les vikings sur la loire ponts de cé charles le chauve

 

Depuis le début du IX, siècle, les Vikings (ou Normands) font déjà des incursions sur les côtes de la Manche et de l'Atlantique

 

Au printemps de l'année 869, le chef Viking Hasting écume la vallée de la Loire, On parle de 400 hommes

femme vikings drakkar ponts de cé (1)

Très tôt, les rois de France ont compris l'intérêt du fleuve aux Ponts-de-Cé.

Charles le Chauve, qui confirma une donation faite en ce lieu par l'empereur son père et y commanda la construction d'un camp ou château-fort, et probablement aussi d'un pont (1).

Les Normands et La construction du château, -

Cette décision du prince fut motivée par les invasions des Normands, dont l'apparition en Anjou remonte vers 850. Ces barbares, retirés sur leurs barques ou retranchés dans des îles, que d'aucuns pensent avoir encore été celles des Ponts-de-Cé, ces barbares se livraient à chaque instant, sur les divers points de la province, à des excursions toujours désastreuses, dont l'histoire n'a pu enregistrer le nombre. Celle-ci n'a raconté que leurs grandes expéditions, dont la hardiesse et les dévastations gravèrent une plus profonde terreur et de plus durables souvenirs dans la mémoire de leurs victimes.

En 869, le roi Charles le Chauve construit un pont fortifié et un château en bois pour barrer la route aux vikings.

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En 872, ils s'emparèrent pour la seconde fois d'Angers, d'où Charles le Chauve, aidé de Salomon, duc de Bretagne, ne parvint à les chasser que par une capitulation dérisoire, dont ils violèrent aussitôt les clauses.

C'est pour arrêter ces pillards, ou tout au moins circonscrire leurs ravages, en barrant le passage du fleuve que Charles le Chauve ordonna de construire ce pont et cette forteresse.

Le siège d'Angers, ci-dessus relaté, marque la date de cette construction. On ne peut guère en assigner une plus tardive, la mort de Charles le Chauve ayant eu lieu en 877.femme vikings ponts de cé (2)

Donation signée aux Ponts-de-Cé. –

L'existence de ce château est presque aussitôt mentionnée clans un acte public de cette époque. Rainon, abbé de Saint-Serge, fut, en 880, promu à l'évêché d'Angers. Mais son élévation n'affaiblit pas dans son cœur l'amour de son ancienne abbaye. Or, celle-ci se trouvait réduite à un état d'abaissement qui l'affligeait. Il y avait bien 40 ans,  Erispoë , duc de Bretagne, avait arraché à la faiblesse de Charles le Chauve toute la partie occidentale de l' Anjou comprise entre la Maine et son duché et l'abbaye de Saint-Serge , qui n'aurait pas dû , semble-t-il , faire partie de cette cession, s'y trouvait cependant englobée.

 Le duc Erispoê en avait même fait un de ses séjours favoris. Cette sujétion étrangère et laïque, Rainon désirait vivement en délivrer son abbaye. Il était fils du vicomte d'Orléans, frère d'Adaard , célèbre archevêque de Tours, oncle du comte de l'Anjou oriental, lngelger, et cette parenté lui prêtait un crédit considérable.

Il était, de plus, connu et aimé du duc de Bretagne , Alain Ier, successeur d'Erispoë. Il eut, enfin, occasion de rendre à ses sujets un service signalé qui appelait la reconnaissance.

 En 886, la ville de Nantes avait été prise une seconde fois par les Normands. L'évêque Landran, fuyant avec son clergé devant une immolation certaine, vint chercher un refuge à Angers, où il reçut, aux frais de Charles le Gros et sans doute aussi de Rainon, la plus généreuse hospitalité.

 S'appuyant sur tous ces motifs, l'évêque d'Angers se rendit auprès d'Alain Ier et le pria « de faire  don de cette abbaye ç l'église de Saint-Maurice, sa cathédrale. Ce prince accueillit favorablement sa demande et lui fit délivrer une charte par laquelle, en récompense de ses bons services, il lui accorde, ainsi qu'à ses successeurs, ladite abbaye avec toutes ses dépendances pour le salut de Charles et de ses fils. »

 Cette charte fut donnée au château de Sée, à Castro-seio : elle est sans date, mais il faut la rapporter à l'année 889. (Tresvaux , Hist. du Dioc. d'Angers).

L'ordre donné par Charles le Chauve était donc exécuté à cette date, et le village, auparavant ouvert, était devenu la place ou le château de Sé, castrurn Sciurn , protégeant et barrant au besoin le passage et la navigation du fleuve, et couvrant aussi bien la ville d'Angers et les bourgades voisines que l'agglomération renfermée dans ses murs.femme vikings ponts de cé (3)

Les Ponts-de-Cé ville fortifiée. –

 Depuis lors, les Ponts-de-Cé  formèrent une ville fortifiée et un donjon bâtis sur deux îles distinctes, dont l'une s'appelle l'ile Forte et l'autre l'ile du Château. Les fureurs de la guerre en ont, tour à tour, démantelé et relevé les murailles.

 Le donjon dresse toujours au-dessus de la ville ses murs épais, ses créneaux et son toit aigu. Les remparts de l'île Forte, au contraire, ont, à une date incertaine, été renversés, et if n'en reste plus aucun vestige.

Mais, au milieu du XVIIIe siècle, subsistaient encore, vers l'est, des débris de fortifications, qu'un bras de Loire séparait de l'île Supérieure, ou île au Bourg, et le port, situé, à cette époque, au-dessus de la boire Salée, ainsi que l'extrême rue de ce quartier, aujourd'hui bordée de jardins, sont signalés dans un plan de l'île de 1747, sous les noms de port et de rue des remparts.

Parce qu'elle couvrait Angers contre les attaques venant du Midi, cette petite forteresse fut rattachée an plan général de défense de la grande, et, pour ce motif, de bonne heure placée sous l'autorité directe du gouverneur de la province et de sa capitale, tandis que les autres villes possédaient des gouverneurs particuliers. (De Wismes, Le Maine et l'Anjou, art. Ponts-de-Cé) .femme vikings ponts de cé (5)

Malgré la construction de ce fort, la sécurité complète ne reparut dans le pays qu'avec la fin des incursions normandes.

Vers 903, ces pirates forcèrent le passage et remontèrent la Loire et ses affluents, jusqu'au cœur de la France. Cette calamité cessa avec le premier quart de ce Xe siècle.

Les comtes d'Anjou bataillèrent ensuite de longues années pour s'assurer la possession de leur fief et en déterminer les limites. Mais, désormais, la guerre était aux confins et la paix régnait au centre de leur comté.

Dès le XIIe siècle, le château fort en pierres défend l’unique passage sur la Loire entre Saumur et Nantes.

 

 

Le château pont-de-céais, dans lequel séjourne régulièrement le roi René d'Anjou, a ainsi servi à la défense d'Angers et a accueilli de nombreux rois : Louis XI, François 1er, Henri IV...

 

 

 

 Time Travel – Dumnacus, Le Pont de Cé - de la dernière guerre des Gaules à aujourd’hui. <==.... ....==> Le Roi René Ier d'Anjou, dit le « Bon Roi René », duc d’Anjou, comte de Provence…(Time Travel 1409-1480)

Voir aussi : La Loire et les fleuves de la Gaule romaine et des régions voisines

==> Les Vikings à Nantes - Nous les appelons Vikings - Château des ducs de Bretagne

 

 

 

 

 


 

( 1) Dom Jean  Hluyues, au Leur d'une histoire inédite de saint Florent, parlant d'un pont que Charles le Chauve fit jeter sur la Loire, afin de fermer le passage aux barques danoises, conjecture (p. 127) qu'il pourrait Lien avoir été l'un de ceux qu'autrefois l'on voyait aux Ponts-de-Cé.