ORIGINE DES PLANTAGENETS

La chronique attribuée à Foulques Réchin désigne sous le nom de Geoffroy de Château-Landon le père de Foulques et de Geoffroy le Barbu (1).

Orderic Vital, la chronique de Saint-Maixent et celle de Thomas de Loches disent qu'ils étaient fils d'Aubry, comte du Gâtinais (2).

 

Où est la vérité?

L'auteur des Plantagenets s'appelait-il Geoffroy ou Aubry ?

Faut-il identifier le comté de Gâtinais et la seigneurie de Château-Landon, ou sont-ce deux seigneuries différentes ? D'où provenait cette seigneurie de Château-Landon et à qui appartenait-elle avant l'époque de Foulques Nerra?

Toutes questions fortes obscures et fortes difficiles à résoudre.

Répondons d'abord à la première question. Il y a tout lieu de croire que le père de Geoffroy le Barbu et de Foulques Réchin s'appelait Aubry et non Geoffroy.

 Nous avons sur ce point l'autorité d'Orderic Vital, celle de Thomas de Loches, celle de la chronique de Saint-Maixent et enfin une charte de l'an 1026, du cartulaire de Notre-Dame de Paris, qui paraît trancher la question.

 Elle nomme Aubry fils et héritier de Geoffroy, comte de Château-Landon et de Gâtinais. Geoffroy était donc mort avant 1026 ; c'est par conséquent son fils Aubry, à cette époque comte de Château-Landon, qui a épousé Ermangarde, fille de Foulques Nerra, et duquel sont nés Geoffroy le Barbu et Foulques Réchin (3).

Aubry était mort, comme nous le verrons ci-après, avant 1061.

Il est fort probable que le rédacteur du fragment de chronique attribué à Foulques Réchin a fait confusion entre le père et le grand-père maternels de ce comte et a donné au premier le nom du second. La même confusion se retrouve dans une ancienne généalogie sur laquelle nous allons revenir tout à l'heure.

C'est l'explication qui me paraît le mieux résoudre cette difficulté.

Passons à la seconde question, c'est-à-dire à l'origine de la maison de Château-Landon et de Gâtinais.

Si l'on en croit le Gesta, Château-Landon aurait appartenu au père d'Ingelger et serait resté dans sa famille depuis le IXe siècle jusqu'à la fin du XIe.

 Terlule, père d'Ingelger, avait reçu de Charles le Chauve quelques biens en bénéfice à Château-Landon, avec d'autres domaines situés tant dans le Gâtinais que dans diverses autres contrées de la France (4).

Ce roi l'aurait même fait sénéchal du pays de Gâtine (5).

 Ingelger, en récompense de ses hauts faits, reçut de Louis le Bègue une augmentation de son domaine de Château-Landon (6).

D'après le récit légendaire du duel d'Ingelger et de Gontran, il y avait, au temps de Charles le Chauve un comte de Château-Landon et de Gâtinais du nom de Geoffroy qui n'avait qu'une fille unique appelée Adèle.

Le Roi la fit épouser à son chambellan nommé Ingelger qui était lui-même un des vassaux du comte de Gâtinais. Adèle, qui n'avait accepté ce mariage qu'à regret, parce que pour elle c'était une mésalliance, porta à son mari l'héritage paternel comprenant Château-Landon et tout le comté de Gâtinais.

A cette époque, le Gâtinais dépendait d'Orléans, car le Roi obtint l'assentiment des barons de tout le comté d'Orléans pour ce mariage (7).

 Le duel du jeune Ingelger et de Gontran aurait eu lieu à Château-Landon en présence des barons du Gâtinais. Après le combat et la mort de Gontran, Adèle demanda au Roi la permission de se retirer dans un couvent et de laisser sa succession à son filleul Ingelger, qui sans doute avait reçu ce nom en l'honneur du mari d'Adèle (8).

De l'avis des barons de France et de Gâtinais, le Roi prononça l'arrêt suivant :

« Nous déclarons les parents d'Adèle, comtesse de Gâtinais, incapables de recueillir son héritage puis qu'ils ont refusé de prendre sa défense. »

 lngelger qui a combattu pour elle, bien qu'il ne soit pas son proche par le sang, mais seulement son fils spirituel, héritera d'elle comme de sa propre mère. Il a été son appui dans l'adversité, il doit être son successeur dans la prospérité. »

Les barons approuvèrent par acclamation.

Le Roi donna alors l'investiture de Château-Landon et du comté de Gâtinais à lngelger qui lui rendit hommage en présence de toute la cour. Les barons du Gâtinais, par ordre du Roi, rendirent de leur côté hommage et ligeance à lngelger et reçurent leur terre de sa main (9)'.

Rien n'est plus clair en apparence et si ce récit avait quelque valeur historique, il faudrait en conclure qu'Ingelger a été comte de Château-Landon et de tout le Gâtinais et qu'il tenait ce fief directement du Roi de France.

Mais ce n'est pas seulement le Gâtinais, c'est aussi l'Orléanais que Louis le Bègue aurait donné à lngelger (10).

Si lngelger a possédé Château-Landon avec le Gâtinais et l'Orléanais, il a dû transmettre ces seigneuries à ses descendants.

Les textes du Gesta adoptent ce système et mentionnent en divers passages la seigneurie de Château-Landon.

C'est à son domaine de Château-Landon que Geoffroy Grisegonelle se rend avant d'aller à Paris, c'est là qu'il retourne après avoir tué le danois Helelwolf (11).

C'est encore à son Château-Landon que Foulques Nerra feint de se rendre lorsqu'il veut tromper Conan et partir secrètement pour Angers (12).

 

Ainsi, d'après le Gesta, les comtes d'Anjou ont possédé Château-Landon et le comté de Gâtinais pendant tout le Xe et le XIe siècle, et cette seigneurie était encore aux mains de Foulques Nerra, père de Geoffroy Martel et d'Ermangarde, mère de Geoffroy le Barbu et de Foulques Réchin.

Si donc le père de ces derniers est qualifié seigneur de Château-Landon, c'est qu'il tenait ce domaine de son beau-père Foulques Nerra, qui l'aurait donné en dot à Ermangarde. Il faudrait en conclure que Geoffroy, ou plutôt Aubry, dit de Château-Landon du chef de sa femme, ne possédait rien en propre et que tous les domaines de ses fils procédaient de la famille d'Ingelger, le Gâtinais comme l'Anjou et la Touraine.

Nous examinerons tout à l'heure si cette version est conforme à la vérité.

Quant à la vicomte d'Orléans, passé l'époque d'Ingelger, nos légendes n'en parlent plus.

 Il est facile d'établir que la cession de cette ville à lngelger est une pure fable et que ses descendants n'ont jamais possédé l'Orléanais.

 

La série des vicomtes d'Orléans s'établit ainsi d'après les documents authentiques :

En 886, Aubry, vicomte d'Orléans, signe une charte ; eu 942, le vicomte d'Orléans s'appelle Geoffroy ; en 957, paraît un autre Aubry (13).

Une charte de l'an 1011 relaie une donation faite dans le pagus de Gâtinais par Aubry, vicomte d'Orléans (14).

Eu ce qui concerne la seigneurie de Château-Landon, une ancienne généalogie des comtes de Château-Landon, qu'on dit remonter au temps de Foulques Réchin, établit ainsi leur filiation :

De Létald, comte de Besançon, serait issu Aubry II, duquel est née Beatrix, femme de Geoffroy, comte de Château-Laudon; de ceux-ci, Geoffroy, mari d'Ermangarde, père de Geoffroy le Barbu et de Foulques Réchin (15).

 Ce document donne, comme la chronique de Foulques Réchin, le nom de Geoffroy au mari d'Ermangarde, et en cela il est à croire qu'il fait erreur, mais il nomme le père et l'aïeul de ce Geoffroy et les qualifie comtes de Château-Landon.

La charte du cartulaire de Notre-Dame de Paris, ci-dessus citée, mentionne aussi deux générations de comtes de Château-Landon et de Gâtinais, Aubry et Geoffroy, sou père. Si Château-Landon appartenait aux auteurs de Geoffroy et d'Aubry, le mari d'Ermangarde ne le tenait donc pas de sa femme et celle-ci n'avait pu le recevoir en dot de son père Foulques Nerra qui ne l'a jamais possédé.

Château-Landon ne pouvait appartenir à la fois à Foulques Nerra et au beau-père de sa fille.

Il est donc établi par les chartes qu'il existait au Xe et au XIe siècle, une famille de comtes de Gâtinais et de Château-Landon, et que par conséquent l'attribution de ces seigneuries à Geoffroy Grisegonelle et à Foulques Nerra est une pure chimère.

Tous les passages du Gesta qui mentionnent la possession de Château-Landon aux mains des Ingelgériens sont d'ailleurs parmi les plus légendaires et les plus romanesques (16).

Voici quelle me paraît être l'explication de ce fait. Après l'avènement des Castro Landoniens au comté d'Anjou, ils ont laissé dans l'ombre leur famille paternelle, moins illustre que leur famille maternelle ; et par flatterie, les chroniqueurs ont fait remonter à Ingelger toutes les possessions des Plantagenets, tant dans la région de l'Ouest que dans le Gâtinais et ont en quelque sorte fondu les deux familles en une seule.

On voit dans le fragment attribué à Réchin que le chroniqueur cite à peine le nom de son père, qu'il le confond même avec celui de son aïeul, et qu'il laisse entièrement de côté la généalogie paternelle pour ne s'occuper que de ses aïeux maternels (17).

Mais les documents diplomatiques sont là pour démontrer que les Plantagenets descendent, du côté paternel, des comtes de Château-Landon et n'appartiennent à la famille d'Ingelger que du côté maternel et par le mariage d'Aubry de Château-Landon avec Ermangarde.

Imaginera-t-on, pour sauver quelque chose des fables du Gesta, que le premier Aubry, vicomte d'Orléanais, était un fils ou un petit-fils d'Ingelger, qui lui aurait laissé Château-Landon ? Ce serait une hypothèse toute gratuite, sans aucune base historique et sans l'ombre d'une preuve.

Mais cette supposition n'expliquerait pas pourquoi nos légendaires font Geoffroy Grisegonelle et Foulques Nerra propriétaires de Château-Landon, qu'ils disent leur appartenir en propre : quoi sunm erat... suum Landonem castrum.

Si Château-Landon leur eût appartenu en propre, il n'aurait pu être en même temps le domaine de leur cousin plus ou moins éloigné, plus ou moins problématique. Qu'on adopte cette opinion, pour conserver quelques lignes du Gesta, il n'en faudra pas moins rejeter les passages que je viens de citer et qui sont en contradiction formelle avec cette théorie, qui du reste est absolument dépourvue de valeur et ne repose que sur le vide.

M. Ballu, dans son savant et très intéressant travail : La Suzeraineté des comtes d'Anjou sur le Gâtinais, a émis une hypothèse fort ingénieuse et qu'il soutient avec beaucoup de talent et d'érudition.

Les comtes d'Anjou, d'après lui, n'auraient pas été seigneurs propriétaires de Château-Landon, mais seulement suzerains féodaux et les Castro-Landoniens auraient tenu des Ingelgériens, leur seigneurie en fief. M. Ballu n'apporte malheureusement à l'appui de sa thèse qu'un seul document diplomatique, qui peut être interprété d'une façon toute différente de celle adoptée par le savant membre de la Société historique du Gâtinais.

On lit dans une charte du cartulaire de Saint-Pierre de Chartres, antérieure à l'an 1061, que Landry, abbé de cette abbaye, vint trouver Geoffroy Martel, comte d'Anjou, et se plaignit à lui de ce que son neveu Geoffroy, comte de Gâtine (Geoffroy le Barbu), avait enlevé à l'abbaye un domaine donné à Saint-Pierre par un chevalier nommé Teduin.

 Geoffroy Martel se montra fort mécontent, obligea son neveu à rendre la susdite terre à l'abbaye de Saint-Pierre et fit dresser acte de cette restitution (18).

Cette charte montre seulement qu'après la mort d'Aubry, Geoffroy le Barbu avait hérité du comté de Gâtinais, mais ne prouve pas qu'il fut le vassal de son oncle.

 Geoffroy Martel ne pouvait-il intervenir comme tuteur ou curateur de sou neveu, en vertu de l'autorité familiale, tout aussi bien qu'en qualité de suzerain ? Geoffroy le Barbu était son héritier présomptif, et à ce titre Geoffroy Martel pouvait bien interposer son autorité.

Rien ne prouve qu'à aucune époque, les comtes de Gâtinais aient rendu hommage aux comtes d'Anjou.

Ce système ne concorde nullement d'ailleurs avec les expressions très précises du Gesta, qui parle toujours de la propriété même et non d'une simple suzeraineté. Il n'explique donc pas le Gesta et ne le concilie en aucune façon avec les documents diplomatiques.

Le parti le plus sûr est de s'en tenir aux chartes et de rejeter comme légendaires, ainsi que l'a fait M. Mabile, les passages du Gesta relatifs à Château-Landon et au Gâtinais et de conclure :

1° Que le père de Geoffroy le Barbu et de Foulques Réchin s'appelait Aubry et non Geoffroy ;

2° Qu'il était comte de Château-Landon et du Gâtinais ;

3° Qu'il tenait cette seigneurie de ses ancêtres et non de sa femme Ermangarde, fille de Foulques Nerra ;

4° Que le Gâtinais, pas plus que la vicomte d'Orléans, n'ont jamais appartenu aux descendants d'Ingelger de la branche masculine, bien qu'ils aient pu posséder peut-être quelques domaines particuliers dans l'étendue de ce comté ;

5° Que les Plantagenets ne se rattachent à Ingelger, que par Ermangarde, fille de Foulques Nerra et femme d'Aubry de Château-Landon.

Resterait à examiner : si les seigneurs de Château-Landon étaient comtes de tout le Gâtinais ou d'une partie seulement de cette région ; si le Gâtinais appartenait au XIe siècle à la famille des vicomtes d'Orléans ou s'il avait été séparé de l'Orléanais ?

M. Ballu pense que les prétendus comtes du Gâtinais ont été seulement vicomtes d'Orléans et que les Ingelgériens ont conservé leur suzeraineté sur cette province  (19).

 Il paraît, il est vrai, y avoir identité entre la généalogie des vicomtes d'Orléans et celle des comtes du Gâtinais ; mais cela ne prouve pas l'existence d'un lieu de suzeraineté féodale entre le comte d'Anjou d'une part, et ceux d'Orléanais et de Gâtinais, d'autre part (20).

Il faut remarquer que dans les chartes et les chroniques que nous avons citées, les seigneurs de Château-Landon se qualifient aussi comtes du Gâtinais.

Mais le Gâtinais avait deux capitales : Château-Landon et Montargis.

 Cette dernière ville prétendait être indépendante de la sénéchaussée d'Orléans et voulut avoir, au  XVIe siècle, sa coutume spéciale. Les magistrats Orléanais protestèrent contre ces prétentions et réclamèrent le maintien de leur suprématie sur le Gâtinais ; ce qui montre que cette partie du Gâtinais était restée longtemps unie à l'Orléanais.

Château-Landon était régi par la coutume de Montargis et ses représentants furent convoqués pour la rédaction de cette coutume, mais ils firent défaut  (21). D'où il faut conclure que l'ancienne vicomte d'Orléans, fort étendue dans l'origine, avait subi des démembrements successifs ; le comté de Gâtinais paraît aussi s'être démembré.

 

Académie des sciences, belles-lettres et arts (Angers)

 

 

 

 ==> Liste des comtes et ducs d'Anjou - monument René d'Anjou - Angers

 

 


(Photo Cie Capalle L'épopée de Richard Cœur de Lion, Talmont)

 

(1) Fulco comes Andegavensis, qui fui filins Gosfridi de Castro Landono el Ermangardis, filiae Fulconis comilis Andegavensis (Fragm. Hist. Andeg., auclore Fulcone Richin).

(2) Defuncto Gosfrido Martello, fortissimo Andegavensium comité, successerunt ex sorore duo nepotes ejus filii Alberici, comitis Waslinensium (Orderic Vital, ex lib. IV).

 — Huic successerunt nepotes ejus filii Alberici contracti, comitis de Gaslina, Gosfredus et Fulco Richin (Chron. S. Maxent. Pictav., ann. 1060).

— ,Gaufridus Martellus, cum filios non haberet, nepotibus suis Gaufrido Barbato et Fulconi filiis scilicet Adheloe sororis suoe et Alberici comitis de Gastineis, bona sua dereliquit (Hist.comit. Andeg., p. 333).

(3) ... Talis facta est convenlio in ter nos et Alberium ; illius supradicti Gosfridi filium et haeredem... et un peu plus haut, les terres qui avaient donné lieu à la difficulté sont dites : sitas in comitatu Vuastinensi Gosfredo comiti Landonensis castri... (Du 26 mai 1026, Cart. S. Mariae paris., episc.,lib. IV, n° 19).

(4) Gesla consul., p. 38. — Cum beneficio in Landonensi Castro et aliis terris in pago Gastinensi et aliis locis per Franciam (Hist. comil. Andeg. à Thoma Pactio, Marehegay, p. 319).

(5) Jean de Marmoutiers, Hist. abreviata, édit. Marchegay, p. 355.

(6) Gesta consul., p. 39 - Hist. comit. And., p. 319-320. — L'auteur d'une ancienne histoire du Gâtinais rapporte la légende d'Ingelger et la donation qui lui fui faite de Château-Landon, d'après le Gesta, et s'exprime ainsi : « Comté de Gastinois donné à monsieur d'Ingelges par le roi Louis le Bègue (Hist. générale des pays de Gastinois, Saumurais et Hurcpois, par D. Guillaume Morin, p. 384).

(7) Erat quidem Landonensis castri sive Gastinensis pagi consul nomme Gaufredus... Rex autem latenler et inscios barones totius consulatus Aurelianis venire fecit... dominum dominamque Landonensi castro deduxerunl., totumque Gastinensem consulatum in pace possederunt... (Gesta consul., p. 40, 41).

(8) Il paraît quil a existé un Ingelrem, comte de Château-Landon sous Charles le Simple (M. Ballu, de la Suzeraineté des comtes d'Anjou sur le Gâtinais, p. 8).

(9) Rex eum saisivit de Castro Landonensi et de consulatu Gastinensi. Ingelgerius vero hominagium et ligiationem Regi coram omni curia fecit; barones vero Gastinensis pagi, precipiente Rege, hominagium et ligiationem Ingelgerio fecerunt et terram suam de manu ejus susceperunt (Gesta consul., p. 44, 45).

(10) Postea vero ipsi Rex praedictus vicecomitatum Aurelianensis civitalis in casamenio donavit (Idem, p. 45). — Jean de Marmoutiers, Hist. abreviala, p. 356. — Hist. comit. Andeg-, à Thoma Pactio, p. 320.

(11) Gosfridus comes Andegavensis... Landonensi Castro, quod suum erat, ante impositum sibi diem ire disponens... suis ut praeirent et Landonense Castro eurn expectarent praecepit... (Gesta consul., p.- 79, 80).

(22) ... Fingens se (Fulco Nerra) Landonense Castro suo ire (Idem, p. 92).

(13) Mabile, Introduction, p. LIX, LXIV, LXIX, LXXXV, Notes et Pièces justificatives, n° X.

(14) Charte citée par M. Ballu, De la suzeraineté des comtes d'Anjou sur le Gâtinais, p. 28.

(15) Généalogie écrite de la main de Peiresc, citée par M. Ballu, De la suzeraineté des comtes d'Anjou sur le Gâtinais, p. 25.

(16)Ils ont été reproduits, d'après l'abbé Eudes, par Thomas de Loches (Hist. comit. Andeg.) et par Jean de Marmoutiers (Hist. abreviata). — Le Gesta Ambaziens. dominorum dit aussi : Nam Fulco cum Landonensem possideret (Marchegay, p. 175-176).— Les Ingelgériens ont pu peut-être posséder quelques domaines privés dans le Gâtinais, sans être vicomtes d'Orléans ou comtes de Château-Landon.

(17)(17) Ceci ne rappelle-t’il pas de loin la fable du mulet, fier de sa mère la cavale, et qui oubliait un peu trop son père le baudet? — La maison de Château-Landon ne méritait pas cependant un pareil dédain, car elle était d'ancienne noblesse.

(18) Cartul. S. Petri carnotens., t. I, p. 128-126, lib. VII, n°5, ante 1064. Société d’Agric.

 

(19) De la suzeraineté des comtes d'Anjou, p. 19.

(20) Comparez la généalogie des vicomtes d'Orléans, par M. Habile (Introduction, p. LXXXV), avec la généalogie des comtes de Château-Landon reproduite par M. Ballu, p. 25 et les chartes ci-dessus citées.

(21) Richebourg, t. III, p. 767, 816, 864; procès-verbaux de la rédaction des coutumes d'Orléans et de Montargis.