A la mémoire des 32 habitants de Pouzauges massacrés par les « Colonnes infernales le 30 janvier 1794

Cet acte est commis par les hommes d'une « Colonne Infernale » commandés à l'issue d'un banquet offert au général Grignon, 30 prisonnières sont violées par les officiers de la colonne avant d'être fusillées près du donjon du vieux château.

La colonne de Lachenay, entrée en Vendée par Saint-Mesmin, le 26 janvier 1794, campait à Pouzauges.

Elle poussa le 29 jusqu'à La Meilleraie. Les Bleus mangèrent le festin préparé par les « Patriotes » de cette bourgade, puis poussèrent ces malheureux dans l'église et les égorgèrent.

Le 30 janvier au soir, les habitants de La Chauvinière et du Bois-Tiffray purent contempler de loin un spectacle terrifiant : c'était la ville de Pouzauges flambant de haut en bas ; sept maisons seulement échappèrent aux flammes.

Et, cependant, Pouzauges passait pour « patriote ».

 Le Boupère aussi, d'ailleurs ; ce qui n'empêchait pas Lachenay d'y mettre le feu le 31 janvier, malgré les protestations du maire Biraud.

Tout le bourg brûla. Puis les gens de La Sannelière purent voir les fermes flamboyer aussi dans la campagne.

 Chose curieuse : si l'on en croit le maire Biraud, seuls les châteaux, « repaires d'aristocrates », Le Beignon, La Ramée, La Pelissonnière, Le Fief - Milon, furent épargnés !

Deux cents personnes furent massacrées : le nommé Vendé, des Combes, fut coupé en morceaux : on l'entendait, paraît-il, « royer » à un kilomètre. 3.000 doubles de blé, 800 milles de foin, 3.000 livres de laine furent consumés.

Après ce beau travail, Lachenay se dirigea, par Rochetrejoux et Mouchamps, sur Les Essarts.

 

Il ne serait resté, dit-on, que sept maisons debout à Pouzauges après le passage des colonnes de Lachenay le 28 Janvier et Grignon.

Témoignage remis par le comité de surveillance de Fontenay-le-Peuple qui le tient lui-même du citoyen Guesdon, commissaire de la division de Montaigu.

Grignon voulut aller à Pouzauges; il me prit pour guide; il y avoit de jolies prisonnières au Château ; après-dîné Grignon et l'état-major allèrent prendre le café de cythère avec elles, et des soldats qui avoient été secondairement sans doute de la partie, crioient en sortant, d'une manière dont je ne puis rendre l'énergie, qu'ils avoient joui de quatre filles : elles furent fusillées, excepté une qu'on élargit ; et j'ai entendu Grignon lire une lettre, je ne sais de qui, où il étoit dit : j'ai élargi ta belle, et Grignon ajouta en riant qu'elle étoit plutôt à celui qui écrivoit.

 

 

<==.... ....==> Guerres de Vendée : Les colonnes infernales au château du Parc-Soubise (Time Travel 31 janvier 1794) Lachenay

==>Saint Michel Mont de Mercure, carrefour des colonnes infernales Grignon - Lachenay (Carte)

 

 


 

 

Visite Virtuelle Historique - château de Pouzauges - Catherine de Thouars et Gilles de Rais

Résumé : Au-dessus de la petite ville de Pouzauges, les ruines du château sont dominées par un donjon roman du XIe siècle, de plus de 25 m de haut. Composant la courtine, avec 12 tours, il est un exemple remarquable de l'architecture civile romane ce qui lui vaut d'avoir été classé monument historique dès 1862.