivi jusque -là la marche de la Révolution avec modération, se trouve brusquement confronté à partir de mars 1793 à l'insurrection vendéenne.

 Menacée par les incursions des insurgés, la Vienne devient un département frontière, base arrière des troupes républicaines. On peut parler ici, dès le printemps 93 de véritable régime de guerre avec tout ce que cela signifie.

 

Faits généraux:

Le 22 décembre 1789,  L’assemblée nationale vote la création des départements.

Le décret du 22 décembre 1789 prévoit une nouvelle division du Royaume en 75 à 83, chaque département est divisé en 3 à 9 districts, chaque district en cantons d'environ quatre lieues carrées de superficie.

Le 28 avril 1792, la France déclara la guerre à l'Autriche. — Renvoi des ministres patriotes. — Soulèvement du peuple, à Paris, le 20 juin. — La Prusse se ligua avec l'Autriche, contre la France. — Proclamation du manifeste insolent du duc de Brunswick. — L'Assemblé nationale déclara la Patrie en danger (11 juillet).

Le 10 août, le peuple de Paris se porta aux Tuilleries; Louis XVI et sa famille se réfugièrent au sein de l'Assemblée nationale. — Il fut décidé que la famille royale aurait le Temple pour prison.

Le 22 août, l'Assemblée abolit la royauté. — L'ennemi pénétra en France, il prit Longwy et Verdun, le 2 septembre. — Soulèvement à Paris, massacre dans les prisons.

Le 21 septembre, l'Assemblée législative termina ses travaux; l'Assemblée, appelée Convention, lui succéda. — Le 22, la nouvelle Assemblée proclama la République française.

Enthousiasme patriotique en France; succès des armées Françaises sur ses ennemis.

En 1793, Louis XVI fut condamné à mort par la Convention, après un procès qui avait duré plus d'un mois ; il fut exécuté le 21 janvier.

Lyon s'insurgea contre la Convention, le 4 février.

Le 24 février, la Convention décrétait une levée de trois cents mille hommes.  

Le 9 mars, envoi de Conventionnels dans les départements, avec des pouvoirs illimités.

Création du tribunal révolutionnaire, le 10 mars.

Guerre de la Vendée.

Le 15 mars, les royalistes prirent Chollet.

Les ennemis de la Révolution furent mis hors la loi.

Le 6 avril, un Comité de Salut public composé de neuf membres, fut chargé du pouvoir exécutif.

Le 9 du même mois, envoi de conventionnels aux armées.

Le 4 mai, loi du maximum.

Le 20 mai emprunt forcé, d'un milliard, sur les riches.

Le 31 mai, les Girondins furent vaincus à la Convention, par les Montagnards : Danton et Robespierre triomphaient.

Le 8 juin, la France et l'Angleterre commencèrent une lutte sans merci.

Le 12 juin, prise de Saumur par les royalistes; Saumur fut repris par les républicains le 30 juin.

Le 13 juillet, Charlotte Corday poignarda Marat.

Le 27 juillet, Robespierre entra au Comité de Salut public.

Le 12 août, on décréta que les suspects seraient arrêtés.—Le même jour, Çarnot entra au Comité de Salut public.

Le 23 août, loi qui ordonnait la levée en masse.

Le système de la Terreur, qui existait depuis le mois de juin, reçut de l'extension en septembre: une armée révolutionnaire parcourut les départements.

21 septembre, les femmes comme les hommes durent porter, la cocarde tricolore.

En octobre, le gouvernement fut déclaré révolutionnaire jusqu'à la paix. —14 armées étaient sur le pied de guerre.

La reine, Marie-Antoinette, fut condamnée à mort et exécutée.

7 novembre, un grand nombre de prêtres ont abjuré le christianisme.

8 novembre, établissement du culte de la Raison, à Paris.

19 décembre, Bonaparte se fit remarquer à Toulon.

 Les armées républicaines faisaient partout la guerre avec avantage, même en Vendée.

…………. Révolution Française ; Guerres de Vendée

 

L'année 1792 est calme à Mirebeau.

Le 22 septembre, devant le maire Dubois et le procureur de la commune Cherbonnier, Morry et Champion prononcent le serment de Liberté-Egalité, ou Petit Serment, prévu par la loi du 14 août 1792 : « Je jure d'être fidèle à la Nation et de maintenir la Liberté et l'Egalité ou de mourir en la défendant ».

Non point spécifiquement ecclésiastique, ce serment est imposé à tous les fonctionnaires et à tous les pensionnés de la nation. C'est donc en qualité de fonctionnaire, au sens large, et non point en celle de curé que les deux tenants de l'Eglise constitutionnelle de Mirebeau le prononcent. Ils n'y étaient, d'ailleurs, pas tenus, ayant prononcé le serment à la Constitution civile.

 

A la fin de décembre 1793, le système de la terreur était dans toute sa force.

Avec l'année 1793, la situation se précipitant, il importe de suivre les événements dans leur ordre chronologique.

Le soulèvement vendéen de mars 1793 ne tarde pas à provoquer dans Mirebeau, devenu localité d'arrière-front, une agitation inaccoutumée. Des troupes passent, font étape, y tiennent garnison.

Des réfugiés se replient. Des réquisitions sont levées. La menace se précise au cours de l'été. Les Vendéens prennent Parthenay en mai, Saumur et Thouars, en juin et font, en juin et en juillet, deux coups de mains sur Loudun.

Dans le même temps va commencer la vente des biens des émigrés, dits biens de seconde origine, confisqués au profit de la Nation par la loi du 2-6 septembre 1792. Mirebeau compte deux émigrés de marque, Maxime de Fouchier, dit le chevalier de Fouchier, et de Rabreuil. Cette nouvelle vague de ventes nationales provoque plus de réticence et de scrupules que la première. On a estimé seulement à la moitié pour l'ensemble de la France celles des propriétés des émigrés qui furent vendues, le surplus ayant été restitué à leurs propriétaires.

Avec le passage d'Ingrand, député à la Convention, qui s'est fait octroyer pour son département de la Vienne des pouvoirs de représentant en mission, la campagne de déchristianisation va s'accuser. Arrivé le 8 brumaire an II (29 octobre 1793), Ingrand, pendant deux mois, se partage entre la Vienne et les Deux-Sèvres.

De passage à Mirebeau, il constitue, par un arrêté du 26 brumaire an II (16 novembre 1793), un comité local de surveillance composé de onze membres : Ayrault, médecin, président ; Morry, curé de Notre-Dame, vice-président ; Prieur, l'arpenteur ; Prieur-Marollet, Collet, Vihiers, Dupuy père ; Prieur-Mineur père ; Arnauld, Tétreau et Marchand et il destitue Bretonneau de ses fonctions de notable de la commune. La révolution mirebalaise qui, jusque- là, n'a guère consisté qu'en des fêtes civiques accompagnées de harangues enflammées et de manifestations parfois grotesques, va prendre une autre tournure.

 

En cette fin de l'année 1793, la vente des biens des émigrés bat son plein.

A la séance du 17 brumaire an II (7 novembre 1973), Champion, curé de Saint-André, se fait adjuger, non pour lui-même, mais pour le compte du citoyen Bretonneau, son beau-frère, 3 lots provenant de l'émigré Beufvier le jeune (Beufvier de Paligny, le seigneur de Varennes) : une petite maison au village des Touches, commune de Varennes, avec 13 boisselées (1.360 livres), une pièce de terre labourable de 12 boisselées, dans les Sables de la Bourcanin (590 livres) et une autre, de 7 boisselées, près des Sables de la Croix (520 livres).

Bretonneau déclare encore qu'avant la Révolution il était receveur à Mirebeau, qu'il n'est pas de la classe noble ni parent d'émigré.

Il représente un passeport que la municipalité de Poitiers lui a délivré le 16 octobre dernier.

Non convaincu, le Comité de Surveillance de Thouars décide que Bretonneau sera gardé à vue, que son passeport et son certificat de civisme lui seront retirés et alerte la municipalité de Mirebeau.

Le 19 frimaire an II (19 décembre 1793), Guillon revient au Comité et dépose deux lettres dans lesquelles les municipaux de Mirebeau expriment leur satisfaction, ainsi qu'un arrêté d'Ingrand du 26 brumaire (16 novembre) destituant Bretonneau de ses fonctions de notable. Le Comité décide que celui-ci sera transféré à Poitiers. De son côté, le Comité de Mirebeau a, dès le 27 frimaire (17 décembre) délégué deux commissaires à l'effet de partir à la recherche de Bretonneau à Thouars, Saumur et autres lieux. Tout est pour le mieux.

Bretonneau sera donc conduit à Poitiers. Et le comité local de décider, le 1er nivôse an II (21 décembre 1793), que, lorsqu'il fera étape à Mirebeau, Bretonneau, « à nous adressé par le comité de Thouars », restera à la cure de Saint-André « sous la responsabilité du citoyen Champion, son beau-frère » (sic). Docile, l'abbé Champion accepte la mission et signe le procès-verbal. Les 2-3 nivôse (22-23 décembre), Champion est donc le geôlier de son beau-frère, lequel sera conduit par les commissaires Collet et Tetreau, le 3, à Poitiers où il est incarcéré. Le 4, ils regagnent Mirebeau en rapportant la décharge du prisonnier que leur a donnée le District.

Bretonneau va méditer sous les verroux, aux Carmélites d'abord, à l'Evêché ensuite, d'où il ne sortira que le 24 fructidor an II (10 septembre 1794), libéré par ordre du conventionnel thermidorien Chauvin-Hersant, aucune charge légale n'ayant pu être relevée contre lui.

 

A Mirebeau, les choses continuent leur train, à un rythme accéléré.

Le 5 nivôse an II (25 décembre 1793), le Comité arrête, à la demande de la Société Populaire, que le citoyen Champion, « ci-devant curé de Saint-André », sera requis de déposer l'argenterie de son église : un grand ostensoir, ou soleil, en argent, un calice et une custode sans pied provenant de la ci-devant église Saint-Hilaire.

Champion s'exécute, en remettant sur le bureau une grande et une petite couronne, un petit soleil ou ostensoir, un ciboire, une custode et deux calices avec leur patène. On pèse ces objets — 4 marcs et on décide de les envoyer à la Convention.

En cette fin de l'année 1793, le culte constitutionnel s'effondre à Mirebeau. Le 5 nivôse, en ce triste jour de Noël, auquel on peut fixer la date de fermeture des églises à Mirebeau, le Comité décide encore qu'il sera procédé, le lendemain, à l'extraction des galons (d'or) qui sont dans les ornements servant au ci-devant culte.

Délégué comme commissaire à cette opération, Champion accepte et signe la délibération.

Quatre jours après, le 9 nivôse an II (29 décembre 1793), braderie à Mirebeau, annoncée par une publication à son de caisse : le Comité livre aux enchères publiques les meubles, étoffes, tableaux et menus objets provenant des églises : 59 lots sont dispersés, produisant une somme de 1.045 livres et 15 sols, remise à Morry qui l'emploiera aux dépenses de la Société Populaire.

Champion se fait adjuger trois lots : — l'étoffe d'un tour de dais et une écharpe, pour 30 livres, — 2 « ci-devant écharpes » et 6 petits morceaux d'étoffe, pour 15 livres, — un dessus de chasuble de Saint-André, pour 16 livres et 10 sols.

Au cours de la séance du 10 nivôse an II (30 décembre 1793), on évoque, au Comité, de vieilles histoires qui sentent le ragot.

Après la prise de Thouars par les « brigands », Prieur, aujourd'hui secrétaire du Comité, avait été désigné pour aller aux nouvelles du côté de Loudun et prendre d'éventuelles précautions en vue de sauvegarder les archives municipales, ce en compagnie du citoyen Demarsay, notaire. Or ce dernier lui aurait déclaré : « Je porte une cocarde blanche dans ma poche. Si nous rencontrons l'ennemi, je ne compte pas chercher à me sauver, car ils ne font de mal à personne ». Et Prieur continue.

Lorsqu'on songea à rétablir la correspondance de Mirebeau avec les frères de Loudun, qui avait été interrompue par les ennemis, il fut envoyé par la Municipalité à Loudun, où il il a appris que nos troupes avaient essuyé un échec du côté de Nantes. De retour à Mirebeau, il rendit compte de sa mission. Là, il trouva plusieurs citoyens de Mirebeau qui l'engagèrent à aller boire un coup chez le citoyen Champion.

Effectivement, il y trouva autour d'une table des citoyens qui buvaient, au nombre desquels le citoyen Demarsav, prêtre, (sans doute un des chanoines de la collégiale), qui lui demanda : « nous as-tu rapporté de bonnes nouvelles de Loudun ? ».

« Non, lui répondit Prieur, nous avons éprouvé un échec du côté de Nantes, mais j'espère que ce sera bientôt réparé par nos braves troupes ». Et ensuite Demarsay se tourna vers ceux qui buvaient et leur dit : « les bons patriotes ont perdu encore 3.000 hommes du côté de Nantes, nous aurons bientôt raison de tous ces bougres- là ».

La cessation du culte à Saint-André parait se fixer au 25 décembre 1793. C'est ce jour- là que Champion a été requis de remettre l'argenterie de son église et que, quatre jours après, a eu lieu la vente aux enchères des objets mobiliers des églises de Mirebeau.

La vente des biens nationaux a été une des principales opérations financières et sociales de l'histoire de France ; elle a duré, avec plus ou moins d'activité, vingt-quatre ans, de 1790 à 1814, a été ensuite l'objet de réclamations violentes, d'une réaction marquée par la loi du milliard des émigrés en 1825, en même temps que de lois destinées à rassurer les acquéreurs inquiétés par les ultras et le clergé de la Restauration. Elle a entraîné une foule de conséquences économiques, sociales, politiques; elle a contribué au succès de la Révolution, à la consolidation des conquêtes civiles et sociales de la Révolution sous l'Empire, à l'échec d'une restauration des Bourbons au début du XIXe siècle, à la chute de la première Restauration, à l'ébranlement de la deuxième.

 

L’église est une nouvelle fois reconstruite, comme le rappelle une plaque au bout de collatéral gauche, sous l’impulsion de l’abbé Marsault et sur des plans de l’architecte Segrétain, bâtisseur de nombreuses églises de la région. Après 5 ans de travaux, la consécration solennelle par Mgr Pie eut lieu le 21 septembre 1871.

La collégiale Notre-Dame ou église Notre-Dame de Mirebeau est une église à trois vaisseaux en forme de croix latine reconstruite au XIXe siècle.

De l'église du XIIe siècle détruite en 1568, reconstruite en 1573, il ne reste que les deux travées formant l'actuelle sacristie.

On peut remarquer sur l'un des vitraux le blason de Karol Wojtyla (plus connu sous le nom de Jean-Paul II) qui fit une donation à l’église. Sur la façade, on peut remarquer aussi deux statues de saints.

 

 

 

Les ventes de biens nationaux d'après des recueils de documents et des travaux récents  Ph. Sagnac

https://books.openedition.org/pur/14312?lang=fr

 Faits et anecdotes relatifs à l'histoire de Mirebeau, département de la Vienne / par Eugène Chevallier,...

 

 

Guerre de Vendée La bataille du Mans 12 décembre 1793 <==....  ....==> Guerre de Vendée, la bataille de Noirmoutier, jugement et exécution du général Maurice d'Elbée ( 6 janvier 1794)

 

La Baronnie de MIREBEAU, période Poitevine et Angevine (Foulques Nerra – Aliénor d’Aquitaine)<==.... ....==> Éléonore (Aliénor) d’Aquitaine Dame de Mirebeau (Time Travel 1202)


 

Un soldat (Garde national) et un député du Tiers Etat font passer les opulents prélats dans une presse d’où ils ressortent maigres non sans avoir rempli une caisse. Cette caricature vante les mérites de la nationalisation des biens du clergé qui permet de récupérer au profit de la nation des biens considérables

Sources gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France

 

1200 Traité entre Maurice de Blazon, évêque de Poitiers, et les abbés et religieux de l’abbaye de Maillezais, par lequel ceux-ci renonçant au privilège d’immunité qu’ils prétendaient leur avoir été accordé par le St- Siège, se soumettent à perpétuité, tant en chef qu’en membres, à la juridiction de l’évêque de Poitiers et de ses ministres. ( Evêché de Poitiers.) T.3, p 291.

Vers 1200-  Recueil de ce qu’on a pu trouver de la fondation du collège et chapitre de l’église séculière et collégiale Notre-Dame de Mirebeau (Chapitre de Mirebeau) T.18, p125.

1202 – Fondation du chapitre de Notre-Dame de Mirebeau par Maurice de Blason, évêque de Poitiers (chap. de Mirebeau) T.18, p.141.

1213 Don fait à un particulier par le chapitre de Notre-Dame de Mirebeau, d’une dîme située aux environs d’Albouin, moyennant une certaine redevance (chap. de Mirebeau) T .18, p 145.

Vers 1215 –fondation d’un anniversaire dans l’église collégiale de Mirebeau, faite par Thibaud de Blason, seigneur du lieu, pour le repos de l’âme de Maurice de Blason, évêque de Poitiers, son oncle. (chap. de Mirebeau) T18, p147