Sanctuaire Carolingien de Cravant - l'église Saint-Léger, une des plus vieilles églises d'Indre-et-Loire - La chevauchée sacrée de Jeanne d'Arc

Cravant, commune du canton de l'Ile Bouchard, arrondissement de Chinon, à 10 kilomètres de l'Ile-Bouchard, à 9 de Chinon et à 51 de Tours.

 Gravent, vers 1127 (charte de l'abbaye de Noyers). Ecclesia de Cravento, vers 1148 (charge de Engobault, archevêque de Tours). Creventum, Crevent, 1209 (charte de Marmoutier). Cravant, 1224 (charte de Pommier-Aigre). – Çraventum in castelliana de Chinone, 1258 (fonds Salmon, titres de Chinon). Parochia de Cravento, 1290 (Cartulaire de l'archevêché de Tours). Cravant, carte de Cassini.

Elle est bornée, au nord, par les communes de Saint-Benoit et de Rivarennes; au sud, par la Vienne; à l'est, par Panzoult; à l'ouest, par los communes de Saint-Benoit et de Chinon. Une partie des landes du Ruchard s'étend sur son territoire dont elle forme le tiers environ.

 

 L'église Saint-Léger, une des plus vieilles églises d'Indre-et-Loire, classée Monument historique, ne sert plus au culte depuis 1863.Les Amis du Vieux Cravant sont, depuis 1933, propriétaires de l’ancienne église Saint Leger dite la Carolingienne.

L'abside est du XI° siècle le reste de l'édifice paraît être antérieur à l'an 1000. L'église actuelle, placée sous le vocable primitif, a été construite en 1863, sur les plans de M. Guérin, architecte à Tours et membre de la Société archéologique de Touraine.

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Le prieuré-cure appartenait à l'abbaye de Marmoutier, qui fut confirmée dans cette possession par Engebault, archevêque de Tours, vers 1150. Il existait dans la paroisse deux chapelles, l'une, dédiée à sainte Catherine, l'autre, à sainte Madeleine. Cette dernière est qualifiée de prieuré dans divers titres.

Le logis appelé la Grand'maison, situé dans le bourg, et le lieu de la Boutinière, paroisse de Seuilly, dépendaient de ce bénéfice. Louis Michau, curé de Saint-Louans, était chapelain de la Madeleine en 1757; N. Breton, curé de Saint-Étienne de Chinon, en 1790.

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La cure de Cravant possédait, dans les environs de Baugé, dès 1550, une chapelle dédiée à Notre-Dame-de-Pitié et qui est mentionnée dans un acte de 1790.

CURÉS DE CRAVANT. – Aimery, 1127. – Jean de la Motte, 1607. Noël Soismont, 1618. Louis Heruault, 1689. Antoine Pougnac, 1717. –Pierre Taffouneau, 1723. Rancher, 1754. –Jean-Lazare Dergouges, 1791. Derue, curé constitutionnel, 1793. – Gallet, 1803.-Guérinet, 1837. – Boucher, 1839, en fonctions (1879).

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Cravant était une châtellenie ayant droit de haute, moyenne et basse justice et relevant du roi, à foi et hommage lige, à cause du château de Chinon.

Le Dictionnaire d'Indre-et-Loire donne une longue liste des seigneurs de Cravant dont le plus ancien, Geoffroy dit « Foucaud » aurait possédé la terre en 1045. « Radulpho de Cravent » comparaît comme témoin dans une donation faite en 1089 à l'abbaye de Noyers par Pierre de la Rajace (6).

En 1134, Geoffroy le Roux abandonna certaines terres qu'il possédait à l'abbaye de Turpenay. Pierre Achard, seigneur de Cravant et de Pommiers, appartenait à une famille célèbre du Poitou dont on disait :

« Les Achard, les Tisons et les Voisins Du pays ont chassé les Sarrazins ». Fils d'un gouverneur de Poitiers, il assista à la bataille de Bouvines comme chevalier banneret (7).

Mais après Guillaume de Marmande cité en 1224, une lacune importante existe jusqu'en 1379 où l'on trouve Jean III, comte de Sancerre. Sa fille Marguerite, veuve de Béraud II, comte de Clermont, aurait vendu la terre de Cravant le 6 septembre 1407 à Jean de Maillé, seigneur de La Roche-Bourdeil, qui était en procès en 1409 contre Jacques de Montberon avec lequel elle s'était remariée (8). Cette famille garda Cravant jusqu'en 1483 où Charles de Maillé, maître d'hôtel de la reine, mourut sans enfant.

Alors se succédèrent Hardy le Roux, René puis Louis de Mauléon, enfin Adam de Hodon. Ce dernier avait vendu le 23 février 1555 la terre de Chisseau à Diane de Poitiers. Il déclara dans le contrat qu'il entendait faire remploi des deniers provenant de cette transaction pour l'acquisition des terres, châtellenies et seigneuries de Destilly et de partie de celle de Cravant. Il ne garda la première que quelques mois par suite d'une action en retrait lignager, mais conserva Cravant dont il aménagea (9) vers 1560 la vieille forteresse.

La terre de Cravant fut saisie en 1594 sur Marguerite Tironneau, veuve de Adam de Hodon, et adjugée à Jean Lenain qui rendit aveu à Chinon le 3 août 1595. Il accomplit la même formalité en 1606, mais le 6 février 1624, pour 3.875 livres de rente, il céda le fief à Marie de Bourbon, duchesse de Montpensier, de Saint-Fargeau et de Châtellerault, princesse de La Roche-sur-Yon (10).

Deux ans plus tard, le 6 août 1626, elle se mariait à Gaston Jean-Baptiste de France, duc d'Orléans et frère de Louis XIII. Elle décéda en couches le 4 juin de l'année suivante, laissant une fille Anne-Marie d'Orléans qui devait être un jour connue sous le nom de « la Grande Mademoiselle ». Elle mourut à Paris le 5 avril 1693, ayant légué par testament en date du 27 février 1685, la terre de Cravant à Philippe, duc d'Orléans, de Valois et de Chartres, second fils de Louis XIII. Mort le 9 juin 1701, il laissait plusieurs enfants de ses deux mariages. L'un d'eux, Philippe, deuxième du nom, hérita de Cravant et le 1er octobre 1717 en donna l'usufruit avec une rente de 6.000 livres à son aide de camp, Joseph de Flotte de la Crau qui décéda en 1743.

Louis de France, duc d'Orléans, de Montpensier, de Valois, de Nemours et de Chartres, premier prince du sang, pair de France, gouverneur du Dauphiné, colonel général de l'infanterie française et seigneur de Cravant, vendit alors cette terre pour 50.000 livres devant Me Doyen, notaire au Châtelet de Paris, le 15 juillet 1750 à haut et puissant seigneur Alexis Barjot, marquis de Roncée (10). Désormais Cravant fera partie du domaine de Roncée à Panzoult (11).

Une évaluation dressée en juillet et août 1771 indique que le château et métairie de Cravant étaient affermés à René Girard par bail à ferme de neuf ans le 19 juin 1769 moyennant 320 livres par an (12).

Avec les cens, les rentes, les droits féodaux, les fermes de la Varenne, du Taurion et des Trois Piliers, le revenu total de Cravant s'établissait à 2.904 livres 13 sols 9 deniers, Jean-Louis-Marie le Bascle d'Argenteuil, qui comparut par fondé de pouvoir à l'assemblée électorale de la noblesse de Touraine en 1789 (13), était à cette époque seigneur de Cravant du chef de sa femme Marie-Joséphine-Caroline Barjot de Roncée, épousée à Versailles le 28 novembre 1779. Il se cacha sous la Révolution sans s'exiler, mais n'en fut pas moins inscrit sur la liste des émigrés, ses biens saisis et vendus nationalement. Le château de Cravant fut adjugé au district de Chinon le 3 Thermidor an IV (21 juillet 1796) à Pierre Lambert.

De son mariage avec Marie Desbourdes, ce dernier avait eu quatre enfants. Aussi lors du règlement de leur succession, le 2 décembre 1825, les bâtiments furent partagés en quatre. Par la suite, sans doute, Henry Lambert, qui eut le lot n° 2, et sa femme Justine Desbourdes durent racheter les autres parts, car leurs descendants gardèrent le vieux château jusqu'en 1937.

Le 6 août de cette année, il fut acquis par acte passé devant M Nédellec à L'Ile-Bouchard par le chanoine Audard (14) dont la personnalité mérite d'être évoquée.

D'origine saintongeaise par sa mère et berrichonne par son père, il était né à Lhommaizé (Vienne) le 30 avril 1881. Ernest Audard vint Habiter avec ses parents, à l'âge de quatre ans, à La Haye-Descartes où son père fut chef de gare pendant quinze ans. Ordonné prêtre le 12 juin 1904, professeur au petit séminaire, il publia en 1918 les « Actes des martyrs de la foi », devint en 1925 directeur de la « Foi Catholique » et en 1928, archiviste historiographe du diocèse de Tours.

En 1931, il accepta la cure de Cravant et découvre alors « les trésors d'histoire de cette commune » (15). Il fonda la société des « Amis du Vieux Cravant », décida de l'achat de l'antique église pour en faire un musée, ressuscita les ruines du Croulay et l'ancien pèlerinage de la Madeleine. Il acheta enfin le vieux château pour le sauver, mais aussi pour en faire un centre de vie locale.

De grandes expositions vinicoles sont organisées par ses soins et attirent les plus fins connaisseurs. Cravant est déclaré capitale du « breton ». Après avoir hébergé en 1936, une famille de réfugiés espagnols, le chanoine prend à son service après la débâcle, une équipe de prisonniers français nord-africains. Il s'ensuivit une « évasion monumentale » à laquelle il ne fut point étranger. Il n'en fut pas moins à la Libération l'objet d'inculpation aux motifs inconsistants, qui le retint quatre longs mois en prison, mais dont il ne devait pas se remettre. Il mourut le 21 mai 1951 ayant laissé par legs particulier le vieux château à son voisin et ami, M. Max de Foucaud, propriétaire de Sonnay, qui en a toujours la possession.

Dominant du sommet du coteau la remarquable église aujourd'hui désaffectée et devenue un musée André MONTOUX.

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 L'ancien sanctuaire de Cravant, placé sous le vocable de saint Léger et localement dénommé « la Vieille-Église », est dit Carolingien du fait des origines de son histoire. Avec certaines de ses parties remontant au IXe siècle, cet harmonieux monument riche du premier art roman est historique à plus d’un titre : classé lui-même Monument Historique depuis le 10 février 1913, les deux piliers mérovingiens qu’il contient le furent à leur tour le 15 février 1963, et la fresque de la chapelle méridionale représentant l’allégeance à Notre Dame fut enfin classée à l’Inventaire supplémentaire par arrêté du 4 août 1975.

 

Ancien évêque d’Autun, Léger fut assassiné dans le bois de Sarcin (forêt de Lucheux) le 2 octobre 678 sur ordre du maire du palais du royaume mérovingien de Neustrie, Ebroïn, qui déjà l’avait martyrisé deux ans plus tôt en lui faisant arracher les yeux, la langue et les lèvres… Bouleversé par un tel acharnement, le roi convoqua un synode pour autoriser le culte des reliques du saint martyr et sa dépouille furent transportées à Poitiers, au monastère de Saint-Maixent où il avait été abbé. C’est vraisemblablement lors de ce transfert que l’église fut placée sous son vocable.

 

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Désaffecté par le culte près de mille ans plus tard, en 1863, à l’occasion du déplacement du bourg, le sanctuaire Saint-Léger de Cravant échappa miraculeusement à la démolition et fut mis en vente aux enchères publiques le 8 janvier 1865. Il fut alors acquis par la Société Archéologique de France qui le revendit le 2 mars 1933, pour cent francs, à l’Association des Amis du Vieux Cravant créée le 25 décembre 1932, jour de Noël, par le chanoine Audard, curé de Cravant.

 

Dès l'arrivée, on distingue immédiatement les trois époques qui ont marqué son ensemble architectural : la nef, menant vers le chœur et datant du IXe siècle, qui est un des rares types bien conservés de l'architecture religieuse carolingienne, le chœur lui-même et son abside construite au XIIe siècle, et enfin la chapelle Notre-Dame occupant le transept sud datant du XVe siècle. L’allée centrale de la nef est délimitée par des piliers du XIIIe siècle, provenant des ruines de la chapelle de la Madeleine du Croulay (ancien couvent des Cordeliers), sur le territoire de Panzoult, à deux pas des grottes de la Sibylle où Rabelais aimait à se retirer pour mieux imaginer Panurge venant y consulter ses légendaires oracles…

 

Dans la façade sud de cette nef, un porche a été ouvert au Xe ou XIe siècle. Considéré comme l'un des plus anciens de France, son arc en plein cintre orné d’un cordon en torsade est un exemple de pure sobriété.

 Au XVe siècle, les fenêtres de cette même façade sud furent murées presque à mi-hauteur afin d’appuyer la charpente d'un porche de la largeur de la chapelle Notre-Dame. À cette époque, les deux piliers mérovingiens mentionnés ci-dessus, qui sont une des principales richesses lapidaires de cet endroit, soutenaient la charpente du porche, face au portail sud. Ces piliers sont désormais disposés à l'entrée du chœur. Dans la nef et le transept se trouvent un ancien baptistère et des sarcophages découverts en Touraine (Assay, Brizay et Braye-sous-Faye). Il convient encore de s'attarder sur le chœur dont la corniche est ornée de sculptures en damier et de curieux modillons. Dans la chapelle Notre-Dame occupant le transept sud, face au petit autel XVIIe bien évidemment consacrée à la Vierge, se trouvent les peintures murales évoquées dans le préambule ci-dessus. Ces fresques représentent la Vierge accueillant quelques fidèles lui rendant allégeance sous un ciel rempli d’étoiles à huit branches. Certains prétendent qu'il s'agirait du portrait des donateurs et que l’on y reconnaîtrait Georges de La Trémoille, ministre de Charles VII, accompagné de madame de la Ruche, son épouse, et de Marie-Georges et Louis, leurs enfants. D’autres y verraient une version apocryphe de l'adoration des Rois Mages.

 

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Enfin, vers la sortie, sur le mur situé à l'ouest qui était comme ceux du nord et du sud en petit appareil (voir le reste du triangle témoin à droite), fut appliquée au XIIe siècle une épaisse maçonnerie qui permit d’ouvrir une grande baie à colonnettes pour éclairer la tribune, et une porte en arc brisé par laquelle on sort directement de l’édifice vers le petit cimetière planté de genévriers.

Vieille église de Cravant le martyr de Saint Leger

« Situé à un kilomètre au nord du bourg de Cravant-les-Coteaux, en plein pays de Rabelais, le petit sanctuaire carolingien du IXe siècle n’était plus qu’une ruine dévorée par l’humidité et les mousses assassines. C’était il y a dix ans, et l’association Les Amis du vieux Cravant avait décidé de soulever ciel et terre pour tirer ce lieu plein d’histoire de l’abandon. En 2005, grâce à un financement à 80 % de fonds publics (du département à l’Europe) ainsi qu’à des dons versés par des fondations privées, un plan de sauvegarde a pu être mis en œuvre pour sauver la vieille église de Cravant. Forte d’un budget de 350 000 euros, l’association n’est cependant pas sortie complètement d’affaire. « Il nous manque encore 25 000 euros pour achever les travaux ! » déclare le président Frédéric de Foucaud. Selon les aménagements de la loi sur le mécénat, ces dons sont déductibles des impôts à concurrence de 66 %. En conséquence de quoi, le donateur devient membre fondateur et aura son nom gravé dans la pierre de l’édifice. » (extrait de l'article rédigé par monsieur Léopold Sanchez et paru dans le Figaro Magazine du 15 octobre 2007).

 

 

Le président de l'Association : Frédéric de Foucaud a reçu pour cette restauration le Trophée Crédit Agricole de l'Initiative Locale (voir Fondation du Crédit Agricole "Pays de France"), le Prix de l'Académie des Sciences, Arts et des Belles Lettres de Touraine, le label Fondation du Patrimoine, et une mention spéciale Europa Nostra dans le cadre du Prix du Patrimoine Culturel de l'Union Européenne : Concours Europa Nostra 2006.

Wikipédia

 

 

 

 ==>La Chevauchée de Jeanne d'Arc vers Chinon par le GR (Sentiers de Grandes Randonnées), un voyage dans le temps de 590 ans.

 

 


 

Saint-Maixent : Histoire et fouilles archéologiques dans la crypte de l'ancienne église de Saint Léger -

(la Crypte de Saint Leger à Saint-Maixent, le Plus ancien édifice du département des Deux-Sèvres) Quand on compte les nombreuses propriétés qui couvraient le sol du Poitou et de l'Aunis, et qu'on se rappelle la splendeur et la puissance des abbés de Saint-Maixent, il est facile de se convaincre des ressources que présentent les chartes qui les consacrent.....

 

(6) Mém .Soc. Arch. de Touraine, t. 22, 1872, p. 204, charte 175.

(7) BOURASSÉ. — La Touraine, 1855, p. 344.

(8) ANSELME. — Histoire généalogique de la Maison de France, t. VII, p. 510.

(9) CHEVALIER. — Histoire de Chenonceau, p. 293. (10, 10') Archives départementales d'Indre-et-Loire, E suppl. 82.

(11) Pour la généalogie des Barjot de Roncée, voir A. MONTOUX, Vieux Logis de Touraine, t. III, 1977, p. 144-6.

(12) Archives départementales d'Indre-et-Loire, E-7.

(13) Mêm. Soc. Arch. de Touraine, t. 10, 1858, p. 86.

(14) Tous ces actes nous ont été communiqués par M. Michel Maître.

(15) Bull. Soc. Arch. de Touraine, t. XXXI, 1951, p. 225-232, par R. MILLAT et plaquette de l'abbé B. PRETESEILLE, Tours, Mariotton, 1951, 8 p. « Le Chanoine Ernest Audard, 1881-1951 ». Bull. Soc. Amis Vx Chinon T. VIII, 4, 1980