Préparatif des Colonnes Infernales de TURREAU

 D'Elbée, Lescure, La Rochejaquelein viennent de chasser les Républicains de Thouars et d’Argenton. Après avoir secouru Royrand menacé, ils volent à la défense de Châtillon (Mauléon)

 A ce moment, la Convention, voyant la lutte devenir de plus en plus menaçante, s’inquiéta et s’efforça d’y mettre fin.

Barrère fut chargé de rédiger un rapport sur l’état de la Vendée et sur les moyens d’arriver au but.

 

Le farouche conventionnel concluait ainsi :

« Le Comité de salut public a préparé des mesures tendant à exterminer cette race rebelle, à faire disparaître leurs repaires, à incendier leurs forêts, à couper leurs récoltes. C’est dans les plaies gangrenantes que la médecine porte le fer et le feu.

 C'est à Mortagne, à Cholet, à Chemillé que la médecine politique doit employer les mêmes remèdes. C’est faire le bien que d’extirper le mal. C’est être bienfaisant pour la patrie que de punir des révoltés. »

 

Pour faciliter l’exécution des mesures proposées,

la Convention décrète le 1er août 1793 :

« Trois millions sont mis à la disposition du ministre de la guerre pour faire passer en poste la garnison de Mayence dans la Vendée.

 Le ministre de la guerre expédiera à l’armée des côtes de la Rochelle toutes les matières combustibles nécessaires pour mettre le feu aux forêts et taillis de la Vendée.

 Les femmes, les enfants, les vieillards seront enlevés et conduits dans les départements de l’intérieur. Les biens des rebelles seront confisqués.

Vingt compagnies de pionniers et de tirailleurs seront formées sur-le-champ, pour être envoyées dans la Vendée, afin d’abattre, couper, brûler, renverser tout ce qui s’opposerait au passage et au succès de nos armes. »

Turreau, de triste mémoire, fut chargé de soumettre la Vendée.

 Se basant sur le décret de la Convention du ler août 1793, ordonnant de détruire et d’anéantir la Vendée, il se dispose à envahir le pays. Il désirait toutefois une approbation du Comité de salut public.

Préalablement Turreau fait répandre des bruits d’amnistie et de pardon. Un officier républicain fut pris par les soldats de La Rochejaquelein. Il avait sur lui un ordre signé du général qui disait de promettre l’amnistie à ceux qui déposeraient les armes.

Mais cet ordre portait plus bas qu’on devrait passer au fil de l’épée ceux qui se rendraient.

 Les Vendéens ne pouvaient se laisser prendre à ce piège. C’était la guerre à outrance. Turreau, ne recevant pas de réponse de ses chefs, se décide à agir.

Il divise ses troupes en douze colonnes. On les a surnommées avec raison « Colonnes infernales ». Elles avaient ordre de traverser le pays en tous sens, d’enlever toutes les subsistances, de massacrer tout ce qui serait rencontré : hommes, femmes, enfants, vieillards, et d’incendier fermes, bourgs, villages.

Au nombre de 70.000, ces bourreaux couvrirent la Vendée de feu et de sang pendant 4 mois, du 20 janvier au 4 mai 1794.

Les chefs des Colonnes infernales étaient les suivants : Grignon, Cordelier, Bonnaire, Huché. Amey, Caffin, Dufour, Charlery, Carpentier, Dalliac, Grammont, Crouzat, Beaufranchet, Moulin aîné, Moulin jeune. Boucret, Duquesnay, Dufour, Commaire, Dusirat.

 C’étaient des hommes redoutables par leur férocité: aucun ne se distingua par de réelles aptitudes militaires.

Les colonnes elles-mêmes étaient formées d’infâmes scélérats capables de reculer les bornes du crime et qui, la plupart, avaient rougi leurs mains dans les massacres de septembre, en 1792.

Un certain nombre étaient désignés sous le nom de « Hussards de la mort » parce qu’ils étaient habillés de noir et qu’ils avaient des têtes de mort sur leurs habits et des tibias brodés sur leurs poitrines.

Les colonnes occupaient les postes de la Caillère, Le Tallud, Pouzauges, La Flocellière, Les Epesses, Saint-Laurent-sur-Sèvre, Cholet, Le May, Jallais, Sainte-Christine.

Le point de réunion pour la correspondance était Cholet.

 De ce point Turreau devait régler les mouvements ultérieurs, subordonnés aux circonstances.

Les 13 et 14 janvier 1794, les corps administratifs d’Angers envoyèrent douze cents charrettes dans le Bocage pour enlever le linge et les ustensiles de toute espèce qu’ils pensaient trouver dans les fermes.

En même temps Santerre faisait appel au génie du chimiste Fourcroy pour hâter l’extermination de la Vendée en empoisonnant toutes les sources.

 

 

1794, Combat de Saint Fulgent 9 janvier – combat des Brouzils 12 janvier (Charette Forêt de Grasla) <==.... ....==> Le 15 Janvier 1794, de Saumur, le général Turreau organise la promenade des colonnes infernales pour détruire la Vendée

 

 

 


 

 

1er août 1793 Décret relatif aux mesures à prendre contre les rebelles de Vendée; Détruisez la Vendée -

Le décret relatif aux mesures à prendre contre les rebelles de Vendée, dit aussi parfois loi du 1er août 1793 ou loi d'anéantissement de la Vendée est un acte législatif voté le 1er août 1793 par la Convention nationale, pendant la période appelée " la Terreur " durant la Révolution française.