Carte Guerre de Vendée 1794 Colonnes infernales de Grignon Lachenay

Arrivant de Châteaumur, la colonne de Grignon poursuivit ses exploits en s'avançant vers la Basse-Vendée, non sans détours et contre-marches, afin de ne rien laisser derrière elle.

Grignon fit poser un campement à la Flocellière, pendant 3 jours du 27 au 30 janvier 1794.

Le 28 janvier, un massacre important d'hommes, de femmes et d'enfants, a lieu à La Flocellière.

Le 29, la colonne se rend au Boupère, Grignon hésite à ordonner le massacre des habitants, mais il se contente de faire désarmer les 150 gardes nationaux de la commune et fait fusiller 19 prisonniers.

Son parcours se marquait d'épisodes atroces : au Pin, pour exemple, 20 habitants patriotes viennent ingénument à sa rencontre, le supplient de ne pas brûler leur bourg et d'accepter un repas fraternel qu'ils lui ont préparé; il les accueille avec cordialité, accepte de s'asseoir à leur table, dîne copieusement, puis, au dessert, « il les fait lier de cordes et traîner dans un champ voisin où ils sont exterminés à coups de sabre et de baïonnette. »

On ne peut énumérer les villages incendiés, les patriotes égorgés, « leurs certificats de civisme à la main, » les filles outragées, courant nues dans la neige pour se soustraire aux tueurs, violentées, torturées, brûlées vives, les mères poussées avec leurs enfants dans des fours allumés.

On se refuse à croire à l'authenticité de si cruels raffinements et l'on préfère admettre que la tradition, transmise d'âge en âge, les a progressivement amplifiés. Les forfaits dont on est sûr, d'après la correspondance des chefs de colonnes avec Turreau leur instigateur, ou d'après les protestations des autorités locales, inspirent assez d'épouvante et d'horreur sans qu'il soit besoin de puiser dans la tradition des rancunes vendéennes, si peu suspecte soit-elle de renchérissement.

Aux derniers jours de janvier, les deux colonnes commandées par Grignon se trouvaient réunies; depuis Bressuire, elles manœuvraient séparément, volant, tuant, brûlant sans rencontrer de résistance.

 

A Saint Michel Mont Mercure, Grignon pénétrait là, sur le territoire de Charette.

 

 

A la mémoire des 32 habitants de Pouzauges massacrés par les « Colonnes infernales le 30 janvier 1794 <==.... .... ==> La colonne Infernale de Grignon de Saint Michel Mont-Mercure au château de Bois-Tissandeau des Herbiers

 

 


 

 

28 Janvier 1794, Grignon est au Boupère - Alexis-René Barrion maire de Saint-Mesmin, témoin des colonnes Infernales.

En arrivant au Boupère, il reçoit une lettre de son collègue le général Bard, un honnête soldat qu'indignait cette guerre déshonorante, l'assurant que tous les habitants de ce bourg sont bons patriotes, vrais républicains, et ont donné maintes preuves de leur civisme.