Frontenay était au treizième siècle, une place forte défendue par une double muraille crénelée et de puissantes tours

Frontenay, dit Armand Maichain (1), est une petite ville située à six lieues de Saint-Jean-d'Angély et à deux lieues de Niort, dont la juridiction est de grande étendue, et qui a été érigée en duché-prairie par le Roi Louis XIV, à la charge néantmoins que les appellations ressortiroient au siège royal de Saint-Jean d'Angély, comme elles faisoient de tout temps et ancienneté.

Frontenay, qui dépendait des domaines des comtes de la Marche, au XIIIe siècle, était une forteresse féodale qui osa résister à Saint-Louis en 1242. Le roi de France ne l'enleva qu'après un vigoureux assaut et la démantela.

Dutillet rapporte qu'elle fut délaissée par Hugues Le Brun de Lusignan, comte de la Marche et d'Angoulême, au roi Saint-Louis, par traité du mois d'août 1242.

Louis IX la céda aussitôt après à son frère Alphonse, comte de Poitou et de Toulouse. Ce prince étant mort sans enfants, la baronnie échut par succession au roi Philippe III, et fut ainsi incorporée-aux domaines de la Couronne.

Corlieu nous apprend que le roi Jean le Bon donna les châtellenies de Frontenay-l'Abattu et de Benon à Charles d'Espagne, connétable de France, son cousin, l'an 1350; mais ce dernier n'en jouit pas longtemps, car Charles le Mauvais, roi de Navarre, le fit assassiner dans son lit « en la ville de l’Aigle l’an 1353 » par un chevalier nommé Friquet.

Par suite, la ville de Frontenay revint à la Couronne. Elle en fut distraite et séparée quelque temps après, par son entrée dans la famille des vicomtes de Thouars, ainsi que le fait est attesté par un dénombrement du 18 novembre 1400, rendu pour la seigneurie de Granzay, par Jean de Montalembert chevalier, à très puissante et haute dame Madame Marguerite de Thouars, dame de Talmont, de La Chaize-le-Vicomte et de Frontenay-l'Abattu.

De la maison de Thouars, la baronnie de Frontenay passa dans celle d'Amboise, par le mariage de Marguerite de Thouars avec le seigneur Louys d'Amboise, vicomte de Thouars, comte de Benon, seigneur de Talmont et de Frontenay-l’Abattu, (ainsi dénommé depuis son démantèlement par Saint-Louis) (2).

Et enfin, dès 1506, cette noble, belle terre et seigneurie était possédée par la famille des Rohan, ainsi qu'il appert d'un dénombrement rendu le 11 décembre de la dite année, à très haut et puissant seigneur messire Pierre de Rohan, chevalier de l'ordre du Roy, seigneur de Giê, Baron de Frontenay et maréchal de France (3).

En 1569, l'es protestants qui marchaient au secours de Niort, assiégé par les cathotiques, livrèrent bataille à ces derniers, sur le territoire de Frontenay.

Louis XIV, voulant récompenser les nombreux services d'Hercule de Rohan, érigea pour lui en duché-prairie, en 1714 la baronnerie de Frontenay, qui prit dès lors le nom de Frontenay Rohan-Rohan (4)

La tour de Frontenay

– Le 25 juillet 1830, au moment du cadastre, à Frontenay sous l’administration du comte de Beaumon, prefet des Deux-Sèvres, et de M. Arnault, maire, il existait encore, à 60 mètres environ de l'église, sous le n° 1424 du plan, une très ancienne tour, qui, jusqu'à la Révolution, était demeurée comme le chef-mois, le chef-lieu, le château, la tour féodale et seigneuriale du grand fief et duché-pairie de Frontenay-Rohan-Rohan

Cette tour, de 12 mètres de diamètre environ, qui avait été réparée à la fin du XVIe siècle, en 1596, est actuellement détruite.

Avant la Révolution, les membres de la famille Gelé, de Frontenay, en étaient les châtelains, ou gardiens officiels, de père en fils.  C'est pourquoi elle fut désignée jusqu'à sa démolition, sous le nom de Tour des Gelés (5).

 

 

LES FORTIFICATIONS DE FRONTENAY-L'ABATTU relevées au XVe siècle

 

Un fait d'histoire locale, qui était complètement oublié, est relaté dans un parchemin que j'ai relevé aux Archives Nationales (6).

C'est la » Permission de fortiffier la ville de Frontenay » et le « Droit de Guet » accordés par Louis XI dans les premières années de son règne et confirmés le 26 avril 1466 en faveur de Hardouyn de Maillé, seigneur de Frontenay-l'Abattu.

En échange de cette permission et de ce droit, le roi se fit donner Montils les Tours, qui devint peu après la célèbre résidence royale de Plessis les Tours.

Le mâchicoulis qui surmonte encore l'entrée sud de l'église de Frontenay-Rohan-Rohan est un souvenir de cet accord et, conjointement avec deux écussons armoriés des Rochechouart (7) placés à la même façade, il permet d'attribuer à la même époque la reconstruction de cette église qui avait été pillée et en partie démolie en 1346 par les troupes anglaises du comte de Derby.

 

Plusieurs passages des protocoles du XVIe siècle, ainsi que le récit de faits d'armes du même temps étaient comme des énigmes puisqu'il y est question de pont, de murailles, de clôture, de fossés, de portes de ville, alors que nulle part on ne trouvait trace de la restauration des anciennes fortifications abattues et rasées en 1242 (8).

Ces difficultés sont maintenant levées par le document que j'ai l'honneur de vous communiquer.

Gaston du Lion (9), vicomte d'Ysle et de Canet, seigneur de Besandun, conseiller et premier varlet tranchant du Roy, nostre sire, son senneschal de Xainctonge et commissaire dicellui seigneur en ceste partie, au premier sergent royal sur ce requis, salut. — Receu avons les lectres du Roy nostre dit seigneur, obtenues et à nous présentées et baillées de la partie de noble et puissant messire Ardouyn, Sr de Maillé et de Frontenay l'Abattu (10), impétrant nommé . esdites lettres, desquelles la teneur s'ensuit :

Loys, par la grâce de Dieu, Roy de France, aux seneschal de Xainctonge et gouverneur.de la Rochelle et à leurs lieuxtenant, salut. — De la partie de nostre amé et féal chevalier Ardouyn, seigneur de Maillé, nostre conseiller et chambellan, vous a esté exposé que nous désirons avoir le chastel, terre et seigneurie des Montils les Tours (11), lors appartenant audit exposant, pour y faire nostre demeure quant serions ou païs de Touraine, fismes traicté avec luy que dicelle terre et seigneurie il nous feist cession et transport et lequel expousant pour nous complaire en lut content et dacort et fist les dictes cession et transport moiennant certaine récompence, pactz, convenances et promesses par nous à luy faictes, entre lesquelles nous luy donnasmes congié de fortiffier et remparer la place de Frontenay l'Abbatu quon dict autrefois avoir esté démolye par auctorité de justice (12); luy octroiasmes qu'il jouyt doresenavant, luy et ses successeurs du droit et obéissance des guetz sur ses subgiez nuement et par ressort dudit Frontenay l'Abbatu, ainsi que en joyssaient ses prédécesseurs avant que la dicte place fust desmolye, et nonobstant que la dite desmolicion eust esté autresfoiz faicte par justice et que les subgiez de la dicte seigneurie de Frontenay eussent pendant le temps que la dicte place a esté desmolye, fait guect et garde autre part, et quilz en aient esté tenuz en pacience et suspens de non lui faire et quelconques prescription et laps de temps encouru depuis le temps de la dite démolicion dicelle place, et sur ce luy octroiasmes nos lettres, adroissans aux gens de noz comptes et trésoriers au bailly de Touraine, à vous, senneschal, et à tous nos autres justiciers ou a leurs lieux tenans et à chacun deulx comme à luy appartiendront par lesquels leur estait et est commis que des dis congiés et octroy ils fissent, souffrissent et laissassent lé dit expousant, ses successeurs et ayans cause, joyr et user paisiblement et à plain perpétuellement.

Lesquelles lettres furent leues et registrées et publiées en nostre dite chambre des comptes à Paris, en la présence et du consentement de nosdis trésoriers de France, aussi furent présentées à vous, senneschal de Xainctonge et à votre lieutenant, par ce que la dite terre et seigneurie de Frontenay labattu est en vostre senneschaussée (13) et eh y obtempérant consenties l'enterignement dicelle et que les dits exposant, ses hoirs et successeurs, joyssent perpétuellement desdis congie, grâce et octroy dessus declairez touchant lesdis remparement de place et guetz, jouxte et selon la teneur dicelles, et donnastes vostre exécutoire audit exposant, lequel a remparé et fortiffié sa dite place, et a fait faire commandement aux manans et habitans en sadite terre, ses subgiez nuement et par ressort, quilz fissent le guet en ladite place selon les ordonnances Royaulx et ledit octroy fait par nos dites lettres, auquel commandement, partie des dits habitans ont acquiescé et obéy audit guet, et les autres ont esté reffusans et délayant d'y obtempérer, et pour ce, ledit exposant les a voulu faire exécuter pour les deffaulx des dits guetz, mais plusieurs ont appelle desdits exécuteurs, soubz couleur duquel appel et pendant icellui ils se dient exemps de non faire le guet et ne voulant paier lesdits deffaulx, et par ce moien, soubz ombre des dites appellations qui sont en advanture de prendre .long traict en nostre court de Parlement, icellui expousant demeure empesché en ses ditz guetz en son très grand grief préjudice et dommaige, si comme il dit humblement requérant sur ce nostre provision.

Pourquoy, nous, ces chouses considérées, voulant nos dites lettres, audit expousant octroyées, avoir et sortir leur plain et entier effect, vous mandons et commectons par ces présentes et à chacun de vous sur ce requis, si comme à luy appartiendra, que s'il vous appert que audit lieu de Frontenay labattu ait de présent chastel, et plus soit aussi quil y ait droit de chastellenie, et de nosdites lettres, ou dit exposant octroyées, par lesquelles luy avons octroyé quil ait ledit guet sur ses dits hommes de la dite seigneurie de Frontenay en la manière que dit est et de l'enterignement et exécution dicelles tant en nostre dite chambre des comptes que par devant vous senneschal.

Vous en ce cas pendant et nonobstant les dites appellations et autre quelxconques, faictes ou à faire et sans préjudice dicelles faictes oudit exposant sur sesdits hommes et subgiez, telle provision desditz guetz et .gardes ou en ensuyvant et selon les ordonnances Royaulx et modifficacions dicelles que verrez estre à faire par raison, jusques à ce que par justice en soit autrement ordonné. Car ainsi nous plaist-il être fait, nonobstant quelxconques lectres subreptices, impétrées ou a impétrer à ce contraires.

Donné à Orléans le XXVIe jour dapvril, lan de grâce mil quatre cens soixante six et de nostre règne le cinquiesme, ainsi signé par le Roy la relacion du Conseil.

REYNAUT.

Par vertu et auctorité desquelles lettres royaulx, comme il nous soit deuement apparu que audit lieu de Frontenay l'abatu a de présent chastel et place fort, aussi quil y a droit de chastellenie, et des lettres du Roy, nostredit Seigneur, audit impétrant octroyées, par lesquelles ledit sieur luy a octroyé quil ait guet sur ses hommes de ladite seigneurie de Frontenay, en la manière que contenu est esdites lettres, et de l'entérinement et exécution dicelles tant en la chambre des comptes du Roy nostre dit seigneur que par devant nous ou nostre lieutenant, nous, nonobstant les appellations dont mencion est faicte esdi: tes lectres et quelxconques autres appellacions faites ou à faire, et sans préjudice dicelles, en ensuyvant les ordonnances du Roy, nostre dit seigneur, et modiffications sur ce faictes, avons et faisons par ces présentes provisions audit sieur de Frontenay labatu, dun guet par chacun moys sur ung chacun de ses ditz hommes et subgiez rousturiers de sa dite seigneurie et chastellenie de Frontenay, et dix deniers par chacun deffault dudit guet.

 Si vous mandons et commectons, par ces dites présentes, que de la dite provision de guet vous faictes seuffrez et laissez joyr et user le dit seigneur de Frontenay franchement et paisiblement. En contraignant adce sesdits hommes et subgiez et tous autres qui pour ce seront à contraindre par toutes voyes et manières deues et raisonnables nonobstant comme dessus.

 Et tout ainsi que par la forme et manière que le Roy, nostre dit seigneur, le veult et mande par ces dites lettres et quil est contenu en icelle. De ce faire vous donnons plain pouvoir, auctorité et mandement espécial, en nous faisant de voz exploix deux rellaçion. Mandons et commandons à tous les subgiez et soubzmis du Roy nostre dit seigneur que à vous, en ce faisant, obéissent et entendent diligemment.

Donné à Saint Jehan d'Angely, soubz le seel de la dite senneschaussée, le XIIII jour de may l'an mil CCCC soixante et six, ainsi signé : de Chasteaupers (14).

Par monseigneur le lieutenant F. Marchant. Donné par coppie, collacion à l'original par moy Hélies Regnault sergent du Roy nostre sire exécuteur desdites lettres le XXIe jour de juillet lan mil IIIIe soixantante IX.

 

H. REGNAULT.

 

 

 

Emile BOURDEAU, Curé doyen de Frontenay-Rohan-Rohan.

Société historique et scientifique (Deux-Sèvres)

 

 ==> Péronnelle de Thouars, Les étaux de la halle de Frontenay-l'Abattu (Rohan-Rohan) 1396-1397

==> La fontaine d'Ayron de l'ancienne forteresse de Frontenay l'abattu (Voyage virtuel dans temps)

==> En 1712, Hercule-Mériadec de Rohan, Prince de Soubise réédifia l'église saint Pierre à ses frais.

 

 

 


 

 

(1) Hist. de Saintonge, Poitou, Aunis et Angoumois, par Armand Maichain, écuyer, seigneur de Maisonneuve, conseiller du Roy et lietitelialit particulier à la Sénéchaussée de Saintonge. A Saint-Jean d'Angély, chez Boissset, 1671

(2) V. Histoire de Saint Louis, par le Marquis de Villeneuve-Trans, T.1.Paris, Paulin éd. 1839 Petit Frontenaisien n° 1,2,3, (1908).

 Lancelot de Saint-Mard, maréchal de France (1267 à 1300), p. 23, Paris, 1907 (Revue des questions héraldiques). La famille et les seigneurs de Saint-Mard, canton de Dammartin (Seine et Marne), du XIe au XIVe siècles,Paris 1907 (Revue des questions héraldiques, pp. 27, 28). Les mythes et cultes payens, les légendes de Sainte Macrine en Bas Poitou, Niort, Clouzot, 1908, pp. 9, 15, 16, 21, 32, 33, 34.

(3) Dénombrement du décembre 1506. Demoiselle Jeanne Comtesse, veuve de Jean la Personne, écuyer, en son vivant seigneur d'Amure et de la cour de Faugery, (appelée la cour desdes Hélies), au nom et comme tutrice de François La Personne, son fils, avoue tenir un hébergement situé à Granzay qui fut à Aymar d'Angoisse, de très haut et puissant seigneur messire Pierre de Rohan, chevalier de l'ordre du Roy, seigneur de Gié, baron de Frontenay et maréchal de France. V. Armand ibid. p. 164.

 (4) Hercule Mériadec de Rohan, duc de Rohan-Rohan, pair de France, prince de Soubise et de Maubuisson etc., fut gouverneur de Champagne et de Brie, et nommé lieutenant général le 26 octobre 1704. C'est par lettre du 20 octobre 1714, que la baronnie de Frontenay fut érigée en duché-pairie, en sa faveur. (Père Anselme, T. iv, p. 67).

(5)    Le 25 juillet 1596, par suite d’un marché passé entre M Jacques Gaultier, receveur de la baronnie de Frontenay, et Antoine Richard, maitre massou, demeurant à Champdeniers, ce dernier devait hausser la tour de Frontenay de deux étages, afin d’y établir deux chambres. Il devait aussi bâtir dans la chambre basse, ‘au-dessus de la basse-fosse) une petite tour ou cachot. Il devait refaire les cheminées, obvirer à la fumée et monter un escalier jusqu’au dernier étage. Le tout devait être terminer à la Toussaint, moyennant les prix et somme de cent écus sols (acte reçu par M Jean Jousselin, notaire juré)

(6) Ce parchemin, bien conservé, porte la cote K. 1222, n° 9. C'est une copie prise sur l'original le 21 juillet 1469. Au verso on lit : « Permission de fortiffier la ville de Frontenay – Droit de Guet »

(7) Les Rochechouart portent « onde d'argent et de gueule de 6 pièces. »

— A cette époque, on trouve Louis de Rochechouart, évêque de Saintes, de 1460 à 1492 ; — Foucaud de Rochechouart, baron de Mauzé et gouverneur de La Rochelle ; — Geoffroy de Rochechouart, seigneur du Bourdet, chatellenie dépendant de Frontenay l'Abattu, — H. du tems. Clergé de France II ; — L. Faye, Notice sur Mauzé; — Lépine, Généal. historique de la Maison de Cugnac, Paris-Auteuil, 1894.)

(8) nouvelles fortifications ne sauraient être toutefois comparées à celles du XIIIe siècle. La Popelinière parlant de l'irruption des armées protestantes, le 29 juin 1569, dit : « Frontenay est petite ville appartenant à la maison de Rohan mal murée, mal fossoyée, et encore plus mal pourvue d'autres défenses » — (La Popelinière Hist. de France, livre XVII, p. 103, édit. 1581.)

(9) Gaston du Lion fui nommé sénéchal de Saintonge le 12 août 1401. — (Archives Hist. du Poitou, XLI, 1" fascicule 1914, p. 238.)

(10) Louis d'Amboise, vicomte de Thouars et seigneur de Frontenay l'Abattu, étant tombé en disgrâce en 1431, la seigneurie de Frontenay fut donnée à sa soeur Jacqueline, épouse de Jean de la Trémoille, mais ces derniers étant morts sans enfants, Frontenay revint, vers 1450, à une autre soeur, Péronnelle d'Amboise, qui avait épousé Hardouyn VIII de Maillé.

C'est ainsi que Frontenay passa en peu de temps de la maison d'Amboise, dans celle de la Trémoille, puis dans celle de Maillé.

(11) Charles VII se plaisait beaucoup dans le beau manoir de Montils les Tours, qui appartenait à Hardouyn de Maillé ; il y publia, en 1453, sa célèbre ordonnance sur « la Réformation de la justice ». Louis XI n'affectionnait pas moins cette résidence.

Après se l'être fait adjuger, il y fit construire le château de Plessis du Parc ou Plessis les Tours, qui devint comme la capitale du royaume de France. 

(12) Frontenay pris par Saint-Louis à la fin de juin 1242, fut complètement démantelé, ce quï lui valut le nom de Frontenay l'Abattu.

(13) Frontenay séparé de l'Aunis en 1372 fut incorporé dans la Saintonge.

(14) Ce nom de Chateaupers est souvent cité dans les minutes et protocoles de Frontenay au XVI siècle, notamment en 1564, 1566. Le 28 avril 1567, il est parlé du « seigneur de Chateaupers et de Jeulles. » Plusieurs terres portent encore ce nom dans la section cadastrale de Patarine. — En 1626, Charles Adam, écuyer sgr de la Combe et de Chateaupers (Die. Beauchet-Filleau) — Registres paroissiaux de Frontenay « 15 mars 1658, noble Jean Chanson escuier sieur de Chasteaupaire » est pairain — « 21 mars 1689 inhumation à Frontenay de Jean Chanson-seigneur de Chasteaupaire âgé de 70 ans. » — D'après le P. Anselne le litre de seigneur de Chasteaupers était porté au XVIe et XVIIe siècle par la famille Hurault. Ce titre ne venait pas de la même terre.